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Xavier Le Pichon

géodynamicien français

BiographieModifier

Xavier Le Pichon étudie au lycée privé Sainte-Geneviève. Il obtient une licence en physique à l'université de Caen en 1959. En 1963 il devient assistant de recherche à l'université Columbia de New York et trois ans plus tard, en 1966, il soutient sa thèse de doctorat, à l'université de Strasbourg, sur la structure géophysique de la dorsale médio-atlantique, concluant à l'impossibilité d'un modèle dynamique. Mais les résultats obtenus par le géophysicien anglais Frederick Vine sur le profil de la dorsale de l'océan Pacifique lui font comprendre son erreur, et il adhère alors au modèle du « tapis roulant » de Harry Hess[1].

Le Pichon s'est rendu célèbre pour avoir proposé un modèle quantitatif[2] de tectonique des plaques en 1968. Ce modèle, basé sur le principe mis au point par Dan Peter McKenzie et Robert L. Parker l'année précédente, est composé de six plaques et montre leurs mouvements relatifs depuis 120 millions d'années. Pour illustrer ce modèle Le Pichon fera appel à Tanguy de Rémur. Grâce à ce modèle, la compréhension de la répartition des tremblements de terre et de l'histoire des continents a été grandement améliorée[3]. En 1973, il écrit, avec Jean Bonnin et Jean Francheteau, le livre Plate Tectonics, qui est resté durant plusieurs années l'ouvrage de référence dans le domaine[4].

En 1969, il prend la tête du département de géologie du centre d'océanologie de Brest. Puis, en 1978, il devient professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie de Paris et, en 1984, il est nommé directeur du département de géologie de l'École normale supérieure.

Depuis 1986 il détient la chaire de géodynamique au Collège de France.

En parallèle avec cette activité de chercheur, Xavier le Pichon, fervent catholique, mène une intense activité associative envers les handicapés mentaux. En 1972, il raconte l'expérience du renouveau charismatique américain à un groupe de prière autour de Pierre Goursat et Martine Laffitte qui donneront naissance à la communauté de l'Emmanuel. Depuis 1976, il vit avec sa famille dans un foyer d'accueil de la communauté de L'Arche[5] qui s'occupe de personnes handicapées.

Il préside depuis 1995 l'association ADS PEM : les fondateurs ont acquis la propriété de La Pène en 1989, dans les Alpes-de-Haute-Provence, entre Saint-Geniez et Châteaufort à l'initiative du père Thomas Philippe, aumônier de L’Arche de Jean Vanier, et du père Patrick.

Il est membre de l'Académie catholique de France[6] fondée en 2008.

Honneurs et distinctionsModifier

On peut citer, entre autres[7] :

Principaux ouvragesModifier

  • avec J. Francheteau et J. Bonnin, Plate Tectonics, Elsevier, 1973, 300 p.
  • avec G. Pautot, Le fond des océans, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1976, 128 p.
  • avec C. Riffaud, Expédition Famous, à 3 000 m sous l'Atlantique, Albin Michel, 1976, 300 p.
  • Kaiko, voyage aux extrémités de la mer, éditions Odile Jacob-Le Seuil, 1986, 255 p.
  • Aux racines de l'homme : de la mort à l'amour, Presses de la Renaissance, 1997, 300 p.
  • avec Tang Yi Jie, La mort, Desclée de Brouwer, 1999, 154 p.
  • Communication et communion, L'Arche-La Ferme, 1998, 133 p.

RéférencesModifier

  1. Lise Barnéoud, « Du fond de l'océan surgit la dérive des continents », La Recherche, no HS 24 « Les plus grandes controverses scientifiques »,‎ décembre 2017-janvier 2018, p. 38
  2. « Xavier Le Pichon - Prix Balzan géologie », sur balzan.org (consulté le 8 janvier 2018)
  3. (fr) Vincent Deparis, « Histoire de la théorie de la tectonique des plaques », sur Planet-Terre, (consulté le 27 octobre 2008)
  4. (fr) « Xavier Le Pichon - Prix Balzan 2002 pour la géologie » [archive du ], Prix Balzan (consulté le 27 octobre 2008)
  5. Xavier Le Pichon, « L'accueil de la personne souffrante est le signe de notre humanité », sur Semaines sociales de France, (consulté le 9 juin 2009)
  6. Site de l'Académie catholique
  7. Curriculum vitæ sur le site de l'Égérie (Équipe géodynamique d'échanges recherche industrie enseignement)

Liens externesModifier