Ouvrir le menu principal

Laurent Glaviano

Inscrit depuis le 20 octobre 2016

WikipédiaModifier

Comme slogan-logo j'aimerai compléter celui de notre encyclopédie (bien commun) ainsi ː « WIKIPÉDIA L'encyclopédie libre qui appartient au [/à tout le] monde, que chacun peut améliorer, ou ː le savoir de tous pour tous ». Plus court ː « WIKIPÉDIA L'encyclopédie libre ː le savoir de tous pour tous ». Ou encore ː « WIKIPÉDIA L'encyclopédie libre ː l'excellence par et pour la multitude ». Je trouve que ça résumerait bien le projet, non?

Manifeste pour l'encyclopédisme, après indignation de dysfonctionnementModifier

DomainesModifier

Je voudrais soumettre des articles dans des domaines que je connais bien sur des sujets ou des auteurs qui me passionnent (l'enthousiasme n'est pas un obstacle à la neutralité bienveillante de l'encyclopédiste, mais l'un de ses carburants...) ː civilisations andines, musique des Andes, jazz, musique en général, littérature sud-américaine (Pablo Neruda, Manuel Scorza, José María Arguedas, Víctor Jara, Jorge Amado, Gabriel García Márquez, etc.), littérature espagnole (Federico García Lorca), littérature française bien sûr (dont Jean Giono, par exemple, auquel j'ai déjà contribué et continuerai à le faire, ou René Char, Roland Barthes, etc.) et mondiale. J'envisage pour ce faire, par exemple, de traduire de l'espagnol que je maîtrise assez bien, des articles qui n'existent pas encore en français, en les augmentant d'informations, citations, références et sources (secondaires, tertiaires et aussi primaires, ce n'est pas interdit si c'est délicat ǃ) que je connais par ailleurs. Depuis j'ai par exemple beaucoup enrichi les articles Flamenco et Duende, Paco de Lucía, Federico García Lorca, et de nombreux autres appartenant à la même "galaxie" flamenca ou hispanique. Et aussi ceux de la "constellation" Musique andine (dont les articles El cóndor pasa, Los Incas, Kena, Tinku...), à suivre. Ainsi que de nombreux articles concernant les civilisations précolombiennes (andines notamment), surtout les Incas, ou encore l'éthique de réciprocité positive des Andes[1], variante sociétale approfondie et ritualisée de la réciprocité sociale. Peut-être aussi contribuerai-je dans les domaines de la philosophie (métaphysique, épistémologie, et autres), et des spiritualités (de manière éclectique, bien sûr, et avec le recul informatif, la "neutralité bienveillante" propres à l'encyclopédisme). Quoique je sois plutôt un littéraire "pur sucre" et ancien "khâgneux" ː

 

je ne m'interdirai pas néanmoins des incursions dans les domaines scientifiques, lorsque je dispose d'informations utiles et de sources solides (comme par exemple pour l'article Cténophores, ou dans les domaines de la physique quantique, de l'intrication, de la synchronicité, de la musicologie, de la linguistique, de la poétique, de l'histoire, de la paléontologie, de l'anthropologie), tant il est vrai qu'une bonne vulgarisation ne saurait se passer de généralistes pour sa mise en forme communicative, et ne saurait être confiées aux mains des seuls spécialistes (au risque d'être aujourd'hui incompréhensible pour l'ensemble des lecteurs éventuels), à condition bien sûr d'être d'autant plus prudent dans la répercussion et le recoupement d'informations qu'on est moins spécialiste en la matière ː ne l'oublions pas, dans l'expression « honnête homme » (savant, synthétique et bienveillant), peut-être inventée au XVIIIe siècle, mais chère aussi à nos ancêtres encyclopédistes « Lumières » du XVIIIe siècle français, il y a "honnête" ǃ...

