Yvorne

commune suisse

Yvorne
Yvorne
Yvorne et son vignoble.
Blason de Yvorne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Aigle
Localité(s) Versvey, Vers-Morey, Vers-Monthey, Yvorne
Communes limitrophes Roche, Corbeyrier, Leysin, Aigle, Vouvry (VS), Chessel
Syndic Edouard Chollet (PLR)
NPA 1853
N° OFS 5415
Démographie
Gentilé Les Vuargnérans
Population
permanente
1 066 hab. (31 décembre 2018)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 59″ nord, 6° 58′ 01″ est
Altitude 454 m
Superficie 12,2 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Yvorne
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Yvorne
Liens
Site web www.yvorne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Yvorne est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district d'Aigle.

HistoireModifier

 
Photo aérienne (1952).

Yvorne fut cité sous le nom d'Evurna vers 1025-1030. On y découvrit une nécropole de l'âge du Bronze, une route romaine dans la plaine du Rhône, deux milliaires (47 apr. J.-C. et époque constantinienne) et des tombes du haut Moyen Âge. L'abbaye de Saint-Maurice possédait des biens et des droits à Yvorne dès le XIIe siècle, en relation avec la maison d'Ollon, fondée par l'abbé Rodolphe (1153-1168). Partie du Chablais savoyard, Yvorne fut rattaché par Berne au gouvernement d'Aigle dès 1475. Le village passa au district d'Aigle en 1798[3].

En 1584, un éboulement détruisit une grande partie des maisons, reconstruites plus à l'est en 1607-1608. Un vignoble fut planté sur l'éboulis, qui lui donna son nom en patois (L'Ovaille). La Maison Blanche, édifiée en 1573 et reconstruite en 1609 par Antoine d'Erlach, servit de résidence d'été aux gouverneurs d'Aigle, puis passa à la famille Sinner. Yvorne releva d'Aigle jusqu'en 1828 et fut érigé en paroisse (1833-1845, dès 1862 avec Corbeyrier et, jusqu'en 1936, Roche ; temple de 1838). Une nouvelle route relia Yvorne à Aigle en 1909 ; l'autoroute A9 et le Relais du Chablais ouvrirent en 1981. Yvorne est resté une commune viticole ; la plaine est vouée à la céréaliculture et à l'horticulture[3].

Yvorne fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de Suisse.

GéographieModifier

La commune comprend le village d'Yvorne et les hameaux de Versvey, Vers-Morey et Vers-Monthey[3].

DémographieModifier

On compte 29 feux à Yvorne et 8 à Vers-Monthey en 1313. Yvorne compte 464 habitants en 1764, 542 en 1798, 744 en 1850, 872 en 1900, 772 en 1950, 962 en 2000[3] et 1 066 au 31 décembre 2018[1].

Actualité politiqueModifier

La commune d'Yvorne a mené en 2010 un projet de fusion[4] avec les communes voisines de Leysin et d'Aigle. Le projet, bien qu'accepté par les habitants d'Yvorne et de Leysin, a été refusé par les Aiglons pour 43 voix en votation populaire le [5] :

Commune Oui Non Abstentions
Aigle 1 168 (49 %) 1 211 (51 %) 42
Leysin 455 (53 %) 403 (47 %) 13
Yvorne 252 (52 %) 232 (48 %) 8

La nouvelle commune d'Aigle aurait rassemblé les 13 100 habitants des trois communes initiales[6], sur un territoire de 47,09 km2. La municipalité aurait été portée à neuf membres et le conseil communal à cent conseillers. Des arrondissements électoraux auraient alors été mis en place pour garantir la représentation des minorités au sein des conseils.

Patrimoine bâtiModifier

Maison Blanche Le château de Maison Blanche

Temple réformé (1835-1838), par l'architecte Jean Gunthert[7].

Cure (1837) par l'architecte lausannois Henri Perregaux[8],[9].

École (1871) par l'architecte François Jaquerod.

Carrière de TruchefardelModifier

Au lieu-dit Truchefardel ou La Coche, en bordure de la route, une carrière de marbre jaspé (Malm coralligène) a été exploitée par des carriers anonymes dès le XVIIe siècle, puis par les marbriers Doret au XVIIIe siècle et XIXe siècle. En 1756, Vincent Doret y construit une scie à marbre. Ce matériau, qui se distingue par sa riche coloration alliant le gris, le rouge et le jaune avec des veines noires et blanches, a connu une gloire certaine, puisqu'il a été exporté dans un large rayon, notamment dans tout le Pays de Vaud, ainsi qu'à Berne, à Genève et à Lyon. Parmi les nombreuses utilisations de ce matériau, on peut citer les colonnes du portail de l'hôtel de ville de la Palud, à Lausanne (1674)[10]. De 1905 à 1921, cette carrière est exploitée par la Société des carrières d'Arvel, à qui elle appartient, et où celle-ci exploite principalement de la pierre de taille et de marbrerie sous l'appellation de « Rouge suisse » et « Gris suisse ». Cette carrière a également fourni, en 1913-1914, les matériaux utilisés pour la construction du mur de tête suisse du tunnel du Mont-d'Or. La carrière est fermée en 1921[11].

TransportsModifier

Depuis Yvorne, le col des Agites permet de rejoindre la vallée de l'Hongrin.

Personnalités liées à la communeModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a b c et d Jean-Jacques Bouquet, « Yvorne » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. Site internet du projet de fusion http://www.projet-fusion.ch/
  5. Résultat de la votation sur le site de la commune d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2658/la-fusion-echoue-de-peu.html
  6. Communiqué de presse de la municipalité d'Aigle http://www.aigle.ch/fr/N2296/yvorne-leysin-et-aigle-revotent-la-fusion.html
  7. Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 440
  8. Monique Fontannaz, Les Cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 245-256
  9. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Âge d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 384-388
  10. Paul Bissegger, «Noir, brun, rouge, violet et jaspé: les marbres du Chablais vaudois», Von Farbe und Farben. Albert Knoepfli zum 70. Geburtstag (Veröffentlichungen des Instituts für Denkmalpflege an der Eidgenössischen Technischen Hochschule Zürich, 4 Zurich 1980, pp. 79-84.
  11. Michèle Grote, Bernard Streiff, Les Carrières d'Arvel : une société centenaire, [Villeneuve] : Carrières d'Arvel, 2005, pp. 18-20, fig. 13, le bâtiment d'exploitation de la carrière de La Coche, vue prise vers 1915.

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