William Golding

écrivain britannique
William Golding
Description de cette image, également commentée ci-après
William Golding en 1983.
Nom de naissance William Gerald Golding
Naissance
St Columb Minor, Cornouailles, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès (à 81 ans)
Perranarworthal, Cornouailles, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale
Écrivain et Professeur
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Genres

Œuvres principales

William Golding, né le à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le à Perranarworthal, est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1983.

Biographie modifier

Fils d'instituteur, William Golding étudie à l'école de Marlborough et poursuit ses études à l'université d'Oxford où il obtient son diplôme de littérature anglaise. Il travaille ensuite quelque temps dans un petit théâtre en tant qu'auteur, acteur et producteur.

En 1939 il devient professeur d'anglais et de philosophie à Salisbury. La même année il épouse Ann Brookfield (1912-1995), chimiste, avec laquelle il aura deux enfants : Judith et David.

Il est mobilisé en 1940 dans la Royal Navy, où il écrit quelques textes qu'il ne veut pas publier, et participe au débarquement sur les côtes françaises en 1944. Il reprend son poste à Salisbury de 1945 à 1962, date à laquelle il se retire à la campagne dans les environs de Salisbury pour se consacrer à ses travaux littéraires.

Il est également connu pour avoir proposé au scientifique et ami James Lovelock la terminologie de Gaia dans La Terre est un être vivant, l'hypothèse Gaïa (première édition 1979), du nom de la déesse grecque de la Terre, synonyme de biosphère et géomorphologie dans les sciences naturelles et de Mère Nature dans les mouvements ésotériques.

La plupart de ses romans ont traité du mal, de l'opposition entre la barbarie instinctive de l'homme et l'influence civilisatrice de la raison. Ces thèmes sont particulièrement marquants dans son premier roman Sa Majesté des mouches (1954) qui reste son livre le plus connu.

William Golding était fortement marqué par le guerre, peu sûr de lui, dépressif et alcoolique[1],[2]. Il était également très sensible aux différences de classe sociale.

William Golding a été fait commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1966[3] et chevalier (anobli) en 1988[4].

Il a obtenu le prix Booker en 1980 pour Rites de Passage - premier tome (chapitre) de sa Trilogie maritime -, et le prix Nobel de littérature en 1983[5].

Œuvres modifier

 
Plaque commémorative à Salisbury.
  • Sa Majesté des mouches (Lord of the Flies) en 1954 - roman
  • Les Héritiers (The Inheritors) en 1955 - roman
  • Chris Martin (Pincher Martin) en 1956 - roman
  • Le Papillon de cuivre (The Brass Butterfly) en 1958 - pièce de théâtre en trois actes
  • Chute libre (Free fall) en 1959
  • La Nef (The Spire) en 1964 - roman
  • Portails brûlants (The Hot Gates, and other occasional pieces) en 1965 - recueil d'essais
  • La Pyramide (The Pyramid) en 1967
  • Le Dieu scorpion (The Scorpion God, three short novels) en 1971 - nouvelles
  • Parade sauvage (Darkness Visible) en 1979 (prix James Tait Black Memorial)
  • La Cible mouvante (The moving target) en 1982 - roman
  • Les Hommes de papier (The Paper men) en 1984 - roman
  • Journal égyptien (An Egyptian Journal) en 1985
  • Coup de semonce (Close Quarters) en 1987 - roman
  • La Cuirasse de feu (Fire down below) en 1989
  • Trilogie maritime (To the ends of the earth : a sea trilogy), publié en 1991, rassemble
    • Rites de passage (Rites of passage) en 1980 - roman
    • Coup de semonce (Close quarter) 1987
    • La cuirasse de feu (Fire down below) 1989
  • The double tongue (Arieka), roman inachevé et publié à titre posthume en 1995 (2001 en France)

Notes et références modifier

  1. (en-GB) Robert McCrum, « William Golding's crisis », The Observer,‎ (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le )
  2. « William Golding : un presque viol et des problèmes d'alcool », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  3. (en) William Golding (1911-93): Lord of Horror, Lord of Awe, by Joseph J. Feeney.
  4. The London Gazette : no 51558, p. 13986, 13-12-1988.
  5. (en-US) « The Nobel Prize in Literature 1983 », sur NobelPrize.org (consulté le )

Voir aussi modifier

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Bibliographie modifier

  • (en) John Carey, William Golding : the man who wrote Lord of the flies : a life, New York, Free Press, (ISBN 978-1-4391-8732-6)
  • (en) L. L. Dickson, The modern allegories of William Golding, Tampa, University of South Florida Press, , 163 p. (ISBN 0-8130-0971-5)
  • Camille Fort, Dérives de la parole : Les récits de William Golding, Paris/Budapest/Torino, Editions L'Harmattan, , 426 p. (ISBN 2-7475-3938-5, lire en ligne) 426 p.

Liens externes modifier

  • (en) Autobiographie sur le site de la fondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — le Nobel Lecture — qui détaille ses apports)