Ouvrir le menu principal

Valangin

commune suisse

Valangin
Valangin
Blason de Valangin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Région Val-de-Ruz
Communes limitrophes Val-de-Ruz, Neuchâtel et Peseux
NPA 2042
N° OFS 6485
Démographie
Gentilé Les Valanginois-es
Population
permanente
504 hab. (31 décembre 2017)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 00″ nord, 6° 54′ 25″ est
Altitude 724 m
Min. 595 m
Max. 789 m
Superficie 3,76 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Valangin
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Neuchâtel

Voir sur la carte administrative du Canton de Neuchâtel
City locator 14.svg
Valangin

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Valangin

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Valangin
Liens
Site web www.valangin.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Valangin est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans la région Val-de-Ruz, à l'entrée des gorges du Seyon.

GéographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, Valangin mesure 3,76 km2[2]. 9,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 40,0 % à des surfaces agricoles, 50,5 % à des surfaces boisées et 0,3 % à des surfaces improductives.

GéologieModifier

C'est à Valangin que fut décrit en 1853 le stratotype de l'âge géologique du Valanginien (une partie de l'époque du Crétacé inférieur) par Édouard Desor qui étudia le patrimoine géologique de Valangin.

HistoireModifier

La seigneurie de Valangin (de vallis angina car la ville s'élève dans l'étranglement de la vallée), qui jusqu'au Xe siècle se partageait entre le comté de Vaud et celui de Bargen, s'étendait sur le Val-de-Ruz pour la partie la plus importante, le vallon de La Sagne et la vallée de La Chaux-de-Fonds.

Article détaillé : Seigneurie de Valangin.

Le 13 septembre 1973, le viaduc routier en construction glisse et s'écrase, il y a 7 blessés. Il est reconstruit et inauguré en 1975, 4 chars de l'armée de 50 tonnes passent dessus pour tester sa résistance[3].

Elle est la seule commune de l'ancien district du Val-de-Ruz à ne pas avoir fusionné au sein de la nouvelle commune de Val-de-Ruz en 2013.

DémographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, Valangin compte 504 habitants fin 2017[1]. Sa densité de population atteint 134 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Valangin entre 1850 et 2008[4] :

 

MonumentsModifier

Collégiale

Le village fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de Suisse.

ChâteauModifier

 
Le Château de Valangin.

Bâti sur un rocher au débouché des gorges du Seyon, le château Valangin est la résidence des seigneurs du même nom du XIIe au XVIe siècle. Souvent en conflit avec les comtes de Neuchâtel, ils vont développer le site durant plus quatre siècles. Au XIIe siècle, la première forteresse n’est connue que par les vestiges d’une tour rectangulaire et d’une enceinte au sommet du rocher. Emblème actuel du château, la puissante tour maîtresse gothique est bâtie à la fin du XIIIe siècle pour servir d’habitation et de donjon défensif. C'est l'époque où Valangin est mentionné pour la première fois dans les archives, soit en 1296. A la fin du Moyen-Age, de nouvelles exigences de confort et le développement des armes à feu sont à l’origine d’une profonde mutation du château. Une aile résidentielle est bâtie en avant du vieux donjon, lui-même réorganisé, alors qu’avec ses onze tours semi-circulaires, ses gros murs et son pont-levis, une nouvelle enceinte de fausses-brayes dégage une impression de puissance propre à décourager les attaques[5].

En plus de leur confort et de leur sécurité, les seigneurs cherchent à favoriser l’activité économique de leur seigneurie. Vers 1330, ils fondent le bourg fortifié de Valangin sous la surveillance directe du château. Beaucoup plus tard, le bourg sera augmenté d’un faubourg et d’une église collégiale consacrée en 1505[6].

Après le rattachement de la seigneurie au comté de Neuchâtel en 1592, la forteresse perd de son importance et connaît deux siècles et demi de déclin. En 1747, un incendie détruit la plupart des bâtiments à l’exception de la grande tour gothique. Le château sert de tribunal et de prison jusqu’au milieu du XIXe siècle, ce dont témoignent encore plusieurs cachots. En 1893, l’Etat tente de vendre le château et c'est un groupe de notables férus d’histoire - des membres de la Société d'histoire et d'archéologie du canton de Neuchâtel (SHAN) - qui s’attèle à la remise en état du site à partir de 1894 et à sa conversion en un musée, une fonction qui perdure actuellement[7].

Depuis 1905, le site jouit d'une protection au titre de monument historique.

PersonnalitésModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-César jusqu'en 1722, Jonas Boyve, édition E. Mathey, 1854 Google livres
  • Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avénement de la maison de Prusse, Frédéric-Alexandre de Chambrier, imprimerie de C. Attinger, 1840. Google livres
  • Histoire de la Seigneurie de Valangin jusqu'à sa réunion à la Directe en 1592, George-Auguste Matile, édition J. Attinger, 1852. Google livres
  • Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel : Les districts du Val-de-Travers, du Val-de-Ruz, du Locle et de La Chaux-de-Fonds, t. 3, Bâle, éditions Birkhäuser, , 470 p. (lire en ligne) (nombreuses informations sur le patrimoine bâti)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2017 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. http://www.rts.ch/archives/tv/information/un-jour-une-heure/6185095-drame-a-valangin.html
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  5. Christian de Reynier, « Villae, castri et châteaux forts: les sièges du pouvoir médiéval à Neuchâtel du second royaume de Bourgogne à la fin du Moyen Age », Moyen Age, vol. 11, no 2,‎ , p. 69-89
  6. Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel : Les districts du Val-de-Travers, du Val-de-Ruz, du Locle et de La Chaux-de-Fonds, t. 3, Bâle, éditions Birkhäuser, , 470 p. (lire en ligne), p. 157-168
  7. Claire Piguet, « Valangin, une société d’histoire pour châtelain », Mittelalter, Moyen-Age, Medievo, Temp medieval, no 4,‎ , p. 125 (lire en ligne)