Val Müstair

Val Müstair
Le val Müstair avec le couvent au premier plan.
Le val Müstair avec le couvent au premier plan.
Massif Massif de l'Ortles / Chaîne de Sesvenna (Alpes)
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Italie Italie
Canton
Région à statut spécial
Grisons
Trentin-Haut-Adige
Région
Province autonome
Engiadina Bassa/Val Müstair
Bolzano
Commune suisse
Communes italiennes
Val Müstair
Tubre, Glorenza
Coordonnées géographiques 46° 36′ 00″ nord, 10° 25′ 27″ est
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Val Müstair
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Val Müstair
Géolocalisation sur la carte : canton des Grisons
(Voir situation sur carte : canton des Grisons)
Val Müstair
Géolocalisation sur la carte : Trentin-Haut-Adige
(Voir situation sur carte : Trentin-Haut-Adige)
Val Müstair
Orientation aval ouest-est
Longueur
Type en V
Écoulement Rom/Rambach
Voie d'accès principale Route principale 28

Le val Müstair (en allemand Münstertal et en italien Val Monastero) est une vallée de Suisse et d'Italie.

LocalisationModifier

Séparée de l'Engadine par le col de l'Ofen, la vallée dans laquelle s'écoule la rivière Rom (Rombach ou Rambach en allemand, Ram en italien) s'étend de Tschierv dans le canton des Grisons jusqu'au val Venosta dans la province autonome de Bolzano. La vallée est divisée topologiquement en trois parties, les localités de Tschierv et Fuldera se trouvent dans la partie supérieure, Valchava et Santa Maria dans la partie médiane et Tubre dans la partie inférieure. Toutes les localités grisonnes de la vallée ont fusionné en 2009 pour former la commune de Val Müstair. Le col de l'Umbrail, permet d'atteindre la Valteline en Lombardie.

LanguesModifier

Le val Müstair est la seule vallée dans laquelle un sous-dialecte du romanche vallader, appelé Jauer[1], est parlé. C'est néanmoins le romanche grison qui est enseigné.

PatrimoineModifier

La localité de Müstair compte sur son territoire le couvent bénédictin de Saint-Jean-des-Sœurs, inscrit par un comité de l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial.

ActivitésModifier

AgricultureModifier

Les productions d’activités agropastorales certifiées biologiques, comme l’élevage de chèvres laitières et les cultures de céréales de montagne, sont mises en valeur par des coopératives et des entreprises locales de transformation. Par exemple la fromagerie locale Chascharia Val Müstair transforme le lait de chèvre[2] et la brasserie Bieraria Tschlin utilise du malt d’orge de la coopérative bio Gran Alpin et du blé de montagne de la ferme Klosterhof Müstair[3].

Protection environnementaleModifier

Le val Müstair est reconnu comme zone tampon et aire de transition depuis le [4] de la réserve de biosphère de Val-Müstair - Parc national. L’inclusion du val Müstair dans la réserve de biosphère, distinction attribuée en 1979 au parc national suisse, permet à celui-ci de satisfaire les critère de UNESCO modifiés en 1995. Entre autres la surface a plus que doublé pour s'étendre sur 371 km2 dès 2010. En complément à la protection stricte du parc, où les interventions humaines se limitent à la surveillance, aux observations et à la promenade, la zone tampon et l’aire de transition offrent la mise en œuvre à grande échelle d’une cohabitation harmonieuse entre les activités humaines et la nature. Pour préserver la biodiversité, une exploitation durable limite les interventions pouvant porter atteinte à l'aire centrale du parc. Les principales activités économiques sont l'agriculture et la sylviculture. À la suite d'un processus démocratique avec la participation de la population, les autorités communales fixent les conditions de la zone tampon et de la zone de transition dans la charte et le plan de gestion du parc naturel régional. Le canton des Grisons négocie avec l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) pour que la Biosfera Val Müstair obtienne le label « Parc ». Cette démarche correspond à la stratégie de Séville de l'UNESCO, qui fixe les exigences pour les nouvelles réserves et l'élargissement de celles qui existent. Seules les aires qui obtiennent de label « Parc » sont agréées[5].

Notes et référencesModifier

  1. Selon Wikipédia en allemand.
  2. « Lait de chèvre bio », sur bioactualites.ch, (consulté le )
  3. Daniel Salzmann, Schweizer Bauer, et René Schulte, « Grand Prix Bio Suisse: Pour l’Engadine », bioactualités, no 10,‎ , p. 23 (lire en ligne)
  4. Le Val Müstair et le Parc national forment en une seule réserve de biosphère UNESCO, article de l'office fédéral de l'environnement du 2 juin 2010 sur le site news.admin.ch, consulté le 2 juin 2010.
  5. « Le Val Müstair et le Parc national forment une seule réserve de biosphère UNESCO », sur www.admin.ch (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier