Yuan Shi

Annales de l'histoire de la dynastie chinoise Yuan, dirigée par des mongols dirigée par Song Lian

Le Yuan Shi (chinois : 元史 ; pinyin : yuán shǐ ; litt. « Histoire (de la dynastie) Yuan » est un ouvrage en 210 volumes, dirigé par Song Lian (宋濂), la deuxième année du règne de Ming Hongwu (aux environs de 1369 ~ 1370), décrivant l'histoire de la dynastie Yuan, dynastie mongole fondée par Kubilai Khan en 1271, mais dont l'histoire remonte à Gengis Khan : la période décrite dans l'ouvrage se situe entre 1206 et 1369. Le Yuan Shi est classé dans les Vingt-Quatre Histoires, annales de l'histoire de la Chine.

Le Yuan Shi et le TibetModifier

Selon le tibétologue américain Elliot Sperling, le Tibet n'y est pas considéré comme appartenant à l'empire des Yuan[1]. En effet, il n'est pas conquis par les armes, mais fait sa soumission aux nouveaux maitres de la Chine et devient leur vassal, avant de subir ce qui ressemble à une forme de tutelle administrative sans véritable occupation de son territoire[2]. En effet, ainsi que le note la tibétologue Françoise Robin, le Tibet n'apparaît pas dans la description des royaumes mongols qui est incluse dans le Yuanshi[3][pertinence contestée].

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Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Elliot Sperling dans Le Tibet est-il chinois ?, p. 33 : « Toutefois, l'indication la plus significative du statut du Tibet est que l'histoire officielle de la dynastie Yuan (le Yuanshi, compilé un an après l'effondrement de la dynastie, en 1368), lorsqu'elle détaille la géographie des royaumes mongols exclut le Tibet dans les chapitres concernés. »
  2. (en) Elliot Sperling, « The Yuan Dynasty (1279–1368) » [archive du ] p. 13 : « Assuredly, Tibet was incorporated into the Mongol dominions, but this was in a manner distinct from the Mongol conquest of China. In the late 1240s, the Tibetan lama Sakya Pandita (Sapan), leader of the Sakyapa sect of Tibetan Buddhism traveled with his nephews to the court of the Mongol prince Godan and sent a letter back to other leading figures in Tibet urging that they submit to Mongol authority. The letter that he is held to have sent (in 1249) and the acquiescence that other Tibetans accorded to the imposition of Mongol domination, as described in it, are generally considered to have marked the beginning of Mongol rule over Tibet » - (Assurément, le Tibet fut incorporé dans les territoires mongols mais cela se fit d'une façon distincte de celle de la conquête de la Chine par les Mongols. À la fin des années 1240, le lama tibétain Sakya Pandita (Sapan), chef de la secte sakyapa du bouddhisme tibétain, se rendit, accompagné de ses neveux, à la cour du prince mongol Godan, d'où il envoya une lettre aux autres chefs tibétains, incitant ces derniers à se soumettre à l'autorité des Mongols. La lettre qu'il est censée avoir écrite (en 1249) et l'assentiment que les autres Tibétains manifestèrent à l'égard de l'imposition de la domination mongole, sous la forme où celle-ci y est décrite, sont considérés en règle générale comme ayant marqué le commencement de la tutelle mongole sur le Tibet).
  3. Françoise Robin, Clichés tibétains: Idées reçues sur le Toit du monde, 2011 (ISBN 2846704805), p. 42 :« Enfin, dans l'histoire officielle des Yuan, le Yuanshi, le Tibet n'est pas mentionné lors de la description géographique des royaumes mongols – pas plus que dans l'histoire officielle de la dynastie suivante, chinoise, des Ming (1368-1644). »

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