Vendée Globe

course à la voile autour du monde en solitaire

Le Vendée Globe est une course à la voile, autour du monde, en solitaire et sans escale ni assistance, qui oppose des voiliers monocoques de type 60 pieds IMOCA. Parmi les courses au large existantes, le Vendée Globe est considéré comme la plus difficile des épreuves pour les marins. Elle est généralement marquée par de nombreux abandons et parfois par des tragédies, ce qui lui vaut dans la presse l'appellation d'« Everest des mers ». Les concurrents doivent en effet traverser les mers les plus dures du globe (les cinquantièmes hurlants dans l'hémisphère sud), s'affronter durant trois mois ou plus sans aucune escale, et mener seuls un bateau de grande taille performant mais particulièrement fatigant.

Vendée Globe
Logo du Vendée Globe
Généralités
Sport VoileVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1989
Organisateur(s) SAEM Vendée
Éditions 9 (de 1989 à 2021)
Type / Format En solitaire, sans escale et sans assistance
Périodicité Tous les quatre ans
Participants 33 (pour l'édition 2020-2021)
Statut des participants Professionnel
Site web officiel vendeeglobe.org

Palmarès
Tenant du titre Yannick Bestaven
Plus titré(s) Michel Desjoyeaux (2)
Pour la compétition à venir voir :
Vendée Globe 2024-2025
Foncia, le bateau de Michel Desjoyeaux sur le Vendée Globe 2008-2009.

Le Vendée Globe se déroule tous les quatre ans : la neuvième édition a eu lieu en 2020 et les éditions précédentes se sont courues en 1989, 1992, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012 et 2016. Son départ a lieu aux Sables-d'Olonne en Vendée (France) au mois de novembre pour que les coureurs traversent les mers les plus fortes durant l'été. Le retour a lieu au même endroit trois ou quatre mois plus tard. Armel Le Cléac'h détient le record de cette traversée qu'il a établi durant l'édition 2016-2017 en effectuant le trajet en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes mais les concurrents les plus lents peuvent mettre plus de 150 jours.

La course est créée en 1989 par Philippe Jeantot, avec la participation de Philippe de Villiers et le soutien des collectivités locales du département de la Vendée. Jeantot a pour objectif de reprendre le programme du Golden Globe Challenge, une course mythique qui n'a eu lieu qu'une seule fois en 1968 et à laquelle a succédé une course par étapes la BOC Challenge. Le Vendée Globe réunit initialement une poignée de marins venus chercher une aventure hors du commun, mais qui naviguent sur des voiliers sans sophistications mis au point avec des moyens réduits. D'édition en édition, la course gagne en popularité, se professionnalise et attire les meilleurs régatiers océaniques dotés de budgets croissants. Son succès reste toutefois principalement confiné aux cercles nautiques français. L'architecture des voiliers 60 pieds IMOCA, qui sont par ailleurs engagés sur d'autres courses océaniques (route du Rhum, ...), évolue rapidement en tirant des leçons des résultats de chaque édition. Pour améliorer leurs performances sur le Vendée Globe, les architectes introduisent successivement les carènes en forme de luge, la quille pivotante, le cockpit ouvert dans lequel toutes les manœuvres sont ramenées, les dérives latérales qui sont progressivement remplacées dans les éditions suivantes par les foils. La vitesse des voiliers augmente rapidement avec un temps record qui passe de 109 à 74 jours.

Parcours modifier

 
La route du Vendée Globe.

Les marins du Vendée globe font le tour de la Terre en partant des Sables-d'Olonne en France où se situe également l'arrivée. Le parcours a une longueur théorique de 40 075 kilomètres soit 21 638 milles nautiques en ne tenant pas compte de la zone d'exclusion introduite pour éviter les icebergs et des options prises par les coureurs pour optimiser leur course face aux contraintes météorologiques. Lors des neuf éditions du Vendée Globe, certains concurrents ont ainsi parcouru parfois plus de 28 000 milles (soit quasiment 52 000 kilomètres). En tenant compte des contraintes liées à la zone d'exclusion antarctique, la longueur théorique du parcours du Vendée Globe 2020-2021 est initialement de 24 410,89 milles, soit environ 45 000 km.

Descente de l'Atlantique modifier

L'épreuve commence par une descente vers le sud de l'océan Atlantique qui leur fait d'abord traverser le golfe de Gascogne souvent agité par des dépressions d'ouest (le départ a lieu en novembre donc à la mauvaise saison en Europe) avant d'atteindre la zone des alizés plus favorable. Les coureurs traversent ensuite au niveau de l'équateur et au large du Brésil le pot au noir, une zone de calme aux contours variables et difficilement prévisibles. Plus au sud ils retrouvent une région plus ventée mais doivent éviter l'anticyclone de Sainte-Hélène, zone de vent faible qui s'étale largement entre l'Amérique du Sud et l'Afrique.

Traversée des cinquantièmes hurlants modifier

La partie la plus difficile de la course débute lorsque les voiliers atteignent la latitude des quarantièmes rugissants au large des îles Malouines puis celle des cinquantièmes hurlants. Ces régions sont balayées en permanence par des dépressions très creuses qui lèvent des mers particulièrement fortes car aucune terre ne bloque les vagues. Le courant des Aiguilles au niveau de la pointe sud de l'Afrique vient accroitre la dangerosité de la mer en accentuant la hauteur des vagues tandis que la cordillère des Andes contribue à creuser les dépressions dans la région du cap Horn. Les voiliers doivent rester à ces latitudes en traversant d'ouest en est l'océan Indien puis l'océan Pacifique tout en longeant à une certaine distance l'Antarctique. Facteur aggravant en cas de naufrage ou d'accident grave : la zone traversée est très éloignée des terres habitées et il n'existe pratiquement aucun trafic maritime. Les voiliers sont hors de portée de secours héliportés et les marins ne peuvent compter sur le détournement d'un cargo ou d'un navire de pêche pour leur porter secours. Les bateaux naviguent toutefois cette région dans des conditions relativement favorables : c'est l'été dans l'hémisphère sud et ils naviguent généralement au portant car dans les dépressions les vents sont de secteur ouest.

Remontée de l'Atlantique modifier

Après avoir franchi le cap Horn les voiliers entament la remontée de l'océan Atlantique en coupant leur trajectoire aller avant de retrouver l'hémisphère nord. Ils doivent affronter tous les obstacles météorologiques qu'ils ont connu durant la descente mais les marins comme les bateaux sont désormais beaucoup plus éprouvés. Avant d'arriver aux Sables-d'Olonne, ils doivent généralement affronter les tempêtes qui à cette période (janvier/février) sont les plus sévères de l'année.

Marques de parcours modifier

 
La zone d'exclusion antarctique, interdite aux concurrents.

La ligne de départ et celle d'arrivée sont situées au large des Sables-d'Olonne en France. Les coureurs doivent respecter des marques de parcours particulièrement simples et "naturelles". Ils doivent laisser sur bâbord (à gauche) les trois caps que sont le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn. Pour l'édition 2020, les concurrents sont tenus de respecter le dispositif de séparation du trafic (DST) entre le cap Finisterre et les Canaries. Ils doivent en outre éviter, le long des côtes mauritaniennes, une zone présentant des risques de piraterie.

Zone d'exclusion antarctique (ZEA) modifier

Lorsqu'ils sont aux latitudes les plus sud les coureurs, pour gagner du temps dans certaines configurations météorologiques, peuvent choisir de s'approcher de l'Antarctique. Mais ils prennent alors le risque d'une collision avec les nombreux icebergs ou growlers (petits morceaux d'iceberg à peine visibles) qui se détachent de la banquise. Le radar, dont sont généralement équipés les bateaux, ne permet pas toujours de les détecter et une veille visuelle permanente, de toute façon inopérante de nuit, est impossible en solitaire. En cas de collision dans ces régions éloignées de toute terre habitée les marins ne peuvent compter que sur leurs adversaires les plus proches pour les secourir. Dans les premières éditions aucune règle n'est définie pour éviter ce risque. Par la suite la direction de course du Vendée Globe d'édition en édition définit des consignes de course de plus en plus raffinées pour réduire la probabilité d'une collision. Depuis l'édition 2012, les coureurs sont dans l'obligation d'éviter la zone d'exclusion antarctique (ZEA) définie par le comité de course à partir de relevés satellites identifiant la présence d'icebergs via la température de l'eau et de l'air et des observations effectués par les bateaux sur zone. Cette zone interdite est définie par 72 points reliés entre eux, distants d'environ 5° de longitude. Les points peuvent presque tous être déplacés avant et pendant la course en fonction de « montée » ou de « retrait » des glaces. Toutefois, la direction de course informe du déplacement d'un point avant qu'un concurrent ne soit à 1 500 milles de ce point[1],[2].

Prise en compte de la portée des moyens de secours australiens modifier

Pour que les voiliers soient à portée des services de secours en mer australiens gérés par le MRCC et l'AMSA, la ZEA est remontée à la latitude de 46° au sud de l'Australie entre 105 et 120 degrés de « longitude est »[3].

60 pieds IMOCA modifier

Les coureurs naviguent à bord de voiliers dont les caractéristiques répondent à une jauge unique définissant la longueur et certaines autres caractéristiques. Les 60 pieds IMOCA sont une classe de voiliers monocoques de 60 pieds, soit 18,288 mètres (longueur hors tout), conçus pour les courses océaniques en solitaire ou en double, comme la Route du Rhum et le Vendée Globe, auquel leur développement est intimement lié. Il s'agit d'une classe ouverte c'est-à-dire que tout ce qui n'est pas défini par les règles de jauge est autorisé. Cette jauge, dont l'évolution est définie depuis 1991 par l'International Monohull Open Class Association (IMOCA), fixe des limites concernant la longueur, la largeur ou le nombre d'appendices et détermine des normes de stabilité à respecter tout en laissant une grande liberté aux architectes et aux marins. Ainsi, les 60 pieds IMOCA sont le terrain d'expérimentation de nombreuses innovations déclinées ensuite sur d'autres supports : double-safrans, quille pendulaire, outriggers ou encore mât-aile. Classe extrême dont les voiliers affrontent les pires conditions de mer, les 60 pieds IMOCA ont connu un certain nombre d'accidents, entraînant régulièrement des polémiques relatives à la sécurité. Les règles de jauge, à l'origine très rudimentaires, ont régulièrement évolué et se sont renforcées dans le but d'éviter les accidents, préserver la navigabilité du voilier et la survie du marin.

Dispositif de sauvetage en mer modifier

Les coureurs traversent dans le grand sud des mers à la fois dangereuses et très peu fréquentées qui rendent tout incident grave potentiellement mortel. En matière maritime, la convention recherche et sauvetage adoptée en 1979 à Hambourg sous l'égide de l'Organisation maritime internationale (OMI) impose un système unifié d'alerte et de secours dans lequel l'alerte n'est plus transmise entre navires, mais d'un navire à un MRCC sur la côte[4],[5].

