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Akbar Khan
Mohammad Akbar Khan.jpg
Fonctions
Émir
Ghazis
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
وزير اکبر خانVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Autres informations
Grade militaire

Wazīr Akbar Khān (1816Jalalabad1845 (28-29 ans)), (pachto : وزير اکبر خان), né Mohammad Akbar Khān (محمد اکبر خان), également connu sous le nom d'Amīr Akbar Khān (امير اکبر خان), était un prince et général afghan. Sa renommée commença en 1837 lors de la bataille de Jamrud, au cours de sa tentative de reprendre la deuxième capitale de l'Afghanistan, Peshawar, à l'armée sikhe.

Wazir Akbar Khan fut un des protagonistes de la première guerre anglo-afghane (1839-1842). Il fut le meneur des nationalistes à Kaboul en 1841, et fut l'instigateur du massacre de l'armée du major-général Elphinstone lors de la bataille de Gandamak.

Sommaire

AscendanceModifier

Mohammad Akbar Khan est né en 1816. Son père était l'émir Dost Mohammad Khan d'Afghanistan et sa mère Mermən Khadija Popalzai. Dost Mohammad avait deux épouses, huit fils (dont Mohammad Akbar Khan) et deux filles[1].

BiographieModifier

Article détaillé : Grand Jeu (géostratégie).

En 1836, les forces musulmanes de Dost Mohammad Khan, sous le commandement de son fils Wazir Akbar Khan, battirent les Sikhs lors de la bataille de Jamrud, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Peshawar. Dost Mohammad ne profita pas de cette victoire pour reprendre Peshawar, mais sollicita de l'aide de lord Auckland, le nouveau gouverneur général de l'Inde, dans la lutte contre les Sikhs. Par cette lettre, Dost Mohammad suscita l'intervention officielle des Britanniques en Afghanistan. Ainsi, l'Afghanistan joua un rôle décisif dans le Grand Jeu, la rivalité entre la Grande-Bretagne et la Russie en Asie centrale.

En 1841, lors de la première guerre anglo-afghane, Akbar Khan mena la révolte à Kaboul contre la garnison britannique de 4 500 hommes, dirigée par William McNaughten et le major-général Elphinstone. Au cours des négociations, McNaughten trouve la mort dans un traquenard tendu par Akbar Khan, et Eldred Pottinger dut prendre sa succession. Dans la suite des négociations, Akbar Khan exigea l'évacuation des troupes d'Elphinstone vers Jalalabad, garantissant la sécurité pour ses hommes et les 12 000 civils britanniques et indiens les accompagnant. Mais tous furent massacrés lors de la bataille de Gandamak en . Des mémoires de guerre britannique attestent qu'on aurait entendu Akbar Khan ordonner à ses hommes de cesser le feu en persan, mais contredisant immédiatement cet ordre en pachto[2].

En , Akbar Khan prit le Bala Hissar à Kaboul et tint le pays[3] jusqu'à sa mort en 1845[4].

Dans la fictionModifier

La figure historique d'Akbar Khan joue un rôle majeur dans certains romans du cycle des Archives Flashman, écrit par George MacDonald Fraser.

Voir aussiModifier

Lien externeModifier

RéférencesModifier

  1. Christopher Buyers, « Afghanistan, The Barakzai dynasty, genealogy », The Royal Ark (consulté le 10 juin 2011)
  2. Peter Hopkirk (trad. de l'anglais par Gerald de Hemptinne, préf. Olivier Weber), Le Grand Jeu : Officiers et espions en Asie Centrale [« The great game: On secret service in high Asia »], Bruxelles, Nevicata, (réimpr. 2013), 3e éd. (1re éd. 2011), 569 p. (ISBN 978-2-87523-096-6), chap. 20 (« Massacre dans les passes »), p. 283.
  3. Ludwig W. Adamec, Historical Dictionary of Afghanistan, Scarecrow Press, (ISBN 0-8108-7957-3, lire en ligne), xxi
  4. « Biography: Mohammad Akbar Khan », Afghanistan Online, (consulté le 5 décembre 2006)