Xylothèque

lieu où est conservée et consultée une collection organisée d'échantillons de bois

Une xylothèque (du grec ancien ξύλον / xúlon, « bois », et θήκη / thḗkē, « armoire, caisse ») est le lieu où est conservée et consultée une collection organisée d'échantillons de bois. Par métonymie, la xylothèque désigne aussi la collection elle-même. Le bois, qui reste un matériau omniprésent même dans des sociétés fortement industrialisées, peut être étudié sous divers aspects : la xylothèque est ainsi utile non seulement comme référence pour identifier les espèces dans des études de systématique ou d'anatomie, mais aussi en ethnographie, en archéologie, en criminalistique, pour la restauration d'œuvres d'art, pour déterminer la valeur économique des essences ou pour retracer les variations du climat.

Les plus anciennes collections de bois connues sont rassemblées dans des cabinets de curiosités à la fin du XVIIe siècle. De véritables bibliothèques de bois apparaissent au siècle suivant en Prusse et présentent les échantillons comme des livres ou des petits coffrets en bois de cœur et d'aubier, contenant rameaux, feuilles, fleurs et fruits. Les échantillons peuvent prendre des formes très variées. Ainsi, dans le Japon du XIXe siècle, des collections montrent plutôt une représentation de l'arbre peinte sur une planchette de son bois. Des sculptures en bas-relief et en haut-relief illustrent les essences de panneaux de bois provenant de l'ancien musée colonial de Haarlem. Aux jardins botaniques royaux de Kew, les échantillons de bois récoltés par l'artiste anglaise Marianne North sur tous les continents entre 1871 et 1885 constituent le lambris de la galerie où sont exposées ses peintures. Dans les années 1920, le journaliste américain Rudolph Edgar Block constitue une collection de 1 400 cannes de bois appartenant à 950 essences différentes.

Les premières xylothèques institutionnelles, créées notamment par des musées, des jardins botaniques et des laboratoires de recherche fondamentale ou appliquée, se développent à partir du XIXe siècle. Leurs collections sont désormais composées de disques ou de tranches de bois, ainsi que de blocs ou de planchettes, accompagnés de coupes fines, de préparations microscopiques, de photos et d'un échantillon d'herbier. Elles sont présentes dans le monde entier et les plus importantes se trouvent en Indonésie, aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Brésil et en Belgique.

Dans des conditions trop humides, les échantillons sont susceptibles d'être attaqués par des vrillettes ; bien secs et à l'abri de la lumière, ils peuvent se conserver presque indéfiniment.

Rôle et fonctionsModifier

 
Collection d'échantillons de bois dans un atelier de restauration au musée national d'Art de Catalogne.

Matière première d'origine végétale, le bois est l'objet d'étude de plusieurs disciplines, parmi lesquelles la systématique, l'anatomie ou l'écologie, mais aussi la paléoécologie, la paléobotanique, l'archéobotanique, l'ethnobotanique, la botanique économique ou la science des matériaux[1]. Les collections de bois sont complémentaires des herbiers pour l'étude des espèces végétales et servent comme eux de bases à l'enseignement[2]. Elles sont encore employées pour étudier les propriétés physiques et mécaniques du bois, comme sa dureté et sa résistance[3].

Les institutions détentrices d'une xylothèque l'utilisent tant pour leur mission propre qu'au profit d'une large communauté externe[1]. Les collections servent de référence pour identifier des échantillons de bois inconnus lors de fouilles archéologiques ou paléontologiques, d'analyse, de restauration ou d'estimation de la valeur d'œuvres d'art, ou pour le commerce du bois, notamment dans le cadre de la lutte contre le trafic d'espèces protégées[4],[5]. Des échantillons de la xylothèque de l'université de Kyoto ont été utilisés pour confirmer l'identification des essences des planchettes du Tripitaka Koreana[6]. Les collections de bois sont aussi employées pour des expertises médico-légales[7] ou criminalistiques, comme dans l'affaire du bébé Lindbergh, ou lors de conflits de voisinage[1].

Certaines collections sont hautement spécialisées : le Laboratory of Tree-Ring Research de l'université de l'Arizona à Tucson s'intéresse ainsi spécifiquement à la dendrochronologie et à la dendroclimatologie, ainsi qu'à l'étude de l'impact du changement climatique sur les arbres. D'autres laboratoires de recherche associés à une xylothèque mènent des travaux multiples couvrant plusieurs disciplines distinctes[1] : par exemple, les chercheurs du musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren, dont les travaux sont surtout axés sur l'étude écologique et l'anatomie des bois de l'Afrique au sud du Sahara, étudient également la dendrochronologie et sont fréquemment appelés à identifier l'essence d'objets en bois[8],[9].

Avec la déforestation croissante, le rôle des xylothèques est devenu crucial car de nombreuses espèces ligneuses pourraient disparaître avant même que des échantillons n'aient pu en être prélevés et qu'elles n'aient été décrites[10]. En parallèle, le bois connaît au début du XXIe siècle un regain d'intérêt important comme matériau de construction. Cette perspective amène les chercheurs de l'INRA, en France, à mettre en place une xylothèque comprenant des échantillons de bois « idéaux » : présentant trois plans de coupe (transversal, tangentiel et longitudinal), ils permettront d'évaluer le potentiel des différentes essences et de mieux prédire leurs propriétés mécaniques[11].

Collections historiquesModifier

Alors que la confection d'herbiers semble remonter au début de la Renaissance[12], les premières mentions de collections de bois n'apparaissent qu'à la fin du XVIIe siècle dans les cabinets de curiosités. À l'origine simple collection d'objets, la xylothèque devient, sous l'influence des Lumières et de la taxonomie de Linné, une collection systématique[13].

La période du XVIe au XVIIIe siècle voit aussi une très forte augmentation de l'exploitation forestière en Europe en raison des besoins croissants en bois, notamment pour l'industrie métallurgique et pour la construction navale[14]. Les forêts, dont la superficie s'est drastiquement réduite, ne suffisent plus à assurer l'approvisionnement et, en France comme en Allemagne, une administration spécifique se met en place pour assurer leur survie et développer des connaissances de technique forestière. Corollairement, l'enseignement forestier se développe[15]. C'est dans ce contexte que, à la fin du XVIIIe siècle, les premières « bibliothèques de bois » (traduction littérale de l'allemand Holzbibliothek) destinées à présenter le bois et les caractéristiques botaniques de l'arbre dans son ensemble voient le jour en Prusse, avec pour but de mieux faire connaître la forêt et d'encourager et faciliter sa restauration[13]. D'autre part, les essences exotiques suscitent un intérêt croissant sur le Vieux continent : le Portugal, par exemple, s'intéresse particulièrement aux possibilités d'utilisation des bois tropicaux en provenance de son empire colonial[14].

Cabinets de curiositésModifier

Les premières collections de bois sont celles de Heinrich Linck à Leipzig (1670)[16], d'Albertus Seba à Amsterdam (1710), de Hitzell à Coblence, et celle réunie par Christian Clodius à Zwickau (1729) pour le cabinet de curiosités d'Auguste II de Pologne à Dresde[13]. Dans la Deutsche Encyclopädie en 1790, elles sont mentionnées sous le nom de Holz-Cabinet. Selon Jan Christiaan Sepp, ces bois « sont rassemblés par les amateurs de l'histoire naturelle, dans leurs cabinets de curiosités naturelles, pour l'agrément et l'utilité[17] ».

Xylothèque de LinckModifier

Le cabinet d'histoire naturelle de Linck est créé en 1670 par Heinrich Linck, pharmacien à Leipzig, et développé par son fils Johann Heinrich Linck l'Ancien, puis par le fils de celui-ci, Johann Heinrich Linck le Jeune. Au décès de ce dernier en 1807, en l'absence d'héritiers (tous ses enfants étant morts avant lui), sa veuve cherche à vendre la collection dans sa totalité aux enchères. Finalement le cabinet est acquis en 1840 par Othon-Victor Ier de Schönbourg-Waldenbourg et transféré en 1844 dans le musée et cabinet d'histoire naturelle de Waldenbourg (de), en Saxe, spécialement construit à cette fin.

La xylothèque de Linck, dont le catalogue est publié par Johann Heinrich Linck le Jeune[18], se compose de 810 échantillons de bois (de 11,5 cm × 6 cm × 0,6–0,9 cm), la plupart polis, disposés par séries de 30 dans un meuble rococo à 27 tiroirs, très vraisemblablement de facture plus récente que le meuble d'origine. Chaque échantillon est pourvu d'une étiquette manuscrite avec la dénomination de l'essence en latin[note 1] et le classement est alphabétique. Il s'agit, pour la majeure partie, d'espèces indigènes et, pour une petite partie, d'espèces exotiques, comme le palissandre, le mahonia et l'ébène. Dans le cas des buissons et des racines, plusieurs morceaux sont collés ensemble pour former une planchette du bon format. Les échantillons couverts de cristaux de DDT, à la suite des traitements insecticides appliqués sous le régime de l'Allemagne de l'Est, ont dû être décontaminés[16],[19].

Grünes GewölbeModifier

En 1729, Christian Clodius livre à Auguste II de Pologne, pour son cabinet de curiosités de la Grünes Gewölbe à Dresde, une collection de 351 échantillons de bois, contre une somme de 500 Reichsthaler[20]. Il en publie le catalogue sous le pseudonyme Lignophilus (en français « l'ami du bois »)[21].

Maarten HouttuynModifier

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Maarten Houttuyn assemble à Amsterdam un cabinet de curiosités comportant, entre autres, une collection de plus de 80 échantillons de bois. Cette collection sert notamment à compléter l'illustration du Houtkunde, behelzende de afbeeldingen van meest alle bekende, in- en uitlandsche houten qu'il publie avec Jan Christiaan Sepp en 1791[22].

Bibliothèques de boisModifier

Carl Schildbach, Ottoneum (1788)Modifier

 
Bibliothèque de bois de Carl Schildbach, Ottoneum, Cassel.
 
Répliques de volumes de bois présentées par Mark Dion à dOCUMENTA(13).

Le musée d'histoire naturelle Ottoneum à Cassel abrite la bibliothèque de bois de 530 volumes (soit 441 espèces d'arbres et arbustes) confectionnée entre 1771 et 1799 par Carl Schildbach[23],[24], sous la dénomination Sammlung von Holzarten, so Hessenland von Natur hervorbringt (en français « Collection d'essences de bois produits par la nature du land de la Hesse »)[25].

Chaque volume est une caissette, taillée dans le bois de l'essence présentée, et conçue comme une petite vitrine fermée par un couvercle coulissant. Celle-ci montre un arrangement en trois dimensions de matériel séché et de modèles en cire de rameaux, de feuilles, de fleurs et de fruits. L'assemblage retrace le cycle de vie de l'espèce et présente ses parasites éventuels[26]. Les plats des boîtes sont faits de bois de cœur et d'aubier, avec des sections de branches de différents diamètres et une section dans le tronc ; l'écorce, parfois couverte de lichens, est présentée sur le dos avec le nom de l'espèce ; les légendes et du matériel annexe sont fixés sur la tranche[27],[28],[29]. La collection est présentée dans un cabinet hexagonal reconstruit en 2012 pour l'exposition dOCUMENTA(13)[30] comme une « œuvre d'art - présentation scientifique » par l'artiste et médiateur scientifique américain Mark Dion, qui y a ajouté symboliquement quelques répliques modernes de volumes de bois en provenance des cinq continents[31],[32].

Candid Huber, Ebersberg (1793)Modifier

 
Bibliothèque de bois de Candid Huber à Lilienfeld.

En 1791, Candid Huber, moine bénédictin de l'abbaye de Niederaltaich devenu vicaire d'Ebersberg, annonce la confection d'une bibliothèque de bois de 150 volumes[33]. Huber veut produire un ouvrage éducatif à la gloire du Créateur : Das Buch der Natur (en français « Le Livre de la nature ») peut ainsi être considéré comme une illustration pour Le Livre des livres, la Bible[34],[35]. De facture beaucoup plus simple que les véritables œuvres d'art réalisées par Carl Schildbach, ces volumes sont constitués de deux planches évidées de manière à ménager un espace central pour y insérer des échantillons de rameaux, feuilles, fleurs et fruits, accompagnés d'insectes utiles et nuisibles ; les deux planches sont reliées au dos, en bois non écorcé, par les étiquettes en cuir qui jouent le rôle de charnières[36]. La collection, qui s'adresse aux propriétaires forestiers, aux amateurs de botanique forestière et aux surintendants des cabinets d'histoire naturelle, est proposée en souscription ; la noblesse, le clergé ainsi que des hauts fonctionnaires se montrent intéressés[37]. Une douzaine de ces collections, confectionnées vers 1793, sont encore répertoriées après plus de deux siècles, dont la plus complète, qui compte 135 volumes, se trouve au musée d'histoire naturelle de Thurgovie à Frauenfeld, en Suisse[38] ; 132 volumes sont conservés dans la bibliothèque de l'abbaye cistercienne de Lilienfeld en Autriche[39]. Le musée de la forêt et de l'environnement (de) d'Ebersberg, en Allemagne[40], en possède également plusieurs volumes.

Carl von Hinterlang (1798-1826)Modifier

 
Deux volumes de la Holz-Bibliothek de Carl von Hinterlang à Kremsmünster.

Entre 1798 et 1826, Carl Aloys von Hinterlang publie différentes séries d'une bibliothèque de bois, qui comportent respectivement 80 espèces[41], 180 espèces[42] et 200 espèces[43]. Chacun des volumes est en réalité une boîte de bois d'une espèce différente ; le dos, qui porte le nom de l'arbre en latin et en allemand, est orné de son écorce et de lichens ; dans la boîte, qui s'ouvre comme un livre, se trouvent des échantillons de rameaux, feuilles, fleurs, fruits et même des parasites de l'espèce[44].

Au début du XXIe siècle, une dizaine de ces collections sont encore conservées. Un inventaire exhaustif, listant tous les exemplaires de chaque espèce, en a été compilé[45]. Les collections les plus complètes se trouvent en Autriche, au musée universel de Joanneum à Graz (285 volumes)[46] et au musée de l'observatoire de Kremsmünster (184 volumes)[47]. Plusieurs collections sont aussi répertoriées en Allemagne, et, en République tchèque, une série de 68 volumes est exposée au monastère de Strahov à Prague[44].

Friedrich Alexander von Schlümbach et Johann Goller (1805-1810)Modifier

Officier retraité à Nuremberg[48], von Schlümbach confectionne, entre 1805 et 1810, avec l'aide de Johann Goller, plusieurs bibliothèques de bois. Neuf séries sont encore conservées au début du XXIe siècle en Suède, en Hongrie et en Allemagne[49], ainsi qu'aux Pays-Bas, où elles avaient été offertes aux universités de Harderwijk, Leyde et Franeker par Louis Bonaparte, roi de Hollande, vers 1809, pour leur apporter son soutien[50]. La collection d'Alnarp en Suède, qui compte 217 volumes, représentant 200 espèces, est de loin la plus complète[49].

I Libretti di MonzaModifier

Les Libretti di Monza sont un herbier de 500 volumes, sous forme de boîtes en bois (19,5 cm × 13,5 cm × 3,5 cm)[51]. Cette collection, parfois appelée Herbarium Rainerianum[52] et datée de la première moitié du XIXe siècle, est attribuée à l'archiduc Rainier de Habsbourg, vice-roi de Lombardie-Vénétie et féru de botanique, qui voulait réaliser un herbier de la flore du parc (it) et des jardins (it) de la villa royale de Monza[53],[54]. Sur le dos de chaque boîte sont mentionnés le nom scientifique et le nom de l'espèce en français, ainsi qu'un numéro d'ordre ; dans la boîte se trouvent feuilles, fruits, graines, rameaux, pollen, charbon de bois…, avec un papier plié où figurent la liste du matériel et des informations complémentaires[51]. Lorsque c'est possible, la boîte est confectionnée avec du bois de l'essence qu'elle contient, sinon elle est faite d'un autre bois et des rameaux (ou des tiges dans le cas des espèces herbacées) sont appliqués sur le couvercle[53]. Presque toutes les espèces ligneuses sont indigènes, les seules espèces exotiques répertoriées étant Pinus strobus L. et Platycladus orientalis Franco (syn. Thuja orientalis L.)[51].

En 1930, la collection, à l'abandon et en très mauvais état, est récupérée et remise en valeur par Raffaele Cormio[55]. Celui-ci l'ajoute à sa propre collection de bois, rachetée en 1934 par le naturaliste et philanthrope Marco De Marchi, qui l'offre à la municipalité de Milan pour créer la Civica Siloteca Raffaele Cormio, avec une clause selon laquelle son créateur doit en devenir le premier directeur[56],[51].

Jardin agricole de PadoueModifier

Le Centre d'étude de l'environnement alpin (Centro Studi per l'Ambiente Alpino) de l'université de Padoue, à San Vito di Cadore, conserve une petite collection de 56 volumes très semblables aux libretti di Monza[53], mais un peu plus petits (19 cm × 12,5 cm × 3,5 cm). Cette série, qui provient du jardin agricole de Padoue, d'où elle a été transférée au Jardin botanique de Padoue, comportait à l'origine plus de 100 volumes[57]. Deux hypothèses coexistent quant à son créateur : elle pourrait être l'œuvre de Pietro Arduino, directeur du jardin agricole depuis 1765, ou d'un artisan anoynyme ayant travaillé quelques années après la mort d'Arduino, pour son successeur Luigi Configliachi (it), sous le gouvernement des Habsbourg[58],[57].

Collection de SumatraModifier

Une bibliothèque de bois a aussi été confectionnée à Sumatra aux alentours de 1840. Les trois seuls volumes encore connus, qui portent respectivement les numéros 17, 20 et 22, pourraient provenir d'une collection plus importante de bois tropicaux récoltés lors d'une expédition menée par Pieter Willem Korthals et Salomon Müller entre 1833 et 1836[59].

Collections spécialesModifier

Collection de bois régionaux de Jean-Frédéric OberlinModifier

 
Échantillons de la collection de bois régionaux de Jean-Frédéric Oberlin.
 
Collier d'échantillons de bois de Jean-Frédéric Oberlin.

Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, le pasteur et pédagogue Jean-Frédéric Oberlin constitue une petite collection didactique de bois à l'intention des très jeunes enfants réunis par Sara Banzet autour des poêles à tricoter (lieux d'enseignement préfigurant les écoles maternelles). Cette collection, conservée au musée Oberlin à Waldersbach, est composée de petits blocs de bois des principales espèces indigènes de la région alsacienne, munis d'une étiquette manuscrite portant les noms français et allemands et disposés dans des casiers, et d'une vingtaine d'échantillons sous forme de planchettes réunies en collier sur une corde[60]. À côté des échantillons de bois, une série de 25 fiches indiquent les caractéristiques de chaque arbre avec une empreinte de sa feuille[61].

Bois de Guyane du muséum d'AngersModifier

En 1802, Toussaint Bastard, futur directeur du jardin des plantes d'Angers, commande à Auguste Alexandre François Benoist-Cavay, chef d’administration et ordonnateur à Cayenne, 84 échantillons de bois. Les archives du muséum conservent la liste des 68 échantillons effectivement livrés, avec leur nom en créole et l'indication de leur usage (charpente, menuiserie…). Cette petite collection, en parfait état de conservation, témoigne de l'intérêt, dès le début du XIXe siècle, pour les bois tropicaux, dont certaines essences sont toujours très prisées deux siècles plus tard[62].

Xylothèque de Jean VI de PortugalModifier

Au XVIIIe siècle, le manque crucial de bois pour l'industrie, notamment les constructions navales, amène les autorités portugaises à mettre en place un programme d'observation de l'utilisation des essences brésiliennes par les populations indigènes et à mener en parallèle des études sur la durabilité et la résistance des bois exotiques à l'Arsenal royal de Lisbonne (pt), où des échantillons sont régulièrement envoyés depuis la colonie[14]. En 1805, le prince régent Jean de Portugal commande au maître ébéniste José Aniceto Rapozo (1756-1824) quatre xylothèques[63] :

  • pour sa collection personnelle conservée dans sa chambre à coucher,
  • pour l'université de Coimbra – à laquelle le surplus d'échantillons non utilisés est envoyé pour des études ultérieures,
  • pour le palais royal d'Ajuda,
  • la dernière étant destinée à être offerte.

L'artisan fabrique quatre meubles signés, au décor d'influence anglaise, à deux portes cachant 35 tiroirs d'échantillons. Chaque meuble contient plus d'un millier d'échantillons qui proviennent principalement des collections de bois brésiliens envoyés à l'Arsenal royal en 1784 par le vice-roi du Brésil, Luís de Vasconcelos e Sousa, afin de tester les qualités et les propriétés des essences exotiques[64].

L'exemplaire personnel du prince, qui compte 1 095 échantillons[65], est conservé jusqu'en 1940 au Palácio das Necessidades, il est ensuite déposé au Museu Nacional de Arte Antiga de Lisbonne[66] où il fait partie, depuis 2018, de l'exposition permanente de meubles[67]. Le cabinet de l'université de Coimbra, vidé de ses 1 225 échantillons de bois à une époque indéterminée postérieure à 1872[65], est utilisé au XXIe siècle pour entreposer des coupes histologiques[68]. Aucune trace de celui du palais royal d'Ajuda n'a été retrouvée à ce jour (2021).

La quatrième collection est offerte par le prince à l'Aula de História Natural (devenu Aula Maynense en 1849), un établissement d'enseignement supérieur en sciences naturelles fondé en 1792 par le père José Mayne (en), qui avait constitué un cabinet de curiosités naturelles au Couvent de Notre-Dame de Jésus (pt)[63],[69]. En 1808, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, envoyé en mission au Portugal par Napoléon pour en rapporter des spécimens d'histoire naturelle en provenance du Brésil, admire la xylothèque du monastère, mais renonce à l'emporter car cette collection de bois qui ne porte que les noms commerciaux des essences est alors inexploitable scientifiquement en raison de l'absence de matériel d'herbier complémentaire[70]. Lors de la sécularisation du monastère en 1834, les collections de Mayne, y compris la xylothèque, sont confiées à l'Académie des sciences de Lisbonne, à laquelle il en avait fait don et qui en assure toujours la gestion dans le Museu Maynense da Academia das Ciências de Lisboa (pt)[71].

La xylothèque de l'Académie a fait l'objet d'une étude approfondie visant à en donner une description détaillée, à définir le contexte historique de sa création et à déterminer sa valeur scientifique[72],[73]. Le meuble à deux portes a une hauteur de 71 cm et une largeur de 59 cm, sa profondeur est de 50 cm[74]. Le poinçon « IAR » permet d'identifier l'artisan Iosephus Aniceto Rapozo, comme l'imposait la loi portugaise[75]. La collection se compose de 1 225 échantillons de bois (de 100 × 56 × 5 mm)[72] provenant en majeure partie du Brésil, seuls 12 échantillons proviennent du Portugal continental, de Madère, du Cap-Vert, de São Tomé, de l'Angola et de l'Inde, dont ils illustrent les bois les plus précieux. Chaque échantillon est pourvu d'une étiquette indiquant le nom commercial de l'essence et son numéro dans le catalogue compilé par Rapozo, déposé dans le tiroir inférieur. Dans le catalogue sont données la capitainerie d'origine et les utilisations de chaque essence[76]. Comme il n'est pas toujours possible de prélever sur les échantillons une section histologique permettant l'examen au microscope, l'identification des espèces, désignées par leur seul nom vernaculaire ou commercial – parfois inconnu au XXIe siècle –, est difficile[77]. Les quelque 40 % des échantillons qui ont reçu une identification provisoire en 2014 témoignent que certaines essences, en nette raréfaction, voire en danger d'extinction, au XXIe siècle, étaient très prisées deux siècles auparavant[78].

Xylothèques japonaisesModifier

 
Poirier (Pyrus communis), xylothèque japonaise de Chikusai Kato (1878).
Époque d'Edo (1826)Modifier

La collection de l'époque d'Edo, conservée à l'Herbier national des Pays-Bas à Leyde, se compose de 45 fines planchettes de bois d'espèces indigènes de l'île d'Hokkaido (d'environ 7 cm × 14 cm × 0,65 cm), sur une face desquelles est peint le feuillage de l'espèce, avec son nom vernaculaire en japonais, et parfois en latin. Offerte en cadeau à Philipp Franz von Siebold, lors de son séjour à Edo en 1826, par le géographe et explorateur japonais Mogami Tokunai, elle est cédée par Siebold à Carl Ludwig Blume, premier directeur du Rijksherbarium de Leyde, à son retour du Japon en 1830[79],[80].

Ère Meiji (1878)Modifier

La xylothèque japonaise du début de l'ère Meiji (1878) se compose de 220 panneaux de bois (34 cm × 23 cm × 3 cm) appartenant à 150 espèces différentes, la plupart indigènes au Japon, sur lesquels sont peints les détails botaniques de l'espèce ; l'encadrement est constitué d'écorce, avec aux quatre angles des sections transversales de branches[81],[82]. Cinq sets de ces panneaux, tous réalisés au même moment[note 2], par une équipe d'artistes sous la direction de Chikusai Kato, illustrateur aux jardins botaniques de Koishikawa, pour l'université impériale de Tokyo, sont conservés : aux jardins botaniques de Koishikawa à Tokyo au Japon, au jardin botanique et musée botanique de Berlin-Dahlem en Allemagne (152 panneaux)[83],[84], aux jardins botaniques royaux de Kew (25 panneaux) et dans la collection privée de George Loudon en Grande-Bretagne, et à l'université Harvard aux États-Unis[85],[86].

Galerie Marianne North à KewModifier

Le lambris de la galerie Marianne North aux jardins botaniques royaux de Kew[87] est constitué d'une collection de 246 espèces de bois récoltées par l'artiste lors de ses voyages dans tous les continents entre 1871 et 1885[88],[89]. Les échantillons se présentent sous la forme de planchettes de 16 cm de large et 57 cm de haut ; les noms vernaculaires en anglais, les noms scientifiques et la région d'origine sont indiqués sur la plupart des bois ; seuls quelques échantillons ne portent aucun nom bien que toutes les espèces aient été identifiées depuis la restauration de la galerie en 2009[90].

Cadres Bois indigènes et Bois exotiques du muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-ProvenceModifier

En 1904, deux cadres ouvragés, contenant l'un 60 espèces de bois indigènes, l'autre 60 espèces de bois exotiques, en provenance d'une exposition universelle, sont offerts au muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence, où ils sont encore régulièrement exhibés lors d'expositions[91].

Collection de cannes de Rudolph BlockModifier

La collection de 1 400 cannes de bois rassemblée entre 1925 et 1928 par le journaliste américain Rudolph Edgar Block compte 950 espèces en provenance du monde entier, appartenant à 550 genres différents, identifiées avec l'aide de Samuel J. Record[92]. Cette collection, soigneusement disposée dans 14 vitrines contenant chacune 100 cannes, fait l'objet de deux expositions : au National Museum of Natural History à Washington durant 3 ans à partir de 1928[93], et en 1931 au jardin botanique de New York[92]. Après la mort de Rudolph Block, sa veuve et ses enfants font don de sa collection à la Yale School of Forestry (en) où Samuel J. Record était professeur[94].

Collections scientifiques institutionnellesModifier

Les collections institutionnelles sont gérées par des organismes gouvernementaux, entre autres des musées, des jardins botaniques, des universités et autres établissements d'enseignement ou de recherche. Leur finalité va de l'exposition didactique à la recherche en botanique, en passant par l'expertise. Elles se constituent et s'accroissent grâce à des programmes de récolte, par don et par échange de spécimens[1]. De nombreux échantillons de bois exotiques sont récoltés par les explorateurs des empires coloniaux pour être envoyés en Europe[95] ; d'autres proviennent des grandes expositions internationales organisées tant aux États-Unis qu'en Europe[96],[97].

Premières xylothèques institutionnellesModifier

Les premières grandes collections scientifiques remontent au milieu du XIXe siècle – celle de Kew, créée en 1847, étant une des plus anciennes[98] après celle de Saint-Pétersbourg dont l'origine remonte à 1823[99] – mais elles se sont surtout multipliées au milieu du XXe siècle. D'autres collections plus modestes ont néanmoins parfois une origine plus ancienne ou présentent un intérêt particulier. Jusque-là principalement destinées à documenter les bois commerciaux, et constituées de blocs du format d'un livre (environ 12 cm × 8 cm × 4 cm), généralement dépourvus d'écorce, ces collections ne répondent plus à toutes les exigences de la recherche au XXIe siècle[100].

Musée de botanique de FlorenceModifier

Le catalogue des collections du grand-duc de Toscane établi en 1793 (Museum's Old Collections, « anciennes collections du musée d'histoire naturelle ») mentionne déjà des échantillons de bois (troncs et sections transversales) d'espèces exotiques en provenance d'Égypte, Guyana, Madagascar et Océanie ; entre 1842 et 1877, sous la direction de Parlatore, la xylothèque du musée de botanique de Florence s'enrichit de ses récoltes d'Italie et d'Amérique, ainsi que de bois africains achetés à Londres et d'échantillons de divers récolteurs en provenance d'Amérique du Sud et d'Asie[101]. Ces collections se présentent sous différentes formes : sections longitudinales de troncs, polies et assemblées par des charnières, ou blocs de bois de la forme d'un livre.

Houtkabinet du musée colonial de HaarlemModifier

 
Houtkabinet du musée colonial de Haarlem (1871-1926)

Frederik Willem van Eeden, premier directeur du musée colonial de Haarlem fondé en 1864, rassemble une collection d'objets exotiques et de produits des Indes orientales néerlandaises, parmi lesquels des échantillons de bois – houtkabinet ou cabinet du bois –, dans un but tant scientifique que didactique. En 1911, son successeur, Maurits Greshoff (nl), a l'idée de faire graver, notamment par Jan Bronner (nl), en bas-relief sur des planches ou sur des blocs, une image précise de l'essence, sous la forme d'une branche avec des feuilles, des fleurs, des fruits et des graines. Une autre série d'échantillons sont gravés en haut-relief dans un carré en haut des planches longues de 180 cm et larges de 41 à 56 cm. En 1926, le musée colonial déménage à Amsterdam où il fusionne avec l'Institut colonial. La xylothèque est transférée en 2006 à l'herbier national des Pays-Bas à Leyde, qui fait désormais partie du Centre de biodiversité Naturalis, et ne restent à l'Institut royal des Tropiques d'Amsterdam que des doubles de l'ancien houtkabinet qui servent de décor à une salle de réunion[102].

École forestière de NancyModifier

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l'École forestière de Nancy crée une collection d'échantillons de bois étiquetés « École Impériale Forestière », auxquels s'ajoutent progressivement les spécimens de bois présentés par les services forestiers des pays participants aux expositions universelles organisées à Paris (1867, 1878[97], 1889 et 1900)[103]. Ces collections sont exposées, avec d'autres collections d'histoire naturelle rassemblées par Lucien Daubrée, directeur général des Forêts, dans un bâtiment spécialement construit à cet effet en 1896, la « Galerie Daubrée »[104]. Vers 1970, cette galerie est abandonnée et les collections dispersées ; la xylothèque de Nancy connaît cependant un regain d'intérêt au XXIe siècle et est reconstituée en 2009[103].

Xylothèques contemporainesModifier

 
Collection de bois du muséum Albany à Grahamstown (Afrique du Sud).

Les collections de référence modernes sont constituées d'échantillons (disques, blocs ou planchettes) de bois, accompagnés de matériel annexe (trois coupes fines perpendiculaires, petits cubes permettant d'observer les trois plans de coupe[105], préparations microscopiques, photos...) et d'un échantillon d'herbier. Pour des raisons historiques, ce dernier est parfois conservé séparément de l'échantillon de bois : ainsi le croisement des bases de données de deux collections belges, la xylothèque du musée royal de l'Afrique centrale et l'herbier du Jardin botanique de Meise, a permis d'établir un lien entre 6 621 échantillons de bois et 9 641 enregistrements d'herbier concernant 6 953 spécimens[106].