La direction de course entretient des relations régulières avec les différents centres de coordination de sauvetage maritimes. Les principaux centres concernés sont le CROSS Gris-Nez (façade océanique de la France), le South African Maritime Safety Authority (en) (Afrique du Sud) et le CROSS de l'île de la Réunion (Océan Indien), le Australian Maritime Safety Authority (en) et le Auckland Marine Rescue Centre (en) (Océan Pacifique) ainsi que le MRCC Punta Arenas en Patagonie chilienne et le MRCC Buenos Aires en Argentine pour les parages du Cap Horn. En amont de la course, puis à l'approche du cap Horn par la tête de la course, la direction de courses du Vendée Globe met à la disposition des MRCC chiliens et argentins les données de localisation et de contact (balises) des concurrents, afin que ces services puissent porter secours aux concurrents dans les plus brefs délais et les meilleures conditions. Les concurrents du Vendée Globe reçoivent ainsi un message de bienvenue dans les eaux difficiles du cap Horn de la part du MRCC de Punta Arenas en Patagonie chilienne, et leur annonçant les canaux de communication à utiliser en cas de besoin.

Historique et évolution modifier

Genèse modifier

Le premier tour du monde en voilier en solitaire est réalisé par l'américain Joshua Slocum qui boucle son périple en 1898 après trois ans de navigation. L'exploit est reproduit en 1921 par Harry Pidgeon, puis en 1926 par le Français Alain Gerbault. Francis Chichester se lance sur les flots dans l'intention de réaliser un record et son défi a pour la première fois un retentissement médiatique. À bord de Gipsy Moth IV, l'anglais met 274 jours. pour effectuer le tour du monde.

Les courses au large de voilier menées en solitaire se limitent à cette époque à des traversées océaniques. La Transat anglaise dont la première édition a lieu 1960 et est remportée par Chichester. Le journal britannique The Sunday Times organise en 1968 la Golden Globe Challenge, première course autour du monde en solitaire sans escale. Neuf concurrents relèvent le défi mais seul Robin Knox-Johnston boucle le parcours en 313 jours. Le navigateur français Bernard Moitessier qui est en tête alors qu'il aborde l'Océan Pacifique, décide d'abandonner mais consigne son aventure dans un ouvrage, La Longue Route, qui marque toute une génération de passionnés de voile en France[6].

Fin juin 1979, à Newport (États-Unis) est défini le concept d'une course autour du monde en solitaire mais avec escales (Newport, Le Cap, Sydney, Rio de Janeiro, Newport) dont la première édition a lieu en 1982. Plusieurs marins français participent à la première édition de la course qui a pris le nom de Boc Challenge dont Philippe Jeantot. Celui-ci la gagne en remportant toutes les étapes. Lors de la deuxième édition, à l'étape du Cap, deux des français qui avaient déjà participé à la première édition évoquent avec quelques amis l'organisation d'une course autour du monde cette fois sans escale. Jeantot qui a rejoint la discussion appuie cette idée. L'organisation de la course est proposée aux responsables du département de la Charente Maritime, où se concentre un secteur nautique dynamique, mais le département a d'autres projets nautiques en cours. Jeantot remporte la deuxième édition du Boc Challenge.

Plusieurs des participants français du Boc Challenge (Jean-Yves Terlain, Titouan Lamazou, Jean-François Coste,...) tentent après la course de relancer le projet de course en solitaire sans escale mais c'est Jeantot qui, de son propre chef, lance le projet avant même de boucler son financement. Il annonce l'organisation de la course lors d'une conférence de presse qui a lieu en janvier 1988. La course à la voile bénéficie d'un engouement particulier en France depuis les années 1960 (Tabarly, Moitessier) auprès d'un public qui admire l'exploit solitaire et de la « voile spectacle »[7], avec des bateaux open, de très grande taille, coûteux et construits spécialement pour ces courses. Ce type d'événement sportif est mieux adapté à la médiatisation et au sponsoring en France, contrairement aux courses internationales les plus célèbres (séries internationales et olympiques, Coupe de l'America, RORC, Velux ex BOC Challenge puis Around Alone…)[7]. La conférence de Jeantot a un énorme retentissement national. La première édition est prévue pour novembre 1989, mais Jeantot, qui table sur un budget de 20 millions de francs (5 millions euros 2021), peine à trouver des sponsors. Il fait appel à ses relations nouées durant sa brillante carrière de coureur : le Crédit Agricole de Vendée, qui a sponsorisé ses voiliers, Philippe de Villiers, personnalité politique majeure de la Vendée et les édiles des Sables-d'Olonne, port d'attache de ses voiliers et siège de son chantier naval, Jeantot Marine, qui construit des catamarans. Il parvient finalement in extremis à boucler le budget ramené à 5 millions de francs. Celui-ci est pris en charge majoritairement par le département de la Vendée, la ville des Sables-d'Olonne et la société vendéenne Fleury Michon. À la demande des sponsors la course est baptisée Vendée Globe Challenge. La course doit se disputer à bord de bateaux dont la longueur maximale est fixée à 60 pieds (18,28 mètres) ce qui correspond à la longueur maximale des bateaux engagés à l'époque dans la classe I du Boc Challenge et de Transat anglaise. À compter de 1991 des contraintes supplémentaires seront ajoutées définissant la classe des 60 pieds IMOCA. Cette définition, baptisée par la suite . Le départ et l'arrivée doivent avoir lieu aux Sables-d'Olonne qui a aménagé son port de plaisance pour accueillir les bateaux des concurrents. La date de départ retenue se situe au mois de novembre pour bénéficier de conditions météorologiques clémentes dans l'hémisphère sud (été austral) et un dimanche pour bénéficier d'un bonne couverture médiatique. Le comité chargé de l'organisation de la course est installée sur une péniche mouillée à Paris pour faciliter les contacts permanents avec les médias nationaux et internationaux. En effet Jeantot a compris que le succès de la course passait par les médias. Dans un premier temps il tente d'imposer la collecte des films tournés à bord par les marins à plusieurs points du parcours (Cap Horn,...) pour alimenter les médias avec des images ce qui crée des contraintes de navigation rejetées à l'unanimité par les skippers. Finalement la diminution du budget entraîne l'abandon de cette idée. Tous les bateaux embarquent une balise Argos qui a un rôle double : elle permet au marin de lancer un signal de détresse qui est relayé en quelques minutes jusqu'aux centres de secours et elle fournit la position des voiliers aux organisateurs qui peuvent communiquer quotidiennement à la presse et au public un classement actualisé[8].

Premières éditions modifier

Au fil des années, l'implication de l'industrie nautique française devient de plus en plus importante, suivie d'importants financements par les sponsors (banques, assurances, industries alimentaires). Le Vendée Globe représente ainsi d'énormes enjeux économiques pour la région, l'industrie nautique (soit 6 à 10 % de l'industrie vendéenne), le port et la ville des Sables-d'Olonne (attractivité et tourisme)[9].

Boudé par les participants d'autres nations, le Vendée Globe reste la course la plus médiatisée en France, où elle apparaît comme l'évènement majeur de la voile sportive, auprès des passionnés de voile et du grand public[10]. Les retombées médiatiques sont ainsi analysées comme importantes et bénéfiques pour les principaux sponsors[9], qui investissent de 2 à 4 millions d'euros pour chaque participant (budget sur 3 ans, pour le bateau, l'équipe et la communication). Le Vendée Globe est ainsi très populaire en France et véhicule des valeurs jugées positives, se démarquant d'autres compétitions de voile (Coupe de l'America, voile olympique) ignorées des Français. Le Vendée Globe est ainsi suivi par des milliers de journalistes, et donne lieu en France à des centaines d'heures de télévision et radio, et des milliers d'articles dans la presse[9]. Étant la seule course à la voile autour du monde en solitaire et sans escale le Vendée Globe est parfois décrit dans les médias français comme « L'Everest de la mer » ou « L’Everest des mers ».

L'impact technique du Vendée Globe est plus difficile à analyser. Mais l'implication des architectes et de l'industrie nautique française dans la conception de bateaux destinés à la course autour du monde a créé un indéniable savoir-faire technique pour les classes open.

En 2004, la société de Philippe Jeantot est placée en liquidation judiciaire. Le Vendée globe est menacé. Les Vendéens, emmenés par Philippe de Villiers, se battent pour sa survie et parviennent à éviter un arrêt de la course[11]. Depuis, la course est gérée par une SEM, dont le capital est majoritairement contrôlé par le département, auquel sont associées les principales entreprises vendéennes, la ville des Sables-d'Olonne, le conseil régional et la chambre de commerce et d'industrie. Son directeur de course est pour l'édition 2021 Jacques Caraës[12]. Le budget de la course, qui est en 2020 de 16 millions euros (12,3 millions en 2016), est pris en charge pour 25 % par le département de Vendée suivi par la société Sodebo avec le même ordre de grandeur, la ville des Sables-d'Olonne (10 %). Le solde est fourni par d'autres partenaires privés ou publics ainsi que des retombées commerciales[13].

Évolution de la gestion du risque de collision avec les icebergs modifier

La connaissance des glaces dérivantes dans l’Antarctique repose initialement sur les relevés effectués par les quelques cargos et bateaux de pêche qui croisent dans le grand Sud, de l’océan Indien au cap Horn. La Whitbread (course autour du monde en équipage en quatre étapes) et le Vendée Globe ont fait germer l'idée d'une réglementation de course nécessaire pour protéger navires et équipages. « À partir de 1997, on a commencé à parler d’imposer des points de passage pour éviter que les solitaires ne rasent de trop près l’Antarctique, car plus le bateau navigue dans le Sud près du pôle, moins il fait de route pour rallier le cap Horn. Car après 1996, trois chavirages dans l’océan Indien et la disparition de Gerry Roufs dans le Pacifique en relation avec des trajectoires de plus en plus sud comme celle de VDH en 1992 où il s’était retrouvé entouré de glaces vers 64°S, ont incité les organisateurs à empêcher les excès. » indique Jacques Caraës, le directeur de course du Vendée Globe 2020-2021.

Pour les premières éditions, la direction de course a défini des « portes des glaces » afin de laisser une marge de manœuvre aux skippers : chaque bateau devant passer au moins une fois au travers des portes, des segments d’une longueur variant selon les zones de 400 à plus de 800 milles, à une même latitude. Le nombre de « portes » a varié de cinq en 2004 à huit en 2012, celles-ci étant placées autour du 40°S dans l’Atlantique sud, autour du 45°S dans l’océan Indien et autour du 55°S dans le Pacifique avant le cap Horn (56°S). En dépit de ce dispositif, Sébastien Josse a percuté un growler dans le Pacifique en 2004 à bord de VMI.

Une collaboration avec CLS (Collecte localisation satellites), une filiale du CNES a permis une connaissance plus fine de la dérive des icebergs, menant à la création d'une zone d'exclusion antarctique (ZEA). CLS se base sur des relevés par images satellites, par altimétrie, par analyse des températures de l'air et de la mer, et par quelques rares observations maritimes autour des îles Kerguelen et du cap Horn. La zone interdite est délimitée par 72 points reliés entre eux, distants d'environ 5° de longitude afin d'éviter aux skippers d'éventuelles rencontres avec des icebergs[1],[2]. Les points peuvent presque tous être déplacés avant et pendant la course en fonction de « montée » ou de « retrait » des glaces. Toutefois, la direction de course informe du déplacement d'un point avant qu'un concurrent ne soit à 1 500 milles de ce point.

La fonte de la calotte glaciaire antarctique, toujours plus importante chaque année, a amené la direction de course, en accord avec les marins, à étendre cette zone depuis sa création. Pour l'édition 2020-2021, la ZEA[14] est définie grâce aux images satellites et certains points d'exclusion frôlent le 42e parallèle sud (dans le sud-ouest de l'île Gough et le nord-ouest des îles Kerguelen), soit l'équivalent de l'Espagne dans l'hémisphère nord.

Règlement modifier

Le Vendée Globe est une course en solitaire, sans escale et sans assistance. Ces termes sont définis par le règlement de l’organisation[15] :

En solitaire modifier

Le concurrent ne peut embarquer aucune autre personne sur le bateau, sauf en cas d'urgence avérée, par exemple le naufrage d'un autre concurrent. Lors de la troisième édition, Pete Goss a sauvé Raphaël Dinelli en l'accueillant à son bord et en le déposant à Hobart. De même durant la sixième édition, Vincent Riou[16] a secouru Jean Le Cam, chaviré non loin du Cap Horn. Durant la neuvième édition, Jean Le Cam a secouru Kevin Escoffier.

Sans escale modifier

Les concurrents ne peuvent mettre pied à terre au-delà de la limite de la plus grande marée haute. Lors du Vendée Globe 2000, Yves Parlier a effectué une réparation de son bateau en s'abritant dans une crique. Il a pu rejoindre la terre sans dépasser la limite des plus hautes marées afin de déséchouer son bateau et de pêcher des moules géantes. Après avoir remâté, il est reparti en course. Il est toutefois possible pour un concurrent connaissant une avarie de retourner aux Sables-d'Olonne et de refranchir la ligne de départ, dans une limite de 10 jours après le départ officiel. Ainsi lors de l'édition 2008, Michel Desjoyeaux était revenu réparer un problème électrique et de ballast avant de repartir avec 40 heures de retard[2], ce qui ne l'empêcha pas de remporter l'épreuve.

Sans assistance modifier

  • L’assistance médicale ne peut prendre la forme que d'un conseil à distance pour aider un concurrent à se soigner : lors de l'édition de 1992, Bertrand de Broc s'est recousu la langue à l'aide d'un miroir et avec les conseils du docteur Chauve, médecin de la course. L'intervention directe d'un médecin à bord est interdite, de même que tous les conseils à distance qui visent à améliorer les performances d'un skipper. En cas d'urgence, cependant, un concurrent peut être autorisé à recevoir des médicaments d'une tierce personne.
  • L’assistance matérielle ou technique est strictement interdite. Les concurrents ne peuvent accoster d'autres navires ou se faire ravitailler (sauf aux Sables-d'Olonne dans les conditions détaillées plus haut). Les communications sur des problèmes techniques sont néanmoins autorisées avec l'architecte naval, le maitre-voilier ou l'informaticien.
  • Le routage est interdit. La direction de course transmet chaque jour aux concurrents un bulletin météo et des fichiers numériques de champs de vent, ainsi qu'une analyse (images satellites + fronts) deux fois par jour[17]. Les skippers peuvent également accéder à des informations complémentaires, gratuites ou payantes, dans la mesure où celles-ci sont accessibles à tous les concurrents et ne comportent pas d'analyse ou de conseils personnalisés.

Pénalités en cas de non-respect du parcours modifier

En cas de franchissement du « mur des glaces », les concurrents du Vendée Globe peuvent réparer leur faute en revenant sur le point de franchissement ou plus à l’ouest. Dans le cas contraire, la pénalité définie par le jury international pourra varier de vingt-quatre heures jusqu’à la disqualification.

Sélection et profil des participants modifier

Le nombre de voiliers au départ est limité théoriquement à 30 mais cette règle n'est pas systématiquement respectée puisqu 33 marins ont participé à la version 2020. Pour être qualifié les participants doivent avoir participé à au moins une des grandes courses transocéaniques en solitaire ou à deux équipiers (Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Transat, ...) dans les deux années précédentes ou au Vendée Globe précédent. Un parcours de qualification complémentaire (2000 milles en solitaire sur le bateau engagé) est exigé dans le cas d'un skipper qualifié grâce à une course avec coéquipier ou s'il a effectué sa course en solitaire sur un autre bateau que celui engagé sur cette édition ou si sa course le qualifiant est le Vendée Globe précédent[18].

Dans les éditions récentes le Vendée Globe nécessite de disposer de moyens financiers importants pour acquérir ou faire construire un monocoque de 60 pieds IMOCA performant et l'équiper avec un jeu de voiles neufs de qualité et l'électronique très sophistiquée désormais omniprésente. La mise au point du navire nécessite dans l'idéal de disposer d'une équipe de techniciens très qualifiés à terre sur une période de deux ans. Pour l'édition 2020 le budget total des coureurs était compris entre 300000 et 10 millions euros avec une moyenne de 1 million euros. Un voilier neuf avec foil coute entre 3 et 7 millions euros[19]. Le financement est assuré par des sponsors qui engagent des moyens proportionnels aux retombées médiatiques de leur poulain (dépendant de ses résultats mais également de sa personnalité). Par ailleurs la course attire non seulement des professionnels de la course au large mais également des amateurs. Les différences de moyens financiers et d'expérience dans la course au large font qu'il existe grosso modo quatre catégories de concurrents : ceux qui disposent de tous les moyens pour gagner, ceux qui visent une place dans le peloton de tête et avec un peu de chance sur le podium, les navigateurs expérimentés disposant d'un petit budget et les navigateurs peu expérimentés sans budget[20].

Les participants disposant de la plus grande expérience professionnelle ont généralement fait leur classe sur les différents monocoques qui s'affrontent dans des régates en solitaire ou en double : classe Mini (en début de parcours), Figaro, Class40 et 60 pieds IMOCA. Il existe deux pôles d'entrainement très actifs pour la classe des Imoca tous deux situés en Bretagne sud (Lorient et Port-la-Forêt).

En 2023, le Team Banque Populaire annonce se séparer d'un skipper, Clarisse Crémer, en raison de son absence de courses pour cause de maternité et du règlement du Vendée Globe.Clarisse Crémer critique publiquement ce choix ainsi que sa motivation, soulignant le frein pour l'insertion des femmes dans le sport de haut niveau : « Ils [Banque Populaire] sont prêts à assumer le risque d’un trimaran géant, et tous les aléas naturels, techniques et humains liés à la course au large, mais visiblement pas celui de la maternité »[21].

Palmarès modifier

Le record de durée a été battu à presque toutes les éditions. À ce jour, seuls les vainqueurs des deuxième et neuvième éditions n'ont pas établi de record.

Édition Année Vainqueur Nationalité Nom du bateau Temps
1re 1989-1990 Titouan Lamazou   France Écureuil d'Aquitaine II 109 j 8 h 47 min 55 s
2e 1992-1993 Alain Gautier   France Bagages Superior 110 j 2 h 22 min 35 s
3e 1996-1997 Christophe Auguin   France Geodis 105 j 20 h 31 min
4e 2000-2001 Michel Desjoyeaux   France PRB 3 093 j 3 h 57 min 32 s
5e 2004-2005 Vincent Riou   France PRB 3 087 j 10 h 47 min 55 s
6e 2008-2009 Michel Desjoyeaux (2)   France Foncia 084 j 3 h 9 min 08 s[22]
7e 2012-2013 François Gabart   France Macif 078 j 2 h 16 min 40 s[23]
8e 2016-2017 Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire VIII 074 j 3 h 35 min 46 s (record)[24]
9e 2020-2021 Yannick Bestaven   France Maître CoQ IV 080 j 3 h 44 min 46 s

Records modifier

Un seul marin, Michel Desjoyeaux[2], a réussi à gagner la course deux fois, en 2001 et en 2009. Un bateau a également gagné deux fois PRB 3 en 2001 avec Michel Desjoyeaux et en 2005 avec Vincent Riou. Le record de la circumnavigation la plus rapide dans cette épreuve est détenu par Armel Le Cléac'h[25], vainqueur de l'édition 2016-2017 en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes. Yannick Bestaven remporte l'édition 2020-2021, après 80 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes passées en mer, dont 10 h 15 de compensation[26], à l'arrivée d'une course où pour la première fois, les huit premiers marins bouclent la circumnavigation en 80 jours et coupent la ligne d'arrivée espacés de moins de 24 heures.

En terminant douzième en 2021 en 87 j 02 h 24 min 25 s[27], Clarisse Crémer bat le record féminin déténu par Ellen MacArthur depuis 2001 en 94 j 4 h 25 min[28] et est le 100e skippeur à passer la ligne d'arrivée, tous Vendée Globe confondus.

Records du Vendée Globe toutes éditions confondues modifier

Chronologie du record modifier

Le record de durée a été battu à presque toutes les éditions. La deuxième et la neuvième édition, du fait des mauvaises conditions climatiques, n'ont pas établi de record[29].

Édition Année Vainqueur Nationalité Nom du bateau Temps
1re 1989-1990 Titouan Lamazou   France Écureuil d'Aquitaine II 109 j 8 h 47 min 55 s
3e 1996-1997 Christophe Auguin   France Geodis 105 j 20 h 31 min
4e 2000-2001 Michel Desjoyeaux   France PRB 3 093 j 3 h 57 min 32 s
5e 2004-2005 Vincent Riou   France PRB 3 087 j 10 h 47 min 55 s
6e 2008-2009 Michel Desjoyeaux   France Foncia 084 j 3 h 9 min 08 s[22]
7e 2012-2013 François Gabart   France Macif 078 j 2 h 16 min 40 s[23]
8e 2016-2017 Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire VIII 074 j 3 h 35 min 46 s (record)[24]

Les dix meilleurs temps modifier

Rang Année Skipper Nationalité Nom du bateau Temps
1 2016-2017 Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire VIII 074 j 3 h 35 min 46 s
2 2016-2017 Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss 074 j 19 h 35 min 15 s
3 2012-2013 François Gabart   France Macif 078 j 2 h 16 min 40 s
4 2012-2013 Armel Le Cléac’h   France Banque Populaire 078 j 5 h 33 min 52 s
5 2016-2017 Jérémie Beyou   France Maître CoQ 078 j 6 h 38 min 40 s
6 2016-2017 Jean-Pierre Dick   France StMichel-Virbac 080 j 1 h 45 min 45 s
7 2016-2017 Yann Eliès   France Quéguiner - Leucémie Espoir 080 j 3 h 11 min 9 s
8 2020-2021 Yannick Bestaven   France Maître CoQ IV 080 j 3 h 44 min 46 s[30]
9 2016-2017 Jean Le Cam   France Finistère Mer Vent 080 j 4 h 41 min 54 s
10 2020-2021 Charlie Dalin   France Apivia 080 j 6 h 15 min 47 s

Les meilleurs temps féminins modifier

Toutes éditions confondues dix femmes (sur quinze au départ) ont réussi à boucler ce tour du monde en course.

Le 3 février 2021, Clarisse Crémer bat le record d'Ellen MacArthur vieux de 20 ans et devient la femme la plus rapide en Imoca à boucler un tour du monde sur le bateau qui avait permis à François Gabart de remporter le Vendée Globe 2012-2013. Elle crée en même temps un nouveau challenge bien difficile à vaincre : celui d'avoir dans un team la femme la plus rapide et l'homme le plus rapide.

Rang Année Skipper Nationalité Nom du bateau Temps Classement
1 2020-2021 Clarisse Crémer   France Banque Populaire X 087 j 02 h 24 min 25 s[27] 12e sur 25 / 33
2 2000-2001 Ellen MacArthur   Royaume-Uni Kingfisher 094 j 04 h 25 min 2e sur 15 / 24
3 2008-2009 Samantha Davies   Royaume-Uni Roxy 095 j 04 h 39 min 01 s 4e sur 11 / 30
4 2020-2021 Pip Hare   Royaume-Uni Medallia 095 j 11 h 37 min 30 s 19e sur 25 / 33
5 2008-2009 Dee Caffari   Royaume-Uni Aviva 099 j 01 h 10 min 57 s 6e sur 11 / 30
6 2020-2021 Miranda Merron   Royaume-Uni Campagne de France 101 j 08 h 56 min 51 s 22e sur 25 / 33
7 2020-2021 Alexia Barrier   France TSE - 4MyPlanet 111 j 17 h 03 min 44 s 24e sur 25 / 33
8 2004-2005 Anne Liardet   France Roxy 119 j 05 h 28 min 40 s 11e sur 13 / 20
9 2004-2005 Karen Leibovici   France Benefic 126 j 08 h 02 min 20 s 13e sur 13 / 20
10 1996-1997 Catherine Chabaud   France Whirlpool-Europe 2 140 j 04 h 38 min 6e sur 06 / 15

Temps de passages de référence modifier

Skipper Équateur Bonne
Espérance
Cap
Leeuwin
Cap Horn Équateur
retour
Les Sables
Records 09 j 07 h 03[31] 17 j 22 h 58[31]
Yannick Bestaven 2021 10 j 19 h 01 min 23 j 19 h 24 min 35 j 01 h 25 min 55 j 00 h 22 min 69 j 13 h 16 min 80 j 03 h 44 min
Armel Le Cléac'h 2017 09 j 09 h 56 min 18 j 03 h 30 min 28 j 20 h 12 min 47 j 00 h 32 min 61 j 12 h 21 min 74 j 03 h 36 min
François Gabart 2013 11 j 00 h 20 min 23 j 03 h 43 min 34 j 10 h 23 min 52 j 06 h 18 min 66 j 01 h 39 min 78 j 02 h 16 min
Michel Desjoyeaux 2009 13 j 15 h 41 min 27 j 00 h 34 min 37 j 07 h 23 min 56 j 15 h 08 min 71 j 17 h 12 min 84 j 03 h 09 min
Vincent Riou 2005[32] 10 j 12 h 13 min 24 j 02 h 18 min 36 j 11 h 48 min 56 j 17 h 13 min 72 j 13 h 58 min 87 j 10 h 47 min

Temps intermédiaires de référence modifier

Temps intermédiaires de référence des Sables au Cap Horn modifier

Skipper Record
/24 h
Vmax
/24 h
Les Sables
Équateur
Équateur
B-Espérance
B-Espérance
Cap Leeuwin
Cap Leeuwin
Cap Horn
Records 536,8 milles 22,4 nœuds 09 j 07 h 03 min[31] 08 j 15 h 55 min[31]
Bestaven, Yannick Yannick Bestaven 2021 481,8 milles 20,1 nœuds 10 j 19 h 01 min 13 j 00 h 23 min 11 j 05 h 59 min 19 j 22 h 57 min
Le Cléac'h, Armel Armel Le Cléac'h 2017 524,1 milles 21,8 nœuds 09 j 09 h 56 min 08 j 17 h 34 min 10 j 16 h 42 min 18 j 04 h 20 min
Gabart, François François Gabart 2013 534 milles 22,25 nœuds 11 j 00 h 20 min 12 j 03 h 23 min 11 j 06 h 40 min 17 j 18 h 35 min[33]
Desjoyeaux, Michel Michel Desjoyeaux 2009 466 milles 19,4 nœuds 13 j 15 h 41 min 13 j 08 h 53 min 10 j 06 h 49 min 19 j 07 h 45 min
Riou, Vincent Vincent Riou 2005 432 milles 18 nœuds 10 j 12 h 13 min 13 j 14 h 05 min 12 j 07 h 30 min 20 j 05 h 25 min

Temps intermédiaires de référence du Cap Horn aux Sables modifier

Skipper Cap Horn
Équateur retour
Équateur
Équateur WSSRC
Équateur retour
Les Sables
Cap Horn
Les Sables
Distance
parcourue
(théorique
24365
milles)
Vitesse
moyenne
réelle
nœuds)
Records 11 j 18 h 22 min[34] 10 j 23 h 24 min [35] 23 j 06 h 31 min[36]
Bestaven, Yannick Yannick Bestaven 2021 14 j 12 h 52 min 58 j 18 h 15 min 11 j 00 h 43 min 25 j 13 h 37 min 28584 [37] 14,78
Le Cléac'h, Armel Armel Le Cléac'h 2017 14 j 11 h 49 min 52 j 02 h 25 min 12 j 15 h 15 min 27 j 03 h 04 min 27455 [38] 15,43
Gabart, François François Gabart 2013 13 j 19 h 28 min 55 j 01 h 19 min 12 j 00 h 37 min 25 j 20 h 37 min 28647 [39] 15,3
Desjoyeaux, Michel Michel Desjoyeaux 2009 15 j 02 h 04 min 58 j 01 h 31 min 12 j 09 h 57 min 27 j 12 h 01 min 28303 [39] 14,2
Riou, Vincent Vincent Riou 2005 15 j 20 h 11 min 62 j 01 h 45 min 14 j 20 h 49 min 30 j 12 h 01 min

Performances notables modifier

  • Des Sables-d'Olonne à l'Équateur : Alex Thomson en 9 jours, 7 heures et 3 minutes lors de l'édition 2016-2017[40]
  • Des Sables-d'Olonne au cap de Bonne-Espérance : Alex Thomson en 17 jours 22 heures et 58 minutes lors de l'édition 2016-2017[41]
  • Des Sables-d'Olonne au cap Leeuwin : Armel Le Cléac'h en 28 jours, 20 heures et 12 minutes lors de l'édition 2016-2017[42]
  • Des Sables-d'Olonne au cap Horn : Armel Le Cléac'h en 47 jours et 32 minutes lors de l'édition 2016-2017[43]
  • Des Sables-d'Olonne à l'Équateur (deuxième passage) : Armel Le Cléac'h en 61 jours 12 heures 21 minutes lors de l'édition 2016-2017

Sables-d'Olonne - Équateur (Record non homologué WSSRC) modifier

Depuis la ligne de départ du Vendée Globe (Sables-d'Olonne) jusqu'à la latitude de l'Équateur.

Date Temps Skipper Pays Bateau
09 j 7 h 3 min Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss
2004 10 j 11 h 28 min Jean Le Cam   France Bonduelle

Sables-d'Olonne - cap de Bonne-Espérance (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
17 j 22 h58 min[44] Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss
22 j 23 h 48 min Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire

Sables-d'Olonne - cap Leeuwin (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
28 j 20 h 12 min Armel Le Cléac'h   France Banque populaire VIII
34 j 10 h 23 min François Gabart   France Macif

Sables-d'Olonne - Océan Indien - Tasmanie (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
37 j 18 h 56 min Armel Le Cléac’h   France Banque Populaire

Sables-d'Olonne - antiméridien (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
39 j Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire

Sables-d'Olonne - cap Horn (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
47 j 00 h 32 min Armel Le Cléac'h   France Banque populaire VIII
52 j 06 h 18 min François Gabart   France Macif

Sables-d'Olonne - Équateur (retour) (Record non homologué WSSRC) modifier

Date Temps Skipper Pays Bateau
61 j 12 h 21 min Armel Le Cléac'h   France Banque populaire VIII
66 j 01 h 39 min François Gabart   France Macif

Record de distance parcourue en 24 heures modifier

Édition Année Skipper Nom du bateau milles/24h
1re 1989-1990 Titouan Lamazou Écureuil d'Aquitaine II 304
2e 1992-1993 Alain Gautier Bagages Superior 339
3e 1996-1997 Yves Parlier Aquitaine Innovations 374
4e 2000-2001 Dominique Wavre Union bancaire privée 430
5e 2004-2005 Roland Jourdain Sill et Veolia 439
6e 2008-2009 Michel Desjoyeaux Foncia 466
7e 2012-2013 François Gabart Macif 534
8e 2016-2017 Alex Thomson Hugo Boss 536
9e 2020-2021 Thomas Ruyant Linked Out 515,3

Récapitulatif des records intermédiaires modifier

Parcours Date Temps Skipper Pays Bateau
Les Sables-Équateur 2016 09 j 07 h 03 min [45] Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss
Équateur-Bonne-Espérance 2016 08 j 15 h 55 min Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss
Bonne-Espérance - Leeuwin 2008 10 j 06 h 49 min[39] Michel Desjoyeaux   France Foncia
Leeuwin-Horn 2013 17 j 18 h 35 min[39] François Gabart   France Macif
Cap Horn-Équateur 2021 11 j 18 h 22 min[46] Boris Herrmann   Allemagne Seaexplorer - Yacht Club De Monaco
Équateur-Les Sables 2021 10 j 23 h 24 min[35] Charlie Dalin   France Apivia

En cumulant les temps records des différents parcours intermédiaires, on obtient un Vendée Globe en 68 jours 18 heures 08 minutes, soit 5 jours et demi de mieux que le record établi en 2017 par Armel Le Cléac'h sur Banque populaire VIII.

