Yannick Vallée

universitaire français

Yannick Vallée, né en 1959, est un universitaire français, spécialiste de la chimie organique. Il a été président de l'université Grenoble-I de 2002 à 2006 et vice-président de la Conférence des chefs d'établissements de l'enseignement supérieur de 2004 à 2006. Il a démissionné de ses fonctions de président de l'université Grenoble-I à la suite d'une mise en examen pour une affaire d'incitation au proxénétisme[1].

Yannick Vallée
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Fonction
Président
Université Grenoble-I
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Universitaire, chercheurVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Etudes et début de carrièreModifier

En 1982, il est diplômé ingénieur chimiste de l'ENSI Caen[2].

En 1985, il devient chargé de recherche au CNRS[2].

En 1993, il est nommé professeur des universités à l'université Grenoble-I et membre du laboratoire d’étude dynamique et structural de la sélectivité (LEDSS)[2]. Il devient alors responsable de l’équipe « synthèse et réactivité de composés azotés ».

En 1995, il est élu directeur de l'UFR de chimie et de biologie, pose qu'il occupera jusqu'en 1997[2].

En 1999, il prend la direction du laboratoire LEDSS[2] et devient chargé de mission auprès du président de l'université pour la gestion des personnels enseignants-chercheurs.

Présidence de l'université Grenoble-IModifier

En 2002, il est élu président de l'université Grenoble-I[3] pour un mandat de 5 ans non renouvelable, ce qui met fin à ses autres fonctions universitaires.

En , il est élu vice-président de la Conférence des chefs d'établissement de l'enseignement supérieur pour un mandat de 2 ans.

En tant que président, il va fonder Floralis, une structure de valorisation de la recherche au sein de l'université.

Mise en examen et condamnationModifier

Le , il est mis en examen pour « incitation au proxénétisme » [4]. Une femme avec laquelle il déclare avoir eu une relation l'accuse de l'avoir prostituée. Il nie les faits [5]. Il remet sa démission de la présidence de l'université.

Son mandat à la conférence des présidents d'université prend fin à la même période.

Il sera finalement condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à un an de prison avec sursis[6].

L'après présidenceModifier

Il réintègre son poste de professeur des universités après sa démission de la présidence et revient au sein du LEDSS.

Il se fait réélire président de l'UFR de chimie et de biologie en 2007[2].

En 2008, il devient conseiller du président de l'AERES.

En 2009, il participe au projet de fusion universitaire lorrain, qui donnera naissance à l'Université de Lorraine en charge en particulier du pilotage du groupe « gouvernance et organisation »[2].

En 2010, il tente de présenter un projet d'initiative d'excellence Grenoble-Alpes Université de l'Innovation (GUI+)[7], refusé en 2011 pour des questions de gouvernance et à nouveau en 2012[8]. Ce projet aboutira cependant en [9].

Production scientifiqueModifier

Il est auteur ou coauteur de 97 publications scientifiques dans des revues internationales dans le domaine de la chimie moléculaire et dépositaire de cinq brevets.

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Un patron d'université dans une trouble affaire de prostitution envers un de ses élèves Guillaume Vittoz », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2016)
  2. a b c d e f et g Curriculum vitæ de Yannick Vallée, consulté sur le site grenobleinp2012, le 30/10/2011
  3. Présentation de Yannick Vallée sur le site de l'UJF
  4. Paul Barelli, Luc Cédelle et Catherine Rollot, « Le président de l'université Grenoble-I mis en examen », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 27 septembre 2019)
  5. Véronique Soulé, « Un patron d'université dans une trouble affaire de prostitution », sur liberation.fr, (consulté le 27 septembre 2019)
  6. a et b « Plus de Légion d’honneur pour un universitaire grenoblois condamné », sur estrepublicain, (consulté le 27 septembre 2019)
  7. UJF actus
  8. Olivier PENTIER, « François Fillon a annoncé que le projet isérois n’était pas retenu. Pas de “campus d’excellence” pour ... », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le 27 septembre 2020).
  9. L'université Grenoble-Alpes compte sur le label « Idex » pour accélérer son rayonnement international, France 3-Francetv info, 24 janvier 2016.
  10. Décret du 31 décembre 2005 portant promotion et nomination
  11. Annuaire de l'IUF