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Xavier de Sade

comte, homme politique, député de l'Aisne
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Xavier de Sade
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité

François-Xavier-Joseph-David de Sade (, Eyguières - , Paris), est un homme politique français.

BiographieModifier

Il appartenait à une branche de la famille du marquis de Sade, et était fils d'un savant numismate qui fut élu député aux états généraux de 1789, mais dont l'élection fut invalidée, et qui émigra en avril 1789.

Le jeune de Sade alla achever ses études à Londres, et rejoignit sa famille à Rome. Il entra au service de l'Angleterre, collabora à l'Ambigu, journal rédigé à Londres par Peltier de Nantes, puis revint en France en 1812, et vécut dans la retraite à Condé-en-Brie.

Conseiller général de l'Aisne depuis 1816, il publia en 1822 les Réflexions sur les moyens propres à consolider l'ordre constitutionnel en France, qui la mirent en vue.

Élu, le 24 novembre 1827, comme candidat constitutionnel, député du grand collège de l’Aisne, il se déclara pour la liberté de l'enseignement, fut rapporteur de plusieurs commissions, et fut membre de celle qui rédigea l'Adresse des 221, qu'il vota.

Réélu, le 3 juillet 1830, il se rallia à la monarchie de Louis-Philippe, tout en opinant souvent avec l'opposition dynastique.

En décembre 1834, il fait partie des fondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage.

Il obtint sa réélection successivement jusqu'en 1846.

Il parla sur l'application du jury aux délits de presse, sur les crédits de l'expédition d'Alger, sur la garde nationale, sur l'adjonction des capacités.

Membre de la commission chargée d'examiner la loi électorale après la révolution de 1830, il contribua à faire descendre le cens d'éligibilité à 500 francs et le cens électoral à 200 francs.

Il vota contre l'hérédité de la pairie, s'éleva contre l'état de siège, en 1832, demanda (1833) le renvoi du journal la Tribune devant les tribunaux ordinaires, réclama l'abolition du serment politique, et combattit les lois de septembre 1835, de disjonction, de dotation et d'apanage. Il fut de ceux qui se prononcèrent, en 1845, contre l'indemnité Pritchard.

SourcesModifier

Lien externeModifier