Records divers modifier

  • Record de participation : édition 2020-2021 (33 bateaux)
  • Record de bateaux à l'arrivée (absolu): édition 2020-2021 (25 bateaux)
  • Record de bateaux à l'arrivée (en %) : édition 2020-2021 (76 % soit 25 arrivants / 33 au départ)
  • Record d'abandon : édition 2008-2009 (19 abandons soit 63 %)
  • Record du plus jeune participant : Alan Roura en 2016-2017 (23 ans)
  • Record du plus vieux participant : Rich Wilson en 2016-2017 (66 ans)
  • Record du plus grand nombre de participants étrangers : édition 2008-2009 (13 concurrents)
  • Record du plus grand nombre de participants français : édition 2020-2021 (23 concurrents en tenant compte de la double nationalité d'Isabelle Joschke).

Record de participations modifier

Cent quinze marins ont pris le départ d'au moins un Vendée Globe se répartissant ainsi : deux marins ont participé à cinq Vendée Globe : Jean Le Cam et Alex Thomson, huit ont participé quatre fois, douze avec trois participations, vingt huit à deux participations et soixante cinq à une seule participation[47].

Parmi les douze femmes, Samantha Davies a participé trois fois, Catherine Chabaud deux fois.

Nombre de
participations
Nom Pays Classements Période
5 Jean Le Cam   France 2e - Ab - 5e - 6e - 4e 2004-2021
Alex Thomson   Royaume-Uni Ab - Ab - 3e - 2e - Ab 2004-2021
4 Bertrand de Broc   France Ab - Ab - 9e- Ab 1992-2017
Marc Thiercelin   France 2e - 4e - Ab - Ab 1996-2009
Mike Golding   Royaume-Uni 7e - 3e - Ab - 6e 2000-2013
Dominique Wavre   Suisse 5e - 4e - Ab - 7e 2000-2013
Vincent Riou   France 1er - 3e - Ab - Ab 2004-2017
Jean-Pierre Dick   France 6e - Ab - 4e - 4e 2004-2017
Jérémie Beyou   France Ab - Ab - 3e - 13e 2008-2021
Arnaud Boissières   France 7e - 8e - 10e - 15e 2008-2021
3 Loïck Peyron   France 2e - Ab - Ab 1989-2009
Yves Parlier   France 4e - Ab - 13e 1992-2001
Patrice Carpentier   France Ab - 11e - Ab 1992-2005
Nándor Fa   Hongrie 5e - Ab - 8e 1992-2017
Raphaël Dinelli   France Ab - 12e - 10e 2000-2009
Roland Jourdain   France 3e - Ab - Ab 2000-2009
Bernard Stamm   Suisse Ab - Ab - Ab 2000-2013
Sébastien Josse   France 5e - Ab - Ab 2004-2017
Armel Le Cléac’h   France 2e - 2e - 1er 2008-2017
Kito de Pavant   France Ab - Ab - Ab 2008-2017
Samantha Davies   Royaume-Uni 4e - Ab - Ab 2008-2017
Louis Burton   France Ab - 7e - 3e 2012-2021
2 Alain Gautier   France 6e - 1er 1989-1993
Jean-Luc Van Den Heede   France 3e - 2e 1989-1993
Philippe Poupon   France Ab - 3e 1989-1993
Mike Plant   États-Unis Ab - NP 1989-1993
Bernard Gallay   France/  Suisse Ab - 8e 1992-2001
Didier Munduteguy   France Ab - 14e 1996-2001
Catherine Chabaud   France 6e - Ab 1996-2001
Thierry Dubois   France Ab - Ab 1996-2001
Éric Dumont   France 4e - Ab - 1996-2001
Patrick de Radiguès   Belgique Ab - Ab 1996-2001
Hervé Laurent   France 3e - Ab 1996-2005
Joé Seeten   France 10e - 8e 2000-2005
Michel Desjoyeaux   France 1er - 1er 2000-2009
Javier Sansó   Espagne Ab - Ab 2000-2013
Norbert Sedlacek   Autriche Ab - 11e 2004-2009
Marc Guillemot   France 3e - Ab 2008-2013
Yann Eliès   France Ab - 5e 2008-2017
Rich Wilson   États-Unis 9e - 13e 2008-2017
Yannick Bestaven   France Ab - 1er 2008-2021
Tanguy de Lamotte   France 10e - Ab 2012-2017
Fabrice Amedeo   France 11e - Ab 2016-2021
Alan Roura   Suisse 12e - 17e 2016-2021
Didac Costa   Espagne 14e - 20e 2016-2021
Romain Attanasio   France 15e - 14e 2016-2021
Sébastien Destremau   France 18e - Ab 2016-2021
Thomas Ruyant   France Ab - 6e 2016-2021
Kojiro Shiraishi   Japon Ab - 16e 2016-2021
Stéphane Le Diraison   France Ab - 18e 2016-2021
1 Titouan Lamazou   France 1er 1988
Philippe Jeantot   France 4e 1988
Pierre Follenfant   France 5e 1988
Jean-François Coste   France 7e 1988
Bertie Reed   Afrique du Sud Ab 1988
Jean-Yves Terlain   France Ab 1988
Guy Bernardin   France Ab 1988
José de Ugarte   Espagne 6e 1992
Jean-Yves Hasselin   France 7e 1992
Vittorio Malingri   Italie Ab 1992
Alan Wynne-Thomas   Royaume-Uni Ab 1992
Thierry Arnaud   France Ab 1992
Nigel Burgess   Royaume-Uni décès par noyade 1992
Christophe Auguin   France 1er 1996
Hervé Laurent   France 3e 1996
Pete Goss   Royaume-Uni 5e 1996
Isabelle Autissier   France Ab 1996
Tony Bullimore   Royaume-Uni Ab 1996
Gerry Roufs   Canada disparu en mer 1996
Ellen MacArthur   Royaume-Uni 2e 2000
Thomas Coville   France 6e 2000
Josh Hall   Royaume-Uni 9e' 2000
Simone Bianchetti   Italie 12e 2000
Pasquale de Gregorio   Italie 15e 2000
Charlie Dalin   France 2e 2021
Boris Herrmann   Allemagne 5e 2021
Damien Seguin   France 7e 2021
Giancarlo Pedote   Italie 8e 2021
Benjamin Dutreux   France 9e 2021
Maxime Sorel   France 10e 2021
Armel Tripon   France 11e 2021
Clarisse Crémer   France 12e 2021
Pip Hare   Royaume-Uni 19e 2021
Clément Giraud   France 21e 2021
Miranda Merron   Royaume-Uni 22e 2021
Manuel Cousin   France 23e 2021
Alexia Barrier   France 24e 2021
Ari Huusela   Finlande 25e 2021
Kevin Escoffier   France Ab 2021
Isabelle Joschke   France/  Allemagne Ab 2021
Sébastien Simon   France Ab 2021
Nicolas Troussel   France Ab 2021

Record de courses terminées modifier

Vingt-deux marins ont terminé plus d'un Vendée Globe.

Deux marins détiennent le record du nombre de courses terminées, avec quatre Vendée Globe : Jean Le Cam et Arnaud Boissières.

Nombre de courses

terminées

Nom Pays Classements Période
4 Jean Le Cam France 2e - 5e - 6e - 4e 2004-2021
Arnaud Boissières France 7e - 8e - 10e - 15e 2008-2021
3 Mike Golding Royaume-Uni 7e - 3e - 6e 2000-2013
Dominique Wavre Suisse 5e - 4e - 7e 2000-2013
Jean-Pierre Dick France 6e - 4e - 4e 2004-2017
Armel Le Cléac'h France 2e - 2e - 1er 2008-2017
2 Alain Gauthier France 6e - 1er 1989-1993
Jean-Luc Van Den Heede France 3e - 2e 1989-1993
Yves Parlier France 4e - 13e 1992-2001
Nandor Fa Hongrie 5e - 8e 1992-2017
Marc Thiercelin France 2e - 4e 1996-2000
Michel Desjoyeaux France 1er - 1er 2000-2009
Joé Seeten France 10e - 8e 2000-2005
Raphaël Dinelli France 12e - 10e 2004-2009
Vincent Riou France 1er - 3e 2004-2009
Rich Wilson États-Unis 9e - 13e 2008-2017
Alex Thomson Royaume-Uni 3e - 2e 2013-2017
Romain Attanasio France 15e - 14e 2016-2021
Jérémie Beyou France 3e - 13e 2016-2021
Louis Burton France 7e - 3e 2016-2021
Didac Costa Espagne 14e - 20e 2016-2021
Alan Roura Suisse 12e - 17e 2016-2021

Historique des différentes éditions modifier

Le Vendée Globe 1989-1990 modifier

  • Départ le .
  • Treize bateaux au départ, sept à l'arrivée (soit 54 %).
  • Arrivée de Titouan Lamazou aux Sables-d'Olonne le .
Classement édition 1989-1990
Place Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Temps
1 Titouan Lamazou Écureuil d'Aquitaine II   France 109 j 08 h 48 min 50 s
2 Loïck Peyron Lada Poch   France 110 j 01 h 18 min 06 s
3 Jean-Luc Van Den Heede 36.15 MET   France 112 j 01 h 14 min 00 s
4 Philippe Jeantot Crédit Agricole IV   France 113 j 23 h 47 min 47 s
5 Pierre Follenfant TBS-Charente Maritime   France 114 j 21 h 09 min 06 s
6 Alain Gautier Generali Concorde   France 132 j 13 h 01 min 48 s
7 Jean-François Coste Cacharel   France 163 j 01 h 19 min 20 s
Abandons lors de l'édition 1989-1990
Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Raison de l'abandon Lieu
Patrice Carpentier Le Nouvel Observateur   France avarie pilote automatique Malouines
Mike Plant Duracell   États-Unis reçoit assistance à l'île Campbell Nouvelle-Zélande
Bertie Reed Grinaker   Afrique du Sud avarie de safran
Jean-Yves Terlain UAP   France démâtage
Philippe Poupon Fleury Michon X   France pour cause de chavirage
Guy Bernardin O-Kay   France victime d'une rage de dents
  • Événements marquants :
    • Le premier événement de cette première édition est le sauvetage de Philippe Poupon par Loïck Peyron qui a filmé toute la scène[48]. Couché par une vague, le bateau de Philippe Poupon était resté bloqué à 90 degrés. Loïck Peyron a alors pris le bateau en remorque et, après que Philippe Poupon eut largué le mât d'artimon, celui-ci a réussi à se redresser.
    • Jean-Yves Terlain démâte au sud du Cap.
    • Guy Bernardin est contraint d'abandonner à cause d'un problème dentaire.

