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Yvan Mayeur

personnalité politique belge
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mayeur.
Yvan Mayeur
Illustration.
Fonctions
Bourgmestre de Bruxelles
Prédécesseur Freddy Thielemans
Successeur Philippe Close
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Etterbeek (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique Anciennement parti socialiste

Yvan Mayeur
Bourgmestres de Bruxelles

Yvan E.C. Mayeur, né le à Etterbeek, est un homme politique belge, ancien membre du Parti socialiste. Il a été bourgmestre de Bruxelles de 2013 jusqu'à sa démission en juin 2017. Yvan Mayeur est assistant social de formation[1].

Sommaire

BiographieModifier

Au niveau fédéral, Yvan Mayeur est député à la Chambre des représentants de 1989 à 1995 et de 1999 à 2014. Durant cette période, il est Président de la Commission de la Santé publique et l'intégration sociale et Président de la Commission des affaires sociales du Parlement fédéral[2]. Il est aussi initiateur et rédacteur, en 2000 et 2003, de deux propositions de lois fédérales concernant l'usage des standards ouverts et des logiciels libres par les administrations.

Yvan Mayeur est plus connu pour son implication dans la politique Bruxelloise, ville dont il est membre du Conseil communal[3] de 1994 à 2017.

Il occupe le poste de Président du centre public d'action sociale (CPAS) de la ville de 1995[4] à 2013. Il étend le rôle du CPAS de Bruxelles au-delà de l’aide sociale, notamment dans le domaine de la santé, du logement, de la formation et de l’emploi.[5] De 2005 à 2008, il est également président d'IRIS[6], le réseau des hôpitaux publics bruxellois, ainsi que Président du Centre Hospitalier Universitaire Saint-Pierre de 1995 à 2008. Yvan Mayeur est le fondateur du Samusocial de Bruxelles[7]. Il en assumera la Présidence de 2000 à 2014. Il est également Président du Théâtre Varia de 1995 à 2015 et du Théâtre Les Tanneurs de 2009 au 2014[8].

De 2014 à 2017, il est Président de l’intercommunale Vivaqua, la principale entreprise publique bruxelloise (intercommunale) de production et distribution d’eau potable, et d’assainissement des eaux usées. Il accompli la fusion par absorption de Vivaqua avec Hydrobru[9] , faisant de Vivaqua l’unique service public de production, distribution et traitement de l’eau. Pour l'opposition, c'est un cumul problématique avec sa fonction de bourgmestre car être président du conseil d'administration de Vivaqua est un travail à plein temps[10].

En décembre 2013, il devient bourgmestre de Bruxelles. Le 8 juin 2017, il démissionne suite à un scandale lié aux rémunérations opaques des administrateurs du Samusocial[11]. En particulier, Yvan Mayeur a touché une rémunération de 16.800 euros brut en 2015 et 18.900 euros en 2016 pour des réunions dont l'existence n'a pas été établie[12]. Philippe Close lui succède à la tête de la ville.

Depuis mars 2018, il s'est reconverti dans le secteur privé[13].

Bourgmestre de BruxellesModifier

En décembre 2013, soit un an après les élections communales, Freddy Thielemans démissionne du poste de bourgmestre de la ville de Bruxelles. Pour lui succéder, Yvan Mayeur est désigné par le Conseil Communal. D'un côté, certains lui reprochent un manque de légitimité directe suite à son relativement faible score personnel aux élections, ainsi qu'aux déclarations publiques de Freddy Thielemans annonçant qu'il ferait un mandat complet. De l'autre, il revendique sa légitimé, étant nommé par 29 voix de conseillers communaux sur 49, dans une ville où le score des élus ne détermine pas le choix du bourgmestre[14].

A la tête d'une majorité composée du PS, du MR, du SPa et de l'OpenVLD, son mandat sera marqué par les attentats du 22 mars 2016. Auparavant, il est au cœur des débats sur la gestion du "lockdown" de la ville du 21 au 26 novembre 2015, période durant laquelle face à la menace terroriste, les universités ont été fermées ainsi que les commerces et les transports en commun.

