Vélodrome roubaisien (1895-1924)

vélodrome installé sur la commune de Croix, en France (1895-1924)

Le vélodrome roubaisien est un vélodrome situé sur la commune de Croix, dans le département du Nord, en France. Bâti en 1895 à l'initiative de Théodore Vienne et Maurice Pérez, il a notamment été le lieu d'arrivée des 19 premières éditions de Paris-Roubaix et d'étapes du Tour de France. Il a également servi de torodrome, accueillant des combats de taureaux de 1904 à 1914.

Vélodrome roubaisien
Généralités
Adresse
Construction et ouverture
Construction
1895
Ouverture
Architecte
Démolition
1924
Équipement
Surface
Dimensions
333,33 m
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Lille Métropole
voir sur la carte de Lille Métropole
Red pog.svg

Au début de l'année 1895, Théodore Vienne et Maurice Pérez, deux filateurs roubaisiens décident d'édifier un vélodrome à proximité du parc de Barbieux, sur un terrain de 46 000 m2 situé sur le territoire de la commune de Croix, à l'angle de la rue d'Hem et de la rue Verte. Le parc de Barbieux, à cheval sur les communes de Roubaix et de Croix, est à l'époque un lieu prisé des sportmen et jouit de la réputation de plus beau parc du nord de la France. Il a également l'avantage d'être desservi par le Mongy (patronyme de l'ingénieur ayant fait réaliser ce reseau de voie ferrée electrifié desservant les communes de Roubaix et Tourcoing depuis la ville de Lille) et d'être situé à proximité de la gare de Croix - Wasquehal.

Sous la direction de l'architecte Dupire et mobilisant une centaine d'ouvriers en permanence, les travaux débutent en et s'achèvent dès la fin du mois suivant. Le vélodrome roubaisien est doté d'une piste en ciment d'une longueur de 333,33 m. Les virages ont un rayon de 21 mètres et s'élèvent de 37 cm par mètre. Quinze arcades forment la façade. Une galerie-tribune y est disposée, à six mètres de haut.

Le vélodrome est inauguré le dimanche avec une compétition composée de 7 épreuves opposant 90 coureurs, devant plusieurs milliers de spectateurs. Durant les années suivantes, il voit s'affronter les meilleurs pistards de l'époque : Paul Bourrillon, Major Taylor, Thorvald Ellegaard. En 1896, il accueille le championnat de France des 100 km remporté par Alphonse Baugé. Cette année-là, Constant Huret bat le record du monde des 100 km derrière entraîneurs, en h 20 min 31 s. Une course de 100 heures est gagnée par l'Américain Charly Miller. En 1898, le Bol d'or, organisé depuis 1894 au vélodrome Buffalo à Paris, a lieu exceptionnellement à Croix. Couru à cette occasion derrière des triplettes et non derrière tandem, il voit la victoire de Huret, lauréat des deux premières éditions[1].

En , Pérez et Vienne ont l'idée de créer une course sur route partant de Paris et arrivant dans leur vélodrome. Ils obtiennent le soutien du journal Le Vélo. Le premier Paris-Roubaix a lieu de dimanche . L'Allemand Josef Fischer est le premier à s'imposer au vélodrome. 19 éditions de la course y arrivent entre 1896 et 1914.Dans les annales bien des supporters clamaient que Paris Roubaix devrait s'appeler Paris Croix étant donné que les coureurs arrivaient de par la rue d'Hem et entraient dans le vélodrome par le tunnel sous piste a l'angle de la rue D'Hem et du grand boulevard Roubaix Lille donc ne passaient pas dans la commune de Roubaix !!

En 1910, une nouvelle piste est posée au vélodrome. Elle est en bois et ses virages ont une pente de 45 degrés. Les tribunes sont aménagées de manière à accueillir plus de 10 000 spectateurs, et couvertes[2].

À l'issue de la Première Guerre mondiale, la piste en bois du vélodrome a disparu, probablement utilisée comme bois de chauffage. Les organisateurs de Paris-Roubaix trouvent de nouveaux lieux d'arrivée pour la course[3]. Le vélodrome finit par être détruit en 1924 pour laisser place à des habitations pavillonnaires individuelles. Une partie de cet emplacement devient plus tard la clinique du Parc à Croix.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pascal Sergent, Chronique d'une légende : Paris-Roubaix - Tome 1, Roubaix, , p. 13-16
  2. Pascal Sergent, p.110
  3. Philippe Bouvet, Paris-Roubaix - Une journée en enfer, Issy-les-Moulineaux, , p. 134