Le Vendée Globe 1992-1993 modifier

  • Départ le .
  • Quinze bateaux inscrits mais 14 au départ: Mike Plant disparaît en mer en se rendant au départ depuis les États-Unis. Sept à l'arrivée (soit 50 %).
  • Arrivée d'Alain Gautier[49] aux Sables-d'Olonne le à 16 h 24.
Classement édition 1992-1993
Place Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Temps
1 Alain Gautier Bagages Superior   France 110 j 02 h 22 min 35 s
2 Jean-Luc Van Den Heede Groupe Sofap-Helvim   France 116 j 15 h 01 min 11 s
3 Philippe Poupon Fleury Michon X   France 117 j 03 h 34 min 24 s
4 Yves Parlier Cacolac d'Aquitaine   France 125 j 02 h 42 min 24 s
5 Nándor Fa K&H Bank Matav   Hongrie 128 j 16 h 05 min 04 s
6 José de Ugarte Euskadi Europ 93 BBK   Espagne 134 j 05 h 04 min 00 s
7 Jean-Yves Hasselin PRB/Solo Nantes   France 153 j 05 h 14 min 00 s
Abandons lors de l'édition 1992-1993
Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Raison de l'abandon Lieu
Bernard Gallay Vuarnet Watches   France/  Suisse 2 escales problèmes pilote
et structure du gréement
Vittorio Malingri Everlast Neil Pryde Sails   Italie perte d'un safran
Bertrand de Broc Groupe LG   France problème de quille Nouvelle-Zélande
Alan Wynne-Thomas Cardiff Discovery   Royaume-Uni pour raison médicale Hobart
Loïck Peyron Fujicolor III   France pour délaminage Les Sables-d'Olonne
Thierry Arnaud Maître CoQ - Le Monde informatique   France pour manque de préparation Les Sables-d'Olonne
Nigel Burgess Nigel Burgess Yachts   Royaume-Uni retrouvé noyé[50] golfe de Gascogne
Mike Plant Coyote   États-Unis absent au départ
  • Événements marquants :
    • Mike Plant, de retour pour un deuxième tour, disparaît en mer alors qu'il ralliait les Sables-d'Olonne. La coque de son Coyote retourné est repérée le jour du départ.
    • La disparition de Nigel Burgess lors de la première nuit de la course au large du golfe de Gascogne[50].
    • Bertrand de Broc se recoud la langue à la suite d'une blessure.
    • Démâtage de Philippe Poupon le , il terminera la course sous gréement de fortune.
  • Autour de la course :
    • C'est la première fois qu'un voilier dessiné par le groupe Finot-Conq remporte le Vendée Globe, ce qui est également le cas lors des éditions 1996-1997, 2000-2001 et 2004-2005.

Le Vendée Globe 1996-1997 modifier

  • Départ le .
  • 15 bateaux au départ plus Raphaël Dinelli (Algimouss, en course mais non classé à cause d'une qualification tardive), 6 à l'arrivée (soit 40 %).
  • Arrivée de Christophe Auguin aux Sables-d'Olonne le .
 
Geodis au départ du Vendée Globe 1996-1997 .
Classement édition 1996-1997
Place Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Temps
1 Christophe Auguin Geodis   France 105 j 20 h 31 min (nouveau record)
2 Marc Thiercelin Crédit immobilier de France   France 113 j 08 h 26 min
3 Hervé Laurent Groupe LG-Traitmat   France 114 j 16 h 43 min
4 Éric Dumont Café Legal-Le Goût   France 116 j 16 h 43 min
5 Pete Goss Aqua Quorum   Royaume-Uni 126 j 21 h 25 min
6 Catherine Chabaud Whirlpool-Europe 2   France 140 j 04 h 38 min
Abandons lors de l'édition 1996-1997
Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Raison de l'abandon
Isabelle Autissier PRB   France safran cassé
Yves Parlier Aquitaine Innovations   France safran cassé
Bertrand de Broc Votre nom autour du monde   France chavirage
Tony Bullimore Exide Challenger   Royaume-Uni chavirage
Thierry Dubois Pour Amnesty International   France safran cassé, puis chavirage
Nándor Fa Budapest   Hongrie collision
Didier Munduteguy Club 60e Sud   France démâtage
Patrick de Radiguès Afibel   Belgique chavirage
Gerry Roufs Groupe LG 2   Canada disparu en mer
  • Événements marquants :
    • Naufrage de Raphaël Dinelli : le , Algimouss chavire et perd son mât dans l'Océan Indien, au Sud de l'Australie. Le bateau, abîmé, se remplit progressivement d'eau et commence à couler. Raphaël Dinelli, debout sur le pont de son bateau, lutte 36 heures durant dans une eau à 3 degrés. L'anglais Pete Goss, concurrent le plus proche, se déroute et navigue contre le vent dans une mer épouvantable avant de récupérer Dinelli le .
    • Chavirage de Thierry Dubois et de Tony Bullimore : le dimanche , Thierry Dubois et Tony Bullimore naviguent à 15 milles de distance par 52° S, 100° E, à 2 500 kilomètres au Sud de l'Australie, dans une mer énorme et 65 à 70 nœuds de vent[51]. La goélette Exide Challenger chavire et reste à l'envers ; son skipper, Tony Bullimore, actionne le signal de détresse de sa balise Argos et trouve refuge dans une poche d'air de son bateau, sans lumière ni vivres. Thierry Dubois, hors-course à la suite d'un arrêt technique en Afrique du Sud 15 jours auparavant, chavire également et démâte, mais le bateau parvient à se redresser ; il actionne alors sa balise en position « alerte ». Ce n'est que le lundi qu'Amnesty International est retourné par une vague et demeure à l'envers. Thierry Dubois sort de son bateau et est repéré par un avion de la marine australienne qui lui largue un radeau de survie, le sien n'ayant pas fonctionné. Le bateau de Bullimore est également repéré, sans signe de vie. Les deux navigateurs sont secourus le par la frégate Adelaïde qui les ramène à Fremantle[52].
    • Disparition de Gerry Roufs : le , la balise Argos de Gerry Roufs, alors deuxième derrière Christophe Auguin, cesse d'émettre. Une terrible tempête fait rage sur le Pacifique (dernière position connue : 55° 01,3′ S, 124° 22,5′ O). Le dernier message de Gerry témoigne de la violence des éléments : « Les vagues ne sont plus des vagues, elles sont hautes comme les Alpes »[53]. Isabelle Autissier, hors-course après avoir été contrainte à faire escale au Cap pour réparer son safran endommagé, navigue dans la même zone. Les deux navigateurs échangent des messages de soutien, jusqu'à ce que Gerry Roufs cesse de répondre : « C'est la guerre... Mer énorme... Gerry introuvable... Je crains un chavirage pour Gerry... »[54]. Isabelle Autissier entame des recherches sur zone, et son bateau chavire à plusieurs reprises dans des vents atteignant 80 nœuds ; affaiblie, elle doit se résoudre à reprendre sa route après y avoir été autorisée par la direction de course. Cette décision lui sera reprochée par l'organisateur de la course, Philippe Jeantot [55]. Des cargos sont déroutés et Marc Thiercelin et Hervé Laurent quadrillent eux aussi la zone, sans succès. La coque retournée de Groupe LG 2 est retrouvée le et formellement identifiée le au large du Chili. Des morceaux de l'épave du voilier ont été retrouvés sur l'île Atalaya, située au sud du Chili.
  • Autour de la course :
    • Yves Parlier sur Aquitaine Innovations est le premier navigateur à utiliser un mât-aile profilé sur un monocoque 60 pieds Open[56]. Cette innovation, inspirée des multicoques fera école et de nombreux 60 pieds IMOCA utilisent aujourd'hui ce type de mâts.
    • C'est également la première fois que les quilles pendulaires font leur apparition sur le Vendée Globe, PRB, le voilier d'Isabelle Autissier, et Geodis, de Christophe Auguin, étant les premiers à avoir expérimenté cette technologie.
    • Cette édition marque la suprématie des plans Finot-Conq puisque outre Geodis, le vainqueur, cinq voiliers issus du même cabinet prennent le départ : Crédit immobilier de France (2e), Café Legal-Le Goût (4e), PRB, Aquitaine Innovations (éliminés), et Groupe LG 2 (perdu en mer).
    • En terminant sixième, Catherine Chabaud devient la première femme à réaliser un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance en course.
    • À la suite de cette édition endeuillée, de nouvelles règles de sécurité seront progressivement adoptées. Les appendices du bateau (quille, safrans) ainsi qu'une partie de la coque devront être peints de couleur fluorescente. Les bateaux devront êtes capables de se redresser après un chavirage (en basculant la quille latéralement). Enfin, des marques de parcours puis une zone d'exclusion (définie à l'aide de satellites d'observation) seront instaurées afin d'éviter que les concurrents atteignent des latitudes trop dangereuses. L'officer du Cross déclare à propos d'Isabelle Autissier, Hervé Laurent et Marc Thiercelin, sollicités pour porter assistance à Gerry Roufs: «On les déroute sur une zone en sachant les conditions apocalyptiques qu'ils vont rencontrer». Marc Thiercelin: «Je suis stressé, je ne dors presque plus, je suis fatigué et inquiet... C'est très dangereux , il y a de la brume et beaucoup d'icebergs. La mer est la plus forte, c'est très dur ici, trop dur...». L'édition 1996-1997 du Vendée Globe est la dernière dont le parcours consistait simplement à laisser les 3 caps à bâbord.

Le Vendée Globe 2000-2001 modifier

  • Départ le après un report de quatre jours dû au mauvais temps.
  • Arrivée de Michel Desjoyeaux aux Sables-d'Olonne le .
  • La course se clôture avec l'arrivée de Pasquale de Gregorio 15e, près de 65 jours plus tard, le .
  • 24 bateaux au départ, 15 à l'arrivée (soit 62 %).
Classement édition 2000-2001
Place Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Temps
1 Michel Desjoyeaux PRB   France 093 j 03 h 57 min (nouveau record)
2 Ellen MacArthur Kingfisher   Royaume-Uni 094 j 04 h 25 min
3 Roland Jourdain Sill Matines La potagère   France 096 j 01 h 02 min
4 Marc Thiercelin Active Wear   France 102 j 20 h 37 min
5 Dominique Wavre Union bancaire privée   Suisse 105 j 02 h 45 min
6 Thomas Coville Sodebo   France 105 j 07 h 24 min
7 Mike Golding Team Group 4   Royaume-Uni 110 j 16 h 22 min
8 Bernard Gallay Voila.fr   France/  Suisse 111 j 16 h 07 min
9 Josh Hall Gartmore   Royaume-Uni 111 j 19 h 48 min
10 Joé Seeten Nord-pas-de-Calais/chocolats du Monde   France 115 j 16 h 46 min
11 Patrice Carpentier VM Matériaux   France 116 j 00 h 32 min
12 Simone Bianchetti Aquarelle.com   Italie 121 j 01 h 28 min
13 Yves Parlier Aquitaine Innovations   France 126 j 23 h 36 min
14 Didier Munduteguy DDP/60e Sud   France 135 j 15 h 17 min
15 Pasquale de Gregorio Wind Telecommunicazioni   Italie 158 j 02 h 37 min
Abandons lors de l'édition 2000-2001
Nom du concurrent Nom du bateau Nationalité Raison de l'abandon
Catherine Chabaud Whirlpool   France démâtage
Thierry Dubois Solidaires   France problèmes électroniques
Raphaël Dinelli Sogal Extenso   France avarie de safran
Fyodor Konyukhov Modern Unervisity For The Humanities   Russie abandon
Javier Sansó Old Spice   Espagne abandon
Éric Dumont Euroka Services   France avarie de safran
Richard Tolkien This Time - Argos - Help For Autistic Children   Royaume-Uni avarie de gréement
Bernard Stamm Armor-Lux/foies Gras   Suisse avarie barre et pilote automatique
Patrick de Radiguès Libre Belgique   Belgique échouage côtes portugaises
  • Événement marquant :
    • Yves Parlier, dans le trio de tête au passage de la Nouvelle-Zélande, casse son mât. Il est obligé de s'arrêter une dizaine de jours pour réparer, seul, son bateau et terminera la course sous gréement de fortune, arrivant 33 jours après le vainqueur.

