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William Thomas Harbaugh Brooks

William Thomas Harbaugh Brooks
William Thomas Harbaugh Brooks

Naissance
Lisbon, État de Ohio
Décès (à 49 ans)
Huntsville, État de Alabama
Allégeance Flag of the United States (1861-1863).svg Union
Grade Union Army major general rank insignia.svg Major général
Conflits Guerres séminoles
Guerre américano-mexicaine
Guerre de Sécession

William Thomas Harbaugh Brooks (né le à Lisbon, État de Ohio, et décédé le à Huntsville, État de l'Alabama) est un major général de l'Union. Il est enterré à Huntsville, État d'Alabama[1].

Avant la guerreModifier

William Thomas Harbaugh Brooks sort diplômé de West Point en 1841[note 1].

Il est breveté second lieutenant le dans le 3rd U.S. Infantry et est promu à ce grade le [2]. Affecté à la frontière dans l'Ouest, il participe aux guerres séminoles[1]. Il reste en Floride jusqu'en 1843[3].

Il est promu premier lieutenant le [2]. Il participe à la guerre américano-mexicaine. Il est breveté capitaine le pour bravoure et conduite méritoire lors de plusieurs engagements lors de la bataille de Monterrey[2]. Il est breveté commandant le pour bravoure et conduite méritoire lors de la bataille de Contreras et lors de la bataille de Churubusco[2]. Il réalise la reconnaissances des ouvrages lors des batailles de Cerro Gordo et de Contreras. Il participe ensuite à la bataille de Mexico[3]. Il finit la guerre dans l'état-major du brigadier général David E. Twiggs et reste à ce poste jusqu'en 1851[3]. Il est promu capitaine le [2].

En 1856, il soufre de problèmes urinaires. Dans une de ses lettres, envoyée de fort Defiance, il écrit qu'il n'a pu sortir pour une campagne en raison de frissons et d'une fièvre[4]

Guerre de SécessionModifier

William Thomas Harbaugh Brooks est capitaine au fort Hamilton dans l'État de New York lorsque la guerre éclate[5]. Ses problèmes de santé s'aggravent à cette époque. Il est absent quatre mois de son régiment pour subir une opération[4]. Il est nommé brigadier général des volontaires le [2]. Il commande alors la 2nd brigade de la 2nd division du IV Corps[1].

Il est promu commandant dans le 18th U.S. Infantry le [2].

Il participe à la campagne de la Péninsule[1]. Il est légèrement blessé à la jambe le lors de la bataille de Savage's Station[5],[4]. Il participe à la bataille des Sept Jours[1]. Il est de nouveau blessé le lors de la bataille d'Antietam par une balle qui l'atteint au visage[5],[4].

Lors de la bataille de Fredericksburg, il commande la 1st division du VI corps au sein de la grande division de gauche[6]. Il est sous les ordres du général William Farrar Smith. Le major général Ambrose Burnside rend partiellement coupable Brooks de la défaite de Fredericksburg. Il tente alors vainement de le renvoyer des services fédéraux. Brooks s'engage alors dans une querelle intense avec Burnside, ce qui lui coûtera à terme sa carrière[3]. Après la Mud March, Burnside envoie des courriers secrets au président Abraham Lincoln où, dans son General Orders Number 8, il émet à l'encontre de Brooks des « critiques contre la politique du gouvernement »[7],[note 2]

Il participe à la bataille de Chancellorsville[1]. Il est nommé major général des volontaires le [2]. En juin 1863, il prend le commandement du département de Monongahela stationné à Pittsburg[1]. À partir d'avril 1864, il commande la 1st division du XVIII corps de l'armée de la James. Il participe à la bataille de Cold Harbor[1]. Il commande le X corps de l'armée de James au début de la campagne de Petersburg. Il participe à la bataille de Petersburg[1].

Pour les problèmes de santé, il demande à démissionner. Sa nomination de major général des volontaires est révoquée le et quitte le service actif des volontaires à cette date[2].

Après la guerreModifier

William Thomas Harbaugh Brooks s'installe à Huntsville en Alabama en tant que fermier[1]. Entre son arrivée à Huntsville et août 1867, il perd 15 kilogrammes, et revient à son poids de sortie de West Point soit 81 kilogrammes[4]. Il est accueilli dans la communauté comme un ancien ennemi aimable et estimé[5]. Il décède d'une nouvelle crise urinaire[4].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il est de la même promotion que les futurs généraux John Milton Brannan, Don Carlos Buell, Schuyler Hamilton, Albion Paris Howe, Nathaniel Lyon, Joseph Bennett Plummer, John Fulton Reynolds, Israël Bush Richardson, Alfred Sully, James Totten, Zealous Bates Tower, Horatio Gouverneur Wright, Amiel Weeks Whipple et Abraham Buford, Richard Brooke Garnett, Robert Selden Garnett, Josiah Gorgas, John Marshall Jones, Samuel Jones, Claudius Wistar Sears. Les treize premiers dans les rangs de l'Union et les sept derniers dans ceux confédérés.
  2. Dans cette lettre, il accuse Joseph Hooker d'être coupable de critiques injustes et non nécessaires à l'encontre des actions de ses supérieurs.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j (en) William T. H. Brooks, page consacrée au général sur Find a Grave.com (consulté le 13 septembre 2015)
  2. a b c d e f g h et i (en) Francis B. Heitman, Historical Register and Dictionary of the United States Army, from it's Organization, September 29, 1789, to March 2, 1903, Washington, Government Printed Office, (lire en ligne)
  3. a b c et d (en) Spencer C. Tucker, American Civil War: The Definitive Encyclopedia and Document Collectio, ABC-CLIO, , 2777 p. (ISBN 9781851096824)
  4. a b c d e et f (en) Jack D. Welsh, Medical Histories of Union Generals, Kent State University Press, , 422 p. (ISBN 9780873388535)
  5. a b c et d (en) John D. Wright, The Routledge Encyclopedia of Civil War Era Biographies, Routledge, , 683 p. (ISBN 9780415878036)
  6. (en) ordre de bataille, page consacrée à la grande division sur nps.gov (consulté le 13 septembre 2015)
  7. (en) Clint Johnson, Civil War Blunders, John F. Blair, Publisher, , 328 p.

Voir aussiModifier