William Carey (courtisan anglais)

Pour le missionnaire britannique, voir William Carey

William Carey
Image illustrative de l’article William Carey (courtisan anglais)
William Carey, par Hans Holbein le Jeune, issu d'une collection privée irlandaise.

Biographie
Naissance v.1500
Flag of England.svg Hertfordshire (Angleterre)
Décès
Père Thomas Carey
Mère Margaret Spencer
Conjoint Mary Boleyn
Enfants Catherine Carey, Henry Carey, Baron Hunsdon

William Carey d'Aldenham (Hertfordshire, vers 1496 – ), est un courtisan à la Cour d'Henri VIII d'Angleterre et son favori. Il fait partie de la Privy Chamber lorsque le roi la crée, et il est son esquire. Il est marié à Mary Boleyn, sœur de la seconde épouse d'Henri, Anne Boleyn, et précédemment sa maîtresse.

BiographieModifier

William Carey est le second fils de Sir Thomas Carey (1455–1500) et de Margaret Spencer, fille de Sir Robert Spencer et d'Eleanor Beaufort. Sa tante maternelle est Catherine Spencer, comtesse de Northumberland.

Peu de temps après leur mariage, Mary devient la maîtresse du roi Henri VIII. Les Boleyn reçoivent alors des terres, et William Carey profite lui-même de l'infidélité de sa femme, bénéficiant d'octroi de seigneuries et de domaines.

Carey était aussi un mécène réputé. C’est lui qui fait notamment connaître l’artiste néerlandais Lucas Horenbout en Angleterre, au milieu des années 1520. Sa passion pour la chasse, l’équitation, la joute[1] partagées également par le roi, ont contribué à faire de lui son favori.

Enfants avec Mary BoleynModifier

William Carey et Mary Boleyn ont eu deux enfants :

  • Henry Carey (1er baron Hunsdon) (né le 4 mars 1526 – mort le 23 juillet 1596) : anobli par une reine Élisabeth à peine couronnée, il est fait chevalier de la Jarretière le 20 avril 1561. Il tentera d'obtenir en vain le titre d'earl d'Ormonde durant sa vie, et le refuse lorsque, mourant, la reine Élisabeth venue à son chevet le lui propose.

Des auteurs ont parfois défendu l'idée que ces deux enfants sont ceux du roi Henri VIII et de Mary Boleyn. C'est notamment le cas d'Allison Weir[2], de G.W. Bernard (auteur de The King's Reformation) et de Joanna Denny (auteur de Anne Boleyn: A New Life of England's Tragic Queen and Katherine Howard: A Tudor Conspiracy).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il se distingue notamment dans les joutes du distingué dans des joutes au Camp du Drap d'Or en 1520.
  2. (en) Weir, Henry VIII: The King and His Court, p. 216

RéférencesModifier

Sources primairesModifier

  • (en) England, Public Record Office, John Sherren Brewer J. S. Brewer (éditeur), R. H. Broadie (éditeur) et James Gairdner (éditeur), Letters & Papers, Foreign & Domestic, of the Reign of Henry VIII, 1509-1547, London, Longman & Co, 1862-1932, 21 vols. in 33 parts

Sources secondairesModifier

  • (en) George Russell French, The Royal Descent of Nelson and Wellington from Edward I, King of England, with tables of pedigree and genealogical memoirs, London, , p. 28
  • (en) E. W. Ives, The Life and Death of Anne Boleyn, Oxford, Blackwell, (ISBN 0-631-23479-9)
  • (en) Edward Kimber, The Baronetage of England: containing a genealogical and historical account of all the English Baronets now existing, with their descents, marriages, and memorable actions both in war and peace, London, G. Woodfall, , p. 221
  • (en) Alison Plowden, Tudor Women: Queens and Commoners, London, Sutton, (1re éd. 1979), Rev. ed. (ISBN 0-7509-2880-8)
  • (en) Retha Marvine Warnicke, The Rise and Fall of Anne Boleyn: Family Politics at the Court of Henry VIII, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-37000-0), p. 36
  • (en) Alison Weir, The Six Wives of Henry VIII, London, Bodley Head, (ISBN 0-370-31396-8)
  • (en) Alison Weir, Henry VIII: The King and His Court, New York, Ballantine Books, (ISBN 0-345-43659-8)