Mais aussi : colère et déception ; et même : j'ai boudé!Modifier

Mais je voudrais signaler ici d'emblée une déception que j'ai eue en participant une première fois (dès 2010, je crois), à l’œuvre collective et solidaire, coopérative, évolutive, sans publicité (et donc un exceptionnel îlot hors marchandisation généralisée) que représente Wikipédia: j'avais pris plusieurs heures de mon temps pour modifier et améliorer un article sur un compositeur français contemporain que j'aime beaucoup (Christian Lauba), sans intervenir sur son contenu (si ce n'est en ajoutant deux citations du compositeur lui-même); je m'étais contenté de restructurer l'article pour éviter des redites pures et simples, le rendre plus lisible et clair, et corriger au passage plusieurs erreurs d'orthographe et de grammaire (il y en a parfois encore dans certains articles). Je n'avais pas ainsi contrevenu, me semble-t-il, à l'esprit "encyclopédie wiki", ni à la neutralité de ton nécessaire. Mes modifications n'étaient que de bon sens, et ne portaient en rien atteinte au contenu initial, bien au contraire. D'ailleurs, certaines erreurs de l'époque ont été corrigées depuis et les corrections acceptées, preuve que mes modifications n'étaient pas inutiles.

Or, quelle ne fut pas ma surprise de constater que, quelques heures ou jours après, tout mon travail avait été mis à la "poubelle" par un "patrouilleur" de wikipédia, --l'article étant revenu à sa version antérieure, avec ses fautes d'orthographe, ses répétitions et ses maladresses de structure-, quasiment sans explication. Je me suis insurgé, j'ai demandé une justification, je souhaitais un arbitrage par une tierce personne qui aurait lu réellement mes modifications. Il m'a été répondu que les droits d'auteur et la neutralité n'étaient pas respectés (?? ce qui était manifestement faux, je n'avais pas modifié le contenu), et qu'il serait inutile de donner à lire mes modifications à un tiers pour en juger différemment.

J'en ai conclu que ce n'était pas la démocratie, le pluralisme et le débat qui régnaient à Wikipédia, mais bien au contraire L'ARBITRAIRE LE PLUS TOTAL DES PETITS CHEFS LOCAUX AUTOPROCLAMÉS "PATROUILLEURS", puisque leurs verdicts sont sans appels!!!...

Très déçu, et comme la rédaction d'un article prend longtemps, je n'ai plus osé participer (si c'est pour voir tout mon travail jeté à la poubelle sans réflexion ni discussion, ce n'est pas la peine). Et je ne contribuerai à nouveau à l'œuvre monumentale et bénévole de Wikipédia que lorsqu'on m'aura expliqué comment fonctionne et comment contrer ou au moins discuter, mettre en débat, le pouvoir exorbitant des petits chefs, ou au moins de celui qui a agi à l'encontre de mon travail comme un "flic" sans discernement.

Ce problème de l'arbitraire des patrouilleurs me semble vraiment un obstacle majeur à la qualité des contributions. Je n'ai même pas retrouvé les modifications que j'avais proposées dans l'historique de publication de l'article: c'était comme si elles n'avaient jamais eu lieu, et ne pouvaient donc plus faire l'objet d'une relecture ou d'un débat.

Autre exemple: l'article "Kena" (ou "Quena", flûte des Andes, bien que son orthographe souhaitable dans le titre aurait dû être avec un K, puisque le mot vient du kechuwa qu'on ne devrait plus écrire quechua, et non de l'espagnol), en français, est aujourd'hui très pauvre en information (en espagnol aussi d'ailleurs, et bien que ce ne soient pas les mêmes informations). Or il se trouve que j'avais imprimé, il y a plusieurs années, l'article Kena que l'on trouvait à cette époque dans Wikipédia: il était un peu en "fouillis" mais très riche en informations justes (pour autant que je puisse en juger, mais je suis un peu un spécialiste de cet instrument, kéniste moi-même et bon connaisseur de l'histoire comme de l'organologie de l'instrument). Mais je n'ai jamais réussi à retrouver cette version ancienne de l'article dans son historique de publication, ou son forum de discussion, ce qui m'aurait permis de l'enrichir à nouveau tout en réorganisant un peu son "fouillis" initial: il n'était pas besoin de l'appauvrir autant pour y parvenir. Là encore, comment expliquer et justifier un tel gaspillage de travail et un tel gâchis d'information?