Le Vendée Globe 2004-2005 modifier

 
Logo du Vendée Globe 2004-2005
  • Départ le .
  • Arrivée de Vincent Riou[16] aux Sables-d'Olonne le à 22 h 49.
  • La course se clôture avec l'arrivée de Karen Leibovici 13e, 38 jours et 22 heures plus tard, le .
  • 20 bateaux au départ, 13 à l'arrivée (soit 65 %) .
Classement édition 2004-2005
Place Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Temps
1 Vincent Riou   France PRB 087 j 10 h 47 min 55 s
(nouveau record)
2 Jean Le Cam   France Bonduelle 087 j 17 h 20 min 08 s
3 Mike Golding   Royaume-Uni Ecover 088 j 15 h 15 min 13 s
4 Dominique Wavre   Suisse Temenos 092 j 17 h 13 min 20 s
5 Sébastien Josse   France VMI 093 j 00 h 02 min 10 s
6 Jean-Pierre Dick   France Virbac-Paprec 098 j 03 h 49 min 38 s
7 Conrad Humphreys   Royaume-Uni Hellomoto 104 j 14 h 32 min 24 s
8 Joe Seeten   France Arcelor-Dunkerque 104 j 23 h 02 min 45 s
9 Bruce Schwab   États-Unis Ocean Planet 109 j 19 h 58 min 57 s
10 Benoît Parnaudeau   France Max Havelaar/Best Western 116 j 01 h 06 min 54 s
11 Anne Liardet   France Roxy 119 j 05 h 28 min 40 s
12 Raphaël Dinelli   France Akena Verandas 125 j 04 h 07 min 14 s
13 Karen Leibovici   France Benefic 126 j 08 h 02 min 20 s
Abandons lors de l'édition 2004-2005
Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Raison de l'abandon Lieu
Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss Fixation de bôme arrachée Cap de Bonne-Espérance
Marc Thiercelin   France Pro Form Avarie de mât Nouvelle-Zélande
Roland Jourdain   France Sill et Veolia Fixation de quille fendue Sud de l'Australie
Norbert Sedlacek   Autriche Brother Fixation de quille cassée Cap de Bonne-Espérance
Patrice Carpentier   France VM Matériaux Bôme cassé
Nick Moloney   Australie Skandia Fixation de quille cassée Atlantique Sud (en fin de course)
Hervé Laurent   France UUDS Avarie de safran Atlantique Sud (en début de course)
  • Événements marquants :
    • Lors de la remontée de l'Atlantique vers les Sables-d'Olonne, Nick Moloney constate que la quille de son bateau, fragilisée par les conditions éprouvantes de l'Océan Indien et du Pacifique Sud, est à la limite de la rupture. Il doit abandonner, et se déroute vers le Brésil, où il laisse son bateau en réparation. Plusieurs mois passent, puis il revient chercher son bateau réparé, reprend la mer seul à bord, et rejoint Les Sables-d'Olonne un an après en être parti, bouclant ainsi son tour du monde en solitaire.
    • À la suite d'un différend avec le propriétaire de son bateau, Charles Hedrich part sans rallier le port des Sables-d'Olonne[57]. Hors-course, il termine son tour du monde en 122 jours, sans escale.

Le Vendée Globe 2008-2009 modifier

 
Foncia .
  • Départ le à 13 h 02.
  • Arrivée de Michel Desjoyeaux[2] aux Sables-d'Olonne le à 16 h 11.
  • La course se clôture avec l'arrivée de Norbert Sedlacek, 42 jours et 2 heures plus tard, le .
  • 30 bateaux au départ, 11 à l'arrivée (soit 37 %).
Classement édition 2008-2009
Place Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Temps
1 Michel Desjoyeaux   France Foncia 084 j 03 h 09 min 08 s
(nouveau record)
2 Armel Le Cléac’h   France Brit Air 089 j 09 h 39 min 35 s
3 Marc Guillemot   France Safran 095 j 03 h 19 min 36 s
3[58] Vincent Riou   France PRB Démâtage le après
le sauvetage de Jean Le Cam,
reclassement en 3e position
4 Samantha Davies   Royaume-Uni Roxy 095 j 04 h 39 min 01 s
5 Brian Thompson   Royaume-Uni Bahrain Team Pindar 098 j 20 h 29 min 55 s
6 Dee Caffari   Royaume-Uni Aviva 099 j 01 h 10 min 57 s
7 Arnaud Boissières   France Akena Vérandas 105 j 02 h 33 min 50 s
8 Steve White   Royaume-Uni Toe In The Water 109 j 00 h 36 min 55 s
9 Rich Wilson   États-Unis Great American III 121 j 00 h 41 min 19 s
10 Raphaël Dinelli   France Fondation Océan Vital 125 j 02 h 32 min 34 s
11 Norbert Sedlacek   Autriche Nauticsport Kapsch 126 j 05 h 31 min 56 s
Abandons lors de l'édition 2008-2009
Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Date Raison de l'arrêt Lieu
Yannick Bestaven   France Aquarelle.com
Charente Maritime
Démâtage Golfe de Gascogne
Marc Thiercelin   France DCNS Démâtage Golfe de Gascogne
Kito de Pavant   France Groupe Bel Démâtage Golfe de Gascogne
Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss Bateau fissuré Golfe de Gascogne
Jérémie Beyou   France Delta Dore Avaries de gréement Recife - Brésil
Unai Basurko   Espagne Pakea Bizkaia Rupture de la fixation de
la boîte de safran tribord
Atlantique Sud
Dominique Wavre[59]   Suisse Temenos II Avarie de quille Kerguelen
Bernard Stamm   Suisse Cheminées Poujoulat Echouage Kerguelen
Loïck Peyron   France Gitana Eighty En 3e position,démâtage
le
Océan Indien
Nord des Kerguelen
Jean-Baptiste Dejeanty   France Maisonneuve Problèmes techniques Océan Indien
Ouest des Îles Crozet
Mike Golding   Royaume-Uni Ecover En 1re position, démâtage Océan Indien
Sud du cap Leeuwin
Yann Éliès   France Generali Fracture du fémur Océan Indien
Sud du cap Leeuwin
Derek Hatfield   Canada Algimouss
Spirit of Canada
Barres de flèches brisées Océan Indien
Sud de l'Australie
Sébastien Josse   France BT Multiples avaries Est de l'Australie
Jean-Pierre Dick   France Virbac-Paprec 1er janvier Safran arraché Pacifique
Jonny Malbon   Royaume-Uni Artemis Délaminage
de Grand-voile
Sud de la
Nouvelle-Zélande
Jean Le Cam   France VM Matériaux Chavirage Ouest du cap Horn
Vincent Riou   France PRB janvier démâtage, reclassé
en 3e position
Est du cap Horn
Roland Jourdain   France Veolia
Environnement
En 2e position
perte de la quille
Açores

Le Vendée Globe 2012-2013 modifier

  • Le départ est donné le samedi aux Sables-d'Olonne.
  • Le , l'écart entre le vainqueur François Gabart et le deuxième Armel Le Cléac'h passe à 3h 17 min 12 s c'est le plus faible de l'histoire de la course en temps réel.
  • le , la course se conclut avec l'arrivée d'Alessandro Di Benedetto 11e, en 104 j 02 h 34 min 30 s, 26 jours et 17 minutes après François Gabart, ce qui constitue à la fois le plus faible écart entre le premier et le dernier, et le meilleur temps pour le dernier concurrent classé.
  • 20 bateaux au départ, 11 à l’arrivée (soit 55 % des concurrents initiaux classés).
Classement édition 2012-2013
Place Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Temps
1 François Gabart   France Macif 078 j 02 h 16 min 40 s (nouveau record)[1]
2 Armel Le Cléac’h   France Banque populaire 078 j 05 h 33 min 52 s [60]
3 Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss 080 j 19 h 23 min 43 s [61]
4 Jean-Pierre Dick   France Virbac-Paprec 3 086 j 03 h 03 min 40 s[62]
5 Jean Le Cam   France SynerCiel 088 j 00 h 12 min 58 s[63]
6 Mike Golding   Royaume-Uni Gamesa 088 j 06 h 36 min 26 s[64]
7 Dominique Wavre   Suisse Mirabaud 090 j 03 h 14 min 42 s[65]
8 Arnaud Boissières   France Akena Vérandas 091 j 02 h 09 min 02 s[66]
9 Bertrand de Broc   France Votre Nom autour du Monde 092 j 17 h 10 min 14 s[67]
10 Tanguy de Lamotte   France Initiatives-Cœur 098 j 21 h 56 min 10 s[68]
11 Alessandro Di Benedetto   France et   Italie Team Plastique 104 j 02 h 34 min 30 s
Abandons lors de l'édition 2012-2013
Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Raison de l'abandon Lieu
Marc Guillemot   France Safran Rupture de quille 55 milles des Sables-d'Olonne
(en début de course)
Kito de Pavant   France Groupe Bel Collision avec un chalutier Au large du Portugal
Louis Burton   France Bureau Vallée Collision avec un chalutier Atlantique Nord
Samantha Davies   Royaume-Uni Savéol Démâtage Ouest de Madère
Jérémie Beyou   France Maitre CoQ Vérin de quille 200 km au NW du Cap-Vert
Zbigniew Gutkowski   Pologne Energa Défaillances électroniques (pilote automatique) Entre Madère et les Canaries
Vincent Riou   France PRB Collision avec une bouée métallique à la dérive À 500 milles de Salvador de Bahia
(après 14 jours de course)
Bernard Stamm   Suisse Cheminées
Poujoulat
Disqualification (aide extérieure) Près des Îles Aukland
Javier Sansó   Espagne Acciona
100% Ecopowered
Chavirage Remontée de l'Atlantique nord
(sud des Açores)

