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Working Girl

film sorti en 1988
Ne doit pas être confondu avec WorkinGirls ou Working Girls (film, 1931).
Working Girl
Description de l'image Working Girl.jpg.
Titre québécois Quand les femmes s'en mêlent
Réalisation Mike Nichols
Scénario Kevin Wade
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Durée 115 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Working Girl, intitulé Quand les femmes s'en mêlent[1] au Québec (c'est également le sous-titre du film lors de sa sortie en France), est un film américain réalisé par Mike Nichols, sorti en 1988.

Interprété notamment par Melanie Griffith, Sigourney Weaver et Harrison Ford, le film aborde la question de la carrière professionnelle des femmes.

SynopsisModifier

Tess McGill, une secrétaire de 30 ans issue de la classe ouvrière de Staten Island, travaille au sein d'une société de courtage en valeurs mobilières dans une banque d'investissement de Wall Street à New York. Intelligente et travailleuse, elle possède également un diplôme en administration des affaires qu'elle a décroché avec mention, en suivant les cours du soir. Mais son patron, David Lutz, ne la considère pas à sa juste valeur et, après une blague douteuse, la jeune femme décide de plaquer son emploi.

Elle décroche ensuite un poste de secrétaire au service des fusions et acquisitions d'une importante société, devenant l'assistante de la redoutée femme d'affaires Katharine Parker qui, en apparence, fait mine de sympathiser avec Tess, l'encourageant à partager ses idées avec elle. Tess, souhaitant dépasser sa condition de simple secrétaire en devenant un jour cadre, accepte de collaborer avec Katharine. Elle lui propose ainsi une idée intéressante au sujet de l'acquisition d'une chaîne de station de radio pour Trask Industries, le client dont Katharine s'occupe. Cette dernière accepte d'étudier les idées de Tess, lui rappelant qu'elles travaillent toutes deux en équipe.

Plus tard, Katharine affirme à Tess que le projet n'est pas viable puis s'absente plusieurs jours en Europe. Cependant, à la suite d'un accident de ski, Katharine reste absente plus longtemps. Tess découvre alors qu'elle s'est fait voler son idée par sa patronne ; le soir même, elle trouve également son petit ami Mick dans les bras d'une autre femme. N'ayant plus rien à perdre et malgré les mises en garde de sa collègue et amie Cynthia, Tess entreprend de se faire passer pour la collaboratrice de Katharine Parker afin de réaliser elle même son idée. Elle rencontre alors Jack Trainer, l'associé de Katharine, pour l'aider dans sa tâche. Tess et Jack travaillent ensuite d'arrache-pied pour mener à bien ce projet et finissent par tomber amoureux, Jack ignorant la vérité sur Tess.

Revenue à New York, Katharine Parker découvre le pot aux roses et débarque en pleine séance de négociations entre Oren Trask et Armbrister, le patron de la chaîne de radio. Confrontée à l'assistance et surtout à Jack qui sait maintenant que Tess n'est qu'une simple secrétaire, la jeune femme, démasquée, quitte la réunion. Pensant avoir tout perdu, Tess reprend ses affaires personnelles et se prépare à quitter la société. Mais, alors quelle quitte l'immeuble, elle tombe sur Jack, Katharine, Trask et ses associés. Malgré son manque d'honnêteté initial envers Jack, Tess parvient à le convaincre que l'idée du projet d'acquisition venait bel et bien d'elle et que leur histoire d'amour n'était pas par intérêt. Tess finit également par convaincre Trask en lui détaillant point par point l'idée de l'acquisition de la chaîne de radio pour sa société. L'homme d'affaires confronte alors Katharine qui, incapable de répondre correctement, est remerciée sur le champ par Trask. Tess est ensuite engagée par Trask et son histoire d'amour avec Jack recommence.

Lors de son premier jour de travail pour Trask, Tess McGill réalise, alors qu'elle arrive à son nouveau bureau, qu'elle n'est plus secrétaire comme elle le pensait mais bien cadre. Après avoir discuté avec sa nouvelle secrétaire, elle prend quelques instants pour regarder le paysage par la baie vitrée de son bureau qui surplombe Manhattan, appelant son amie Cynthia au téléphone pour lui dire qu'elle a décroché le job de ses rêves.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Melanie Griffith (ici en 1990) interprète le rôle principal de Tess McGill.

