Yarmouk (ville)

Yarmouk
(ar) اليرموك
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Muhafazah (محافظة) Gouvernorat de Damas
Démographie
Population 159 639 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 33° 28′ 24″ nord, 36° 18′ 18″ est
Altitude 388 m
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Syrie
Voir sur la carte administrative de Syrie
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Yarmouk

Yarmouk (en arabe :اليرموك) est une ville syrienne. Elle se situe en banlieue sud de Damas. Elle a été bâtie par les réfugiés palestiniens en Syrie en 1957 à la suite de la guerre de 1948.

HistoireModifier

Le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à 8 kilomètres du centre ville de Damas, voit le jour en 1957 sur 2,11 km2. D'un point de vue administratif, Yarmouk devient alors une ville du gouvernorat de Damas[1]. Au fil des ans, le camp est construit en dur avec des magasins et deux axes de rues principaux. Au début du XXIe siècle, la ville compte quatre établissements de santé, plusieurs établissements scolaires, dont vingt écoles élémentaires gérées par l'UNRWA. Un jardin d'enfants est construit sur des fonds publics australiens en 1997, un centre de soins est fondé sur deniers publics néerlandais en 1998.

Dans les années 1960, le camp sert de base d'entraînement au Fatah de Yasser Arafat[2]. Dans les années 1980, de nombreux Palestiniens résidant à Yarmouk partent prendre part à la guerre du Liban[2].

En , deux factions rivales s'affrontent violemment : des milices de l'armée syrienne libre (appuyée par les États-Unis), secondées par la liwa al-Assifa, et en face celles du FPLP-CG appuyées par l'armée syrienne. À cause des destructions, la plupart des habitants s'enfuient et il ne reste plus qu'environ 18 000 réfugiés palestiniens ou citoyens syriens à Yarmouk.

Le , des groupes armés de l'État islamique délogent l'armée syrienne libre de la plus grande partie de la ville et s'emparent de l'ensemble dans les jours suivants, causant de nombreuses pertes civiles. À partir du suivant, les milices du FPLP-CG et d'autres milices palestiniennes reconquièrent quelques zones de la ville.

La contre-offensive du régime a lieu en 2017 et 2018. Après l'évacuation d'un certain nombre de civils qui y étaient demeurés, les troupes loyalistes de Bachar al-Assad encerclent le millier de combattants de l'EI qui s'y sont retranchés. Le , l'armée loyaliste reprend le contrôle total de la ville, après que les quelque 1 600 à 1 800 combattants de l’EI, leurs familles et des civils ont quitté le camp palestinien, ainsi que les quartiers environnants de Hajar Al-Aswad et de Tadamoun, après un accord conclu entre les militaires syriens et l'organisation djihadiste[3].

Après six années de combats, le quartier de Yarmouk est en ruine[2]. Les opérations de déblaiement des rues commencent en [2].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier