Xylothèque

Une xylothèque (du grec ancien ξύλον, xylon, « bois » et θήκη, thêkê, « armoire, caisse ») est le lieu où est conservée et consultée une collection organisée d'échantillons de bois. Par métonymie, la xylothèque désigne aussi la collection elle-même. Matériau omniprésent, même dans une société fortement industrialisée, le bois peut être étudié sous divers aspects. Une xylothèque est utile comme référence pour identifier les espèces dans des études de systématique ou d'anatomie du bois, mais aussi, entre autres, en ethnographie, en archéologie, en criminalistique ou pour la restauration d'œuvres d'art et pour déterminer la valeur économique des essences de bois.

Les plus anciennes collections de bois connues ont été rassemblées dans des cabinets de curiosités à la fin du XVIIe siècle. Le XVIIIe siècle voit l'apparition en Prusse des bibliothèques de bois, où les échantillons sont présentés comme des livres ou des petits coffrets en bois de cœur et d'aubier, contenant rameaux, feuilles, fleurs et et fruits. Des collections japonaises montrent une représentation de l'arbre peinte sur une planchette de son bois. Les premières xylothèques institutionnelles se développent au XIXe siècle. Les collections contemporaines sont constituées de disques, blocs ou planchettes de bois, accompagnés, entre autres, de coupes fines, préparations microscopiques, photos et d'un échantillon d'herbier. Elles se répartissent dans le monde entier : les plus importantes se trouvent en Indonésie, aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Brésil et en Belgique.

Utilité des collections de boisModifier

 
Collection d'échantillons de bois dans un atelier de restauration au Musée national d'Art de Catalogne.

Matière première d'origine végétale, le bois est l'objet d'étude de plusieurs disciplines, parmi lesquelles la systématique, l'anatomie, l'écologie, la paléoécologie, la paléobotanique, l'archéobotanique, l'ethnobotanique, la botanique économique et la science des matériaux[1]. Les collections de bois sont complémentaires aux herbiers ; elles servent aussi de référence pour identifier des échantillons de bois inconnus lors de fouilles archéologiques ou paléontologiques, d'analyse, de restauration ou d'estimation de la valeur d'œuvres d'art, pour le commerce du bois, notamment dans le cadre de la lutte contre le trafic d'espèces protégées[2],[3], ou encore pour des expertises criminalistiques, comme dans l'affaire du bébé Lindbergh, ou lors de conflits de voisinage[1]. Les échantillons sont aussi utilisés pour étudier les propriétés physiques et mécaniques du bois, comme sa dureté et sa résistance[4].

Les collections de bois servent également à l'enseignement[5].

Certaines collections sont hautement spécialisées, ainsi le Laboratory of Tree-Ring Research (en) de l'université d'Arizona à Tucson s'intéresse principalement à la dendrochronologie et à l'impact du changement climatique sur les arbres, tandis que d'autres laboratoires de recherche associés à une xylothèque mènent des travux multiples[1]. Par exemple, les chercheurs du musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren, dont les travaux sont surtout axés sur l'étude écologique et l'anatomie des bois de l'Afrique au sud du Sahara, étudient également la dendrochronologie et sont fréquemment appelés à identifier l'essence d'objets en bois[6],[7].

Les institutions détentrices d'une xylothèque l'utilisent tant pour leur mission propre qu'au profit d'une large communauté externe[1].

Avec la déforestation croissante, le rôle des xylothèques est devenu crucial car de nombreuses espèces ligneuses pourraient disparaître avant même que des échantillons n'aient pu en être prélevés et qu'elles n'aient été décrites[8]. Le regain d'intérêt pour le bois dans la construction au début du XXIe siècle amène les scientifiques à évaluer le potentiel des différentes essences à l'aide d'une xylothèque comprenant des échantillons de bois « idéaux »[9].

Collections historiquesModifier

Alors que des herbiers sont confectionnés depuis le Moyen Âge, la xylothèque n'est apparue qu'à la fin du XVIIe siècle dans les cabinets de curiosités. À l'origine simple collection d'objets, elle devient, sous l'influence des Lumières et de la taxonomie de Linné, une collection systématique[10]. Au début du XVIIIe siècle des collections de bois sont rassemblées dans le jardin médicinal de Saint-Pétersbourg ; enrichies dès 1823, ces collections sont à l'origine de la xylothèque du musée botanique de Saint-Pétersbourg, l'une des plus anciennes institutions de ce type[11]. À la fin du XVIIIe siècle les premières « bibliothèques de bois » (traduction littérale de l'allemand Holzbibliothek) destinées à présenter le bois et les caractéristiques botaniques de l'arbre dans son ensemble apparaissent en Prusse, avec pour but de mieux faire connaître la forêt et de la restaurer[10].

Cabinets de curiositésModifier

Les premières collections de bois, mentionnées sous le nom de Holz-Cabinet dans la Deutsche Encyclopädie en 1790, sont celles de Heinrich Linck à Leipzig (1670)[12], d'Albertus Seba à Amsterdam (1710), de Hitzell à Coblence, et celle rassemblée par Christian Clodius à Zwickau (1729) pour le cabinet de curiosités d'Auguste II de Pologne à Dresde[10]. Selon Jan Christiaan Sepp, ces bois « sont rassemblés par les amateurs de l'histoire naturelle, dans leurs cabinets de curiosités naturelles, pour l'agrément et l'utilité[13]. »

Xylothèque de LinckModifier

Le cabinet d'histoire naturelle de Linck a été créé en 1670 par Heinrich Linck, pharmacien à Leipzig, et développé par son fils Johann Heinrich Linck l'Ancien, puis par le fils de celui-ci, Johann Heinrich Linck le Jeune. Au décès de ce dernier en 1807, en l'absence d'héritiers (tous ses enfants étant morts avant lui), sa veuve a cherché à vendre la collection dans sa totalité aux enchères. Finalement la cabinet est acquis en 1840 par Otto Victor I. von Schönburg et transféré en 1844 dans le Musée et cabinet d'histoire naturelle de Waldenburg (de), en Saxe, spécialement construit à cette fin.

La xylothèque de Linck, dont Johann Heinrich Linck le Jeune a publié le catalogue[14], se compose de 810 échantillons de bois (de 11,5 cm × 6 cm × 0,6–0,9 cm), la plupart polis, disposés par séries de 30 dans un meuble rococo à 27 tiroirs, très vraisemblablement de facture plus récente que le meuble d'origine. Chaque échantillon est pourvu d'une étiquette manuscrite avec la dénomination de l'essence en latin[note 1] et le classement est alphabétique. Il s'agit, pour la majeure partie, d'espèces indigènes et, pour une petite partie, d'espèces exotiques, comme le palissandre, le mahonia et l'ébène. Dans le cas des buissons et des racines, plusieurs morceaux sont collés ensemble pour former une planchette du bon format. Les échantillons couverts de cristaux de DDT, à la suite des traitements insecticides appliqués sous le régime de l'Allemagne de l'est, ont dû être décontaminés[12],[15].

Grünes GewölbeModifier

En 1729, Christian Clodius livre à Auguste II de Pologne, pour son cabinet de curiosités de la Grünes Gewölbe à Dresde, une collection de 351 échantillons de bois, contre une somme de 500 Reichsthaler[16]. Il en publie le catalogue sous le pseudonyme Lignophilus (en français « l'ami du bois »)[17].

Maarten HouttuynModifier

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Maarten Houttuyn assemble à Amsterdam un cabinet de curiosités comportant notamment une collection de plus de 80 échantillons de bois. Cette collection a servi à compléter l'illustration du Houtkunde, behelzende de afbeeldingen van meest alle bekende, in- en uitlandsche houten qu'il publie avec Jan Christiaan Sepp en 1791[18].

Bibliothèques de boisModifier

Carl Schildbach, Ottoneum (1788)Modifier

 
Bibliothèque de bois de Carl Schildbach, Ottoneum, Cassel.
 
Répliques de volumes de bois présentés par Mark Dion à dOCUMENTA(13).

Le musée d'histoire naturelle Ottoneum à Cassel abrite la bibliothèque de bois de 530 volumes (soit 441 espèces d'arbres et arbustes) confectionnée entre 1771 et 1799 par Carl Schildbach[19],[20], sous la dénomination Sammlung von Holzarten, so Hessenland von Natur hervorbringt (en français « Collection d'essences de bois produits par la nature du land de la Hesse »)[21].

Chaque volume est conçu comme une petite vitrine dont l'essence de bois diffère, fermée par un couvercle coulissant, montrant un arrangement en trois dimensions de matériel séché et de modèles en cire de rameaux, de feuilles, de fleurs et de fruits, retraçant le cycle de vie de l'espèce, avec ses parasites éventuels[22]. Les plats des boîtes sont faits de bois de cœur et d'aubier, avec des sections de branches de différents diamètres et une section dans le tronc ; l'écorce, parfois couverte de lichens, est présentée sur le dos avec le nom de l'espèce ; les légendes et du matériel annexe sont fixés sur la tranche[23],[24],[25]. La collection est présentée dans un cabinet hexagonal reconstruit en 2012 pour l'exposition dOCUMENTA(13)[26] comme une « œuvre d'art - présentation scientifique » par l'artiste et médiateur scientifique américain Mark Dion, qui y a ajouté symboliquement quelques répliques modernes de volumes de bois[27],[28].

Candid Huber, Ebersberg (1793)Modifier

 
Bibliothèque de bois de Candid Huber à Lilienfeld.

En 1791, Candid Huber, moine bénédictin de l'abbaye de Niederaltaich devenu vicaire d'Ebersberg, annonce la confection d'une bibliothèque de bois de 150 volumes[29]. Huber voulait produire un ouvrage éducatif à la gloire du Créateur : Das Buch der Natur (en français « Le Livre de la nature ») peut ainsi être considéré comme une illustration pour Le Livre des livres, la Bible[30],[31]. De facture beaucoup plus simple que les véritables œuvres d'art réalisées par Carl Schildbach, ces volumes sont constitués de deux planches évidées de manière à ménager un espace central pour y insérer des échantillons de rameaux, feuilles, fleurs et fruits, accompagnés d'insectes utiles et nuisibles ; les deux planches sont reliées au dos, en bois non écorcé, par les étiquettes en cuir qui jouent le rôle de charnières[32]. La collection qui s'adresse aux propriétaires forestiers, aux amateurs de botanique forestière et aux surintendants des cabinets d'histoire naturelle est proposée en souscription ; la noblesse, le clergé ainsi que des hauts fonctionnaires se montrent intéressés[33]. Une douzaine de ces collections, confectionnées vers 1793, sont encore répertoriées après plus de deux siècles, dont la plus complète, qui compte 135 volumes, se trouve au Musée de la nature de Thurgovie (de) à Frauenfeld, en Suisse[34] ; 132 volumes sont conservés dans la bibliothèque de l'abbaye cistercienne de Lilienfeld en Autriche[35]. Le Musée de la forêt et de l'environnement (de) d'Ebersberg[36] en possède également plusieurs volumes.

Carl von Hinterlang (1798-1826)Modifier

 
Deux volumes de la Holz-Bibliothek de Carl von Hinterlang à Kremsmünster.

Entre 1798 et 1826, Carl Aloys von Hinterlang publie différentes séries d'une bibliothèque de bois, qui comportent respectivement 80 espèces[37], 180 espèces[38] et 200 espèces[39]. Chacun des volumes est en réalité une boîte de bois d'une espèce différente ; le dos, qui porte le nom de l'arbre en latin et en allemand, est orné de son écorce et de lichens ; dans la boîte, qui s'ouvre comme un livre, se trouvent des échantillons de rameaux, feuilles, fleurs, fruits et même des parasites de l'espèce[40].

Au début du XXIe siècle, une dizaine de ces collections sont encore conservées. Un inventaire exhaustif, listant tous les exemplaires de chaque espèce, en a été compilé[41]. Les collections les plus complètes se trouvent en Autriche, au musée Joanneum à Graz (285 volumes)[42] et au musée de l'observatoire de Kremsmünster (184 volumes)[43]. Plusieurs collections sont aussi répertoriées en Allemagne, et, en République tchèque, une série de 68 volumes est exposée au Monastère de Strahov à Prague[40].

Friedrich Alexander von Schlümbach et Johann Goller (1805-1810)Modifier

Officier retraité à Nuremberg[44], von Schlümbach confectionna, entre 1805 et 1810, avec l'aide de Johann Goller, plusieurs bibliothèques de bois, dont neuf séries sont encore conservées au début du XXIe siècle en Suède, aux Pays-Bas, en Hongrie et en Allemagne[45].

Collection de SumatraModifier

Une bibliothèque de bois a aussi été confectionnée à Sumatra aux alentours de 1840. Les trois seuls volumes encore connus, qui portent respectivement les numéros 17, 20 et 22, pourraient provenir d'une collection plus importante de bois tropicaux récoltés lors d'une expédition menée par Pieter Willem Korthals et Salomon Müller entre 1833 et 1836[46].

Collections spécialesModifier

Collection de bois régionaux de Jean-Frédéric OberlinModifier

 
Échantillons de la collection de bois régionaux de Jean-Frédéric Oberlin.
 
Collier d'échantillons de bois de Jean-Frédéric Oberlin.

Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, le pasteur et pédagogue Jean-Frédéric Oberlin constitue une petite collection didactique de bois à l'intention des très jeunes enfants réunis par Sara Banzet autour des poêles à tricoter préfigurant les écoles maternelles. Cette collection conservée au musée Oberlin est composée de petits blocs de bois des principales espèces indigènes de la région alsacienne, munis d'une étiquette manuscrite portant les noms français et allemands et disposés dans des casiers, et d'une vingtaine d'échantillons sous forme de planchettes réunies en collier sur une corde[47]. À côté des échantillons de bois, une série de 25 fiches donnent les caractéristiques de chaque arbre avec une empreinte de sa feuille[48].

Xylothèques japonaisesModifier

 
Poirier (Pyrus communis), xylothèque japonaise de Chikusai Kato (1878).
Époque d'Edo (1826)Modifier

La collection de l'époque d'Edo, conservée à l'Herbier national des Pays-Bas à Leyde, se compose de 45 fines planchettes de bois d'espèces indigènes de l'île d'Hokkaido (d'environ 7 cm × 14 cm × 0,65 cm), sur une face desquelles est peint le feuillage de l'espèce, avec son nom vernaculaire en japonais, et parfois en latin. Offerte en cadeau à Philipp Franz von Siebold, lors de son séjour à Edo en 1826, par le géographe et explorateur japonais Mogami Tokunai, elle a été cédée par Siebold à Carl Ludwig Blume, premier directeur du Rijksherbarium de Leyde, à son retour du Japon en 1830[49],[50].

Ère Meiji (1878)Modifier

La xylothèque japonaise du début de l'ère Meiji (1878) se compose de 220 panneaux de bois (34 cm × 23 cm × 3 cm) appartenant à 150 espèces différentes, la plupart indigènes au Japon, sur lesquels sont peints les détails botaniques de l'espèce ; l'encadrement est constitué d'écorce, avec aux quatre angles des sections transversales de branches[51],[52]. Cinq sets de ces panneaux, tous réalisés au même moment[note 2], par une équipe d'artistes sous la direction de Chikusai Kato, illustrateur aux jardins botaniques de Koishikawa, pour l'université impériale de Tokyo, sont conservés : aux Jardins botaniques de Koishikawa à Tokyo au Japon, au Jardin botanique et musée botanique de Berlin-Dahlem en Allemagne (152 panneaux)[53],[54], aux Jardins botaniques royaux de Kew (25 panneaux) et dans la collection privée de George Loudon en Grande-Bretagne, et à l'université Harvard aux États-unis[55],[56].

Galerie Marianne North à KewModifier

Le lambris de la galerie Marianne North aux jardins botaniques royaux de Kew[57] est constitué d'une collection de 246 espèces de bois récoltées par l'artiste lors de ses voyages dans tous les continents entre 1871 et 1885[58],[59]. Les échantillons se présentent sous la forme de planchettes de 16 cm de large et 57 cm de haut ; les noms vernaculaires en anglais, les noms scientifiques et la région d'origine sont indiqués sur la plupart des bois ; seuls quelques échantillons ne portent aucun nom bien que toutes les espèces aient été identifiées depuis la restauration de la galerie en 2009[60].

Cadres Bois indigènes et Bois exotiques du Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-ProvenceModifier

En 1904, deux cadres ouvragés, contenant l'un 60 espèces de bois indigènes, l'autre 60 espèces de bois exotiques, en provenance d'une exposition universelle, ont été offerts au Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence, où ils sont régulièrement exhibés lors d'expositions[61].

Collection de cannes de Rudolph BlockModifier

La collection de 1 400 cannes de bois rassemblée entre 1925 et 1928 par le journaliste américain Rudolph Edgar Block compte 950 espèces en provenance du monde entier, appartenant à 550 genres différents, identifiées avec l'aide de Samuel J. Record (en)[62]. Cette collection soigneusement disposée dans 14 vitrines contenant chacune 100 cannes a fait l'objet de deux expositions : au National Museum of Natural History à Washington durant 3 ans à partir de 1928[63], et en 1931 au Jardin botanique de New York[62]. Après la mort de Rudolph Block, sa veuve et ses enfants ont fait don de sa collection à la Yale School of Forestry (en) où Samuel J. Record était professeur[64].

Collections scientifiques institutionnellesModifier

Les collections institutionnelles sont les collections gérées par des organismes gouvernementaux, entre autres des musées, des jardins botaniques, des universités et autres établissements d'enseignement ou de recherche. Leur finalité va de l'exposition didactique à la recherche en botanique. Elles se constituent et s'accroissent grâce à des programmes de récolte, par don et par échange de spécimens[1]. De nombreux échantillons anciens proviennent des grandes expositions internationales organisées tant aux États-Unis qu'en Europe[65],[66].

Premières xylothèques institutionnellesModifier

Les premières grandes collections scientifiques remontent au milieu du XIXe siècle – celle de Kew, créée en 1847, étant une des plus anciennes[67] après celle de Saint-Pétersbourg dont l'origine remonte à 1823[11] – mais elles se sont surtout multipliées au milieu du XXe siècle. D'autres collections plus modestes ont néanmoins parfois une origine plus ancienne. Jusque là principalement destinées à documenter les bois commerciaux, et constituées de blocs du format d'un livre (environ 12 cm × 8 cm × 4 cm), généralement dépourvus d'écorce, ces collections ne répondent plus à toutes les exigences de la recherche au XXIe siècle[68].

Musée de botanique de FlorenceModifier

Le catalogue des collections du grand-duc de Toscane établi en 1793 (Museum's Old Collections, « anciennes collections du musée d'histoire naturelle ») mentionne déjà des échantillons de bois (troncs et sections transversales) d'espèces exotiques en provenance d'Égypte, Guyana, Madagascar et Océanie ; entre 1842 et 1877, sous la direction de Parlatore, la xylothèque du musée de botanique de Florence s'enrichit de ses récoltes d'Italie et d'Amérique, ainsi que de bois africains achetés à Londres et d'échantillons de divers récolteurs en provenance d'Amérique du Sud et d'Asie[69]. Ces collections se présentent sous différentes formes : sections longitudinales de troncs, polies et assemblées par des charnières ou blocs de bois de la forme d'un livre.

Bois de Guyane du Muséum d’AngersModifier

En 1802, Toussaint Bastard, futur directeur du Jardin des plantes d'Angers, commande à Auguste Alexandre François Benoist-Cavay, chef d’administration et ordonnateur à Cayenne, 84 échantillons de bois. Les archives du muséum conservent la liste des 68 échantillons qui furent livrés, avec leur nom en créole et l'indication de leur usage (charpente, menuiserie…). Cette petite collection, en parfait état de conservation, témoigne de l'intérêt, dès le début du XIXe siècle, pour les bois tropicaux, dont certaines essences sont toujours très prisées deux siècles plus tard[70].

École forestière de NancyModifier

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l'École forestière de Nancy crée une collection d'échantillons de bois étiquetés « École Impériale Forestière », auxquels s'ajoutent progressivement les spécimens de bois présentés par les services forestiers des pays participants aux expositions universelles organisées à Paris (1867, 1878[66], 1889 et 1900) [71]. Ces collections sont exposées, avec d'autres collections d'histoire naturelle rassemblées par Lucien Daubrée, Directeur général des forêts, dans un bâtiment spécialement construit à cet effet en 1896, la « Galerie Daubrée »[72]. Vers 1970, la galerie Daubrée est abandonnée et les collections dispersées ; ce n'est qu'en 2009 que la xylothèque de Nancy connaît un regain d'intérêt et est reconstituée[71].

Xylothèques contemporainesModifier

 
Collection de bois du muséum Albany à Grahamstown (Afrique du Sud).

Les collections de référence modernes sont constituées d'échantillons (disques, blocs ou planchettes) de bois, accompagnés de matériel annexe (trois coupes fines perpendiculaires, petits cubes permettant d'observer les trois plans de coupe[73], préparations microscopiques, photos...) et d'un échantillon d'herbier. Pour des raisons historiques, ce dernier est parfois conservé séparément de l'échantillon de bois, ainsi le croisement des bases de données de deux collections belges, la xylothèque du Musée royal de l'Afrique centrale et l'herbier du Jardin botanique de Meise, a permis d'établir un lien entre 6 621 échantillons de bois et 9 641 enregistrements d'herbier concernant 6 953 specimens[74].

La récolte des spécimens pour une xylothèque doit tenir compte des divers impératifs qui conditionnent les études qui pourront être faites sur les échantillons. Des études dendrochronologiques, par exemple, nécessitent de prélever un disque à la base du tronc, après abattage de l'arbre[75]. Pour des références taxonomiques, les échantillons doivent être aussi complets que possible (bois, écorce, rameaux, feuilles, fleurs, fruits)[76]. La technique la plus simple et la plus sûre est de prélever les échantillons de bois et le matériel complémentaire sur un arbre abattu[68]. Les coupes d'exploitation forestière et les mises à blanc pour des travaux d'infrastructures constituent des opportunités intéressantes en particulier dans les régions tropicales[77] ; en dehors de tels chantiers, en aucun cas un exemplaire d'une espèce inconnue ne doit être sacrifié[76] et une rondelle peut être prélevée dans une branche[68].

Tous les échantillons doivent être dûment étiquetés, avec au minimum le lieu de récolte et l'identification de l'espèce[78]. Traditionnellement, les informations relatives aux échantillons sont conservées dans un fichier carton[1]. Le développement des technologies de l'information et de la communication a permis la création de bases de données informatisées, la numérisation des collections physiques et la mise en ligne de collections virtuelles dès le début des années 2000[74],[79],[80],[81]. Grâce aux progrès de l'intelligence artificielle, des clefs interactives de détermination des espèces d'arbres, basées sur les échantillons conservés dans des xylothèques, ont été construites, débouchant sur des techniques d'identification semi-automatiques ou automatiques[82].

Le premier guide des xylothèques institutionnelles est publié en 1957 par William Louis Stern[83], à l'époque curateur des collections dendrologiques de l'université Yale. Il liste 66 collections de bois réparties dans le monde. Dix ans plus tard, à l'image de l’Index Herbariorum qui répertorie les grands herbiers au niveau mondial, la première édition de l’Index Xylariorum [note 3],[84] voit le jour : Stern y recense 134 xylothèques conservant au total plus d'un million d'échantillons de bois, auxquels s'ajoutent des préparations microscopiques et/ou des spécimens d'herbier. Chacune d'entre elles s'est vu attribuer une abréviation standardisée ou sigle (semblable, le cas échéant, à celui de l'herbier associé) se terminant par « w » (pour wood, mot anglais qui signifie « bois »)[85]. La quatrième édition, Index xylariorum 4 (2010), est publiée en ligne par les Jardins botaniques royaux de Kew[11]. En , une mise à jour de cette édition est publiée en ligne par l'International Association of Wood Anatomists (en) (IAWA)[86].

Depuis fin 2018, la collection la plus importante au monde est celle de la xylothèque de Bogor en Indonésie[87], qui comptait à ce moment 185 647 spécimens appartenant à 785 genres[88]. Viennent ensuite, avec chacune plus de 100 000 échantillons, la xylothèque de l'Herbier national des Pays-Bas à Leyde, où sont rassemblées toutes les collections institutionnelles des Pays-Bas, à l'exception de celle de l'institut d'archéologie de Groningue[86], et celle du Laboratoire des produits forestiers du Service des forêts des États-Unis à Madison (Wisconsin)[1], qui inclut la collection du Chicago Field Museum of Natural History et héberge la collection de Samuel James Record de la Yale School of Forestry (en)[89],[90], puis les collections de l'Université fédérale du Pernambouc à Recife au Brésil (84 600 échantillons )[11] et du musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren, Belgique (83 000 échantillons)[91],[92].

Principales xylothèques institutionnelles dans le monde (par ordre d'importance décroissante)
Sources : Index Xylariorum 4, 2010[11] ; Index Xylariorum 4.1, 2016[86]
Pays, localité Institution Sigle(s) Année de création Nombre d'échantillons Nombre de genres Spécialisation géographique
Indonésie, Bogor Xylarium Bogoriense BZFw 1914 185 647 plus de 785 Indonésie[88]
Pays-Bas, Leyde Herbier national des Pays-Bas Dw, Lw, RTIw, Uw, WAGw, WLw, WIBw 1955 125 000 plus de 2 000 monde entier, mais surtout région malaisienne, Amérique du Sud tropicale et Afrique
États-Unis, Madison Service des forêts, Laboratoire des produits forestiers MADw
SJRw
1970 105 000 3 500 monde entier, surtout Amérique
Brésil, Recife Université fédérale du Pernambouc, collection de bois Sergio Tavares[93] SUDENEw
TIPw
1960 84 600 Brésil
Belgique, Tervuren Musée royal de l'Afrique centrale Tw 1898 83 000 3 616 13 000 essences du monde entier, surtout Afrique centrale[94],[91]
Australie, Canberra CSIRO, Dadswell Memorial Wood Collection[95] FPAw 1926 47 720 2 237 Malaisie et zone sud-ouest du Pacifique, en particulier Australie et Nouvelle-Guinée[96]
États-Unis, Washington Smithsonian Institution, National Museum of Natural History, Department of Botany USw 1915 42 500 3 033 monde entier, surtout Amérique tropicale[97]
Grande-Bretagne, Kew Jardins botaniques royaux de Kew, Laboratoire Jodrell K-Jw 1876 40 000 2 250 monde entier, mais surtout région malaisienne et Amérique du Sud tropicale
États-Unis, Syracuse Université d'État de New York, Harry Philip Brown Memorial Wood Collection BWCw 1925 40 000 2 100 principalement néotropique, mais aussi Amérique du Nord et centrale ; Asie et Afrique tropicale et tempérée
Allemagne, Hambourg Johann Heinrich von Thünen-Institut (de)
(Centre fédéral de recherches forestières et du bois)

(RBHw)
2008
(1940)
35 000
(2 400)
monde entier[98]
(régions tropicales)
France, Montpellier CIRAD, UR BioWooEB (Biomasse, bois, énergie, bioproduits)[99] CTFw 1937 34 395 2 160 Monde entier, majoritairement régions tropicales (Afrique de l'Ouest, Madagascar, Amérique du Sud, Guyane)
Grande-Bretagne, Kew Jardins botaniques royaux de Kew, economic botany collection Kw 1847 34 314 3 205 monde entier[100]
États-Unis, Raleigh Université de Caroline du Nord, Collection de bois David A. Kribs PACw 1925 32 000 2 500 monde entier, surtout États-Unis
États-Unis, Cambridge Herbier de l'Université Harvard, Laboratoire d'anatomie et morphologie végétale Bailey-Wetmore Aw 1938 31 000 monde, surtout régions tropicales d'Asia, Australasie, et Amérique
Grande-Bretagne, Garston, Wadford Centre for Timber Technology and Construction FPRLw 1926 30 000 2 500 monde entier, surtout Afrique tropicale et Asie du Sud-Est
Australie, Sidney National Herbarium of New South Wales (en) cf. SFCw 1881 30 000 Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, spécialement Acacia et Eucalyptus
Japon, Tsukuba Forestry and Forest Products Research Institute[101] TWTw 1928 25 000 1 800 Asie orientale et du Sud-Est
Grande-Bretagne, Oxford Oxford Forestry Institute (en) FHOw 1924 24 381 2 719 Commonwealth[102]

Autres collectionsModifier

Xylothèques privéesModifier

 
Intérieur de la xylothèque Manuel Soler à Dénia (Espagne), en 1999

À côté des xylothèques institutionnelles, il existe aussi des xylothèques privées, non répertoriées dans l’Index xylariorum, comme la xylothèque Manuel Soler à Dénia dans la province d'Alicante en Espagne, dont la collection, entamée en 1993, compte quelque 4 200 échantillons en 2016[103].

Collectionneurs privés et institutionnels se rassemblent, au niveau mondial, au sein de l'International Wood Collectors Society[68], ou dans des associations à l'échelle d'un pays, comme l'Association néerlandaise des collectionneurs de bois[104].

Musées du boisModifier

 
Échantillons de bois le long d'un sentier didactique près de Düsseldorf.

Plusieurs musées du bois ou musées de la forêt comportent une xylothèque accessible au public. C'est notamment le cas, en France, du Musée du Bois et de la Marqueterie à Revel (Haute-Garonne), où sont exposées plusieurs centaines d'essences de bois[105].

En Espagne, la xylothèque Imanol Artola à Zegama, dans la province du Guipuscoa, présente une collection de 1 300 échantillons de bois et de 177 troncs[106].

En Autriche, à Vienne, à côté d'une collection de quelque 1 500 essences de bois, le musée de la recherche forestière conserve des échantillons originaux sur lesquels Gabriel Janka (1864-1932) a mis au point son test de dureté du bois[107],[108].

En Inde, le musée forestier de l'Institut de la recherche forestière (en) de Dehradun expose 136 espèces des bois commerciaux les plus connus et les plus importants[109].

Aux États-Unis, le Smith College a mis sur pied, depuis 2008, une exposition permanente Woods of the World (« Bois du Monde ») où 178 essences sont montrées[110].

Le Muséum d'histoire naturelle de Nantes expose, sous l'escalier et en lambris le long de la volée, une partie de la collection de quelque 8 000 espèces, doubles de la collection du Muséum national d'histoire naturelle, exposée à Paris dans les années 1840 par Louis Alexis Leferme et acquise en 1872, par l'intermédiaire du conservateur Édouard Dufour et d'Édouard Bureau. La présentation dans l'escalier, mise en place en 1903 par Louis Bureau, est remaniée en 2011, à l'occasion de l'année internationale des forêts, notamment pour organiser les différentes familles d'angiospermes dicotylédones selon la classification phylogénétique (APG III de 2009)[111]. Cette collection qui contient plusieurs espèces en en danger d'extinction révèle l'engouement du XIXe siècle pour les essences de bois précieux utilisées en ébénisterie[112].

En 2019, le Jardin botanique de Meise, en Belgique, inaugure un nouveau musée du bois, le Labo du Bois, axé sur la production et les propriétés du bois et le rôle que ce matériau durable et d'avenir peut jouer dans la régulation du climat[113],[114]. Y sont exposés des exemplaires provenant des collections de l'ancien musée forestier de Bruxelles créé en 1902 au Jardin botanique de l'État[115]. Entreposée dans des caves depuis le transfert de l'institution à Meise en 1973, cette collection qui comporte, entre autres, des spécimens de Carl von Martius et du musée des Colonies de Paris[116],[117], est en cours de restauration depuis 2015[118]. Quelques exemplaires été remis en valeur dans le nouveau musée[113].

Xylothèque de DelftModifier

En 2006, les éditions Althaea Pers publient une série de fascicules qui accompagnent une collection unique de 50 volumes d'une bibliothèque de bois moderne, De Delftse Xylotheek, fabriquée à l'image de la Holzbibliothek du XIXe siècle par l'artisan néerlandais Ben Lemmers[119]. Depuis 2012, cette collection est déposée en prêt à long terme au Château de Groeneveld (nl) à Baarn[120], qui abrite également une série de 148 volumes de la Deutsche Holzbibliothek de von Schlümbach[121],[122].

Collections publiéesModifier

Des collections de bois ont également été publiées sous forme de livres imprimés incluant des échantillons de bois en fines lamelles :
(liste non exhaustive, par ordre chronologique)

  • (de) Johann Adolph Hildt, Sammlung in- und ausländischer Holzarten, zur technologischen Kenntniß, Charakteristik und Waarenkunde aller Kunst-Farb-und Apothekerhölzer, Gotha, Weimar, 1797-1799[123].
  • (de) Hermann Nördlinger, Querschnitte von hundert Holzarten, Stuttgart, Cotta, 1852-1888, 11 volumes, sous forme de boîtes contenant chacune un fascicule de texte et 100 sections de bois montées sur des feuillets non reliés[124].
  • Herman von Nördlinger, Collection de 60 sections transversales de bois des essences forestières les plus importantes à lʼusage des élèves de lʼécole impériale forestière de Nancy, destinée à accompagner la description des bois des essences forestières les plus importantes par M. Auguste Mathieu, Grimblot et veuve Raybois, Nancy, 1855.
  • (de) Herman von Nördlinger, Fünfzig Querschnitte der in Deutschland wachsenden hauptsächlichsten Bau-, Werk- und Brennhölzer – für Forstleute, Techniker und Holzarbeiter, Cotta, Stuttgart, Augsburg, 1858, 1884.
  • Hermann von Nördlinger, 50 sections de bois, avec un texte de Shapranov en russe, St. Petersburg, 1868.
  • Hermann Nördlinger, Les bois employés dans l'industrie : Descriptions accompagnées de cent sections en lames minces des principales essences forestières de la France et de l'Algérie, Paris, J. Rothschild, .
  • Hermann Nördlinger, Collection de 60 sections transversales de bois des essences forestières les plus importantes à l'usage des élèves de l'École forestière de Nancy, Nancy, N. Grosjean, .
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  • (de) W.O. Burkart et F.M. Podany, Burkart's Sammlung der wichtigsten europäischen Nutzhölzer in characteristischen Schnitten, Brünn, Burkart, , 25 p., 40 planches
  • (en) Romeyn Beck Hough (en), The American Woods, exhibited by actual specimens, 14 vols., New York, Lowville, 1893-1904[125].
  • André Thil, Sections transversales de 100 espèces de bois indigènes, Paris, J. Tempère, , 38 p., 5 pl.
  • André Thil, Description des sections transversales de 120 espèces de bois indigènes et exotiques, Paris et Grez-sur-Loing, L. Laveur et J. Tempéré, , 49 p., 6 pl.[126]
  • Georg Heider, [sans titre], Fürth i. B[ayern], Firma Georg Heider, [sans date, vers 1900] – Collection de 12 planches numérotées avec au total 120 échantillons de bois (23 x 58 mm).
  • Jean Bigorgne, Album des bois de Madagascar, Tananarive, Gouvernement général de Madagascar et dépendances, Service des eaux, forêts et chasses, , 26 ff. : échantillons de bois, planche en front (SUDOC 018230555).
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  • (de) Paul Guggenbühl, Nos Bois, Lausanne, Delta & Spes, , 324 p., incl. 26 échantillons de bois.

Conservation et restaurationModifier

Tout comme les charpentes, planchers, meubles et autres objets en bois, notamment ceux conservés dans des musées[127], les échantillons conservés dans une xylothèque sont susceptibles d'être attaqués par de petits coléoptères, appelés vrillettes. Des traitements par des insecticides à effet rémanent sont parfois utilisés pour les éliminer. Le chlordécone, préconisé par l'Institut canadien de conservation (en) et encore autorisé dans certaines provinces canadiennes en 1982[128], est interdit aux États-Unis depuis 1976 et en France depuis 1990. Un traitement au froid (congélation) est efficace pour détruire les larves[129]. Une mesure préventive contre le développement des vrillettes est le maintien d'un taux d'humidité entre 40 et 60 %[130]. Lorsqu'ils sont bien secs (moins de 20 % d'humidité) les échantillons sont peu sujets à des attaques biologiques et, à l'abri de l'ensoleillement direct, ils peuvent être conservés presque indéfiniment[68].

La collection de Linck, traitée au DDT et au Hylotix 59, un produit à base de lindane, de 1960 à son interdiction en 1989, a été décontaminée et restaurée[15].

La collection de Sumatra a été régulièrement traitée au pétrole, avec pour conséquence la destruction du matériel végétal conservé à l'intérieur des volumes[46].

La collection von Schlümbach conservée au Musée Martena (nl) en 2006 a été restaurée en 1998 et placée dans une vitrine ronde climatisée[131] ; la collection exposée au Château de Groeneveld (nl) à Baarn est, elle aussi, placée dans une armoire climatisée[122].

Aspects culturelsModifier

Le fait de collectionner le bois ou de se passionner pour cette matière s'appelle la xylophilie[132].

Xylotheque est un livre d'essais par Yelizaveta P. Renfro, paru en 2014[133].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La collection de Linck étant antérieure à la classification binominale de Linné, il ne s'agit pas des noms scientifiques des espèces.
  2. Tous les panneaux conservés à Berlin et à Kew portent le même cachet « 11 Meiji », c'est-à-dire 1878[51].
  3. En anglais, le terme xylotheque (ou xylothek) désigne toute collection de bois, le terme xylarium étant réservé aux collections scientifiques contemporaines[68].

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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

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Montage photographique de 16 échantillons de bois.

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