Piétonnier de BruxellesModifier

Un des projets phares de sa majorité est la création d'une importante zone piétonne au centre ville[15]. En juin 2015, Yvan Mayeur annonce vouloir « rendre la ville aux habitants » en créant la plus grande zone piétonne d'Europe, incluant les axes traversant le centre ville, depuis la place de Brouckère jusqu'à la place Fontainas et en particulier le Boulevard Anspach. Cette décision est justifiée par le fait que la ville ne respecte pas les seuils de pollution de l'OMS, par la congestion permanente du centre et par le fait qu'une grande partie du trafic est constitué d'automobilistes en transit[16]. Elle fait également suite au mouvement de la société civile "picnic the streets" occupant régulièrement les grands boulevards pour attirer l'attention du public bruxellois et des pouvoirs publics sur la mobilité douce et promouvoir la réappropriation de l'espace public par les piétons et les cyclistes.

Bien que le piétonnier soit porté par l'ensemble de la majorité communale[17], les oppositions au projet se cristallisent autour de la personne d'Yvan Mayeur. Une étude publiée dans Brussels Studies note une concertation insuffisante ainsi que d'un manque de préparation et de transparence du projet[18]. Il est aussi accusé par les associations environnementales de ne pas répondre prioritairement à des objectifs de mobilité mais bien à un projet socio-économique[19]. Des problèmes d'insalubrité et de sécurité, ainsi que la perte de clientèle de certains commerçants du centre sont régulièrement rapportés dans les médias locaux[20],[21],[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28],[29],[30]. Cette opposition se traduit par des recours de commerçants, retardant le début des travaux.

Le véritable réaménagement des boulevards du centre ne commence qu'en septembre 2017, soit deux ans après la piétonisation, une fois les recours des commerçants rejetés par la justice[31],[32]. La fin du réaménagement de la place de Brouckère est aujourd'hui annoncée pour fin 2018[33].

PolémiquesModifier

En novembre 2014, Yvan Mayeur est accusé par des policiers d'avoir ordonné, en tant que chef de police, aux policiers de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles de ne pas secourir leurs collègues (essentiellement des policiers la zone Bruxelles-Midi) dans le cadre d'affrontements entre émeutiers et policiers en marge d'une manifestation contre le gouvernement fédéral. Le bilan est de 112 policiers blessés. Cet événement provoqua une tension entre les syndicats policiers et Yvan Mayeur[34],[35].

En 2016, à la suite d'un débordement de hooligans en marge d'une commémoration aux victimes des attentats de Bruxelles[36], il accuse le bourgmestre SP.A de Vilvorde, Hans Bonte, d'avoir laissé passer les hooligans ainsi que le ministre de l'Intérieur Jan Jambon de n'avoir rien fait pour les arrêter. Une polémique suivra quand à savoir s'il était ou non informé de l'arrivée des dits hooligans[37],[38], ainsi que suite aux propos polémiques suivants tenus dans une interview au journal Le Soir: « C’est la Flandre qui est venue salir Bruxelles avec ses extrémistes, le fonds de commerce de la N-VA et de Bart De Wever »[39].

Mandats politiquesModifier

  • Député fédéral : 1989-1995/1999-2014.
  • Conseiller communal de Bruxelles : 1995-2013.
  • Président du CPAS de la ville de Bruxelles : 1995-2013.
  • Bourgmestre de Bruxelles : 2013-2017.

