Vallant-Saint-Georges

commune française du département de l'Aube

Vallant-Saint-Georges est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Vallant-Saint-Georges
Vallant-Saint-Georges
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes Seine et Aube
Maire
Mandat
Jean-Claude Marion
2020-2026
Code postal 10170
Code commune 10392
Démographie
Gentilé Vallantins, Vallantines
Population
municipale
411 hab. (2021 en augmentation de 9,31 % par rapport à 2015)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 13″ nord, 3° 54′ 14″ est
Superficie 17,86 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Creney-près-Troyes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Vallant-Saint-Georges
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Vallant-Saint-Georges
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Vallant-Saint-Georges

Géographie

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Localisation

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Vallant-Saint-Georges est un petit village du nord-est de la France, à 25 km au nord-ouest de Troyes et 140 km au sud-est de Paris[1], dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne. Il est sur la rive gauche de la Seine[2].

Communes limitrophes

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Description

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L'altitude moyenne de Vallant-Saint-Georges est de 90 mètres environ. Sa superficie est de 17,86 km2. Sa latitude est de 48.47 degrés nord et sa longitude de 3.903 degrés est. Les villes et villages proches de Vallant-Saint-Georges sont : Mesgrigny (10170) à 2,45 km, Droupt-Saint-Basle (10170) à 2,97 km, Droupt-Sainte-Marie (10170) à 3,19 km, Saint-Mesmin (10280) à 3,22 km, Méry-sur-Seine (10170) à 4,50 km.

Hydrographie

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La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'ancien canal de la Haute Seine, la Seine, la rivière du Moulin, le Fossé 01 de la Belle Etoile, le Fossé 01 des Noues, le ru le Ruisseau et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].

La Seine, un fleuve long de 775 km[4], coule dans le Bassin parisien et notamment dans le département de l’Aube en le traversant du sud-est au nord-ouest. Elle irrigue la commune dans sa partie nord-est.

L'ancien canal de la Haute Seine est un canal, chenal non navigable de 38,2 km. Il prend sa source dans la commune de Barberey-Saint-Sulpice et se jette dans l'Aube au niveau de la commune de Marcilly-sur-Seine[5].

 
Réseau hydrographique de Vallant-Saint-Georges[Note 1].

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 670 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine à 14 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 619,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25,2 °C, atteinte le [Note 2],[9],[10].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[11]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[12].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Vallant-Saint-Georges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,1 %), forêts (17,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %), zones urbanisées (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Population et logements

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La population de Vallant-Saint-Georges était de 354 au recensement de 1999, 376 en 2006, 380 en 2007 et 388 en 2009. La densité de population du village est de 21.72 habitants par km².

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 184 en 2007. Ces logements se composent de 160 résidences principales, 8 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 16 logements vacants.

Histoire

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Les lieux sont de glorieuse légende : ils auraient vu la bataille des champs Catalauniques en 451, et la chapelle de Saint-Georges (le fameux vainqueur de dragon) ne serait rien moins que l'abri de la tombe de Théodoric, chef des Wisigoths, tué lors de cet affrontement contre Attila. Le nom complet de cette chapelle est d'ailleurs Saint-Georges en Gaonnay ou Gannaye, de Ganayo, Ganayum, Gagnare qui signifie « emporté / gagné par la force à la pointe de l'épée ». Les chanoines de Troyes (à cette date il s'y trouve un évêque depuis un peu plus de un siècle), seigneurs de Vallans, auraient contribué à l'édification de la chapelle comme action de grâces pour la délivrance du pays. Un prieuré y est fondé vers 1090, peuplé par des religieux venus de l'abbaye Saint-Quentin de Beauvais et doté par l'évêque Philippe d'une prébende entière et perpétuelle dans la cathédrale[18].

Quant à Vallant, orthographié Vallans jusque dans le XVIIIe siècle, il aurait pris son nom de ce qu'il est situé dans une vallée. En 1784 c'est un hameau de Saint-Georges ; il comprend alors 65 foyers et le seigneur du lieu est là aussi le chapitre de la cathédrale[18].

En 1788, Louis XVI ordonne l'extinction et la suppression du prieuré ; ses reliques et statues sont emmenées à l'église de Vallant en 1790[19].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vallant-les-Fontaines[20].

