Vimalakîrti

bouddhiste pratiquant de l'époque de Shakyamuni.
(Redirigé depuis Vimalakīrti)
Vimalakīrti
Vimalakirti debating Manjusri, Tang Dynasty.jpg
Vimalakīrti en train de débattre avec le bodhisattva Mañjuśrī. Peinture murale de la Grotte no 103 de Mògāo, Dūnhuáng, Gānsù, Chine de la Dynastie Tang, VIIIe siècle
Biographie
Nom dans la langue maternelle
विमलकीर्तिVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Autres informations
Religion

Vimalakīrti, (sanskrit : विमलकीर्ति, « renommée immaculée »: विमल vimala, « pur, immaculé, clair, limpide » et कीर्ति kīrti: « renommée, gloire »), selon le sûtra du bouddhisme mahāyāna qui porte son nom, le Soutra de l'enseignement de Vimalakīrti[1], est un célèbre personnage laïc de l'époque du bouddha Shākyamuni[2].

BiographieModifier

Vimalakīrti pratiquait la voie du bodhisattva du courant mahāyāna, dans la société, habillé comme des gens ordinaires, vivant en famille dans la ville de Vaisali (actuelle Basarh), à 40 km au nord-ouest de Patna, la capitale de l'État indien du Bihār. Il était le représentant le plus influent des bouddhistes pratiquants laïcs (upāsaka). Il n'est néanmoins pas mentionné dans les textes du canon pāli.

Son niveau était si élevé et son intelligence si brillante qu'aucun disciple du Bouddha Shākyamuni n'était digne d'être son interlocuteur. Seul le bodhisattva mahāsattva Mañjuśrī était capable de discuter avec lui sur la méthode non-dualiste concernant le sens le plus profond du bouddhisme.

Le sûtraModifier

Le Sūtra de Vimalakīrti (Vimalakīrtinirdeśa sūtra) montre à merveille son incroyable érudition ainsi que les pouvoirs surnaturels extraordinaires de sa servante. Dans ce texte, Vimalakīrti, malade, reçoit tour à tour la visite de Maudgalyāyana, Kāśyapa, Subhūti, Pūrṇa, Kātyāyana, Aniruddha, Upāli, Rāhula et Ānanda. Il rencontre également le bodhisattva Maitreya, le laïc Prabhāvyūha et un fils de banquier, Anathapindika (en) nommé aussi Sudatta[3],[4].

Notes et référencesModifier

  1. Traduction en français : Soûtra de la Liberté inconcevable. L'enseignement de Vimalakīrti, Trad. Patrick Carré, Ed. Fayard, 2000.
  2. Gérard Huet, Dictionnaire Héritage du Sanscrit, version Dico en ligne entrée « Vimalakīrti », lire: [1]. Consulté le .
  3. Nichiren, « Le riche Sudatta », sur nichirenlibrary.org (consulté le )
  4. Alexis Lavis, La conscience à l’épreuve de l’éveil : Lecture, commentaire et traduction du Bodhicaryāvatāra de Śāntideva, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « Sagesses d’Asie », , 546 p. (ISBN 978-2-204-12762-2), p. 59–66 et 100–104.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier