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Deux Ryangban jouent au Janggi, une sorte d'échecs est-asiatique qui ressemble beaucoup au Shōgi du Japon. Celui à gauche (Yun Ung-Ryeol) fume une cigarette coréenne.

Les Ryangban (량반, 兩班) constituaient une classe sociale en Corée jusqu'en 1910. Elle se composait d'hommes éduqués selon l'idéal confucéen. Le mot Ryangban (littéralement : les deux classes) réfère aux deux enseignements professés aux Ryangban en devenir: l'enseignement littéraire (munban) et l'enseignement martial (muban).

HistoireModifier

Les Ryangban étaient l'équivalent, dans la dynastie Joseon (1392-1910), des anciens nobles Koryŏ:Goryeo ayant reçu les enseignements confucéens et bouddhistes. La succession des généraux I durant la dynastie Joseon et les nombreuses luttes de factions ayant marqué cette époque laissaient un besoin d'installer une administration mieux organisée dans toute la Corée, et une nécessité de créer un nouvel ordre de fonctionnaires, plus instruits, élevés par un système d'éducation nouveau qui voit le jour sous la dynastie Song, le système d'examination de service civil. Les Ryangban furent en fait inspirés par le modèle de la bureaucratie chinoise durant la dynastie Song.

Un individu pouvait devenir yangban en réussissant les concours, ses résultats déterminant son rang dans l'administration. Mais en pratique, c'était surtout les gens nantis, ou qui connaissaient les personnages influents, qui pouvaient espérer être reçu dans l'administration. Vers la fin de la dynastie Joseon, les tests étaient même dirigés de manière à favoriser les fils de familles aisées et les fils de Ryangban.

Les Ryangban ont dominé la cour royale et militaire durant avant l'époque contemporaine de la Corée. Ils étaient souvent exemptés de certains impôts et pouvaient se soustraire à certaines lois.

Si le système Ryangban était relativement exempt de corruption au début de la dynastie, le système commença à éprouver des ratés après le conflit avec le Japon connu sous le nom de guerre de Sept Ans, alors que l'économie coréenne se mit à péricliter. En 1777, la population coréenne était de 18,04 Millions. En 1877 : 16,89 millions. En 1910 : 13,13 millions. Et en 1942, après son annexion par le Japon, les coréens étaient au nombre de 25,53 millions. La décroissance démographiques était due aux erreurs répétées des Ryangban et à l'absence d'infrastructures économiques en Corée, y causant d'importantes famines.

Il était courant pour un Ryangban de recevoir des pots-de-vin ou une rémunération en échange de places avantageuses au sein des cours royale ou militaire. Des Ryangban corrompus allaient même jusqu'à imposer aux propriétaires terriens et aux paysans des impôts aux montants ridiculement élevés, sachant pertinemment que ceux-ci seraient incapables de s'acquitter de ces sommes, créant ainsi un prétexte pour confisquer les terres et se les approprier. L'esclavage était légal sous la dynastie Joseon.

Dans la Corée du Sud actuelle, les Ryangban ne possèdent plus aucun avantage, mais plusieurs tirent une fierté de compter des Ryangban parmi ses ancêtres. Les ancêtres Ryangban peuvent être retracés en consultant le jokbo, un registre des ancêtres qui se transmet traditionnellement du père de famille au fils aîné, de génération en génération. Le jokbo est l'équivalent coréen des arbres généalogiques que l'on retrouve dans les cultures occidentales.

Voir aussiModifier