En 1801, un arrêté consulaire réunit Vallant et Saint-Georges en une seule commune[19].

Les 7 et , vingt mille soldats des Alliés entrèrent dans le village faisant fuir les habitants de peur des mauvais traitements. Deux maisons furent incendiées, deux autres détruites et tous les animaux disparurent. Les habitants s'étaient réfugiés dans le bois les Iles.

Le Grand-Saint-Georges

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Hameau à deux kilomètres dit aussi Saint-Georges-en-Gaonnay, il était aussi le siège d'un prieuré fondé en 1089 avec l'autorisation du chapitre Saint-Pierre de Troyes. Il avait une grange aux dîmes, un four banal, une église, le tout fut vendu comme bien national en 1792.

Politique et administration

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Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1793   Moriat    
An II   Claude-Clément Perrin    
Frimaire An IV   Claude Briois    
Germinal An VI   François Menuelle    
Messidor An VIII   Claude Alexis Ccolson    
juin 1816   Bonnaventure Galley    
mars 1819   François Menuelle fils    
juillet 1829   Jacques Alexis Clément    
août 1848   Eugène Garnnier    
septembre 1852   Amable Herluisson    
août 1860   Armand Pédet    
mars 2001   Éric Carlier[22]   Fonctionnaire
juin 2020 En cours Jean-Claude Marion[23]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2021, la commune comptait 411 habitants[Note 4], en augmentation de 9,31 % par rapport à 2015 (Aube : +0,74 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
363401443419437486507527525
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515549509485470428406402380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384380365345390370395388423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
431418406407378354361376388
2014 2019 2021 - - - - - -
375400411------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 33,8 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 204 hommes pour 188 femmes, soit un taux de 52,04 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
1,6 
10,1 
75-89 ans
14,6 
18,3 
60-74 ans
22,4 
20,2 
45-59 ans
14,1 
19,7 
30-44 ans
17,7 
12,0 
15-29 ans
11,5 
18,8 
0-14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2020 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
7,2 
75-89 ans
10,1 
17,3 
60-74 ans
18,2 
19,5 
45-59 ans
19 
17,8 
30-44 ans
17,4 
18,2 
15-29 ans
16 
19,3 
0-14 ans
17,2 

Lieux et monuments

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L'église Saint-Julien du XIIe siècle sous le vocable de saint Georges a été remaniée au XVIe siècle (le musée Saint-Loup de Troyes possède un carreau de dallage de l'église daté de la seconde moitié du XVIe siècle[29]). Les statues de saint Jean et de saint Georges sont issues du prieuré Saint-Georges (voir plus haut la section « Histoire »).

Personnalités liées à la commune

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Bibliographie

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Ernest Chouiller, Chronique d'un village de Champagne, Vallant-Saint-Georges..., Arcis-sur-Aube, Frémont, 1878.

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. « Réseau hydrographique de Vallant-Saint-Georges » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Vallant-Saint-Georges, carte », sur google.fr/maps.
  2. « Vallant-Saint-Georges, carte interactive » sur Géoportail.
  3. « Fiche communale de Vallant-Saint-Georges », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) » (consulté le ).
  5. Sandre, « l'ancien canal de la Haute Seine »
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Orthodromie entre Vallant-Saint-Georges et Romilly-sur-Seine », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Troyes », sur insee.fr (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. a et b [Courtalon-Delaistre 1784] Jean-Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, t. 3, Troyes / Paris, impr. Veuve Gobelet / libr. Antoine Fournier, , 488 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 222-223.
  19. a et b « Le Village de Vallant-Saint-Georges », sur bienvenue-en-champagne.com (consulté en ).
  20. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Hariot, Recherches...Méry-sur-Seine...Arcis-sur-Aube, 1863, p383.
  22. Site officiel de la préfecture de l'Aube
  23. [1]
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Vallant-Saint-Georges (10392) », (consulté le ).
  28. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département de l'Aube (10) », (consulté le ).
  29. [Le Clert 1897] Louis Le Clert, « Liste des dons faits au musée de Troyes pendant l'année 1896 avec les noms des donateurs », Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube,‎ , p. 139-147 (voir p. 142) (lire en ligne [sur gallica]).