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Yvetot-Bocage

commune française du département de la Manche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Yvetot (homonymie).

Yvetot-Bocage
Yvetot-Bocage
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Valognes
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Alain Croizer
2014-2020
Code postal 50700
Code commune 50648
Démographie
Gentilé Yvetotais
Population
municipale
1 126 hab. (2016 en diminution de 2,17 % par rapport à 2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 24″ nord, 1° 30′ 13″ ouest
Altitude Min. 13 m
Max. 75 m
Superficie 12,46 km2
Localisation

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Yvetot-Bocage
Liens
Site web www.yvetot-bocage.fr

Yvetot-Bocage (prononcé [ivtobokaʒ]) est une commune française située dans le département de la Manche (région Normandie), peuplée de 1 126 habitants[Note 1].

Sommaire

GéographieModifier

La commune est au centre de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 3,5 km au sud-ouest de Valognes, à 10 km à l'est de Bricquebec et à 14 km au nord de Saint-Sauveur-le-Vicomte[1].

Yvetot-Bocage est dans le bassin de la Douve, par deux de ses affluents. La majeure partie, orientale, a ses eaux collectées par le Merderet qui délimite le territoire à l'est et par ses propres affluents dont le ruisseau de Grismarais qui fait partiellement fonction de limite au sud. L'ouest est drainé par le ruisseau du Marais Renard, plus modeste, qui prend sa source dans la commune et rejoint la Douve — appelée à cet endroit l'Ouve — sur le territoire de la commune de Négreville voisine.

Le point culminant (75 m) se situe en limite nord, au lieu-dit la Brique. Le point le plus bas (13 m) correspond à la sortie du Merderet du territoire, au sud-est. Au nord de la commune existent quelques vestiges de l'ancienne forêt de Brix, avec le bois des Fosses et celui de la Tuilerie, extensions du bois de la Brique (à Négreville).

Lieux-dits et écartsModifier

  • Azir (manoir)
  • la Barre, la Basfeuille (manoir), Bas-Marais, la Brique
  • le Carrefour des Vergers, Hameau des Carrières, le Petit Château, la Chaussée, la Cointerie, la Cour (manoir), le Coutre, la Croix Blanche, Le Clos du Puits
  • les Dours
  • le Hameau de l'École, l'Épiscopat (manoir)
  • Fenard, la Fontaine aux Cœurs, la Fontenelle (manoir), les Fosses (bois)
  • la Garderie, la Girotterie, Grismarais
  • Hameau Gallis, Hameau Larcher, le Hameau ès Pages, la Haulle (manoir), la Houtevillerie
  • la Lamberterie, la Lande (manoir), la Lande de Millières, la Londe, la Petite Londe, la Grande Londe (manoir), la Lysonnerie
  • Maisons Gargatte, Maison Vignon, le Manoir (manoir), la Mare, les Mares, la Marterie, Mesnil Grand (très beau manoir), Montigny (manoir), Muray
  • la Planche Gargatte
  • le Séminaire (belle maison), Servigny (château classé)
  • le Tot, Toves, la Tuilerie (manoir et bois)
  • la Valette (manoir), la Vautière, Vic, la Vicquerie, la Vignonerie, Village Bouteiller, Village d'Henrionnet, Village Laurent, Village des Saints.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Yvetot et Ivetot en 1056, Ivetooht, Ivetoht et Ivetoth vers 1180, Ivetot en 1203[3],[4].

Il s'agit d'une formation médiévale en -tot[5], appellatif toponymique normand issu du norrois topt, toft, devenu -toht dans les plus anciens documents (cf. Yvetot, Seine-Maritime, Ivetoht 1025-1026). L'élément Yve- représente le nom de personne germanique continental Ivo ou norrois Ívarr par attraction paronymique du précédent, peut-être par le biais d'une forme *Ivi hypothétique. Ivo explique les prénoms et patronymes Yves et Yvon, bien attestés en Normandie, et Ívarr, le patronyme Yver centré sur la Normandie encore au début du XXe siècle[6]. On les retrouvent dans Yvetot, Yvecrique, La Chapelle-Yvon, Boisyvon, etc[7],[8],[9].

Yvetot a reçu le déterminant complémentaire -Bocage en 1919[10] pour la différencier d'autres Yvetot de Normandie.

Le gentilé est Yvetotais.

Les noms de hameaux suivant sont d'origine norroise : la Brique, Grismarais, la Haulle, la Londe, Gargatte, la Mare, le Tot, Toves, Vic.

HistoireModifier

Riche terroir situé à proximité de Valognes, la commune d'Yvetot-Bocage est pourvue d'un nombre important de belles maisons, notamment en raison des carrières de pierre calcaire, exportées dans tout le Cotentin depuis plusieurs siècles.

La « pierre d'Yvetot » a été employée depuis le XIe siècle sous le nom de « pierre de Valognes » pour la construction de la plupart des églises et manoirs de la région. À partir du XVe, on l'utilise notamment pour l'ornement extérieur et intérieur des maisons (cheminées, ouvertures), là ou l'on n'utilise pas le granite, de taille plus difficile. La pierre d'Yvetot a été utilisée jusqu'au XXe siècle.

C'est à Yvetot-Bocage qu'a été signé le traité de Servigny le marquant sur le papier la reddition de Cherbourg, acte signé entre le général américain Lawton Collins et le général allemand Karl-Wilhelm von Schlieben.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1780 1790 Michel de La Barre    
1790 1792 André Hallot    
1792 1804 Nicolas Basley    
1804 1816 Joseph Leveel de La Haulle    
1816 1820 Édouard Abasquene de Parfouru    
1820 1834 Pierre Varin    
1834 1859 Louis Navet-Desvallées    
1859 1876 Jean Regnouf    
1876 1884 Clément Navet    
1884 1889 Marin Hallot    
1889 1897 Bon Herequin    
1897 1919 Octave Picot    
1919 1926 Joseph Alexandre    
1926 1937 Alexandre Langlois    
1937 1944 Joseph Marc Abasquene de Parfouru    
1944 1966 Jules Langlois    
1966 1973 Pierre Couppey    
1973 2001 Raymond Passilly    
2001 En cours Alain Croizer[11] SE Agent de maîtrise
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[11].

Culte catholiqueModifier

Yvetot-Bocage relève du diocèse de Coutances-et-Avranches. Avant 1801, la paroisse relevait de l'ancien diocèse de Coutances puis de l'éphémère diocèse de la Manche.

L'ancienne paroisse catholique d'Yvetot, qui était à l'origine de la commune actuelle, a été supprimée en 1995. Yvetot relève désormais de la nouvelle paroisse de Valognes. L'église reste toutefois église paroissiale, au même titre que les autres églises des anciennes paroisses.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2016, la commune comptait 1 126 habitants[Note 2], en diminution de 2,17 % par rapport à 2011 (Manche : -0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Yvetot a compté jusqu'à 1 253 habitants en 1846.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0621 1851 1851 2111 2351 2371 2021 2531 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1261 1371 0259801 026981885874856
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
827801807689708700664742804
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8227707717951 0441 0271 0221 1111 115
2016 - - - - - - - -
1 126--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

MonumentsModifier

Église paroissialeModifier

 
Vue intérieure de l'église.

Classée monuments historiques depuis 1973[15], l'église Saint-Georges possède un chœur voûté du XIIIe siècle bordé de collatéraux du XVe siècle. La nef a été entièrement reconstruite au XVIIIe siècle. L'édifice abrite trois statues, une poutre de gloire et une chaire classées à titre d'objets[16].

Le clocher du XIIIe siècle.

ChapellesModifier

  • Chapelle particulière datée de 1645, ajoutée à l'église.

Châteaux et manoirsModifier

 
Portail du château de Servigny.
 
Le château de Servigny.

Activité et manifestationsModifier

SportsModifier

Le Football Club d'Yvetot-Bocage fait évoluer une équipe de football en division de district[18].

ManifestationsModifier

  • Fête patronale, le 23 avril ou le dimanche suivant.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 237
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1018
  5. François de Beaurepaire, op. cit.
  6. Site de géopatronyme : répartition par naissance du patronyme Yver [1]
  7. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 167
  8. François de Beaurepaire, op. cit., p. 80.
  9. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 72a.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. a et b Réélection 2014 : « Yvetot-Bocage (50700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 avril 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Église », notice no PA00110645, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Œuvres mobilières à Yvetot-Bocage », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Château de Servigny », notice no PA00110644, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « FC Yvetot-Bocage », sur Site officiel de la Ligue de Normandie (consulté le 28 août 2018)

Liens externesModifier

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