Depuis 2004, les mandataires publics belges doivent déclarer leurs différents mandats à la Cour des Comptes. En 2016, Y. Mayeur exerçait 6 mandats rémunérés et 5 non rémunérés[40].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Biographie d'Yvan Mayeur: la fin du parcours d'un puncheur qui ne laisse personne indifférent », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  2. « Titre d'Yvan Mayeur », sur lachambre.be (consulté le 29 octobre 2008)
  3. « Liste des Conseillers communaux », sur brucity.be (consulté le 29 octobre 2008)
  4. « Composition du Conseil d'Action Sociale de Bruxelles », sur cpasbru.irisnet.be (consulté le 29 octobre 2008)
  5. « Biographie d'Yvan Mayeur: la fin du parcours d'un puncheur qui ne laisse personne indifférent », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  6. « Hôpitaux du réseau Iris Bruxelles », sur www.iris-hopitaux.be
  7. « Samusocial: Yvan Mayeur reconnaît des erreurs mais défend son travail et ses rémunérations », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  8. Aurélien Berthier, « Yvan Mayeur : Donner à tous les codes de la culture », sur www.agirparlaculture.be (consulté le 25 mars 2018)
  9. http://www.hydrobru.be/
  10. N. G., « Cumul polémique pour Yvan Mayeur », sur www.dhnet.be (consulté le 25 avril 2016)
  11. « Yvan Mayeur démissionne du PS: "J'ai probablement commis des erreurs, je le regrette profondément" », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  12. « Avec l'affaire du Samusocial, les Bruxellois tiennent leur petit Publifin », L'Echo,‎ (lire en ligne)
  13. « L'ex-bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur se reconvertit dans la consultance », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  14. « Yvan Mayeur défend sa légitimité comme bourgmestre de Bruxelles », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  15. « Yvan Mayeur cristallise toutes les colères », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  16. « Bruxelles bannit les voitures dans son centre », sur Le Monde.fr (consulté le 26 mars 2018)
  17. « Les étapes clé du piétonnier de Bruxelles, un an après sa création », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  18. « Les quatre défis du piétonnier à Bruxelles », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  19. « La dynamique fâcheuse de la transformation des boulevards du centre-ville en piétonnier géant - Inter-Environnement Bruxelles », sur www.ieb.be (consulté le 26 mars 2018)
  20. RTL Newmedia, « Choquée par les propos d'Yvan Mayeur, Vanessa le défie: Qu'il vienne se balader le soir au piétonnier avant de parler! », sur RTL Info (consulté le 17 mai 2016)
  21. « "Mayeur me fait penser au gourou du Temple du Soleil" », sur 7s7 (consulté le 17 mai 2016)
  22. « "Seigneur Mayeur considère les Bruxellois comme ses serfs": quand le piétonnier se transforme en citadelle à défendre », sur newsmonkey, (consulté le 17 mai 2016)
  23. lacapitale.be, « Insécurité sur le piétonnier: «des zonards, des ivrognes, des dealers», selon certains commerçants », sur lacapitale (consulté le 17 mai 2016)
  24. « La grosse colère de Christophe Giltay », sur 7s7 (consulté le 17 mai 2016)
  25. N. G., « Le 3e âge n’en peut plus du piétonnier de Bruxelles », sur www.dhnet.be (consulté le 17 mai 2016)
  26. lacapitale.be, « Eric Labourdette (SLFP) sur le piétonnier: «J’invite Mayeur à venir sur le terrain voir comment les pompiers sont bloqués» », sur lacapitale (consulté le 17 mai 2016)
  27. « Piétonnier : Mayeur s’isole, y compris au sein du PS - Le débrief du 7h50 », sur Le débrief du 7h50 (consulté le 17 mai 2016)
  28. lesoir.be, « «Amateurisme»: des habitants du centre critiquent le piétonnier », sur lesoir.be (consulté le 17 mai 2016)
  29. « Piétonnier Bruxelles: l'hôtel Métropole menace la ville », sur 7s7 (consulté le 17 mai 2016)
  30. « Platform Pentagone », sur www.platformpentagone.be (consulté le 17 mai 2016)
  31. « Les travaux du piétonnier ont débuté: la saga est-elle pour autant terminée ? », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  32. « Bruxelles: début des travaux sur le piétonnier », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  33. « Bruxelles: Un piétonnier qui commence enfin à être aménagé », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  34. Nawal Bensalem et D. Ha., « Manifestation: les policiers ont reçu l'ordre de ne pas aider leurs collègues en détresse », sur www.dhnet.be (consulté le 26 avril 2016)
  35. N. B., « Manifestation nationale: la lettre ouverte de policiers blessés à Yvan Mayeur », sur www.lalibre.be (consulté le 26 avril 2016)
  36. BELGA, « Débordements dans le centre de Bruxelles: une dizaine d'interpellations, démission du porte-parole des 'Belgian Supporters' (PHOTOS + VIDEOS) », sur www.lalibre.be (consulté le 26 avril 2016)
  37. N. Ben, N. G et M. L., « Hooligans à la Bourse: le gros mensonge d’Yvan Mayeur », sur www.dhnet.be (consulté le 26 avril 2016)
  38. Rédaction, « Hooligans à la Bourse : Yvan Mayeur a-t-il menti ? », sur www.lalibre.be (consulté le 26 avril 2016)
  39. lesoir.be, « «La Flandre est venue salir Bruxelles»: Yvan Mayeur s’excuse de ses propos », sur lesoir.be (consulté le 30 avril 2016)
  40. « Les 11 mandats de Yvan Mayeur », sur Cumuleo (consulté le 22 août 2017)