Ville de Paris (1851)

navire de guerre français (1851)

Ville de Paris
Image illustrative de l’article Ville de Paris (1851)
L'escadre d'évolutions peinte par Louis Le Breton.
Type Navire de ligne
Classe Commerce de Marseille
Histoire
A servi dans Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Chantier naval Rochefort
Lancement 5 octobre 1850[1]
Statut radié des registres le 7 février 1882
Équipage
Commandant Pénaud
Équipage 1079[1]
Caractéristiques techniques
Longueur 65 mètres
Maître-bau 16 mètres
Tonnage 5 302 tonnes
Propulsion voile
Vitesse 10,6 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 120 canons :

Pont-batterie : 32 canons de 36 livres Pont principal : 34 canons 24 livres Pont supérieur : 34 canons 18 livres Gaillard : 18 canons de 8 livres, 6 caronades de 36 livres

Le Ville de Paris est un navire de guerre français en service de 1850 à 1882. C'est un vaisseau de ligne de 120 canons de la classe Commerce de Marseille. Lors de sa construction et au fil des changements de régime, il connait plusieurs noms : Comte d'Artois, Ville de Vienne, Marengo avant d'être lancé avec son nom définitif, Ville de Paris. Il participe à la guerre de Crimée et au siège de Sébastopol en 1854[1].

Conception et constructionModifier

Le navire est mis en construction sur les chantiers navals de Rochefort en 1807 sous le nom Marengo, en l'honneur de la célèbre bataille remportée par Napoléon sept ans auparavant. Il est renommé Ville de Vienne alors qu'il est encore en construction, puis Comte d'Artois sous la Restauration. Il reprend brièvement le nom Ville de Vienne pendant les Cent-Jours puis de nouveau Comte d'Artois. Enfin, à l'issue des Trois Glorieuses, le navire est rebaptisé Ville de Paris le . Il faut attendre le pour assister à sa première mise à l'eau.

CarrièreModifier

En 1851, le Ville de Paris met le cap sur Toulon où il sert de vaisseau amiral de l'escadre, sous le commandement du capitaine Charles Pénaud.

Guerre de CriméeModifier

Le , le Ville de Paris quitte Toulon pour la Grèce, à la tête du premier escadron du vice-amiral Frédéric Regnault de La Susse. Il arrive à Athènes en , où La Susse est relevé, et rejoint l'escadre britannique de l'amiral Dundas à Malte. En , la flotte alliée arrive dans la baie de Beşik, au large de l'Anatolie. Le , l'amiral Ferdinand Hamelin prend le commandement de l'escadre française. Le , la flotte part pour les Dardanelles. Lors des opérations dans la mer de Marmara, il est remorqué par d'autres bateaux à vapeur.

En 1854, l'escadron bloque la mer Noire et protège les lignes de ravitaillement alliées. Le Ville de Paris arrive à Odessa le , prend en charge des prisonniers russes capturés par d'autres unités françaises et dirige le bombardement de la ville le . Fin , une épidémie de choléra éclate dans la flotte. Le , la flotte est mis en quarantaine. À la fin du mois, le Ville de Paris comptait 140 morts. Le , le commandant de l'expéditon Saint Arnaud, le général Canrobert et leur état-major montent à bord pour diriger le débarquement de 60 000 hommes à Eupatoria qui débute le à 8h30, et s'achève .

Le , le Ville de Paris lance le bombardement de Sébastopol en signalant «La France vous regarde». Sa dunette est frappée par un obus, tuant deux hommes et en blessant six autres. À 19 heures, le Ville de Paris avait reçu 50 coups dans sa coque et cent dans son gréement. Le , le Ville de Paris perd son gouvernail lors d'une tempête et doit regagner le Bosphore remorqué par un bateau à vapeur. Il est réparé à Constantinople, retournant en mer le et revenant à Toulon le .

ReconversionModifier

À partir de , le Ville de Paris est transformée en bateau à vapeur, gagnant 5,47 mètres (17,9 pieds) dans l'opération. Il est remis en service en . En 1870, il est converti en navire transport de troupes. Le Ville de Paris est vendue à la casse le .

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Alain Clouet, « la Flotte de Napoléon III », sur http://dossiersmarine.free.fr/, La Découvrance, (consulté le 27 octobre 2013)