La récolte des spécimens pour une xylothèque doit tenir compte des divers impératifs qui conditionnent les études qui pourront être faites sur les échantillons. Des études dendrochronologiques, par exemple, nécessitent de disposer d'un disque prélevé à la base du tronc, après abattage de l'arbre[107]. Pour des références taxonomiques, les échantillons doivent être aussi complets que possible (bois, écorce, rameaux, feuilles, fleurs, fruits)[108]. La technique la plus simple et la plus sûre est de prélever les échantillons de bois et le matériel complémentaire sur un arbre abattu[100]. Les coupes d'exploitation forestière et les mises à blanc pour des travaux d'infrastructures constituent des opportunités intéressantes, en particulier dans les régions tropicales[109] ; en dehors de tels chantiers, pour éviter de sacrifier un exemplaire d'une espèce inconnue[108], une rondelle peut être prélevée dans une branche[100].

Tous les échantillons doivent être dûment étiquetés, avec au minimum le lieu de récolte et l'identification de l'espèce[110]. Traditionnellement, les informations relatives aux échantillons sont conservées dans un fichier carton[1]. Le développement des technologies de l'information et de la communication a permis la création de bases de données informatisées, la numérisation des collections physiques et la mise en ligne de collections virtuelles dès le début des années 2000[106],[111],[112],[113]. Grâce aux progrès de l'intelligence artificielle, des clefs interactives de détermination des espèces d'arbres, basées sur les échantillons conservés dans des xylothèques, ont été construites, débouchant sur des techniques d'identification semi-automatiques ou automatiques[114].

Le premier guide des xylothèques institutionnelles est publié en 1957 par William Louis Stern[115], à l'époque curateur des collections dendrologiques de l'université Yale. Il liste 66 collections de bois réparties dans le monde. Dix ans plus tard, à l'image de l’Index herbariorum qui répertorie les grands herbiers au niveau mondial, la première édition de l’Index xylariorum [note 3],[116] voit le jour : Stern y recense 134 xylothèques conservant au total plus d'un million d'échantillons de bois, auxquels s'ajoutent des préparations microscopiques et/ou des spécimens d'herbier. Chacune d'entre elles s'est vu attribuer une abréviation standardisée ou sigle (semblable, le cas échéant, à celui de l'herbier associé) se terminant par « w » (pour wood, mot anglais qui signifie « bois »)[117]. La quatrième édition, Index xylariorum 4 (2010), est publiée en ligne par les jardins botaniques royaux de Kew[99]. En , une mise à jour de cette édition est publiée en ligne par l'International Association of Wood Anatomists (en) (IAWA) : 158 collections institutionnelles y sont répertoriées[118].

Depuis fin 2018, la collection la plus importante au monde est celle de la xylothèque de Bogor en Indonésie[119], qui comptait à ce moment 185 647 spécimens appartenant à 785 genres[120]. Viennent ensuite, avec chacune plus de 100 000 échantillons, la xylothèque de l'Herbier national des Pays-Bas à Leyde, où sont rassemblées toutes les collections institutionnelles des Pays-Bas, à l'exception de celle de l'institut d'archéologie de Groningue[118], et celle du Laboratoire des produits forestiers du Service des forêts des États-Unis à Madison (Wisconsin)[1], qui inclut la collection du Chicago Field Museum of Natural History et héberge la collection de Samuel James Record de la Yale School of Forestry (en)[121],[122], puis les collections de l'université fédérale du Pernambouc à Recife au Brésil (84 600 échantillons )[99] et du musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren, Belgique (83 000 échantillons)[123],[124].

Principales xylothèques institutionnelles dans le monde (par ordre d'importance décroissante)
Sources : Index xylariorum 4, 2010[99] ; Index xylariorum 4.1, 2016[118]
Pays, localité Institution Sigle(s) Année de création Nombre d'échantillons Nombre de genres Spécialisation géographique
Indonésie, Bogor Xylarium Bogoriense BZFw 1914 185 647 plus de 785 Indonésie[120]
Pays-Bas, Leyde Herbier national des Pays-Bas Dw, Lw, RTIw, Uw, WAGw, WLw, WIBw 1955 125 000 plus de 2 000 monde entier, mais surtout région malaisienne, Amérique du Sud tropicale et Afrique
États-Unis, Madison Service des forêts, Laboratoire des produits forestiers MADw
SJRw
1970 105 000 3 500 monde entier, surtout Amérique
Brésil, Recife Université fédérale du Pernambouc, collection de bois Sergio Tavares[125] SUDENEw
TIPw
1960 84 600 Brésil
Belgique, Tervuren Musée royal de l'Afrique centrale Tw 1898 83 000 3 616 13 000 essences du monde entier, surtout Afrique centrale[126],[123]
Australie, Canberra CSIRO, Dadswell Memorial Wood Collection[127] FPAw 1926 47 720 2 237 Malaisie et zone sud-ouest du Pacifique, en particulier Australie et Nouvelle-Guinée[128]
États-Unis, Washington Smithsonian Institution, National Museum of Natural History, Department of Botany USw 1915 42 500 3 033 monde entier, surtout Amérique tropicale[129]
Grande-Bretagne, Kew Jardins botaniques royaux de Kew, Laboratoire Jodrell K-Jw 1876 40 000 2 250 monde entier, mais surtout région malaisienne et Amérique du Sud tropicale
États-Unis, Syracuse Université d'État de New York, Harry Philip Brown Memorial Wood Collection BWCw 1925 40 000 2 100 principalement néotropique, mais aussi Amérique du Nord et centrale ; Asie et Afrique tropicale et tempérée
Allemagne, Hambourg Johann Heinrich von Thünen-Institut (de)
(Centre fédéral de recherches forestières et du bois)

(RBHw)
2008
(1940)
35 000
(2 400)
monde entier[130]
(régions tropicales)
France, Montpellier CIRAD, UR BioWooEB (Biomasse, bois, énergie, bioproduits)[131] CTFw 1937 34 395 2 160 Monde entier, majoritairement régions tropicales (Afrique de l'Ouest, Madagascar, Amérique du Sud, Guyane)
Grande-Bretagne, Kew Jardins botaniques royaux de Kew, economic botany collection Kw 1847 34 314 3 205 monde entier[132]
États-Unis, Raleigh Université de Caroline du Nord, Collection de bois David A. Kribs PACw 1925 32 000 2 500 monde entier, surtout États-Unis
États-Unis, Cambridge Herbier de l'université Harvard, Laboratoire d'anatomie et morphologie végétale Bailey-Wetmore Aw 1938 31 000 monde, surtout régions tropicales d'Asie, Australasie, et Amérique
Grande-Bretagne, Garston, Wadford Centre for Timber Technology and Construction FPRLw 1926 30 000 2 500 monde entier, surtout Afrique tropicale et Asie du Sud-Est
Australie, Sidney National Herbarium of New South Wales (en) cf. SFCw 1881 30 000 Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, spécialement Acacia et Eucalyptus
Japon, Tsukuba Forestry and Forest Products Research Institute[133] TWTw 1928 25 000 1 800 Asie orientale et du Sud-Est
Grande-Bretagne, Oxford Oxford Forestry Institute (en) FHOw 1924 24 381 2 719 Commonwealth[134]

Autres collectionsModifier

Xylothèques privéesModifier

 
Intérieur de la xylothèque Manuel Soler à Dénia (Espagne), en 1999.

À côté des xylothèques institutionnelles, il existe aussi des xylothèques privées, non répertoriées dans l’Index xylariorum, comme la xylothèque Manuel Soler à Dénia dans la province d'Alicante en Espagne, dont la collection, entamée en 1993, compte quelque 4 200 échantillons en 2016[135].

Collectionneurs privés et institutionnels se rassemblent, au niveau mondial, au sein de l'International Wood Collectors Society[100], ou dans des associations à l'échelle d'un pays, comme l'Association néerlandaise des collectionneurs de bois[136].

Xylothèque de DelftModifier

En 2006, les éditions Althaea Pers publient une série de fascicules qui accompagnent une collection unique de 50 volumes d'une bibliothèque de bois moderne, De Delftse Xylotheek, fabriquée à l'image de la Holzbibliothek du XIXe siècle par l'artisan néerlandais Ben Lemmers[137]. Depuis 2012, cette collection est déposée en prêt à long terme au château de Groeneveld (nl) à Baarn[138], qui abrite également une série de 148 volumes de la Deutsche Holzbibliothek de von Schlümbach[139],[140].

Musées du boisModifier

 
Échantillons de bois le long d'un sentier didactique près de Düsseldorf.

Plusieurs musées du bois ou musées de la forêt comportent une xylothèque accessible au public. C'est notamment le cas, en France, du musée du Bois et de la Marqueterie à Revel (Haute-Garonne), où sont exposées plusieurs centaines d'essences de bois[141].

En Autriche, à Vienne, à côté d'une collection de quelque 1 500 essences de bois, le musée de la recherche forestière conserve des échantillons originaux sur lesquels Gabriel Janka (1864-1932) a mis au point son test de dureté du bois[142],[143].

En Inde, le musée forestier de l'Institut de la recherche forestière (en) de Dehradun expose 136 espèces des bois commerciaux les plus connus et les plus importants[144].

Aux États-Unis, le Smith College présente, depuis 2008, une exposition permanente Woods of the World (« Bois du Monde ») où 178 essences sont montrées[145].

Le muséum d'histoire naturelle de Nantes, en France, expose, sous l'escalier et en lambris le long de la volée, une partie de la collection de quelque 8 000 espèces, doubles de la collection du Muséum national d'histoire naturelle, exposée à Paris dans les années 1840 par Louis Alexis Leferme et acquise en 1872, par l'intermédiaire du conservateur Édouard Dufour et d'Édouard Bureau. La présentation dans l'escalier, mise en place en 1903 par Louis Bureau, est remaniée en 2011, à l'occasion de l'année internationale des forêts, notamment pour organiser les différentes familles d'angiospermes dicotylédones selon la classification phylogénétique (APG III de 2009)[146]. Cette collection, qui contient plusieurs espèces en danger d'extinction, révèle l'engouement des pays européens au XIXe siècle pour les essences de bois précieux utilisées en ébénisterie[147].

En Espagne, le musée du design de Barcelone propose, depuis 2018, une xylothèque de 138 échantillons de bois européens et exotiques, en libre consultation au centre de documentation[148]. La xylothèque Imanol Artola à Zegama, dans la province du Guipuscoa au Pays basque, présente une collection de 1 300 échantillons de bois et de 177 troncs[149].

En 2019, le Jardin botanique de Meise, en Belgique, inaugure un musée du bois, le Labo du Bois, axé sur la production et les propriétés du bois et le rôle que ce matériau durable et d'avenir peut jouer dans la régulation du climat[150],[151]. Y sont exposés des exemplaires provenant des collections de l'ancien musée forestier de Bruxelles créé en 1902 au Jardin botanique de l'État[152]. Entreposée dans des caves depuis le transfert de l'institution à Meise en 1973, cette collection, qui comporte notamment des spécimens de Carl von Martius[153] et du musée des Colonies de Paris[154],[155], est en cours de restauration depuis 2015[156]. Quelques exemplaires sont remis en valeur dans le nouveau musée[150].

Collections publiéesModifier

Des collections de bois ont également été publiées sous forme de livres imprimés incluant des échantillons de bois en fines lamelles :
(liste non exhaustive, par ordre chronologique)

  • (de) Johann Adolph Hildt, Sammlung in- und ausländischer Holzarten, zur technologischen Kenntniß, Charakteristik und Waarenkunde aller Kunst-Farb-und Apothekerhölzer, Gotha, Weimar, 1797-1799[157].
  • (de) Hermann Nördlinger, Querschnitte von hundert Holzarten, Stuttgart, Cotta, 1852-1888, 11 volumes, sous forme de boîtes contenant chacune un fascicule de texte et 100 sections de bois montées sur des feuillets non reliés[158],[159].
  • Herman von Nördlinger, Collection de 60 sections transversales de bois des essences forestières les plus importantes à lʼusage des élèves de lʼécole impériale forestière de Nancy, destinée à accompagner la description des bois des essences forestières les plus importantes par M. Auguste Mathieu, Grimblot et veuve Raybois, Nancy, 1855.
  • (de) Herman von Nördlinger, Fünfzig Querschnitte der in Deutschland wachsenden hauptsächlichsten Bau-, Werk- und Brennhölzer – für Forstleute, Techniker und Holzarbeiter, Cotta, Stuttgart, Augsburg, 1858, 1884.
  • Hermann von Nördlinger, 50 sections de bois, avec un texte de Shapranov en russe, St. Petersburg, 1868.
  • Hermann Nördlinger, Les bois employés dans l'industrie : Descriptions accompagnées de cent sections en lames minces des principales essences forestières de la France et de l'Algérie, Paris, J. Rothschild, .
  • Hermann Nördlinger, Collection de 60 sections transversales de bois des essences forestières les plus importantes à l'usage des élèves de l'École forestière de Nancy, Nancy, N. Grosjean, .
  • (en) Sections of fifty Indian woods with a descriptive list. For use of students at the Dehra Dun Forest School, Dehra Dun, 1882.
  • (de) W.O. Burkart et F.M. Podany, Burkart's Sammlung der wichtigsten europäischen Nutzhölzer in characteristischen Schnitten, Brünn, Burkart, , 25 p., 40 planches.
  • (en) Romeyn Beck Hough, The American Woods, exhibited by actual specimens, 14 vols., New York, Lowville, 1893-1904[160].
  • André Thil, Sections transversales de 100 espèces de bois indigènes, Paris, J. Tempère, , 38 p., 5 pl.
  • André Thil, Description des sections transversales de 120 espèces de bois indigènes et exotiques, Paris et Grez-sur-Loing, L. Laveur et J. Tempéré, , 49 p., 6 pl.[161]
  • Georg Heider, [sans titre], Fürth i. B[ayern], Firma Georg Heider, [sans date, vers 1900] – Collection de 12 planches numérotées avec au total 120 échantillons de bois (23 x 58 mm).
  • Jean Bigorgne, Album des bois de Madagascar, Tananarive, Gouvernement général de Madagascar et dépendances, Service des eaux, forêts et chasses, , 26 ff. : échantillons de bois, planche en front (SUDOC 018230555).
  • (de) Alfred Schwankl, Welches Holz ist das ? : Ein Bestimmungsbuch wichtiger Holzarten des In- und Auslandes, Stuttgart, Franckh'se Verlagshandlung W. Keller & Co, , 2e éd., 146 p.
  • (en) Alfred Schwankl, What wood is that? A guide to the identification of home-grown and imported timbers with 40 actual timber samples, New York, Studio Publications, .
  • (en + ja) Harumichi Kitao, Wood specimens, Tokyo, Meibundo Publishing, , 126 p., 180 wood specimens, 115 leaf silhouettes, 24 microphotographs.
  • (en) E.S. Harrar, Hough's Encyclopaedia of American woods, 15 vols., New York, Robert Speller & Sons, 1957-1971.
  • (de) Paul Guggenbühl, Unsere einheimischen Nutzhölzer : die gebräuchlichen Holzarten Mittel- und Nordeuropas, Dietikon-Zürich, Stocker-Schmid, , 406 p.
  • (de) Paul Guggenbühl, Nos Bois, Lausanne, Delta & Spes, , 324 p., incl. 26 échantillons de bois.

Conservation et restaurationModifier

Tout comme les charpentes, planchers, meubles et autres objets en bois, notamment ceux conservés dans des musées[162], les échantillons conservés dans une xylothèque sont susceptibles d'être attaqués par de petits coléoptères, appelés vrillettes. Des traitements par des insecticides à effet rémanent sont parfois utilisés pour les éliminer. Le chlordécone, préconisé par l'Institut canadien de conservation (en) et encore autorisé dans certaines provinces canadiennes en 1982[163], est interdit aux États-Unis depuis 1976 et en France depuis 1990. Un traitement par le froid (congélation) est efficace pour détruire les larves[164]. Une mesure préventive contre le développement des vrillettes est le maintien d'un taux d'humidité entre 40 et 60 %[165]. Lorsqu'ils sont bien secs (moins de 20 % d'humidité), les échantillons sont peu sujets à des attaques biologiques et, à l'abri de l'ensoleillement direct, ils peuvent être conservés presque indéfiniment[100].

Avant d'être restaurée, la collection de Linck, traitée au DDT et au Hylotix 59, un produit à base de lindane, de 1960 à son interdiction en 1989, a été décontaminée[19] pour éviter tout risque sanitaire pour le personnel du musée, comme pour les visiteurs. Les résidus du traitement, visibles sous forme de cristaux à la surface du bois, ont été éliminés par un nettoyage du meuble avec un solvant à base de terpène d'orange et du dioxyde de carbone liquide a été appliqué sur les échantillons beaucoup plus fragiles[166]. Cette technique qui n'a causé aucun dommage à la collection a aussi éliminé partiellement les traces de biocides à l'intérieur du bois[167].

La collection de Sumatra a été régulièrement traitée au pétrole, avec pour conséquence la destruction du matériel végétal conservé à l'intérieur des volumes[59].

La collection von Schlümbach conservée au musée Martena (nl) en 2006 a été restaurée en 1998 et placée dans une vitrine ronde climatisée[168] ; la collection exposée au château de Groeneveld (nl) à Baarn est, elle aussi, placée dans une armoire climatisée[140].

Aspects culturelsModifier

La xylophilie est le fait de collectionner le bois ou de se passionner pour cette matière[169].

Xylotheque est un recueil d'essais publié par Yelizaveta P. Renfro en 2014[170].

Xylotheca est le nom scientifique d'un genre de plantes à fleurs de la famille des Achariaceae décrit par Hochstetter en 1843 – alors dans la famille des Bixaceae – et nommé en raison de son fruit ligneux[171].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La collection de Linck étant antérieure à la classification binominale de Linné, il ne s'agit pas des noms scientifiques des espèces.
  2. Tous les panneaux conservés à Berlin et à Kew portent le même cachet « 11 Meiji », c'est-à-dire 1878[81].
  3. En anglais, le terme xylotheque (ou xylothek) désigne toute collection de bois, le terme xylarium étant réservé aux collections scientifiques contemporaines[100].

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g Stern 1976.
  2. « Xylothèque », sur Muséum national d'histoire naturelle, Paris (consulté le ).
  3. (en) D. Maniatis, L. Saint-André, M. Temmerman, Y. Malhi et H. Beeckman, « The potential of using xylarium wood samples for wood density calculations : a comparison of approaches for volume measurement », iForest - Biogeosciences and Forestry, vol. 4,‎ , p. 150-159 (ISSN 1971-7458, DOI 10.3832/ifor0575-004, lire en ligne).
  4. (en) « U.S. Government supported research project inaugurates reference library for Malagasy precious hardwoods », News and information, sur usaid.gov, (consulté le ).
  5. (en) M. Yu, L. Jiao, J. Guo, Alex C. Wiedenhoeft, Tuo He, Xiaomei Jiang et Yafang Yin, « DNA barcoding of vouchered xylarium wood specimens of nine endangered Dalbergia species », Planta, vol. 246,‎ , p. 1165–1176 (DOI 10.1007/s00425-017-2758-9, lire en ligne).
  6. (en) Kayoko Kobayashi, Sung-Wook Hwang, Won-Hee Lee et Junji Sugiyama, « Texture analysis of stereograms of diffuse-porous hardwood: identification of wood species used in Tripitaka Koreana », Journal of Wood Science, vol. 63,‎ , p. 322–330 (lire en ligne, consulté le ).
  7. (ru) « Дендрологическая коллекция » [« Collection dendrologique »], sur binran.ru, Saint-Pétersbourg, Institut de botanique Komarov (consulté le ).
  8. (en) Hans Beeckman, « The Tervuren xylarium supports phytodiversity research world-wide », dans BBB 2001 : Botanical biodiversity and the Belgian expertise : Proceedings of a symposium held in October 2001 at the National Botanic Garden of Belgium, Meise, National botanic Garden of Belgium, coll. « Scripta Botanica Belgica » (no 24), (ISBN 9072619544), p. 195.
  9. Christian Du Brulle, « Les 13.000 espèces ligneuses de Tervuren au service du climat », sur dailyscience.be, (consulté le ), p. 106.
  10. (en) Gordon Dadswell et John Dargavel, « The future of Australia's Wood Collections ? », sur Australian & New Zealand environmental history network (consulté le ).
  11. Iris Joussen, « Demain, le bois remplacera-t-il le béton dans les constructions ? », sur sciencesetavenir.fr, (consulté le ).
  12. Jean Baptiste Saint-Lager, « Histoire des Herbiers », Annales de la Société botanique de Lyon, vol. 13, no 1,‎ , p. 1–120 (ISSN 1160-6436, DOI 10.3406/linly.1886.4830, lire en ligne, consulté le ).
  13. a b et c Feuchter-Schawelka, Freitag et Grosser 2001.
  14. a b et c Machado et Antunes 2014, p. 3.
  15. « Une perception des fonctions de la forêt et de leurs interactions différente selon les époques et les pays », Working Papers, sur europarl.europa.eu/, (consulté le ).
  16. a et b (nl) Tjerk Miedema, « De eerste houtverzameling uit 1670 : Het houtkabinet van Linck », dans Knapen et Denis 2008, p. 201-203.
  17. Jean Chrétien Sepp, Représentation des bois des arbres & arbrisseaux, tant du pays qu'étrangers, Amsterdam, Sepp, , page de titre reproduite dans J.C.Sepp et M. Houttuyn, Houtkunde, behelzende de afbeeldingen van meest alle bekende, in- en uitlandsche houten die tot den huis- en scheepsbouw, tot schrynwerk, werktuigen en gereedschappen, tot verwstoffen en in de geneeskunde, worden gebruikt..., Amsterdam, 1791-1795, 106 planches couleurs (lire en ligne).
  18. (de) Johann Heinrich Linck d.J., « Neunte Abtheikung. Hölzer. Ligna », dans Index Musaei Linckiani, oder kurzes systematisches Verzeichniß der vornehmsten Stücke der Linckischen Naturaliensammlung zu Leipzig, vol. 3, Leipzig, (lire en ligne), p. 53-84.
  19. a et b (de) Sabrina Zoppke, Dekontamination und Restaurierung der Linckschen Holzsammlung, Diplomarbeit Fachhochschule Potsdam, , 110 p. (présentation en ligne).
  20. Johann Georg Keyssler (de), Neueste Reisen durch Deutschland, Böhmen, Ungarn, die Schweiz, Italien und Lothringen, Hannover, 1740-1751, 2200 p. (cité par (de) Mieczysław Matejak unter Mitarbeit von Peter Niemz, Das Holz in deutschen Abhandlungen aus dem 17.-19. Jahrhundert. aus den Sammlungen der Universitätsbibliothek in Warschau, Zurich, Eidgenössische Technische Hochschule, IfB Institut für Baustoffe, Wood Physics, , 4. erweiterte Auflage éd., 536 p. (DOI 10.3929/ethz-a-006180944, lire en ligne), « Holzcabinette des 18. Jahrhunderts », p. 29).
  21. (de) Dieter Grosser, « Holzsammlungen des 18. Jahrhunderts in Form von Tafeln, Buchblöcken und Plättchen », dans Anne Feuchter-Schawelka, Winfried Freitag & Dieter Grosser, Alte Holzsammlungen : Die Ebersberger Holzbibliothek : Vorgänger, Vorbilder und Nachfolger, Stuttgart, Stuttgart, Deutscher Sparkassen Verlag GmbH, coll. « Der Landkreis Ebersberg Geschichte und Gegenwart » (no 8), , p. 37.
  22. (en) M. Boeseman & W. de Ligny, Martinus Houttuyn (1720-1798) and his contributionsto the natural sciences, with emphasis on zoology, Leiden, coll. « Zoologische Verhandelingen » (no 349), , 221 p. (ISBN 90-73239-93-1, ISSN 0024-1652, lire en ligne), p. 97.
  23. (de) Carl Schildbach, Beschreibung einer Holz-Bibliothek nach selbst gewähltem Plan ausgearbeitet, Cassel, Estienne, , 16 p. (lire en ligne).
  24. (de) Carl Schildbach, « Beschreibung einer Holzbibliothek nach selbst gewähltem Plan, ausgearbeitet von Carl Schildbach zu Cassel », Journal von und für Deutschland, vol. 5,‎ , p. 322-328 (lire en ligne).
  25. (de) « Xylothek Schildbach - die Schildbachsche Holzbibliothek (1771- 1799) », sur Naturkunde Museum im Ottoneum (consulté le ).
  26. Feuchter-Schawelka, Freitag et Grosser 2001, p. 46.
  27. (de) « Das Holzbuch unter der Lupe », sur Naturkunde Museum im Ottoneum (consulté le ).
  28. (en) Arthur McGregor, Curiosity and Enlightenment : Collectors and Collections from the Sixteenth to Nineteenth Century, New Haven (Conn.), Yale University Press, , 288 p. (ISBN 978-0-300-12493-4), chap. IV (« Museums and the Natural World »).
  29. (de) Sibylle Benninghoff-Lühl, « Vom Buch als Schaukasten oder : Wunderbares Lesen. Die Holzbibliothek von Carl Schildbach (1788) », Zeitschrift für Germanistik, vol. 22, no 1,‎ , p. 41-56 (ISSN 0323-7982, DOI 10.3726/92135_41).
  30. (en) Gregory Volk, « dOCUMENTA(13): Books, Afghanistan and Both », sur Art in America, .
  31. (en) « English shortguide : From the Landgrave‘s cabinet of curiosities to a modern museum of natural history », sur Naturkunde Museum im Ottoneum (consulté le ).
  32. (de) « Video : dOCUMENTA (13) - Einzelpräsentation : Mark Dion », sur art-in-berlin.de, (consulté le ).
  33. (de) Candidus Huber, Ankündigung einer natürlichen Holz-Bibliothek, Ebersberg, , 8 p. (lire en ligne).
  34. (de) C.K., « Das Buch der Natur », NZZ, (consulté le ).
  35. (de) Julia Böttcher, Lesen im Buch der Natur : Die Holzbibliothek im Naturkundemuseum Ostbayern Regensburg, Ratisbonne, Naturwissenschaftlicher Verein Regensburg, coll. « Acta Albertina Ratisbonensia (Sonderheft) », , 64 p. (ISSN 0515-2712).
  36. (de) Candidus Huber, Kurzgefaßte Naturgeschichte der vorzüglichsten baierischen Holzarten, Munich, Joseph Lentner, , 187 + 3 p. (lire en ligne).
  37. (de) Bettina Vaupel, « Der Wald im Kasten : Die Holzbibliothek auf Burg Guttenberg », sur Monumente Online, Deutsche Stiftung Denkmalschutz, (consulté le ).
  38. (de) Barbara Richner et Janina Hauser, « Die Holzbibliothek im Naturmuseum Thurgau », dans Holz und Kulturgüterschutz, coll. « KGS Forum » (no 20), (lire en ligne), p. 62-68.
  39. (de) « Xylothek Stift Lilienfeld », sur Stift Lilienfeld, (consulté le ).
  40. (de) « Holzbibliothek », sur Museum Wald und Welt, Ebersberg (consulté le ).
  41. Feuchter-Schawelka, Freitag et Grosser 2001, p. 70-71.
  42. (de) « Ricci, Julian », sur Biographia Benedictina, (consulté le )
  43. (de) « Xylothek der Sternwarte Kremsmünster » (consulté le ).
  44. a et b (en) « Concise history of the monastic library : Cabinet of Curiosities and connecting passage », sur Strahov Monastery, (consulté le ).
  45. Feuchter-Schawelka, Freitag et Grosser 2001, Beilage, 40 p.
  46. (nl) Tjerk Miedema, « Langs Europa's historische xylotheken », dans Knapen et Denis 2008, p. 171-193 (lire en ligne).
  47. (de) P. Amand Kraml, « Objekt des Monats aus dem Museum der Sternwarte Kremsmünster Dezember 1997 : Die Xylothek », (consulté le ).
  48. « Xylotheken », sur Enkzicht Restauratie Atelier (consulté le ).
  49. a et b (en) Olof Dannberg, « The Wooden Library in Alnarp », sur Swedish University of Agricultural Sciences Library, (consulté le ).
  50. (nl) G.M. Roding, Adri den Oudsten et P.W. Leenhouts, Het botanisch Kabinet : Herbaria, houtverzamelingen, aquarellen & boeken uit vier eeuwen, Franker, Museum 't Coopmanshûs, , 39 p., p. 6
  51. a b c et d (it) Marni Azuma et Roberta Pellicioli, « Le specie esotiche della Siloteca Cormio: prime osservazioni », Pianura, vol. 14,‎ , p. 83-92 (lire en ligne, consulté le ).
  52. (it) Enrico Banfi, Roberto Cassanelli et Sandra Sicoli, Herbarium Rainerianum : Rarità botaniche dalla Villa reale di Monza alla Siloteca Cormio, Milan, Silvana, , 71 p. (ISBN 9788882152321).
  53. a b et c (it) « I Libretti di Monza », sur parcomonza.org, Comitato per il Parco di Monza A. Cederna, (consulté le ).
  54. (it) Rosella Redaelli, « Mirabellino e poi… se sono rose fioriranno : Nella saletta reale della stazione i "Libretti di Monza", un erbario storico », Il Cittadino,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  55. (it) « Villoresi, Manetti, Rossi - giardinieri », Giardini Reali, sur reggiadimonza.it (consulté le ).
  56. (it) Mariasilvia Cortelazzi et Chiara Grapelli, « Comune di Milano. Civica siloteca Cormio (1934 - 1973) », sur lombardiabeniculturali.it (consulté le ).
  57. a et b (it) « Xiloteca di libri in legno », sur intra.tesaf.unipd.it, Centro studi per l’ambiente alpino - L. Susmel, (consulté le ).
  58. (it) Franco Viola, Gli alberi ricordano, Treviso, Antigua, , 92 p. (ISBN 9788884352385).
  59. a et b (en) « A wooden library from Sumatra », (consulté le ).
  60. Marc Heilig, « Matériel pédagogique réalisé par J.-F. Oberlin : Échantillons de bois régionaux », sur Jean-Frédéric Oberlin, Société des Missions africaines de Strasbourg, (consulté le ).
  61. Marc Heilig, « Le matériel pédagogique de botanique que J.-F. Oberlin a constitué », archeographe,‎ (ISSN 2257-6045, lire en ligne, consulté le ).
