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Yvonne Feyerick Nèvejean
Nom de naissance Yvonne Nevejean
Naissance
Gentbrugge
Décès (à 86 ans)
Bruxelles
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Pays de résidence Belgique
Activité principale
Autres activités
Résistante
Distinctions

Yvonne Feyerick Nevejean, née à Gentbrugge (Belgique), le et décédée le à Bruxelles . Elle était la directrice de l'Œuvre nationale de l'enfance en Belgique durant la Seconde Guerre mondiale. Par son action et en collaboration avec le Comité de défense des Juifs des époux Jospa (Hertz et Yvonne), elle contribua à sauver plus de 4000 enfants juifs en leur procurant de fausses identités et en les soustrayant à l'autorité allemande d'occupation du pays. Yvonne Nèvejean fut déclarée Juste parmi les nations par l'Institut Yad Vashem.

Sommaire

BiographieModifier

 
Allée à travers le 'Jardin des Justes', Yad Vashem (Jérusalem)

Yvonne Nevejan nait le à Gentbrugge. Elle obtient un diplôme d'auxiliaire sociale en 1922 lors de ses études à l'Ecole centrale de Service Social de Bruxelles. Elle étudie à l'Université de Gand puis aux États-Unis où elle décroche une maîtrise en sciences sociales et politiques à l'Université de New York. Après son retour en Belgique en 1928, elle commence à travailler pour l'Œuvre nationale de l'enfance (aujourd'hui dénommé office national de l'enfance [O.N.E.], une organisation parastatale qui supervisait un réseau de foyers pour enfants en difficulté à travers toute la Belgique. Elle gravit rapidement les échelons de l'organisme jusqu'à en assurer la direction générale en 1940.

En août 1942 lorsque commencent les premières déportations de juifs en Belgique, Yvonne Nèvejean est contactée par le Comité de défense des Juifs[1], une toute récente organisation clandestine fondée par Hertz Jospa et son épouse Yvonne Jospa. Ils lui demandent de prendre part au sauvetage et à la dissimulation d'enfants juifs dans des familles et des institutions dépendant de l'Œuvre nationale de l'enfance. Plus de 3000 enfants[2] purent ainsi échapper à la barbarie nazie grâce au ravitaillement assuré par les infirmières-visiteuses.

Les réseaux secrets juifs financent les opérations. Lorsque ces fonds s'avèrent ne plus être suffisants, Yvonne Nèvejean obtient un soutien financier auprès des banques, du gouvernement belge en exil à Londres et de l'American Jewish Joint Distribution Committee (Joint).

La Gestapo tente bien de mettre un terme aux activités d'Yvonne Nèvejean. Même si plusieurs résistants ou bénéficiaires du réseau furent arrêtés, jamais l'organisation clandestine ne cessa son activité qui était soutenue par la Reine Élisabeth et d'autres résistants belges comme Léon Platteau, alors secrétaire général du ministère belge de la Justice. Tous deux furent également déclarés justes parmi les nations par l'Institut Yad Vashem en 1969.

D'autres figures furent très actives dans ce réseau, un prêtre du diocèse de Namur, Joseph André, Dom Bruno, Madeleine Sorel, et d'autres.

Engagement associatifModifier

Yvonne Nejevan a été membre de plusieurs associations. Elle a aidé à fonder en 1944 l'association "Aide aux Israélites victimes de la guerre" et en 1964, "l'Amicale des Anciens du CDJ". Elle sera à l'initiative des liens entre l'ONE et le conseil général de la Croix-Rouge de Belgique.

Reconnaissance publiqueModifier

RéférencesModifier

  1. Fin '43 elle en deviendra membre à part entière
  2. Marissal (Cl.), Nevejan Yvonne (1900-1987), dans GUBIN (E.), JACQUES (C.), PIETTE (V.) et PUISSANT (J.), sous la dir. de, Dictionnaire des femmes belges, 19ème et 20ème siècles, Bruxelles, 2006, p.421-422.
  3. [1]