William Kerr (jardinier)

botaniste britannique

William Kerr (mort en 1814[1]) est un jardinier écossais et collecteur de plantes qui fut le premier collecteur de plantes occidental à temps plein[N 1].

William Kerr
Biographie
Décès
Nationalité
Activité

BiographieModifier

William Kerr a été actif en Chine[2]. Il a aussi récolté des plantes à Java et Luçon dans les Philippines[N 2]. Parmi les plantes qu’il a envoyées aux Jardins botaniques royaux de Kew se trouvait l’arbuste vigoureux, d’abord acclimaté en serres, nommé en son honneur, Kerria[N 3].

William Kerr a envoyé en Grande-Bretagne des échantillons de 238 plantes nouvelles pour les jardiniers européens et pour la science, apparemment sans s’éloigner des sites commerciaux européens de Canton et Macao, ou de Manille.

Né à Hawick dans les Scottish Borders, il était jardinier à Kew, où il a été remarqué par Sir Joseph Banks, et, en suivant les consignes données par Banks[3], il a été envoyé en Chine en 1804. Il y demeura huit années. Les plantes découvertes par William Kerr dans les jardins et pépinières locaux chinois comportent Euonymus japonicus, Lilium lancifolium, Pieris japonica, Nandina domestica, Begonia grandis et Rosa banksiae avec ses fleurs blanches, nommée en l’honneur de la femme de son patron[4].

Envoyé à Colombo (Ceylan) en 1812, pour être surintendant des jardins de Slave Island et de King's House[5], il y meurt en 1814, incapable de « poursuivre son travail en conséquence de certaines mauvaises habitudes qu’il avait contractées, aussi malheureuses qu’elles étaient nouvelles pour lui », comme le rapporte une notice dans The Chinese Repository[6] quelque temps avant sa mort prématurée, faisant apparemment allusion à son addiction à l’opium.

NotesModifier

  1. Il a été précédé par James Cunningham (mort en 1709), un chirurgien de la Compagnie britannique des Indes orientales, qui a visité la Chine pour la première fois en 1698, selon Julia Brittain, The Plant Lover's Companion: Plants, People & Places 2006, s.v. "Cunningham, James".
  2. Son manuscrit du journal de son expédition à Luçon en 1805 est conservé à la British Library, selon Desmond and Ellwood 1994
  3. Reçu en 1804. Dès 1814, il était listé dans le catalogue de John Bartram à Philadelphie, et dès 1830, selon John Claudius Loudon « was so common as to be found in the gardens of even labourers' cottages » : « était si commune qu’on la trouve dans les jardins même des chaumières des laboureurs ». La forme sauvage à fleurs simples a été introduite plus tard. (James R. Cothran, Gardens and Historic Plants of the Antebellum South [University of South Carolina Press], 2003:213)

RéférencesModifier

  1. (en) Ray Desmond and Christine Ellwood, eds. Dictionary of British and Irish Botanists and Horticulturists (CRC Press), 1994, s.v. "Kerr, William".
  2. (en) J.E.H.M. Cox, Plant Hunting in China 1945:49.
  3. (en)(State Library of New South Wales) Draft instructions received by William Kerr from Sir Joseph Banks, 18 April 1803
  4. (en) Brittain 2006, s.v. "Kerr, William".
  5. (en) Desmond and Ellwood 1994.
  6. « to prosecute his work in consequence of some evil habits he had contracted, as unfortunate as they were new to him » citée par Eliot Tozer, "On the trail of E.H. Wilson," Horticulture novembre 1994:51.