  62. Thomas Rouillard, « La xylothèque de Guyane du Muséum d’Angers », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Anjou, vol. 22,‎ , p. 77-86 (lire en ligne, consulté le ).
  63. a et b Machado et Antunes 2014, p. 6.
  64. Machado et Antunes 2014, p. 7-8.
  65. a et b Machado et Antunes 2014, p. 7.
  66. (pt) « «Xiloteca (mostruário de madeiras)» Estampilhada IAR José Aniceto Raposo (1756-1824) Portugal, 1805 », Museu Nacional de Arte Antiga, (consulté le ).
  67. (pt) Lina Santos com Lusa, « O que há de novo no Museu de Arte Antiga? 15 peças de mobiliário com história », (consulté le ).
  68. da Silva et al. 2020, p. 47159.
  69. (pt) Sofia Carvalho, « Convento de Nossa Senhora de Jesus », Da cidade sacra à cidade laica. A extinção das ordens religiosas e as dinâmicas de transformação urbana na Lisboa do século XIX, (consulté le ).
  70. (pt) Miguel Telles Antunes, « Saint-Hilaire e as ‘Requisições’ em Lisboa – material do Brasil e outro. Tradução e discussão de : « La mission de Geoffroy Saint-Hilaire en Espagne et en Portugal (1808) : Histoire et documents par le Dr. E.T. Hamy » », Brazilian Geographical Journal, vol. 2, no 2,‎ , p. 392-464 (lire en ligne, consulté le ).
  71. Machado et Antunes 2014, p. 1.
  72. a et b Machado et Antunes 2014.
  73. Machado et Antunes 2015.
  74. Machado et Antunes 2015, p. 3.
  75. Machado et Antunes 2015, p. 4.
  76. Machado et Antunes 2015, p. 5.
  77. da Silva et al. 2020, p. 47164.
  78. Machado et Antunes 2014, p. 11.
  79. Baas 1981.
  80. Feuchter-Schawelka, Freitag et Grosser 2001, p. 134.
  81. a et b (de) H. Walter Lack et Hikeaki Ohba, « Die Xylothek des Chikusai Kato », Willdenowia, vol. 28, nos 1-2,‎ , p. 264-275 (ISSN 0511-9618, lire en ligne).
  82. (en) Mark Nesbitt, « Our mysterious treasure from Japan is restored », sur Economic Botany Blog, Jardins botaniques royaux de Kew, (consulté le ).
  83. (en) H. Walter Lack, « Plant illustration on wood blocks : a magnificient Japanese xylotheque of the Early Meiji period », Curtis's Botanical Magazine, vol. 16, no 2,‎ , p. 124-134 (ISSN 1355-4905).
  84. (de) « Sonderausstellung 1998 - Die grüne Schatzkammer der Freien Universität Berlin : Eine Japanische Xylothek », sur Botanischer Garten und Botanisches Museum Berlin Dahlem, 18. august 2010 (consulté le )
  85. (en) Ashley E. Duval, Toshiyuki Nagata, Peter R. Crane et Carl W. Knobloch, « A Synthesis and Interpretation of Early Meiji Japanese Wood Collections with Plant Portraits », sur youtube.com, (consulté le ) (Présentation donnée par Ashley Duval given au meeting annuel de 2012 de la Society for Economic Botany).
  86. (en) Toshiyuki Nagata, Ashley Duval, H. Walter Lack, George Loudon, Mark Nesbitt, Michaela Schmull et Peter R. Crane, « An Unusual Xylotheque with Plant Illustrations from Early Meiji Japan », Economic Botany, vol. 67, no 2,‎ , p. 1-11 (DOI 10.1007/s12231-013-9227-6, lire en ligne, consulté le ).
  87. (en) Lynne Gladston, The hybrid work of Marianne North in the context of nineteenth-century visual practice(s), University of Nottingham, , 288 p., PhD thesis (lire en ligne).
  88. (en) Kathryn Hughes, « Marianne North : The flower huntress », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).
  89. (en) Anka Ryall, « The World According to Marianne North, a Nineteenth-Century Female Linnaean », TijdSchrift voor Skandinavistiek, vol. 29, nos 1-2,‎ , p. 195-218 (ISSN 0168-2148, lire en ligne [PDF]).
  90. Gladston 2012, p. 206.
  91. Morgane Noullet et César Delnatte, Herbier, catalogue et photothèque : Bilan des collections botaniques du Muséum d’histoire naturelle d’Aix en Provence, Aix-en-Provence, Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence, , 202 p. (lire en ligne), p. 47.
  92. a et b (en) Samuel J. Record, « The Rudolph Block Collection of Walking Sticks », Journal of the New York Botanical Garden, vol. 32, no 383,‎ , p. 253-260 (lire en ligne).
  93. (en) Samuel J. Record, « Canes of Varied Woods In Exhibit : Rudolph Block’s Collection of Fourteen Hundred Walking Sticks Contains No Two Alike – Specimens From Many Lands », The New York Times,‎ , p. 138 (résumé, lire en ligne).
  94. (en) « Rudolph Block collection of walking sticks given to Yale », Tropical Woods, Yale, no 65,‎ , p. 38-39.
  95. Tavernier et al. 2021, p. 24-35.
  96. (en) William Louis Stern, « The Wood Collection: What should be its future ? », Arnoldia, vol. 73,‎ , p. 67-80 (ISSN 0004-2633, lire en ligne).
  97. a et b David Gasparotto, Jean Pinon et Christophe Voreux, Portraits d'arbres, AgroParisTech, 41 p. (lire en ligne).
  98. Cornisch, Gasson et Nesbitt 2014.
  99. a b c et d Lynch et Gasson 2010.
  100. a b c d e et f Wiedenhoeft 2014.
  101. (en+it) Piero Cuccuini, « La collezione di legni : la xylotheca ; The wood samples collection : the xylotheque », dans Mauro Raffaelli (editor), Il Museo di storia naturale dell'Università degli studi di Firenze. Vol. II, Le collezioni botaniche, Firenze, (ISBN 978-88-8453-955-7, OCLC 690483410, notice BnF no FRBNF42352415, lire en ligne), p. 236-241.
  102. (nl) « Houtkabinet met grootste Xylotheek : Flash back vanuit het KIT », Know How, sur dehoutjournalist.nl, (consulté le ).
  103. a et b « La xylothèque du Centre de Nancy », sur AgroParisTech (consulté le ).
  104. D'arbre en art : l'arboretum d'Amance, Versailles, Éditions Quæ, , 95 p. (ISBN 978-2-7380-0939-5, lire en ligne), p. 92.
  105. « Xylothèque : plus de 8000 espèces référencées », sur CIRAD UR Biomasse, bois, énergie, bioproduits, (consulté le ).
  106. a et b (en) Samuel Vanden Abeele, Hans Beeckman, Tom De Mil, Cecile De Troyer, Victor Deklerck, Henry Engledow, Wannes Hubau, Piet Stoffelen et Steven B Janssens, « When xylarium and herbarium meet: linking Tervuren xylarium wood samples with their herbarium specimens at Meise Botanic Garden », Biodiversity Data Journal, vol. 9, no e62329,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  107. Laurent Burnel et Céline Pélissier, « Méthode de préparation d’échantillons de bois feuillus pour utilisation en dendrochronologie », Cahier des Techniques de l'Inra, vol. 66,‎ , p. 5-12 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  108. a et b Raymond Schnell, « Techniques d'herborisation et de conservation des plantes dans les pays tropicaux », Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, vol. 7, nos 1-3,‎ , p. 1-48 (lire en ligne, consulté le ).
  109. René Letouzey, « Récolte d'échantillons botaniques », Bois et Forêts des tropiques, no 121,‎ , p. 47-54 (lire en ligne, consulté le ).
  110. (en) Lazaro Benedito da Silva, Sara Santos Araújo, Marta Catarino Lourenço, Fernanda Souto Bessa et Andreia Moraes Ferreira, « Brazilian woods in portuguese xylarium », Brazilian Journal of Development, vol. 6, no 7,‎ , p. 47151-47169 (DOI 10.34117/bjdv6n7-376, lire en ligne, consulté le ).
  111. (en) Elisabeth A. Wheeler, « InsideWood : A web resource », IAWA Journal, vol. 32, no 2,‎ , p. 199-211 (lire en ligne, consulté le ).
  112. (en) Madelynn von Baeyer, « Best practices for digitizing a wood slide collection: The Bailey-Wetmore Wood Collection of the Harvard University Herbaria », Quaternary International,‎ (DOI 10.1016/j.quaint.2020.08.053, lire en ligne, consulté le ).
  113. (en) J. Gutiérrez Velayos, M. Rodríguez Martín, F. Herráez Garrido et J. Velázquez Saornil, « 3D textured models for the creation of a virtual wood collection: A LMS integration approach », dans Proceedings of EDULEARN18 Conference 2nd-4th July 2018, Palma (présentation en ligne, lire en ligne), p. 2607-2616.
  114. (en) Geovanni Figueroa-Mata, Erick Mata-Montero, Juan Carlos Valverde-Otárola et Dagoberto Arias-Aguilar, Automated Image-based Identification of Forest Species: Challenges and Opportunities for 21st Century Xylotheques, coll. « International Work Conference on Bio-inspired Intelligence (IWOBI) », , 8 p. (DOI 10.1109/IWOBI42138.2018, lire en ligne).
  115. (en) William Louis Stern, « Guide to institutional wood collections », Tropical Woods, no 106,‎ , p. 1-29.
  116. (en) William Louis Stern, Index xylariorum: Institutional Wood Collections of the world, Utrecht, International Bureau for Plant Taxonomy and Nomenclature, coll. « Regnum Vegetabile » (no 49), , 36 p. (ISSN 0080-0694).
  117. (en) William Louis Stern et Kenton L. Chamber s, « The citation of wood specimens and herbarium vouchers in anatomical research », Taxon, vol. 9,‎ , p. 7-13 (ISSN 0040-0262).
  118. a b et c Lynch, Gasson et Lens 2016.
  119. (en) Theresia Sufa, « Ministry to name Bogor's xylarium world's largest wood collection », sur The Jakarta Post, (consulté le ).
  120. a et b (en) « BOGOR- Xylarium Bogoriense », IAWA Index Xylariorum, sur Global Timber Tracking Network, (consulté le ).
  121. (en) « About Samuel J. Record (SJRw) Collection », sur US Department of Agriculture, Forest Service, Forest Products Laboratory (consulté le ).
  122. (en) « World’s Largest Research Wood Collection », TechLine Forest Products Laboratory,‎ (lire en ligne).
  123. a et b Helena Spriet, « Le « xylarium » : trésor caché de l’AfricaMuseum », Newsletter, sur glo-be.be, (consulté le ).
  124. « Tervuren Xylarium Wood Database », sur Musée royal de l'Afrique centrale (consulté le ).
  125. (en) Maria Regina de Vasconcelos Barbosa et Luciano Paganucci de Queiroz, « Botanical Collections of Northeast Brazil1: History and Evolution », dans Luciano Paganucci de Queiroz, Alessandro Rapini & Ana Maria Giulietti (Editors), Towards Greater Knowledge of the Brazilian Semi-arid Biodiversity, Brasília, (lire en ligne), p. 30.
  126. R. Deschamps, W. De Haes et A.B. Ergo, Inventaire et origine géographique des échantillons de la xylothèque de Musée Royal de l'Afrique Centrale Tervuren (B), S.l., Centre d'Informatique appliquée au Développement et à l'Agriculture tropicale ( CIDAT ), , xvi+12+11 p..
  127. (en) « Dadswell Memorial Wood Collection », sur Atlas of living Australia (consulté le ).
  128. (en) John Dargavel, Philip D. Evans et Gordon Dadswell, « From Science to Heritage: the History of a Wood Collection », From Science to Heritage: the History of a Wood Collection, vol. 25,‎ , p. 43-54 (DOI 10.1071/HR14004, lire en ligne, consulté le ).
  129. (en) « Wood Collection », sur Smithsonian National Museum of Natural History, (consulté le ).
  130. « Wood indentification », Projects, sur Thünen-Institute (consulté le ).
  131. (en) Patrick Langbour, Sébastien Paradis et Bernard Thibaut, « Description of the Cirad wood collection in Montpellier, France, representing eight thousand identified species », Bois et forêts des tropiques, vol. 339, no 1,‎ , p. 7-16 (DOI 10.19182/bft2019.339.a31709, lire en ligne, consulté le ).
  132. Cornisch, Gasson et Nesbitt 2014, p. 85.
  133. (en) Avi Landau, « Shiver me Timbers ! A Visit to Tsukuba's Xylarium », sur Alien Times, (consulté le ).
  134. (en) « Xylarium (FHOw) », The Oxford University Herbaria, sur University of Oxford Oxford Plant Systematics (consulté le ).
  135. (es) « Xiloteca Manuel Soler » (consulté le ).
  136. (nl) NEHOSOC, Nederlandse Vereniging van Houtsoortenverzamelaars.
  137. (nl) « De Delftse Xylotheek », sur Webmagazine Cultureel Brabant (consulté le ).
  138. (nl) « De Delftse Xylotheek », sur De Althaea Pers (consulté le ).
  139. (nl) « Xylotheek, ofwel Boomboeken » [archive du ], sur Collectie Utrecht (consulté le ).
  140. a et b (nl) « De xylotheek op Kasteel Groeneveld » [vidéo], RTV Baarn Televisie, (consulté le ).
  141. « Musée du bois et de la Marqueterie » (consulté le ).
  142. (de) « Museum für das forstliche Versuchswesen », sur Österreichische Bundesamt für Wald (consulté le ).
  143. (de) Gabriel Janka, Die Härte des Holzes, Vienne, Wilhelm Frick, coll. « Mitteilung der k.k. Versuchsanstalt in Mariabrunn », , 32 p. (lire en ligne).
  144. (en) « Timber Museum », sur Forest Research Institute Dehradun (consulté le ).
  145. (en) Polly Ryan-Lane, « Trees, People, and Wood », Botanic Garden News, The Botanic Garden of Smith College,‎ , p. 1 & 4 (lire en ligne).
  146. « La collection de bois », sur museum.nantesmetropole.fr/ (consulté le ).
  147. Carnet d'HerbEnLoire, Angers, Beautour Éditions et Muséum d'Angers, (ISBN 978-2352930587, lire en ligne).
  148. (es) « La Xiloteca. Un nuevo recurso en torno a la madera en el Centro de Documentación del Museo del Diseño », Museu del Disseny de Barcelona, sur barcelona.cat, (consulté le ).
  149. (es) « Aizkorriko ataria : El bosque oculto, xiloteca », sur Zegama Turismoa (consulté le ).
  150. a et b « Un nouveau musée du bois ouvre ses portes au Jardin botanique de Meise », Médias, sur RTBF, Belga, (consulté le ).
  151. « Le Labo du Bois : un musée flambant neuf au Jardin botanique de Meise ! », sur Jardin botanique de Meise, (consulté le ).
  152. Théophile Durand, Le Jardin botanique de l'État et la réorganisation de ses diverses sections : Notice publiée à l'occasion de l'ouverture du Musée forestier par M. le ministre de l'Agriculture le 22 octobre 1902, Bruxelles, Hayez, , 28 p.
  153. Tavernier et al. 2021, p. 24-25.
  154. Odile De Bruyn, Denis Diagre-Vanderpelen et Valentine Jedwab, « Le Musée Forestier du Jardin botanique de Bruxelles et l'Arboretum de Tervueren : deux institutions sœurs conçues par Charles Bommer », dans Journées du Patrimoine Région de Bruxelles-Capitale : Dossier Nature en Ville, coll. « Bruxelles Patrimoines » (no 23-24), 174 p., p. 62-71.
  155. Rapport annuel 2015, Meise, Jardin botanique Meise, (lire en ligne), p. 26-27.
  156. Rapport annuel 2016, Meise, Jardin botanique Meise, (lire en ligne), p. 24.
  157. (nl) G.M. Roding, « Een merkwaardige houtverzameling », De Levende Natuur, vol. 61,‎ , p. 46-48 (lire en ligne, consulté le ).
  158. (en) Ben Bubner, « The wood cross sections of Hermann Nördlinger (1818-1897) », IAWA Journal, vol. 29, no 4,‎ , p. 439–457 (lire en ligne).
  159. Tavernier et al. 2021, p. 39.
  160. (en) « The American Woods : exhibited by actual specimens and with copious explanatory text by Romeyn B. Hough », sur NCSU Libraries : History of forestry (consulté le ).
  161. Morgane Noullet et César Delnatte, Herbier, catalogue et photothèque : Bilan des collections botaniques du Muséum d’histoire naturelle d’Aix en Provence, Aix-en-Provence, Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence, , 202 p. (lire en ligne), p. 46.
  162. (en) Aurora Matei et Irina Teodorescu, « Xylophagous insect species, pests in wood collection from the Romanian peasant Museum », Romanian journal of biology, Zoology, vol. 56, no 1,‎ , p. 61-74 (lire en ligne, consulté le ).
  163. R.L. Barclay, Ralph M. Eames et Andrew Todd, L'entretien des objets en bois, Ottawa, Musées nationaux du Canada, Institut canadien de conservation (ICC), coll. « Bulletin technique » (no 8), , 2e éd., 15 p. (ISBN 0-662-50411-9), p. 14
  164. (en) Mark Gilberg et Agnes Brokerhof, « The control of insect pests in museum collections : The effects of low temperature on Stegobium paniceum (Linnaeus), the drugstore beetle », Journal of the American Institute for Conservation, vol. 30, no 2,‎ , p. 197-201 (lire en ligne)
  165. (en) « Biological Deterioration & Damage to Furniture & Wooden Objects », Smithsonian Museum Conservation Institute (consulté le )
  166. Sabrina Zoppke, A. Unger, Johannes Mankiewicz et M. Eisbein, « The decontamination of a historical xylotheque with liquid carbon dioxide », dans 42nd Annual Meeting of the International Research Group on Wood Protection, Queenstown, New Zealand, 8-12 May 2011 (présentation en ligne).
  167. (de) Sabrina Zoppke, Boaz Paz et Johannes Mankiewicz, « Die Dekontamination der Waldenburger Xylothek : Möglichkeiten der Anwendung von flüssigem Kohlendioxid und der Einsatz des Vakuumwaschverfahrens », Beiträge zur Erhaltung von Kunst- und Kulturgut, no 2,‎ , p. 65-81 (ISSN 1862-0051, présentation en ligne).
  168. (nl) Han van Meegeren, « De Xylotheek van Franeker », sur Cultureel Brabant, (consulté le )
  169. « xylophilie », sur Universalis.fr (consulté le ).
  170. (en) « Xylotheque : essays », sur worldcat.org (consulté le ).
  171. (de) Christian F. Hochstetter, « Nova genera plantarum Africae », Flora; oder, (allgemeine) botanische Zeitung, Regensburg, Jena, vol. 26, no 5,‎ , p. 69 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Pieter Baas, « On some wood collections of historical interest », IAWA Bulletin n.s., vol. 2, no 1,‎ , p. 45-47 (ISSN 0254-3915, lire en ligne).
  • (en) Lazaro Benedito da Silva, Sara Santos Araújo, Marta Catarino Lourenço, Fernanda Bessa et Andreia Moraes Ferreira, « Brazilian woods in Portuguese xylarium », Brazilian Journal of Development, vol. 6, no 7,‎ , p. 47151-47169 (ISSN 2525-8761, lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Vance Byrd, « Saving the Forest: The Serialization of Wood Specimen Collections », The Germanic Review: Literature, Culture, Theory, vol. 94, no 3,‎ , p. 228-238 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Caroline Cornisch, Peter Gasson et Mark Nesbitt, « The wood collection (Xylarium) of the Royal Botanic Gardens, Kew », IAWA Journal, vol. 351,‎ , p. 85-104 (DOI 10.1163/22941932-00000050, lire en ligne).
  • (de) Anne Feuchter-Schawelka, Winfried Freitag et Dietger Grosser, Alte Holzsammlungen : Die Ebersberger Holzbibliothek : Vorgänger, Vorbilder und Nachfolger, Stuttgart, Deutscher Sparkassen Verlag GmbH, coll. « Der Landkreis Ebersberg Geschichte und Gegenwart » (no 8), , 143 p., (Beilage, 40 p.) (ISBN 3-933859-08-5, présentation en ligne).
  • (nl) Luc Knapen et Leo Denis (rédacteurs), Hout in boeken, houten boeken en de fraaye konst van houtdraayen, Louvain, Maurits Sabbebibliotheek, coll. « Documenta Libraria » (no XXXV), , 374 p. (ISBN 978-90-429-2057-6).
  • (en) Samuel H. Lamb et Alan B. Curtis, A guide for developing a wood collection, Madison, WS, Forest Products Society for the International Wood Collectors Society, , vi, 42 p.
  • (en) Anna H. Lynch et Peter E. Gasson (compilators), « Index Xylariorum 4 », sur assets.kew.org, (consulté le ).
  • (en) Anna H. Lynch (version March 2010 compiled by), Peter E. Gasson (version March 2010 compiled by) et Frederic Lens (updated by IAWA under supervision of), Index Xylariorum 4.1, IAWA, , 123 p. (lire en ligne).
  • (pt) José Saporiti Machado et Miguel Telles Antunes, Estudo histórico e científico da xiloteca da Academia das Ciências de Lisboa contruída por José Aniceto Rapozo : Nota preliminar, Lisboa, Academia das Ciências de Lisboa, , 9 p. (lire en ligne).
  • (en) José Saporiti Machado et Miguel Telles Antunes, « Aniceto Rapozo’s cabinet at the Lisbon Academy of Sciences: a window into Brazilian eighteenth-century timber resources », Journal of the History of Collections, vol. 26, no 1,‎ , p. 21-33 (DOI 10.1093/jhc/fht019, lire en ligne, consulté le ).
  • (de) M. Rahmann, H. Rahmann, B. Gericke et Th. Plöttner, « Die Hohenheimer Holzbibliothek », Hohenheimer Themen, vol. 1,‎ , p. 65-111 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Lazaro Benedito da Silva, Sara Santos Araújo, Marta Catarino Lourenço, Fernanda Bessa et Andreia Moraes Ferreira, « Brazilian woods in Portuguese xylarium », Brazilian Journal of Development, vol. 6, no 7,‎ , p. 47151-47169 (ISSN 2525-8761, lire en ligne, consulté le ).
  • (en) William Louis Stern, « Multiple Uses of Institutional Wood Collections », Curator: The Museum Journal, vol. 19, no 4,‎ , p. 265-270 (DOI 10.1111/j.2151-6952.1976.tb00506.x).
  • (nl) Wim Tavernier, Viviane Leyman, Ilse Boeren, Maaike De Ridder et Kristof Haneca, Hout dat spreekt : Over de sterke band tussen de mens en hout [« Du Bois qui parle : À propos de l'étroite relation entre l'homme et le bois »], Sterck & De Vreese et Plantentuin Meise, , 191 p. (ISBN 9789056156527).
  • (en) Alex C. Wiedenhoeft, « Curating xylaria », dans Curating biocultural collections : A handbook, Royal Botanic Gardens, Kew in association with Missouri Botanical Garden, (lire en ligne), p. 127-134.

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Xylothèques virtuelles en ligneModifier

 
Montage photographique de 16 échantillons de bois.

Liens externesModifier

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 29 juin 2021 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.
La version du 29 juin 2021 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.