Vladimir Vetrov

Vladimir Vetrov
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Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Владимир Ипполитович ВетровVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Vladimir Ippolitovitch Vetrov
Pseudonyme
FarewellVoir et modifier les données sur Wikidata
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Condamnation

Vladimir Ippolitovitch Vetrov (en russe : Владимир Ипполитович Ветров), né le à Moscou et mort le dans la même ville, est un ancien lieutenant-colonel soviétique du KGB. Au début des années 1980, en pleine guerre froide, Vetrov décide de trahir et devient un agent de la direction de la Surveillance du territoire (DST) française qui lui donne le nom de code « Farewell ». En tant que « taupe », il a permis à la DST et aux services de renseignement occidentaux de mieux connaître les méthodes et la structure du KGB dans le domaine de l'espionnage scientifique et technique. Vetrov est par la suite démasqué par le KGB, alors qu'il purgeait une peine de 12 ans de prison à Irkoutsk pour meurtre. Il est jugé, condamné à mort pour haute trahison et exécuté le dans la prison de Lefortovo à Moscou.

BiographieModifier

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  Photo d'identité de Vetrov

Espion soviétiqueModifier

Vladimir Vetrov, né le 10 octobre 1932, à la maternité Grauerman à Moscou est le fils unique d'une famille issue d'un milieu modeste. Son père, Ippolit Vasilevich Vetrov (1906-10 août 1970) est un vétéran du front de Leningrad et contremaître dans une usine de fabrication de propane tandis que sa mère, Maria Danilovna, illettrée, travaille comme femme de chambre. Sportif brillant, il grandit 26 rue Kirov à Moscou et est scolarisé à l'école de la rue Armiansky. Il remporte plusieurs compétitions d'athlétisme dans sa jeunesse et intègre en 1951 la MVTU, une école d'ingénieurs à Moscou où il se spécialise en électronique. Après cinq ans et demi de formation, il obtient à sa sortie en 1957 un poste d'ingénieur dans une usine de machines à calculer, l'usine SAM[1]. Marié le 8 décembre 1957 avec Svetlana Barashkov, il candidate par écrit le 8 juillet 1959 auprès de l'antenne moscovite de l'école de formation du KGB[1]. Favorisé par ses origines prolétariennes et sa spécialisation technique, son dossier est accepté le 20 août 1959 par le major général Svetlichny[1]. Il suit donc un cursus de deux ans à l'Académie Dzerjinski ou il apprend l'anglais, le français et les techniques d'espionnage[2].

À sa sortie, il est affecté du 20 septembre 1962 au 15 août 1965 comme ingénieur principal au département des relations extérieures au comité d'État de la Technologie électronique[1].

Le 16 août 1965, favorisé par le contrecoup de l'affaire Youri Nossenko qui oblige le KGB à rapatrier de nombreux opératifs dont la couverture a été exposée, notamment à Paris[1], il est envoyé en poste à l'ambassade de l'Union soviétique à Paris, attaché au développement du commerce soviétique avec la France. Il y recrute des agents chargés de fournir à l'Union soviétique des informations techniques dont elle a besoin et prend contact avec des ingénieurs français afin d'obtenir contre rémunération des matériels de haute technologie interdits à l'exportation. Il se fait repérer assez rapidement par la DST, qui suit ses mouvements, notamment par un de ses « honorables correspondants », Jacques Prévost, haut cadre chez Thomson-CSF. Ce dernier lui rend un grand service à la fin de son séjour français lorsque Vetrov, éméché, détruit sa Peugeot 404 de fonction dans un accident de voiture sur la route de Montsoult, ce qui peut lui valoir de très sérieux ennuis avec l'ambassade. Vetrov s'adresse alors à son ami Prévost qui fait réparer à ses frais la voiture en urgence. Vetrov en retire une dette de reconnaissance[3].