Le Vendée Globe 2016-2017 modifier

  • Le départ est donné le aux Sables-d'Olonne[69].
  • Arrivée d'Armel Le Cléac’h[25] aux Sables-d'Olonne le à 16 h 37 min 46 s (heure française).
  • 50 jours et 9 heures plus tard, le , la course se conclut avec l'arrivée de Sébastien Destremau 18e.
  • 29 bateaux au départ, 18 bateaux classés à l’arrivée (soit 62 %), 1 bateau arrivé non-classé.
Place Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Temps
1 Armel Le Cléac’h   France Banque Populaire VIII 074 j 03 h 35 min 46 s (nouveau record)[1]
2 Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss 074 j 19 h 35 min 15 s
3 Jérémie Beyou   France Maître Coq 078 j 06 h 38 min 40 s
4 Jean-Pierre Dick   France StMichel-Virbac 080 j 01 h 45 min 45 s
5 Yann Eliès   France Quéguiner - Leucémie Espoir 080 j 03 h 11 min 09 s
6 Jean Le Cam   France Finistère Mer Vent 080 j 04 h 41 min 54 s
7 Louis Burton   France Bureau Vallée 087 j 21 h 45 min 49 s
8 Nándor Fa   Hongrie Spirit of Hungary 093 j 22 h 52 min 09 s
9 Éric Bellion   France Comme un seul homme 099 j 04 h 56 min 20 s
10 Arnaud Boissières   France La Mie câline 102 j 20 h 24 min 09 s
11 Fabrice Amedeo   France Newrest-Matmut 103 j 21 h 01 min 00 s
12 Alan Roura   Suisse Armor-Lux/foies Gras 105 j 20 h 10 min 32 s
13 Rich Wilson   États-Unis Great American IV 107 j 00 h 48 min 18 s
14 Didac Costa   Espagne One planet One ocean 108 j 19 h 50 min 45 s
15 Romain Attanasio   France Famille Mary - Étamine du Lys 109 j 22 h 04 min 00 s
16 Conrad Colman   Nouvelle-Zélande 100 % Natural Energy 110 j 01 h 58 min 41 s
17 Pieter Heerema   Pays-Bas No Way Back 116 j 09 h 24 min 12 s
18 Sébastien Destremau   France TechnoFirst-FaceOcean 124 j 12 h 38 min 18 s
--- Enda O'Coineen   France /   Irlande Le Souffle du Nord Team Ireland 526 j 00 h 56 min 37 s (arrivée non officielle)[70]
Abandons lors de l'édition 2016-2017
Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Raison de l'abandon Lieu
Bertrand de Broc[71]   France MACSF Carénage endommagé Ile de Fernando de Noronha
Vincent Riou[72]   France PRB Avarie de quille Atlantique Sud (après 15 jours de course)
Morgan Lagravière[73]   France Safran II Avarie du safran Atlantique Sud (après 18 jours de course)
Tanguy de Lamotte   France Initiatives-Cœur Casse tête de mât îles du Cap-Vert (Mindelo), retour aux Sables-d'Olonne
Kojiro Shiraishi   Japon Spirit of Yukoh Casse du mât Quelques milles avant le passage Bonne-Espérance
Kito de Pavant   France Bastide-Otio Quille rompue et coque endommagée avec voie d'eau 150 milles au Nord-Est des îles Crozet
Sébastien Josse   France Edmond de Rothschild Avarie majeure du foil bâbord Sud de l'Australie
Thomas Ruyant   France Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine Dégâts structurels importants Bluff, Nouvelle-Zélande
Stéphane Le Diraison   France Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt Démâtage Océan Indien, Sud Autralie
Paul Meilhat   France SMA Vérin de quille fissuré Point Nemo
Enda O'Coineen   Irlande Kilcullen Voyager - Team Ireland Démâtage Sud Nouvelle-Zélande
  • Événements marquants :
    • Kito de Pavant doit abandonner son bateau au large des Kerguelen à la suite d'une sérieuse avarie de quille, il est recueilli par le Marion Dufresne, bateau ravitaillant les Terres australes et antarctiques françaises[74].
    • Fait inédit dans l'histoire de la course, 2 équipes concurrentes ayant dû abandonner en Nouvelle-Zélande se sont associées[75] pour reprendre la mer, et c'est le , 526 jours après le départ, qu'Enda O'Coineen à la barre de l'ancien bateau de Thomas Ruyant[76], rebaptisé après réparation Le Souffle du Nord Team Ireland, est arrivé aux Sables-d'Olonne, concluant son (re)tour du monde[77],[78].

Le Vendée Globe 2020-2021 modifier

Le départ est donné le en baie des Sables-d'Olonne. 33 bateaux se présentent au départ.

Le vainqueur Yannick Bestaven termine sa course par un bord de plus de 900 nm (1 670 km) avant de passer la ligne d'arrivée sans manœuvre avec h 3 min 1 s d'avance en temps compensé sur Charlie Dalin.

Les huit premiers marins bouclent la circumnavigation en 80 jours et coupent la ligne d'arrivée espacés de moins de 24 heures. 27 bateaux sur les 33 engagés rejoignent Les Sables-d'Olonne, dont 25 officiellement en course (76 % des concurrents initiaux classés), c'est à la fois le record du nombre de bateau au départ, à l'arrivée et du plus faible taux d'abandon du Vendée Globe, qui témoigne d'un plateau de skippers exceptionnellement relevés, ainsi d'une qualité de préparation des bateaux homogène et de haut niveau.

Les bateaux les plus modernes, dotés de foils, n'ont pas pu rivaliser avec le record d'Armel Le Cléac'h réalisé en 2016-2017 (74 j 03 h 35 min) du fait de systèmes météo compliqués et de mers difficiles, particulièrement durant la traversée du sud. Le succès médiatique de cette édition 2020-2021 est exceptionnel. Très disputée, haletante jusqu'au dernier jour, elle a enchanté autant les spectateurs que les partenaires des skippers. Parmi d'autres, Jean Le Cam souligne l'intérêt d'une évolution contrôlée de la jauge pour contenir les budgets en encadrant les évolutions techniques, au détriment des progrès des prototypes les plus extrêmes, mais au bénéfice des coureurs, des partenaires et de l'impact médiatique de la course dans son ensemble.

  • Événements marquants :
    • Abandon et sauvetage de Kevin Escoffier le , son bateau s'étant coupé en deux dans une déferlante et ayant sombré. Kevin est récupéré par le « roi Jean » (Jean Le Cam) au large du Cap de Bonne-Espérance, avec la participation de quatre autres skippers. Les réparations accordées par le jury modifient profondément le placement à l'arrivée avec en particulier la victoire en temps compensé de Yannick Bestaven, avec le plus petit écart de l'histoire de la course entre le 1er et le 2e.
    • Abandon de Samantha Davies le et d'Isabelle Joschke le sur avaries de quille. Les deux navigatrices décident de tenter de terminer malgré tout leur tour du monde hors course. Isabelle Joschke repart de Salvador de Bahia le 5 février, alors que Samantha Davies croise devant les côtes brésiliennes, permettant aux deux navigatrices qui figuraient parmi les favorites, de naviguer de conserve. Elles parviennent toutes les deux à ramener leurs IMOCA aux Sables-d'Olonne.
Place Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Temps Remarque ou Compensation
accordée par le jury
1 Yannick Bestaven   France Maître CoQ IV 080 j 03 h 44 min 46 s 10h15
2 Charlie Dalin   France Apivia 080 j 06 h 15 min 47 s 1er sur la ligne d'arrivée
"Line honours"
3 Louis Burton   France Bureau Vallée 2 080 j 10 h 25 min 12 s
4 Jean Le Cam   France Yes we Cam! 080 j 13 h 44 min 55 s 16h15
5 Boris Herrmann   Allemagne Seaexplorer-Yacht
Club De Monaco
080 j 14 h 59 min 45 s 6h
6 Thomas Ruyant   France LinkedOut 080 j 15 h 22 min 01 s (4e sur la ligne d'arrivée)
7 Damien Seguin   France Groupe APICIL 080 j 21 h 58 min 20 s
8 Giancarlo Pedote   Italie Prysmian Group 080 j 22 h 42 min 20 s
9 Benjamin Dutreux   France OMIA - Water Family 081 j 19 h 45 min 20 s
10 Maxime Sorel   France V And B Mayenne 082 j 14 h 30 min 15 s
11 Armel Tripon   France L'Occitane en Provence 084 j 17 h 07 min 50 s
12 Clarisse Crémer   France Banque Populaire X 087 j 02 h 24 min 25 s
13 Jérémie Beyou   France Charal 089 j 18 h 55 min 58 s
14 Romain Attanasio   France Pure - Best Western 090 j 02 h 46 min 02 s
15 Arnaud Boissières   France La Mie Câline
Artisans Artipole
094 j 18 h 36 min 06 s
16 Kōjirō Shiraishi   Japon DMG Mori 094 j 21 h 32 min 56 s
17 Alan Roura   Suisse La Fabrique 095 j 06 h 09 min 56 s
18 Stéphane Le Diraison   France Time For Oceans 095 j 08 h 16 min 00 s
19 Pip Hare   Royaume-Uni Medallia 095 j 11 h 37 min 30 s
20 Didac Costa   Espagne One Ocean One Planet 097 j 06 h 27 min 03 s
21 Clément Giraud   France Compagnie du Lit Jiliti 099 j 20 h 08 min 31 s
22 Miranda Merron   Royaume-Uni Campagne de France 101 j 08 h 56 min 51 s
23 Manuel Cousin   France Groupe Setin 103 j 18 h 15 min 40 s
24 Alexia Barrier   France TSE - 4MyPlanet 111 j 17 h 03 min 44s
25 Ari Huusela   Finlande Stark 116 j 18 h 15 min 46 s
--- Isabelle Joschke   France
  Allemagne
MACSF - arrivée hors course
le 24 février 2021[79]
--- Samantha Davies   Royaume-Uni Initiatives-Cœur - arrivée hors course
le 26 février 2021[80]
Abandons lors de l'édition 2020-2021
Nom du concurrent Nationalité Nom du bateau Raison de l'abandon Lieu
Nicolas Troussel   France Corum L'Épargne Démâtage Ouest du Cap Vert
Kevin Escoffier   France PRB Bateau coulé Sud-ouest du Cap de Bonne-Espérance
Alex Thomson   Royaume-Uni Hugo Boss Avarie de safran
après des problèmes structurels
Cap de Bonne-Espérance
Sébastien Simon   France Arkea-Paprec Avarie de foil et puits de foil
à la suite d'un choc avec un OFNI
Cap de Bonne-Espérance
Samantha Davies   Royaume-Uni Initiatives-Cœur Avarie de quille
à la suite d'un choc avec un OFNI
Cap de Bonne-Espérance
Fabrice Amédéo   France Newrest - Art
& Fenêtres
Double pannes informatiques Cap de Bonne-Espérance
Isabelle Joschke   France
  Allemagne
MACSF Vérins de quille orientable Nord-est des Malouines
Sébastien Destremeau   France
  Australie
Merci Pannes multiples de barre et pilote Sud-est de la Nouvelle-Zélande

Au cinéma modifier

La course sert de toile de fond au film En solitaire réalisé par Christophe Offenstein, sorti en 2013, avec François Cluzet dans le rôle d'un concurrent qui se retrouve avec un passager clandestin lors de l'épreuve.

Notes et références modifier

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Voir aussi modifier

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Bibliographie modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier