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Willy Rizzo

photographe et designer italo-français
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Willy Rizzo
Willy Rizzo 2010.jpg
Willy Rizzo au Salon de la photo 2010, Paris.
Naissance
Décès
Nationalités
Italien ( - ), Italien ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint

Willy Rizzo (né le à Naples et mort le (à 84 ans) à Paris) est un photographe et designer italo-français.

BiographieModifier

Originaire d'une famille de Naples, Willy Rizzo réalise ses premiers clichés dès l'enfance, en photographiant ses camarades de classe à l'aide d'un Box Agfa offert par sa mère.

Dès 1944, il achète un Rolleiflex[réf. nécessaire] et, soutenu par le photographe Gaston Paris[Information douteuse] [?], il pénètre dans le monde du cinéma, fréquentant les studios de Billancourt et de Joinville notamment. Il photographie les vedettes qui s'enthousiasment pour lui. Après la guerre, il fait son premier séjour aux États-Unis[1].

Il est engagé par Point de Vue et réalise ses premiers reportages.

Il part pour la Tunisie, d'où il rapporte un reportage sur les carcasses de chars, acheté par LIFE.

Après la guerre, il travaille pour France Dimanche, couvre le premier Festival de Cannes. Il voyage aux États-Unis.

Willy Rizzo photographie la plupart des grandes vedettes des années 1945 à 1970 : Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, Maria Callas, Sarah Vaughan, Gregory Peck

Quand il rentre en France en 1949, il est embauché à la création de Paris Match, pour lequel il réalise la première couverture en couleur avec une photographie de Winston Churchill. Il fera également la couverture de mars 1958 avec le tout jeune Yves Saint Laurent et son mannequin fétiche Victoire[2].

Selon ses dires, il aurait partiellement inspiré à Hergé la trame de l'album de Tintin Les Bijoux de la Castafiore, dans lequel il est d'ailleurs représenté sous le nom de Walter Rizzoto. Étant venu interviewer Hergé en compagnie d'un collègue pour Paris-Match, il avait raconté à l'artiste un vol de bijoux dont la chanteuse Maria Callas venait d'être victime.

En 1960, Il travailla pour Marie Claire. Roger Thérond voulait faire un sujet sur les signes du zodiaque avec des starlettes devant les tapisseries de Jean Lurçat. L'idée ne lui a pas plu et il décide de faire un sujet avec de grandes personnalités de l'Art avec sa mise en scène. Cela donna, par exemple, une très belle séance de photographies avec Coco Chanel et Le Lion en 1960, dans ses studios.

En 1968, il part vivre à Rome et commence son travail de designer, d'abord pour ses besoins personnels. Il parvint à créer sa propre collection, influencé par de grands noms comme Le Corbusier. Il crée sa propre société, qui a compté jusqu'à 150 salariés.

Une dizaine d'années plus tard, il délaisse son activité de designer pour rentrer en France et retourner à sa première passion, la photographie.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division)[3],[4].

Vie privéeModifier

Willy Rizzo a été mariée à Paule, ancienne modèle chez Chanel, avec laquelle il a eu deux enfants, puis en deuxièmes noces avec l'actrice italienne Elsa Martinelli.

De 1979 à sa mort, il a été marié à Dominique Rizzo avec laquelle il a eu trois enfants.

CollectionsModifier

ExpositionsModifier

Willy Rizzo a une galerie photographies et design 12, rue de Verneuil à Paris.

PersonnellesModifier

CollectivesModifier

  • 2006, Staley + Wise Gallery, New York
  • 2005, Rotonda della Besana, Milan

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Benoît Marchal, Parcours de Photographes, Déclencheur (ISBN 9782930635026, lire en ligne)
  2. Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins : 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, , 220 p. (ISBN 9782850183416, notice BnF no FRBNF35660421, présentation en ligne), « Victoire », p. 188
  3. « Obsèques de Willy Rizzo », Pure People, (consulté le 31 mai 2013)
  4. « RIZZO Willy Eros (1928-2013) », Amis et Passionnés du Père-Lachaise, (consulté le 31 mai 2013)
  5. « Acquisition : Willy Rizzo (1928-2013), photographies de la guerre d’Indochine | Le blog des collections », sur collections.musee-armee.fr (consulté le 14 mars 2016)

Liens externesModifier