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Villevallier

commune française du département de l'Yonne

Villevallier
Villevallier
La mairie de Villevallier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Joigny
Intercommunalité Communauté de communes du Jovinien
Maire
Mandat
Monique Mercier
2014-2020
Code postal 89330
Code commune 89468
Démographie
Population
municipale
420 hab. (2016 en augmentation de 1,2 % par rapport à 2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 32″ nord, 3° 18′ 52″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 211 m
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Villevallier

Villevallier est une commune française, située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Villevallier se trouve dans le nord-ouest du département de l'Yonne, avec au sud-est sa sous-préfecture Joigny à 9 km et sa préfecture Auxerre à 37 km. Paris est à 140 km au nord-ouest.

Outre Joigny, la ville la plus proche est Villeneuve-sur-Yonne à 10 km au nord[1].

Le bourg est situé entre la D606 (tronçon de la nationale 6) et la rive droite de la rivière Yonne, qui marque la limite de commune à l'ouest avec, d'amont en aval, Villecien et Saint-Julien-du-Sault - ce dernier bourg se trouvant de l'autre côté du pont de la D107 sur l'Yonne - seul pont sur la commune[2].

HydrographieModifier

L'Yonne est barrée par l'écluse de Villevallier vers le lieu-dits Les Sablières, 460 m après son entrée sur la commune[2].

ForêtModifier

En note générale, l'essentiel de la commune est boisée. Les seuls endroits largement découverts sont le fond de vallée de l'Yonne - également occupé par le bourg), la moité inférieure du coteau de la vallée au sud du bourg, ainsi qu'environ 117 hectares en haut du plateau au sud-est du bourg, ces derniers prolongés au-delà d'une avancée de la forêt par les Placeaux d'une surface de environ 293 ha[2].

Voies de communication et transportsModifier

La D606 ou N6 traverse le bourg en longeant la rive droite de l'Yonne (elle passe en rive gauche par le pont sur la commune voisine Villecien au sud). Les autres voies publiques sont les quelques rues desservant le bourg y compris la D107 passant le pont qui relie Villevallier à Saint-Julien-du-Sault en rive gauche, plus 2 petites routes de campagne sans issue (route de Vallangis, la Côte Froide) et le chemin de halage, caillouté (calcaire) et carrossable[2].

Villevallier est proche de deux autoroutes, qui se croisent à l’échangeur de Courtenay à 19 km l'ouest : l'autoroute A6, avec les entrées-sorties no 18 « Sépeaux » à 16 km au sud et no 17 « Courtenay » ; et l'autoroute A19 avec son entrée-sortie no 4 « Courtenay »[2].

L'aérodrome de Joigny est à 10 km au sud-est, sur la D20 au nord de Joigny[2].

Communes limitrophesModifier

  Saint-Julien-du-Sault Armeau Dixmont  
N Joigny
O    Villevallier    E
S
Cézy Villecien

HistoireModifier

ProtohistoireModifier

Au moins une sépulture collective (inhumations successives et non une seule inhumation de plusieurs personnes à la fois)[3] a été trouvée vers les Plachis[N 1], à cheval entre les communes de Villevallier et d'Armeau. Son mobilier incluait des poteries de la fin du RRBP (rubanné rhénan dans le bassin parisien[4], avec des incisions caractéristiques de cette époque sur la lèvre des pots[5]. Au moins une couche archéologique a livré une hutte[6] et une torque à arceaux[7].

Moyen ÂgeModifier

En 1275, Jean-Henry de Saint-Julien vend à Étienne, archidiacre d’Étampes, le port existant sur la rivière d’Yonne, entre Saint-Julien-du-Sault et Villevallier. En 1277 Gilon (Gilles Cornu), archevêque de Sens, rachète le port avec des conditions.

XIXe siècleModifier

Au XIXe siècle la fête patronale de saint Fiacre était le 30 août.

XXIe siècleModifier

N'ayant auparavant pas de gentilé, celui de Villevallérien a été choisi en 2010.

Au 1er janvier 2016 la région Bourgogne, à laquelle appartenait Villevallier, a fusionné avec la région de Franche-Comté pour devenir la région Bourgogne-Franche-Comté.

Le pontModifier

 
Le 4e d'infanterie passe le pont.

Longtemps la rivière a été franchie par un gué seulement praticable en période de basses-eaux, puis par un bateau remplacé par un bac dans les années 1820. Afin notamment de favoriser les activités agricoles entre les villes de la rive gauche et celles de la rive droite et le passage des journaliers, et pour éviter d'aller passer le pont à Villeneuve-sur-Yonne ou à Joigny, on construisit un pont à péage en 1833 et mis en service le 20 février 1834[8]. Ce pont suspendu, construit par décret du et d'une longueur de 90 m[8], est une œuvre de la Compagnie Seguin (Marc Seguin) qui a financé la construction du pont dont elle était propriétaire pour une concession de 99 ans et dont elle assurait le péage. Toutefois le péage s'est arrêté avec la loi du 30 juillet 1880 qui obligeait les communes à racheter les concessions, pour rendre libre et gratuit l'accès au pont.

ÉconomieModifier

 
Rue principale.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2008   Patrick Leloup[9]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 420 habitants[Note 1], en augmentation de 1,2 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
556545568568549574552556585
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488485444450419406400407402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
353352364335323335356313310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
273251305366359368434414423
2016 - - - - - - - -
420--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-FiacreModifier

Elle est formée de deux rectangles accolés. Le vaisseau mesure 18,40 m. La hauteur de la voûte est de 10 m La tour s'élève au-dessus du porche, dont la porte est ornée de colonnes de style du XIIIe siècle. À l'intérieur, la chapelle voûtée de la Vierge date de 1624.

Cette église renferme un tableau sur toile, L'Adoration des bergers, peint en 1639[14] et une statue peinte en pierre de la Vierge à l'enfant, du XIVe siècle[15], objets classés en 1992 à l'inventaire des monuments historiques.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Éolienne BolléeModifier

Elle est construite en 1893 par l'entreprise Bollée pour alimenter le lavoir communal. Le modèle choisi est le n°3 du catalogue de ce constructeur équipé d'un rotor de 5 m de diamètre. Remise en état en 1920, 1930 et 1932, elle est vendue avec le lavoir et l'ancien réservoir de la ville, en 1972, à un particulier[16]. Le propriétaire du terrain propose l'éolienne à la municipalité de Villevallier qui n'en veut pas pas puis à la ville de Sensqui l'accepte avec en contrepartie la pose d'un panneau au nom des propriétaires de l'éolienne qui mentionne ce don. elle est finalement démontée en 2006 puis remontée en 2017 dans le parc du Moulin à Tan de cette ville[17].

Personnalités liées à la communeModifier

Après s'être engagé jeune et avoir servi dans le Régiment d’Infanterie de Lorraine, il part en Amérique du Nord où il participe aux guerres tribales indiennes auprès des Indiens Creeks, et prend le nom de Tastanegy, c’est-à-dire grand guerrier, chef de guerre. Il rentre en France, est nommé général de brigade par Bonaparte le 19 avril 1796 sous le nom de François Tastanegy. Il a publié 1802 un récit de ses aventures chez les Creek et meurt dans son lit à Villevallier. Il a des descendants de sa femme française et de sa femme indienne.

EnvironnementModifier

La commune inclut une ZNIEFF :

  • La ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords[18], qui englobe 29 398 ha répartis sur 21 communes[19]. Le milieu déterminant est la forêt ; on y trouve aussi eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses et prairies.

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Coordonnées des Plachis : 48° 01′ 52″ N, 3° 19′ 33″ E.
Références sur la population
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Villevallier », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
  2. a b c d e et f « Villevallier, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  3. Laure Burlet, La place de la Côte-d’Or méridionale dans l’évolution des pratiques funéraires hallstattiennes de Bourgogne et Franche-Comté (thèse de doctorat en archéologie), Université de Bourgogne, , 564 p. (lire en ligne [PDF]), p. 62.
  4. Claude Constantin, « Précisions sur l’étape finale du Rubané récent du Bassin parisien et la formation du groupe de Villeneuve Saint-Germain », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 110, no 3,‎ juillet-septembre 2013, p. 473-494 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2018), p. 475 (page 3 du document pdf).
  5. Joël Lecornec, « Le complexe mégalithique du Petit-Mont à Arzon (Morbihan) », Revue Archéologique de l'Ouest, no 4,‎ , p. 37-56 (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2018), p. 52.
  6. Augusta Hure, « Une nouvelle Figurine d'argile », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 30, no 4,‎ 1933, p. 261-264 (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2018), p. 264, note 3.
  7. Gilles Pierrevelcin, Les relations entre la Bohême et la Gaule du IVe au Ier siècle av. J.-C., vol. 2 - Annexes (thèse de doctorat), Université de Strasbourg, (lire en ligne), p. 499. Voir aussi la carte de répartition des torques à arceaux [PDF, ]carte no 18 p. 327 (p. 41/50 du document PDF) et sa légende p. 302 (p. 16/50 du document PDF)
  8. a et b « Pont de Villevallier, St Julien du Sault - 1834 », sur art-et-histoire.com (consulté le 15 juillet 2018).
  9. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « tableau : l'Adoration des bergers », notice no PM89001510, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM89001509, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « éolienne de pompage », notice no IA89000500, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Antoine Compigne, « Patrimoine - L'éolienne Bollée du parc du Moulin à Tan est complète », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2018)
  18. ZNIEFF 260014923 - Forêt d'Othe et ses abords sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  19. Liste des 21 communes de la ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords