VISTA (télescope)

VISTA (acronyme de l'anglais Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) est un télescope de l'Observatoire européen austral (ESO) doté d'un miroir de 4,5 mètres et entièrement consacré à des taches de recensement systématique des objets célestes. Développé initialement par les institutions astronomiques du Royaume-Uni, il a intégré le parc des instruments de l'ESO lorsque ce pays en est devenu membre. Il est installé au Chili à côté du télescope principal de l'ESO, le VLT. VISTA a été inauguré en 2010.

VISTA
VISTA-IMG-0656.jpg
Le télescope VISTA
Présentation
Type
Ritchey-Chrétien, optique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Observatoire
Gestionnaire
Construction
Mise en service
Site web
Données techniques
Diamètre
4,1 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Diamètre secondaire
1,24 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Résolution
0,34 seconde d'arcVoir et modifier les données sur Wikidata
Longueur focale
12,1 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Longueur d'onde
0,85 - 2,3 umVoir et modifier les données sur Wikidata
Monture
Géographie
Altitude
2 518 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu
Adresse
Coordonnées
Vue infrarouge de la nébuleuse de la Lagune, photographiée en janvier 2011 par le télescope Vista.

ImplantationModifier

Le télescope VISTA est installé à l'observatoire du Cerro Paranal dans le désert de l'Atacama. Il est situé à 2 518 mètres d'altitude[1], au sommet d'une crête voisine de celle qui accueille le Très Grand Télescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO)[1].

DéveloppementModifier

Le télescope VISTA est initialement conçu par un consortium de dix-huit universités britanniques[1], dont l'Astronomy Technology Centre (ATC), le Rutherford Appleton Laboratory (RAL) et l'université de Durham, et dirigé par la Queen Mary University of London. La conception et la construction du télescope sont pilotés par le Conseil des équipements scientifiques et technologiques du Centre de la technologie pour l’astronomie du Royaume-Uni (Science and Technology Facilities Council's -UK Astronomy Technology Centre (STFC, UK ATC)). Lorsque le Royaume-Uni rejoint l'ESO en 2002, la propriété du télescope est transférée à l'organisation européenne au titre du règlement partiel de son adhésion. L’acceptation provisoire de VISTA a été officiellement accordée par l’ESO au cours d’une cérémonie organisée au siège social de l’ESO à Garching, en Allemagne, en présence de représentants de la Queen Mary University of London et du STFC, le . Le projet, financé par la JIF et PPARC, est entré en fonctionnement en 2007.

Caractéristiques techniquesModifier

VISTA est un télescope Ritchey-Chrétien modifié[1]. Avec un miroir primaire de 4,1 mètres de diamètre[1], c'est le plus grand télescope de sondage au monde[1]. Il comporte un seul instrument, la caméra VIRCAM (VISTA InfraRed CAMera), qui effectue des relevés photométriques infrarouges (0,85-2,4 μm) en couvrant un champ de 0,6 degré carré avec une résolution angulaire de 0,34 arcseconde. Cette caméra de 3 tonnes contient 16 détecteurs, sensibles au rayonnement infrarouge et comportant au total 67 millions de pixels. Pour éviter au faible rayonnement infrarouge venant de l’espace d'être masqué par le bruit thermique ambiant, la caméra est refroidie à -200 degrés Celsius et est scellée dans un boitier transparent permettant au rayonnement infrarouge de l'atteindre. Le développement d'une caméra fonctionnant dans le spectre visible « DarkCam » a été étudiée, mais, elle a été abandonnée en 2005 car elle a été estimée trop risquée d'un point de vue financier. Ce télescope est utilisé aux trois quarts en mode recensement. Les données - 300 gigaoctets par nuit, soit plus de 100 téraoctets par an - seront stockées dans les archives numériques de l’ESO et traitées en images et en catalogues dans les centres de données des universités de Cambridge et d’Édimbourg, au Royaume-Uni. L’ensemble des données sera publique et accessible par les astronomes du monde entier.

Un instrument de deuxième génération est en cours de développement. Il s'agit du spectrographe multi-objets 4MOST. Son installation est prévue aux alentours de 2020.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier