Wikipédia:TL;DR

Too long; didn't read (en français : « trop long ; pas lu ») (abrégé en TL;DR ou tl;dr) est une expression anglaise, courante également en français, employée quand on veut indiquer qu'une réponse est trop longue et que l'on n'a pas l'intention d'investir du temps pour l'assimiler[1].

Les « pavés » bloquent la discussion.

Les contributeurs et contributrices sont des bénévoles, qui ne sont pas tenus de consacrer du temps pour étudier des réponses longues et complexes. Une réponse excessivement longue aura toutes les chances de ne pas être lue, ou sera au mieux survolée, par la plupart des lecteurs. Les « pavés » ou « murs de texte » ont souvent un effet décourageant sur les lecteurs et peuvent être contre-productifs. De plus, ce genre de réponse est beaucoup plus souvent le fait de POV-pushers que de Wikipédiens, ce qui rappelle de mauvais souvenirs et peut donner une mauvaise impression aux lecteurs.

Problème d'un tel pavé dans une page de discussionModifier

En page de discussion (d'un article, ou d'un autre contributeur, notamment), une réponse trop longue est souvent significative d'une volonté de convaincre par des raisonnements au lieu de faire référence à des sources. Plus une réponse est longue, plus elle est susceptible de contenir des arguments, raisonnements ou informations non contenues dans des sources, sinon il serait suffisant et plus convaincant de les référencer. Il est d'autant plus légitime de refuser de lire des « murs de texte » que la meilleure et la plus convaincante des réponses dans Wikipédia pourrait, et devrait, être courte : « Je voudrais voir les choses présentées comme dans telle(s) source(s) ».

De plus, Wikipédia étant « ouvert à tous », la plupart des lecteurs n'ont pas les connaissances ou l'intérêt pour suivre des démonstrations complexes, en lieu et place de vérifier des sources. Les développements éventuels dans les discussions devraient principalement consister à défendre les sources, mais qui devraient se défendre toute seules si elles sont suffisamment notables. Là encore, une trop longue défense des sources pourrait être vue comme contre-productive.

Enfin, une réponse ou intervention trop longue contient trop d'éléments, menant souvent à une dispersion et un éclatement de la discussion dans de multiples directions, ou une discussion trop complexe pour discuter chacun des points, ce qui découragera beaucoup de lecteurs. Il est plus efficace de concentrer une réponse sur le point le plus important, quitte à aborder les autres dans la suite de la discussion.

Quand une réponse ou une intervention nécessite des explications détaillées, une longueur optimale, constatée en moyenne dans les discussions, est de l'ordre de 1 500 caractères.

Demande de restauration de page trop longue pour être lueModifier

Lorsqu'il s'agit d'argumenter pour obtenir la restauration d'une page supprimée, là, les règles sont explicites, et condamnent expressément les demandes trop longues : il est en effet demandé de fournir d'abord et avant tout des sources « de qualité, centrées sur le sujet », et en gardant en tête que « des sources non centrées, non indépendantes du sujet, ou de faible rayonnement » seront automatiquement rejetées. Il est donc parfaitement inutile de se perdre dans de longues argumentations, alors que ce sont de telles sources qui sont attendues et non de longs discours.

Mais la fourniture de sources doit respecter une autre contrainte si on veut que la demande de restauration soit lue : trop souvent en effet, le requérant croit pouvoir « assurer le coup » en fournissant une longue liste de sources, pour la plupart trop anecdotiques ou trop peu centrées pour emporter la décision. C'est pourquoi il est demandé de se limiter à un maximum de trois ou quatre sources, à choisir parmi les plus pertinentes (c'est-à-dire en pratique celles qui répondent le mieux aux critères de notoriété).

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. (en) Tom Chatfield, Netymology: From Apps to Zombies: A Linguistic Celebration of the Digital World, Quercus, (ISBN 978-1-62365-165-7, lire en ligne), p. 124