ProductionModifier

Distribution des rôlesModifier

Avant que les rôles n'échoient à Sigourney Weaver et Melanie Griffith, la production pensa à Michelle Pfeiffer et Meryl Streep pour interpréter Tess et Katharine. Le film marque les débuts au cinéma de David Duchovny ; on peut le voir, caché dans la salle de bain, lors de la fête d'anniversaire de Tess.

Avant de jouer dans Working Girl, Olympia Dukakis et Amy Aquino ont toutes deux tourné sous la direction de Norman Jewison dans Éclair de lune (1987). Harrison Ford tourne à nouveau avec Mike Nichols trois ans plus tard dans le film À propos d'Henry (Regarding Henry).

TournageModifier

Le tournage a débuté en février 1988 et s'est déroulé à New York. Les scènes situées dans le hall de l'immeuble de bureaux où travaille Tess ont été tournées dans le hall du 7 World Trade Center, détruit lors des attaques du 11 septembre.

Les scènes dans le bureau du secrétariat de Tess et dans celui de Katharine Parker ont été filmées au State Street Plaza (en) à l'angle de Whitehall et State Street. Le gratte-ciel One Chase Manhattan Plaza représente le bâtiment de Trask Industries.

Bande originaleModifier

Analyse du filmModifier

Working Girl est l'un des rares films américains de l'époque portant sur l'emploi et la carrière des femmes[2]. Pour obtenir un poste supérieur au sien, la secrétaire Tess McGill s'amuse de nombreuses fois à porter les vêtements de Katharine Parker, à imiter son apparence, ainsi que sa manière de parler[3],[4].

Le film dépeint de cette manière l'importance que la société porte aux codes vestimentaires et à l'apparence, plus encore lors de cette décennie. Le film arrive après le krach de 1987 et devient la quintessence du courant appelé power dressing[5] mais également son oraison funèbre, la mode devenant plus sobre, plus terne, dans les années suivantes.

Condensé des codes vestimentaires en vigueur à l'époque, ce film peut être comparé à Wall Street d'Oliver Stone, où se précise l'apogée du style yuppies. Gail Ching-Liang Low utilise le terme de « travestissement culturel » pour décrire le port de vêtements n'appartenant pas à ses fonctions et à son rang social[4].

PostéritéModifier

Une série télévisée adaptée du film, Working Girl (en), est réalisée par Matthew Diamond (en) en 1990 avec l'actrice Sandra Bullock dans le rôle titre.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

  • Oscar de la meilleure chanson originale en 1989 pour Carly Simon avec Let the River Run.
  • American Comedy Awards 1989 : second rôle féminin le plus drôle pour Joan Cusack.
  • Golden Globes 1989 : meilleur film de comédie, meilleure actrice pour Melanie Griffith, meilleur second rôle féminin pour Sigourney Weaver et meilleure chanson pour Carly Simon avec Let the River Run.
  • Grammy Awards 1990 : meilleure chanson pour Carly Simon avec Let the River Run.

NominationsModifier

  • Oscars 1989 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice pour Melanie Griffith et meilleurs seconds rôles féminins pour Joan Cusack et Sigourney Weaver.
  • Golden Globes 1989 : meilleur réalisateur et meilleur scénario.
  • Writers Guild of America 1989 : meilleur scénario original.
  • BAFTA Awards 1990 : meilleure actrice pour Melanie Griffith, meilleur second rôle féminin pour Sigourney Weaver et meilleure bande originale de film pour Carly Simon.

Notes et référencesModifier

  1. Télé-Québec - Cinéma - Quand les femmes s'en mêlent
  2. (en) Chick flicks: contemporary women at the movies de Suzanne Ferriss et Mallory Young
  3. (en) The American Dream at Home and Abroad: Notes on an International Cultural Myth de Gerald Burns
  4. (en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashion looks that changed the 1980s, Londres, Conran Octopus, coll. « Fifty Fashion Looks », , 107 p. (ISBN 978-1-84091-626-3, présentation en ligne), « Working Girls : Executive chic », p. 94

Voir aussiModifier