Zone résidentielle

aménagement en espace social pour les piétons et les cyclistes, le transport motorisé est autorisé mais limité

La zone résidentielle désigne une zone urbaine appartenant à un quartier où l'habitat est la fonction prépondérante et où l'espace public est conçu pour être partagé dans la perspective d'une véritable coexistence des différentes catégories d'usagers. Les piétons y sont prioritaires et les jeux d'enfants autorisés. La vitesse maximale a vocation à être limitée à 20 km/h, mais ne l'est pas systématiquement au départ.

Rue Duluth, à Montréal, en août

HistoireModifier

Apparu dans les années 1970 en Europe, ce modèle a été inventé aux Pays-Bas au travers du concept de woonerf.

Dès 1988, ce concept a été étendu aux Pays-Bas aux quartiers commerciaux, centres-villes, et centres historiques. On parle alors de erf, et non plus de woonerf. Il est ensuite étendu à d'autres pays, comme la Belgique, la Suisse puis en 2008 en France sous le nom de zone de rencontre. La vitesse est alors formellement limitée.

Règles et équipements selon les paysModifier

AllemagneModifier

En Allemagne le concept s'appelle verkehrsberuhigter Bereich, qu'on pourrait traduire par « zone à circulation calme ».

AutricheModifier

En Autriche le concept s'appelle Wohnstraße, qu'on pourrait traduire par « rue résidentielle ».

BelgiqueModifier

En Belgique le concept s'appelle woonerf ou zone résidentielle[1].

 
Signal F12a
 
Signal F12b

CanadaModifier

Un exemple nord-américain de zone résidentielle est la rue Duluth, à Montréal.

EspagneModifier

En Espagne le concept s'appelle calle residencial, qu'on pourrait traduire par rue résidentielle.

FranceModifier

En France, le travail de réflexion sur le code de la rue a abouti à la création en 2008, dans le Code de la route, d'un espace dénommé zone de rencontre [2] (il s'agissait un des 4 axes prioritaires du groupe de travail Code de la rue). Sans avoir réglementé officiellement la notion de "zone de rencontre", la France avait déjà réalisé des aménagements qui reflètent cet esprit de cohabitation pacifique des usagers, avec priorité accordée aux piétons (exemples à Chambéry, à Paris : le parvis de la Gare du Nord....)

Chambéry fut la première ville où une zone de rencontre fut instaurée[3],

Le Certu a mis en place un observatoire national internet

NorvègeModifier

Pays-BasModifier

En néerlandais, erf (autrefois woonerf) veut dire « cour résidentielle » et fait partie de l'infrastructure de circulation.

C'est un type d'infrastructure qui est utile lorsque les activités piétonnes et de séjour (la marche, les jeux des enfants, etc.) ont priorité sur la circulation automobile. Aux Pays-Bas, des règlements exigent que les voitures roulent au ralenti et elles ne peuvent se garer qu'à certains endroits désignés.

 
Erf aux Pays-Bas (le panneau est dépassé)

PologneModifier

En Pologne : Strefa zamieszkania

République tchèqueModifier

Royaume-UniModifier

Au Royaume-Uni les zones résidentielles sont nommées Home zone.

SuèdeModifier

SuisseModifier

En Suisse, la zone de rencontre a été introduite dans la réglementation avec l’ordonnance fédérale du . Cet espace désigne des routes situées dans des quartiers résidentiels ou commerciaux, sur lesquelles les piétons et les utilisateurs d’engins assimilés à des véhicules peuvent utiliser toute l’aire de circulation. Ils bénéficient de la priorité mais ne doivent toutefois pas gêner inutilement les véhicules. Cette restriction dans le code constitue une différence par rapport aux usages aux Pays-Bas [4]

Notes et référencesModifier

  1. « Code de la route, art. 22bis », sur Justel, (consulté le 30 mai 2020).
  2. cf Décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière
  3. « La zone de rencontre », sur http://velobuc.free.fr, (consulté le 26 août 2008)
  4. Voir réglementation suisse

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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