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Verbatim (Attali)

livre de Jacques Attali
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verbatim.

Verbatim
Auteur Jacques Attali
Pays Drapeau de la France France
Genre Récit, Biographie, Essai
Éditeur Fayard
Date de parution

Verbatim est un récit témoignage en trois volumes, un livre de réflexions aussi, écrit par le socialiste et ancien conseiller du président François Mitterrand, Jacques Attali, paru en 1993 chez Fayard.

PrésentationModifier

Jacques Attali, qui fut pendant près de vingt ans proche de François Mitterrand à l'Élysée, donne des informations sur le pouvoir élyséen au gré de ses rencontres avec le président et des nombreux échanges impromptus qu'ils eurent pendant cette période.

ContenuModifier

Critiques de VerbatimModifier

Le livre Verbatim a été très vivement critiqué par les historiens Tilo Schabert[1] et Frédéric Bozo[2], par le politiste Pierre Hassner[3], par les journalistes Pierre Favier et Michel Martin-Roland[4], ainsi que par Françoise Carle[5], ancienne collaboratrice de François Mitterrand, et Pierre Joxe, ancien ministre[6]. Ils reprochent à M. Attali la reproduction de propos apocryphes, l'utilisation de documents « invérifiables », un manque de sérieux, et même l'utilisation de notes prises par d'autres.

Elie Wiesel et son éditeur Odile Jacob ont accusé Jacques Attali d'avoir utilisé des notes prises pour le livre d'entretiens entre MM. Wiesel et Mitterrand (Mémoire à deux voix) ; de leur côté, Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy et Laurent Fabius ont affirmé, dès la sortie du premier volume, que Jacques Attali avait déformé leurs propos[7]. François Mitterrand lui-même a déclaré que son ancien conseiller a « le guillemet facile » et qu'« il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique »[8].

Mais dans un de ses ouvrages suivants, Jacques Attali se défend des accusations de François Mitterrand. S'il a rédigé Verbatim, c'est à la demande de celui-ci. Ce dernier a d'ailleurs relu et corrigé les épreuves de Verbatim. Lorsque son conseiller spécial lui a demandé l'autorisation de les publier pour répondre aux accusations dont il était l'objet, le président de la République s'y est opposé pour que l'on ne sache pas ce qu'il avait censuré[9].

BibliographieModifier

ÉditionModifier

  • Verbatim, Mémoire à l’Élysée en 3 Tomes - Fayard publiés de 1993 à 1995

PasticheModifier

  • Baltique, Aboitim, neuf années dans les secrets de François Mitterrand , Hachette-Carrère, Paris, 1996, 218 p, (ISBN 2-01-237066-7).

Notes et référencesModifier

  1. « Affaire verbatim. De nouveaux éléments à charge », Le Point, no 1093, 28 août 1993, p. 26-27 ; »Im Reich der Fiktion. Jacques Attalis ‘Verbatim’«, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 23 novembre 1993, p. 12 ; »Ein Anti-Mitterrand — Attalis groteske Verzerrungen im Mantel der Authentizität«, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 13 mars 1996, p. 10
  2. Frédéric Bozo, Mitterrand et la réunification allemande, éditions Odile Jacob, 2005, p. 11/12 et 380/381
  3. Samy Cohen (dir.), Mitterrand et la sortie de la guerre froide, Presses universitaires de France, 1998, p. 455
  4. Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, éd. du Seuil, « Points », 1997, tome 3, p. 41
  5. Françoise Carle, Les Archives du président, éd. du Rocher, 1998, p. 111 et 308
  6. Samy Cohen, op. cit., p. 426
  7. « Jacques Attali accusé de plagiat », L'Humanité, 22 mai 1993
  8. Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, op. cit., tome 4, 2001, p. 722
  9. ATTALI, Jacques, C'était François Mitterrand, Éditions Livres de poches, Paris, Fayard, 2005, pp. 356-357