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Terre et Liberté (en russe : Земля и воля, Zemlia i Volia, est une organisation populiste russe qui regroupe, vers 1876, un certain nombre de mouvements locaux populistes. Dirigeant son action essentiellement vers le monde paysan, le mouvement se scinde en 1879.

Contexte politiqueModifier

L'organisation est issu du regroupement de plusieurs groupes populistes russes Narodniki. Elle s'appela d'abord (Северная революционно-народническая группа, ''Severnaya revolyutsionno-narodnicheskaya gruppa'', en français : Groupe révolutionnaire narodniki du nord) et (Общество народников, ''Obschestvo narodnikov'', en français : Mouvement narodniki).

Narodniki est le nom d'un mouvement socialiste agraire actif de 1860 à la fin du XIXe siècle fondé par des populistes russes.

Influencés par les écrits d'Alexandre Herzen, les narodniks ont essayé d'adapter la doctrine socialiste aux conditions russes. Ils envisagent une société dans laquelle la souveraineté reposerait sur de petites unités économiques autonomes rassemblant les communes de village et liées dans une confédération remplaçant l'état.

En 1876, lors d'un congrès à Saint-Pétersbourg, ils se transforment en société secrète, connue sous le nom de Terre et Liberté, pour favoriser un soulèvement révolutionnaire de masse avec les projets de manifestations, de grèves, de révoltes et jusqu'à la désorganisation de l'État et parvenir au coup d'état.

Actions et développementsModifier

Désaccords et éclatementModifier

Les désaccords voient le jour entre les partisans de l'ancienne stratégie d'incitation à la campagne appelée derevenschiki, ou «villageois» (Gueorgui Plekhanov, Mikhail Popov, Ossip Aptekman, etc.), défenseurs de la transition vers la lutte politique et les partisans de l'utilisation du terrorisme politique (Andreï Jéliabov, Alexandre Mikhailov, Alexandre Kvyatkovsky, Nikolai Morozov, Lev Tikhomirov etc.). Cette opposition entre deux visions politiques conduit à la convocation du Congrès de Voronej en juin 1879, au cours duquel les deux groupes rivaux trouvent un compromis à court terme.

En août 1879, toutefois, l'organisation se sépare en deux organisations indépendantes :

Notes et référencesModifier

  1. Orlando Figes, La Révolution russe, 1891-1924 : la tragédie d'un peuple (tome 1), traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, préface de Marc Ferro. Paris : Denoël, 2007. Collection Folio Histoire. 1re édition 1996. (ISBN 978-2-07-039886-7), p. 273.

Liens externesModifier