Le "parti pris" encyclopédiqueModifier

Un peu comme si, pour fiabiliser l'information, il s'agissait de la raréfier au maximum! C'est, je pense, une vision (presque une croyance) contradictoire avec l'esprit, avec l'objectif (ou plutôt le "défi impossible" l'"horizon-limite") de toute encyclopédie que je formulerai ainsi, faute de mieux: tendre, sans jamais l'atteindre bien sûr, vers une exhaustivité parfaitement organisée et presque auto-suffisante de l'information disponible, pour la conserver et la rendre accessible au plus grand nombre possible. Non pas "créer" le "savoir", mais en proposer une compilation intelligente et systématique mais souple, une "récollection" (au sens ancien, non religieux du terme): laisser le savoir se "concrétionner", se cristalliser avec élasticité, plasticité, c'est-à-dire se stabiliser peu à peu sans cesser d'être en mouvement, déstabilisation compensée donc dynamique et "néguentropique"[2], qu'on pourrait appeler plus simplement: approfondissement dans l'ouverture, expansion sans dilution, fragilisation sans vulnérabilité ("pas tous les oeufs dans le même panier"!) ou comme l'a dit Gabriel Madinier et Philippe Meirieu après lui: "l'intelligence comme inversion de la dispersion", ainsi que la vie qui foisonne généreusement sans jamais perdre son chemin...

J'aimerais bien qu'un habitué de Wikipédia, ou un de ces patrouilleurs au pouvoir discrétionnaire, puisse me faire un jour une réponse[3] circonstanciée et non automatique à ces questions de fond sur le fonctionnement de NOTRE encyclopédie (bien commun). Parce que j'aime le projet Wiki, qui ambitionne de parvenir à l'excellence "démocratiquement" par la multitude des apports et l'interaction, et non par la seule qualité individuelle, "aristocratique", des contributeurs experts, comme par exemple l'Encyclopaedia Universalis. Parce qu'on est plus fort quand on est solidaire, parce que la vérité est multiple et relative et jamais figée, parce qu'on n'a pas raison tout seul et qu'on apprend ensemble, parce que l'intelligence et la science sont des œuvres toujours plurielles en deçà des "intuitions géniales", qui dorment dans l'inconscient collectif avant de s'éveiller dans une seule claire conscience , et parce que l'univers n'est pas un chaos mais un réseau complexe ultra subtil et intriqué, synchronique[4]...

Et donc une erreur dans un article finira toujours par être mise en perspective et corrigée (quoique mémorisée: on n'apprend que de ses erreurs), parce qu'on est des millions, des milliards à le lire, et même, c'est nouveau, à l'écrire. Les principes de fonctionnement (le consensus mouvant sur l'objectif et la méthode) étant là pour empêcher qu'une rumeur ne devienne vérité à force d'être répétée sans conscience (comme les fameuses "traînées de poudre" du web, grand pourvoyeur en "infoxication")... Et en effet, si la démocratie c'est "la gestion raisonnée des conflits", il ne faut pas oublier "raisonnée" dans cette définition, au risque de voir se multiplier les conflits à l'envi et presque à plaisir (pervers), comme si le conflit était le plus sûr moyen de cerner la vérité... (sinon la démocratie c'est seulement le b..... organisé!). Encore faut-il donc que la démocratie y fonctionne avec discernement et respect... (La démocratie n'ayant d'ailleurs pas toujours raison, comme on le sait, puisque le triste sire Hitler avait été élu à peu près démocratiquement, hélas!). Merci à tous ceux qui m'auront lu d'avoir partagé ce moment avec mes indignations, mes tâtonnements, mes réflexions et mes enthousiasmes sur notre œuvre commune.

La métaphore (ou parabole) du "mauvais jardinier", manifeste contre la censure des "suppresseurs d'articles" et "raréfacteurs" de tout poilModifier

Les deux jardiniersModifier

Il me revient de mon enfance (de mon grand-oncle je crois) une histoire allégorique qui illustrera bien ce que je veux dire et m'aidera à préciser l'état d'esprit de mes intentions et contributions : c'est la métaphore, ou même la parabole, carrément, du "Mauvais Jardinier", que je m'en vais vous conter. Or donc, alors que j'aidais mon oncle dans ses attentifs et patients travaux de jardinage (il m'appelait "mon ombre" car je le suivais consciencieusement), il me dit un jour:

« — Vois-tu, il y a deux façons d'être un mauvais jardinier: il y a celui qui arrache tout, de crainte de laisser pousser une seule mauvaise herbe (son jardin idéal, c'est un parking, l'uniformité rêvée par Monsanto)... Et il y a celui qui laisse tout pousser, de peur de couper une seule bonne plante (son jardin-limite, c'est la jungle)... Mais nous, on doit faire un jardin. Un vrai jardin. Vivant. Doit-on couper les pâquerettes et supprimer les pissenlits pour tondre le gazon? ». (Souvenons-nous du génial hippie baba et écologiste tendre avant l'heure ː Gaston Lagaffe, qui avait inventé une micro-tondeuse à gazon qui permettait de tondre en passant entre les petites fleurs des champs pour les préserver ǃ... Et il ajoutait, réaliste (si ǃ) ː « Note qu'il faut être patient » ǃǃ).

C'est donc un équilibre difficile à trouver et à maintenir. Il y faut justement de l'attention et de la patience ː une encyclopédie ne saurait être ni un foisonnement chaotique d'informations non vérifiées et non hiérarchisées, ni un simple recueil d'informations certaines, triplement recoupées et squelettiques. La science elle-même est avare en certitudes, toutes ses "vérités" sont temporaires et relatives, réfutables et vérifiables (ce qui ne veut pas dire, justement, vérifiées ou réfutées). Sans sa créativité, sa pensée divergente ou "disruptive" (dans l'acception métaphorique à la mode que je ne partage pas), Einstein n'aurait jamais pu en approfondir la vérité, parfois la mort dans l'âme, contre ses convictions les plus intimes ː « les coïncidences sont le subterfuge que Dieu a inventé pour rester anonyme... ».

Si je devais choisir entre les deux jardiniers, vous l'avez deviné, je laisserais le curseur se déplacer légèrement vers l'option du mauvais jardinier foisonnant et luxuriant, simplement parce qu'il a confiance en la vie. Et que je préfèrerai toujours la munificence du trésor biologique que représente une prairie sauvage, riche de sa diversité plus ou moins harmonieuse, à la morne tristesse uniforme et corsetée du pauvre gazon de golf... Qui a dit: « Si vous voulez fermer la porte à toute erreur, la Vérité couchera dehors »? Ne serait-ce pas le grand poète Rabindranàth Tagore[5]?

Il n'en demeure pas moins qu'il faut nous tenir à distance du danger de l'hybris (ὕϐρις, ubris), de la démesure, ici double et inverse: celle de la luxuriance anarchique et épuisante comme celle de l'excès obsessionnel de "lissité". Cette démesure menaçant tous nos fragiles équilibres instables, contre laquelle nous mettaient en garde les anciens grecs, et qui n'est qu'une des versions de la paresse ou de l'orgueil. Ce n'est pas pour rien que la sagesse ancestrale, biblique cette fois, a fait de l'orgueil le premier des sept péchés capitaux, le plus grave, celui de Lucifer ("Porteur de Lumière" et pourtant "Prince des Ténèbres", le διάβολος / diábolos, diable, Celui qui sépare par jalousie morbide). Orgueil, le péché contre l'esprit, celui qui tue l'Amour et qui perd l'humain. Le salaire en est l'ivresse (de soi). Mais le prix, la Solitude et la folie... Alors que nous nous devons de défendre, pour l'avenir, dans la plénitude du vent,  l'étincelle de vérité tout juste en équilibre sur l’infime pointe de la plume de Maât (ou Maåt), la déesse égyptienne de la Rectitude et de l'Équilibre du monde. Ainsi que de défendre, contre la Solitude superbe et mortifère de l'individualisme, la nécessité du collectif qu'illustre bien somme toute le projet Wikipédia, et l'éthique de réciprocité positive[1] déjà évoquée avec comme slogan ː « Notre monde aura besoin de tout le monde ».

L'objet d'une encyclopédie et son styleModifier

Je sais bien que l'objet d'une encyclopédie ne saurait être l'originalité ou la créativité, mais bien plutôt la sédimentation des savoirs pour leur jouissance et leur utilité communes; l'encyclopédie est donc du côté de l'anonyme, du neutre, de l'objectivité scientifique et de la multitude, non de la personne (si tant est que la science puisse jamais être vraiment neutre et non personnelle; mais l'on sait aussi, pour la vérité scientifique, que sa probabilité, sa relativité et sa réfutabilité sont les conditions parmi d'autres de la qualité échangeable de sa démonstration). Mais enfin considérez que pour être lisible, il faut à cette encyclopédie un STYLE, qui est bien autre chose qu'un format ou un standard, mais aussi bien autre chose qu'une expressivité subjective. Un style, c’est-à-dire le garant d'une certaine cohérence dans sa diversité, condition contenant ensemble sa communicabilité et son interactivité, condition aussi de l'intérêt qu'on prend à la lire ou à la consulter, à la com-prendre, au-delà du simple recueil d'informations qu'elle permet. Alors de grâce : n'en arrachez pas la moindre petite touffe d'esprit au prétexte d'un excès dogmatique de neutralité, et en confondant cette fine vibration créative et stimulante avec la subjectivité d'une opinion sans fondement ou d'une croyance inconsciente d'elle-même. De grâce, ne coupez pas la tendre beauté gracile du coquelicot ému et timide qui enlumine, qui éclaire d'une flammèche légère la blondeur ondoyante du champ de blé mûr, et ses ombres impressionnistes...

La "réciprocité positive" des Andes comme modèle coopératif du savoir encyclopédique en mouvementModifier

[Développement en cours]

Voir aussi l'éthique de la réciprocité "positive"[1] des communautés amérindiennes précolombiennes dans les Andes ː l'ayllu comme propriété communautaire reliée, la Mita ou corvée "citoyenne", travail communautaire, et aussi travail d’entraide volontaire collectif[6] ː le Mingay[7] ou Minga, ou encore Ayni[8], et le système redistributif andin/inca, en lien avec l'ubuntu de Madiba (Mandela), l'ahimsa de Mahātmā (Gandhi) et la logique du colibri de Pierre Rabhi.

Extrait de ma page contributeur sur le wiki espagnol: "Para los lectores francófonos: por favor, que lean mi página de presentación de usuario en el wiki francés, en que digo cuales son mis motivaciones y valores alrededor del proyecto de una enciclopedia cooperativa por parte de la multitud para la multitud, inspiradas por el concepto de la reciprocidad positiva que nos viene de la sabiduría ancestral precolombina del ayllu de los Andes, muy próxima, finalmente, del ubuntu de Mandela, y del entusiasmo del picaflor de Pierre Rabhi" ...).

Laurent Glaviano ou Helgé2 (mon nom, et mon pseudo précédent).

  1. a b et c L'éthique de réciprocité positive peut se simplifier ainsi ː "je reçois individuellement parfois plus, en tant que de besoin, que ce que je donne au système, dans la mesure où le tout est supérieur à la somme de ses parties, par la synergie que permet leur solidarité". Dans les Andes, on l'a dit, c'est une variante sociétale, approfondie et ritualisée, de la réciprocité sociale. Sur le système d'échange dans les Andes précolombiennes et sur le détournement du régime de la mita à leur profit par les colons espagnols, voir notamment ː Carmen Bernand, Les Incas, peuple du soleil, Gallimard, coll. « Découvertes », (ISBN 2070359816 et 978-2070359813), pp. 153 à 159.
  2. voir: néguentropie
  3. Depuis le moment de l'écriture de ce texte, j'ai obtenu plusieurs réponses à mes interrogations, et ma colère s'est apaisée dans le travail en commun et l'accueil cordial de contributeurs expérimentés comme   Sidonie61 :,   Culex :,   Berdea : qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés, ainsi que pour les projets communs de l'équipe n°20 du Wikiconcours de septembre 2017 Thème : Patrimoine culturel en Espagne
  4. [voir: intrication quantique, synchronicité]
  5. si, si, c'est de Tagore; voir par exemple: http://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-11449.php (Tiens, pour une fois, je n'ai pas trouvé cette réponse dans mon Wikipédia ; mais j'y ai appris beaucoup de choses sur Tagore, que je croyais connaître...)
  6. en effet, lorsque le chef de famille et les cultivateurs étaient empêchés, soit qu'ils soient mobilisés par les grands travaux de l'Inca ou la guerre, ou encore blessés, malades ou décédés, le travail de leurs terres était pris en charge par le reste de la communauté pour assurer la subsistance de leurs familles. De même la marka, le terroir de la communauté, comprenait des friches incultes en réserve pour leur attribution aux couples récemment mariés [voir ː Alfred Métraux, Les Incas, Éditions du Seuil, coll. « Points Histoire », 1961 et 1983 (ISBN 2020064731 et 978-2020064736), p. 54]. Et la maison des jeunes mariés « était construite par l'ensemble du village ». Enfin, « les familles voisines s'aidaient mutuellement à l'occasion des semailles et des récoltes », toutes occasions festives et musicales [voir ː Henri Favre, Les Incas, PUF, coll. « Que sais-je ? n° 1504 », 1997 (rééd.) (ISBN 2130385907, 2 13 045387 2 et 978-2-13-038590-5), p. 39]. [Ainsi que ː Rafaël Karsten, La civilisation de l'Empire inca, PAYOT, coll. « Le Regard de l'Histoire », v.o. (finnois) en 1948, en français ː 1952, réédité en 1972, 1979, 1983 (ISBN 978-2228273206), p. 109].
  7. voir notamment ː Rafaël Karsten, La civilisation de l'Empire inca, PAYOT, coll. « Le Regard de l'Histoire », v.o. (finnois) en 1948, en français ː 1952, réédité en 1972, 1979, 1983 (ISBN 978-2228273206), p.109, qui cite lui-même les chroniqueurs espagnols des XVIe et XVIIe siècle ː « Blas Valera, cité par Inca Garcilaso de la Vega, Comentarios reales ː vol.I, Livre V, chap. 15 et 16. Cobo, Historia del nuevo mundo, Séville (1895), tome III, chap. 28. Polo de Ondegardo, Relación del lineaje de los Incas, (XVIe siècle), p. 162. »
  8. l'Ayni est un échange de travail qui consiste en une aide passagère, rendue nécessaire par la tâche (comme la construction d'une nouvelle maison pour un jeune couple) ou par une indisponibilité temporaire, qui sera en principe "remboursée" par une aide comparable, de même nature ou de nature différente ; alors que la Minga est plus simplement un travail collectif récurrent, comme la récolte, gratuit et réciproque, à des fins d'utilité sociale, généralement occasion festive elle aussi ; elle peut se dire aussi Minka (voir l'article en espagnol sous ce titre), Mink'a en quechua, ou Mingaco au Chili.