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Yamamoto Shinjiro est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Yamamoto, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Yamamoto Shinjiro
Yamamoto Shinjiro
L'amiral Yamamoto Shinjiro

Naissance
à Fujisawa
Décès (à 64 ans)
à Tokyo
Origine Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Arme Naval Ensign of Japan.svg Marine impériale japonaise
Grade Amiral
Conflits Révolte des Boxers, Guerre russo-japonaise.
Distinctions Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, Ordre du Milan d'or.

Yamamoto Shinjiro, en japonais 山本信次郎, est un officier de marine catholique Japonais, né le  (an dix de l’ère Meiji) à Katase, et mort le à Tokyo. Major de la marine militaire japonaise, il est décoré notamment de l’ordre du Milan d’or.

BiographieModifier

Il est le deuxième fils de Yamamoto Shotaro. Dès 1891, il fréquente l’école Stella Matutina, première école marianiste du japon. Il est pieux catholique malgré la vive opposition de sa famille qui demeure bouddhiste.

À Noël 1893, il est baptisé sous le nom chrétien d’Étienne. Il est confirmé en 1896 par l’archevêque de Tokyo, Pierre Marie Yossouf.

Après ses études, il entre à l’école navale d’Etaginma. En 1896, il part en Chine participer à la guerre des Boxers sous la direction de l’amiral Tōgō Heihachirō. En 1901, il est de retour au Japon, mais repart rapidement en voyage. À cette occasion, il est reçu en audience par Léon XIII cette même année. En 1903, il est promu lieutenant de vaisseau durant une mission à proximité de l’Australie. En 1904, lors du conflit contre la Russie, il est nommé amiral sur le bateau de Tojo et chargé du commandement de la tourelle[pas clair]. Il participe ensuite à la bataille de Tsushima, en 1905. C’est lui qui recevra la reddition de l’amiral Nikolaï Ivanovitch Nebogatov[1].

À la suite de l’accord du 10 juin 1907, l’empereur du Japon Hirohito lui confère le titre de comte via une ordonnance impériale du 21 septembre, puisqu’il s’est illustré durant la guerre[2].

En 1907, il est reçu à l’Élysée par Armand Fallières en tant que lieutenant de vaisseau lorsqu’il accompagnait le vice amiral Goro-Ijuin et l’ambassadeur du Japon, M. Kurino[pas clair][3].

Il est décoré de la grand-croix de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (classe militaire) par le pape Benoît XV le . À cette occasion, le Pape commença son discours par des paroles de condoléances, le commandant Yamamoto étant affecté par le deuil de son père, puis lui exposa sa satisfaction que lui avait causée la parfaite correction avec laquelle le gouvernement japonais avait voulu entrer en relation directe avec le Saint-Siège pour le règlement de l’importante question des missionnaires dans les îles Carolines, Mariannes et Marshall. Le pape souligna à l’occasion la bienveillance du gouvernement japonais pour les missionnaires[4].

En 1936, il devient chevalier de l’Ordre de Malte. Il commence en novembre 1937 un tour du monde.

Le , le contre-amiral Yamamoto est au Caire pour s’entretenir avec les dirigeants Égyptiens. Il se rend ensuite en Italie puis en Allemagne[5].

Il effectue ensuite un pèlerinage en Terre sainte dont il revint en 1938, puis se rend au Vatican afin de s’entretenir avec le Pape sur les hostilités sino-japonaises. Il réaffirme à cette occasion le pacifisme de l’Empereur, bien que celui-ci ne puisse tout à fait contrer le militarisme grandissant de la masse populaire et de certains officiers[6].

Il rentre ensuite au Japon, où il reprend ses fonctions au palais impérial, et essaye ensuite de faire reconnaître la religion catholique au gouvernement.

RéférencesModifier

  1. Bernard Berthod, Grandes figures de l'Ordre de Malte
  2. Bulletin de la Société franco-japonaise de Paris, septembre 1907 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9689093x/f76
  3. Journal des débats politiques et littéraires, 26 juillet 1907 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k482756f/f4
  4. La Croix, 18 octobre 1919 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2604549/f1
  5. L'Humanité, 13 janvier 1938 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k407324v/f3
  6. L'Homme libre : journal quotidien du matin, 18 janvier 1938 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75976826/f1