En juillet 1970, au bout de cinq ans, le lieutenant-colonel Vetrov est rapatrié à Moscou, où il reprend ses fonctions dans son ancien poste de couverture, devenu depuis ministère de l'Industrie radio (Minradioprom) en attendant une autre affectation à l'étranger[4]. En 1972, une affectation envisagée comme chef du poste du KGB au sein du consulat général soviétique de Marseille doit être annulée à la suite d'un refus du ministère des Affaires étrangères français de lui délivrer un visa[1]. Il est là la victime indirecte de la politique de quota de la DST qui souhaitera, jusqu'aux expulsions de 1983, restreindre le nombre d'officiers de renseignement actifs sur son territoire[1]. En 1973, il effectue une mission d'une durée d'une semaine en Suisse[5].

Le 1er avril 1974, il est envoyé au Canada où il opère sous couverture en tant qu'ingénieur principal à la représentation commerciale soviétique à Montréal[6]. En tant qu'officier de renseignement, il ressent la doctrine Brejnev, qui accentue le retard technologique de l'URSS et oblige la « patrie du socialisme » à voler des plans et des matériels aux capitalistes, comme une situation absurde et humiliante[7]. Cette affectation se déroulera mal : un conflit ouvert avec son supérieur qui donne lieu à un audit en février 1975, ayant peut-être fait l'objet d'une tentative de recrutement par les services canadiens, Vetrov est rapatrié à Moscou au bout de neuf mois à peine en mars 1975[8].

Taupe pour les renseignements françaisModifier

Ce rappel anticipé semble mettre la carrière de Vetrov dans une impasse : il n'aura plus de promotion, ni d'affectation à l'étranger. Vetrov est nommé assistant au chef du 4e département (information et analyse) de la direction T (espionnage scientifique et technique) au nouveau quartier général de la première direction générale du KGB[9] inauguré en 1972 à Iassenevo en périphérie de Moscou. Il a accès aux informations sur l'ensemble des sources que sont les informateurs occidentaux. Entre la fin de l'année 1980 et février 1981, il contacte par deux messages le contre-espionnage français, la Direction de la Surveillance du Territoire, sachant que ce service est moins surveillé par le KGB[10] que d'autres services de renseignement occidentaux. Il fait appel à son ami français Jacques Prévost, directeur des ventes de Thomson-CSF en URSS, pour proposer son aide en tant que « taupe » aux services de renseignement français et transmettre des documents classifiés.

Marcel Chalet de la DST lui attribue alors un nom de code[11] : « Farewell » (mot anglais choisi à dessein et permettant, en cas d'échec, d'attribuer l'histoire à un service de renseignement anglo-saxon)[12].

Les documents fournis via Xavier Ameil, ingénieur chez Thomson-CSF en poste à Moscou depuis le 5 janvier 1979, puis, à partir du 15 mai 1981, via Patrick Ferrant, attaché militaire à l'Ambassade de France à Moscou, révèlent l'organisation de l'espionnage technologique soviétique en Europe de l'Ouest et aux États-Unis[2]. C'est ainsi qu'est identifié comme espion l'ingénieur Thomson-CSF Pierre Bourdiol, nom de code « Borde » [13],[1] qui transmettait pour des raisons idéologiques des renseignements à l'Union soviétique depuis 1970 sur les satellites Symphonie[14] et les fusées Ariane[1].

Étant donné les perspectives qu'offrait cette affaire, Marcel Chalet, directeur de la DST, s'engage en prenant les précautions pour éviter toute fuite. Avec la possibilité qu'une nouvelle équipe arrive au pouvoir prochainement, il était urgent de ne pas se presser et de voir comment les choses tourneraient. L'affaire est donc bien engagée lorsque François Mitterrand parvient au pouvoir après l'élection présidentielle française de 1981. D'après certaines sources, Valéry Giscard d'Estaing avait déjà été mis au courant dans les tout derniers jours de son mandat. Il n'aurait rien dit de l'affaire, d'après ses propres mémoires, et d'autres sources de la nouvelle équipe, lors de son entretien avec François Mitterrand le 21 mai 1981[15]. Marcel Chalet aurait rapporté l'information à son ministre, Gaston Defferre, qui aurait recommandé de ne rien dire à Charles Hernu (« N'en parlez pas à Hernu. Il raconte tout à sa femme ! »)[11]. Chalet n'obtient pas d'entretien de l'Élysée avant la garden party du 14-Juillet, où il est reçu par François Mitterrand, en présence du ministre de l'Intérieur Gaston Defferre, du directeur de cabinet de ce dernier Maurice Grimaud et du secrétaire général de la Présidence de la République[15] Pierre Bérégovoy. François Mitterrand se serait montré intéressé, et aurait recommandé de ne pas informer le SDECE. Pierre Mauroy, le Premier ministre, n'aurait été informé de l'affaire qu'après son dénouement. Le général Jean Saulnier, chef d'état major particulier du président, et le général Jeannou Lacaze, chef d'État-Major des armées, auraient eux été tenus au courant depuis l'entrevue du 14 juillet[15].

Lors du sommet du G7 à Ottawa, du 17 au , François Mitterrand aurait mis personnellement au courant Ronald Reagan de l'affaire, qui d'après certaines sources l'aurait déjà été depuis le début de l'opération[15]. D'abord infructueusement (François Mitterrand, qui ne parle pas bien l'anglais, aurait dit « Farewell », à Ronald Reagan, qui en retour n'aurait pas compris pourquoi François Mitterrand lui disait « Au revoir »)[11], puis avec succès grâce à des interprètes. Ce geste aurait rassuré les Américains, très inquiets de l’entrée de ministres communistes dans le gouvernement français. Au cours de l'été, ou avant selon certaines sources[15], une coopération aurait été mise en place et la DST aurait transmis aux Américains certaines informations sur le degré de l'infiltration par les différents services d'espionnage de l'Union soviétique[16].

En collaboration avec la DST, la Central Intelligence Agency (CIA) fournit un appareil photo miniaturisé avec des pellicules très perfectionnées utilisées dans les satellites, transmis à Vetrov. Vetrov, à son bureau, coinçait les pages des documents avec ses coudes et les photographiait, chaque cassette comportant cent prises de vues. Les Américains auraient averti la DST que les pellicules ne pouvaient être développées que par la CIA, qui a un laboratoire dédié à cette machine, mais les services français, avec le concours de Kodak, auraient réussi à les développer seuls[11].

Selon Marcel Chalet, « Farewell » aurait fourni à la France entre 1981 et 1982, 2 997 pages de documents, en majeure partie frappés du cachet indiquant le niveau de classification maximal, ainsi que les méthodes d'espionnage industriel et scientifique par les Soviétiques. Vetrov aurait fourni également une liste de 250 officiers de renseignement de ligne X du KGB, c'est-à-dire ceux chargés de rechercher les renseignements scientifiques et techniques à travers le monde, et de 170 officiers de renseignement appartenant à d'autres directions du KGB et du GRU[17].

En , Gus W. Weiss (en), l'un des adjoints de Richard V. Allen au Conseil de sécurité nationale, persuade William Casey, le directeur de la CIA, de laisser filer de faux renseignements en matière de technologie aux espions soviétiques, plan qu'approuve le président américain Ronald Reagan[18].

Peu après la nomination du préfet Yves Bonnet à la tête de la DST en remplacement de Marcel Chalet atteint par la limite d'âge, la France décide le 5 avril 1983 d'exploiter une partie des informations fournies par Vetrov pour faire expulser 47 ressortissants soviétiques soupçonnés d'espionnage en France.

Sur ce total, 40 étaient investis de fonctions diplomatiques, dont 12 à l'UNESCO, huit étaient en charge du renseignement technologique et figuraient sur la liste fournie par Vetrov, deux exerçaient le métier de journaliste à l'agence Tass et cinq officiaient dans différents organismes commerciaux[1]. Parmi les noms se serait trouvé Nikolaï Nikolayevich Chetverikov, « rézidiente » (chef de station) du KGB à Paris de 1977 à 1983 ainsi que ses cinq adjoints, « vice-rézidiente »[15].

Sur instruction de François Mitterrand en date du , le directeur de cabinet du ministère des Affaires étrangères de Claude Cheysson, François Scheer, notifie le 28 mars 1983 Nikolaï Afanassievski, ministre-conseiller à l'ambassade d'URSS, en fait lui-même officier du KGB, des expulsions à venir, fixées huit jours plus tard le [15]. Il lui montre une photocopie de la première page du rapport 1980 de la VPK, la Commission de l'industrie militaire, intitulé « Résultat de l'étude et de l'exploitation des informations spéciales recueillies en 1980 », exemplaire numéro 1 à destination de Iouri Andropov, qui lui a été fourni par la DST. D'après certaines sources, les Soviétiques auraient été en mesure d'identifier la source de la DST en déterminant qui avait été en possession de ce document[19], alors que pour d'autres, l'élément présenté était volontairement trop mince pour remonter jusqu'à la taupe[15].

Après protestations des Soviétiques, Francis Gutmann, secrétaire général du Quai d'Orsay et conseiller du ministre des Relations extérieures Claude Cheysson, et Pierre Mauroy, le Premier ministre, reçoivent l'ambassadeur d'URSS Iouli Vorontsov pour lui confirmer les expulsions le et le [15].

À la suite de ces expulsions, la direction de la rezidentura du KGB à Paris va rester vacante jusqu'en 1986 avec l'arrivée d'Anatoli Viktorovich Khramtsov[20].

Arrestation et exécutionModifier

Peu auparavant, Vetrov, qui serait devenu paranoïaque et aurait craint d'être démasqué, aurait tenté le au cours d'une rixe nocturne en pleine rue provoquée par l'ébriété d'assassiner sa maîtresse Ludmilla. À cette occasion, il aurait tué un milicien soviétique tentant de s'interposer. Toujours est il qu'arrêté, il ne peut se présenter le lendemain au rendez-vous prévu avec son officier traitant Patrick Ferrand ni à la rencontre de repêchage prévue en cas de difficultés le troisième vendredi du mois, le 19 mars 1982[21].

Il aurait donc été condamné le 3 novembre 1982 à 12, ou 15 années selon les sources, de camp pour crime passionnel, sans que les autorités n'aient démasqué son activité d'espionnage au profit de la France. Ce serait seulement un an plus tard, le 24 septembre 1983, que les enquêteurs du KGB l'auraient identifié comme le traître qu'ils recherchaient à la suite d'une enquête démarrée en août 1983 pour identifier la source des expulsions d'avril 1983[21]. Pour d'autres sources, cette première arrestation aurait été une mise en scène et une manipulation des services soviétiques qui l'avaient déjà identifié, et qui essayeront d'attirer les services français et américains dans un piège[15]. Il aurait condamné à mort le 14 décembre 1984 et été exécuté d'une balle dans la nuque dans un sous-sol de la prison de Lefortovo à Moscou[17] fin décembre 1984 ou en janvier 1985 selon les sources[15].

Son officier traitant, Patrick Ferrant, revient en France le 2 juillet 1983 par la frontière Finlandaise.

Documentaires et fictionModifier

  • En 1991, Hervé Brusini et Dominique Tierce, La Taupe (L'Affaire Farewell) (France, URSS, 47 minutes), prix Albert-Londres 1991.
  • En 2008, Jean-François Delassus réalise L'affaire Farewell, documentaire franco-canadien en 2 épisodes de 54 minutes chacun, pour les télévisions allemande (ZDF), finnoise (Yle), ainsi que franco-allemande (Arte). Ce documentaire est tourné à la manière d'un film d'espionnage, qui mêle reconstitutions et entretiens avec les véritables protagonistes de l'époque encore en vie : directeurs de la DST, de la DGSE, de la CIA, et même de l'ancien KGB, ainsi que divers personnages-clés de l'affaire Farewell tels que Jacques Prévost, etc.
  • En , Christian Carion présente son film L'Affaire Farewell aux écrans français, avec Emir Kusturica dans le rôle de Vladimir Vetrov (nommé Sergueï Grigoriev dans le film) alias Farewell, et Guillaume Canet dans le personnage fictif de Pierre Froment, inspiré de Xavier Ameil[22].
  • En 2019, Michelle Fines signe le documentaire Farewell, l'espion qui aimait la France qui « décrypte ce cas d’école encore enseigné aujourd’hui aux aspirants espions[23] ».
  • Le , Fabrice Drouelle lui consacre un numéro de l'émission Affaires sensibles sur France Inter sous le titre Farewell : l'espion qui a fait basculer la guerre froide[24].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Sergueï Kostine, Bonjour Farewell, la vérité sur la taupe française du KGB, éditions Robert Laffont, 1999.
  2. a et b Alain Barluet, « Farewell, l'espion russe qui décapita le KGB », sur lefigaro.fr, .
  3. (en) Gordon Brook-Shepherd, The Storm Birds : Soviet Post-War Defectors, Grove Pr, , p. 255.
  4. Kostine et Raynaud 2011, p. 67-68.
  5. Kostine et Raynaud 2011, p. 73.
  6. Kostine et Raynaud 2011, p. 74-75.
  7. (ru) Vladislav Kramar et Stanislav Lekarev, « colonel Vetrov, alias l'agent Farrewell (sic) », in : Независимое военное обозрение (« Enquêtes militaires indépendantes ») no 15 [1] et documentaire de la BBC (en) [2].
  8. Kostine et Raynaud 2011, p. 80-91.
  9. Kostine et Raynaud 2011, p. 93.
  10. Patrick Pesnot, Les Espions russes, éditeur France Inter, 2008.
  11. a b c et d Jean Guisnel, Au service secret de la France, Paris, Éditions Points, 531 p. (ISBN 978-2-7578-5509-6).
  12. De plus, ce nom peut à la fois signifier « adieu » lorsqu'il est écrit en un mot, ou « portez-vous bien », « faites bon voyage », « bonne chance », lorsqu'il est écrit en deux mots. Cf Roger Faligot, Pascal Krop, DST. Police secrète, Flammarion, , p. 346.
  13. « Bonjour Farewell ! », lexpress.fr, (consulté le 2 novembre 2018).
  14. « Paris-Moscou : le froid qui vient d'un espion », referentiel.nouvelobs.com (consulté le 2 novembre 2018) [PDF].
  15. a b c d e f g h i j et k Gilles Ménage, L'Œil du Pouvoir, Tome 1., Fayard, , 877 p.
  16. Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, vol. 1 : Les ruptures (1981-1984), Paris, Seuil, coll. « L'épreuve des faits », , 581 p. (ISBN 2-02-010329-X), p. 94-96.
  17. a et b Jean-Marie Pontaut, Philippe Broussard, « L'affaire Farewell », émission L'heure du crime sur RTL, 12 octobre 2012.
  18. Vincent Nouzille, Dans le secret des présidents : CIA, Maison-Blanche, Elysée : les dossiers confidentiels, 1981-2010, Fayard, (ISBN 978-2-213-65591-8).
  19. Vincent Nouzille, « « Farewell » : les secrets de l'affaire d'espionnage du siècle », sur rue89.com, .
  20. Oleg Gordievsky, KGB : the inside story of its foreign operations from Lenin to Gorbachev, HarperPerennial, (ISBN 0-06-092109-9)
  21. a et b Nouzille 2010.
  22. « Farewell, l'espion qui fait chuter l'URSS », dans le magazine Ça m'intéresse du no 343, p. 78-81.
  23. Anne Sogno, « « Farewell, l’espion qui aimait la France », top des taupes », sur nouvelobs.com, .
  24. Fabrice Drouelle, « Farewell : l'espion qui a fait basculer la guerre froide », sur https://www.franceinter.fr, (consulté le )

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier