Utilisateur:Jolek/Récup'

Archivage de l’article Lacan / relectureModifier

  • « L'analyste ne s'autorise que de lui-même. » in J. Lacan, La proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste à l’École, in Scilicet no 1, p. 14, collect° Champ Freudien, Le Seuil, Paris, mars 1968, réed. Proposition de 67, in Autres écrits, p. 247, Le Seuil, Paris, 2001.

Vers 1953-1954, Lacan opère un virage qui le fait abandonner momentanément ses références à Hegel (hégélianisme à la mode de Kojève) pour le structuralisme[1]. Quand Lacan a abordé la fonction du symbolique et la nécessité d'un pacte entre le moi et le petit autre, c'est là qu'il a pris ses appuis dans la notion de structure, qui est strictement équivalente à celle de langage. C'est dans son grand texte inaugural « Fonction et champ de la parole et du langage », qu'il se réfère aux études de Claude Lévi-Strauss, pour y énoncer, à sa suite, cette grande loi primordiale des échanges et de la parenté.

Il introduit par ailleurs en 1953 des concepts qui deviendront fondamentaux dans son œuvre, les trois registres : Réel, Symbolique, Imaginaire. Il commence à travailler à une théorie du signifiant en redécouvrant Ferdinand de Saussure et en s'appuyant sur Roman Jakobson. C'est aussi là qu'il commence à citer régulièrement la thèse de Claude Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté.

Point de vue de Costas LapavistasModifier

L’économiste et député de Syriza, Costas Lapavitsas (en), rappelle que dès 2010, la double perspective d'un défaut de payement de la dette et d'une sortie de l’union économique et monétaire était apparue. D'un point de vue économique le problème se pose en ces termes une économie faible a rejoint une union monétaire structurellement dysfonctionnelle doté d'une devise forte et problématique. Deux issues à ce contexte une réforme de l’UEM en profondeur soit une sortie et un défaut grecs.

Le dysfonctionnement de l’euro est lié selon lui par la politique allemande de compression des salaires, d'amputation de la demande intérieure et de principal prêteur d'Europe, Modèle:Pour mieux capter des richesses en provenance de l’étranger, impliquant pour les autres membres hausse des déficits et des emprunts, « déséquilibre fondamental » que la crise de 2008 a mis au grand jour

Sur la qualité d'une sourceModifier

Bonjour, suite à des dissensions avec un contributeur, j'adresse ma question ici. La source suivante, Élisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France, Paris, Fayard, 1994, peut-elle être considérée comme une source de qualité sur Wikipédia ? A titre indicatif, je donne quelques éléments pour en juger :

  • Une recherche Scholar montre que l'ouvrage est cité plus de 600 fois dans ses éditions françaises [1]
  • Une recherche sur Revues.org donne 105 résultats (le lien vers la recherche ne fonctionne pas mais c'est aisément vérifiable)
  • Une recherche sur JSTOR donne 69 résultats [2]
  • Sur Cairn, 197 fois

A cela s'ajoutent diverses critiques élogieuses de l'ouvrage :

  • Phillipe Julien, « Note de lecture » in Études, 06/1987, 366/6, pp. 835-836, [3] : « Voici enfin pour la première fois l'histoire exhaustive de ce que fut l'implantation de la psychanalyse freudienne en France. [...] Mais, en historienne impartiale, E. Roudinesco ne cache pas quel en fut le prix à payer en 1953 et en 1963 aux scissions institutionnelles, et en 1980, peu avant sa mort, une dissolution par Lacan lui-même de l'Ecole qu'il avait fondée. [...] En effet, tous les ouï-dire et toutes les histoires, au sens d'Hérodote, que E. Roudinesco excelle à nous raconter, ont pour enjeu l'avenir d'une praxis dont l'efficace et la logique reposent sur la reconnaissance de sa juste limite et de sa propre finitude ».
  • Julia Saville, Comparative Literature, 12/1995, 116/5, pp. 1066-1069, [4] : « The translation into English of Elisabeth Roudinesco's monolithic history is thus remarkable timely, for it makes accessible a rich body of hitherto unpublished material that clarifies the intellectual genealogy of French Freudian psychonalytic discourse and also provides a fascinating documentation of psychoanalytic theory's engagement with cultural questions of particular interest to the American literary academy today [...]. A clearly documented chronicle [...]. An extraordinary range of testimony about events [...]. She gains access to so many private archives, collections of personnal letters, interviews, and previously unpublished documents [...]. This long-awaited work will be invaluable resource for both teachers and Scholars of Lacanian theory ».
  • H. W. Paul, « Jacques Lacan & Co.: A History of Psychoanalysis in France, 1925-1985 by Elisabeth Roudinesco; Jeffrey Mehlman », Isis, 9/1992, 83/3, pp. 522-523, [5] : « This is a fascinating, powerful book from the inner circle, with all the unique virtues [...] and flaws found in works whose originality is strongly based on private sources. [...] Roudinesco has successfully combined institutionnal and intellectual history with biography. ».
  • John Forrester (en), directeur du département d'histoire et de philosophie des sciences de l'Université de Cambridge indique dans son ouvrage Dispatches from Freud's war (Harvard Uni. Press, 1998) et repris dans la revue Esprit sous le titre « Freud, barometre du XXe siècle », 11/2004, que « l'histoire d'Élisabeth Roudinesco est de loin l'histoire générale d'une culture psychanalytique la plus complète et subtile faite à ce jour. Seule la somme des recherches portant sur les débuts de l'enthousiasme américain pour Freud […] supporte la comparaison » (à savoir, le premier volume de Nathan Hale sur l'histoire de la psychanalyse aux États-Unis) ».

Au vu de ces éléments, il me semble qu'il s'agit là d'une source de référence et de qualité en ce qui concerne l’histoire de la psychanalyse. Merci de bien vouloir partager vos avis. Cordialement, — JoleK (discuter) 22 novembre 2013 à 17:46 (CET)

Article LacanModifier

- On a l'habitude de dire que Lacan a été le protagoniste d'une « révolution de la psychanalyse ». Pensez-vous que cette définition de « révolutionnaire » soit exacte et acceptable ?

- Je crois que Lacan aurait refusé ce terme de « révolutionnaire » et l'idée même d'une « révolution en psychanalyse ». Il voulait simplement être « psychanalyste ». Ce qui supposait à ses yeux une rupture violente avec tout ce qui tendait à faire dépendre la psychanalyse de la psychiatrie ou à en faire un chapitre un peu sophistiqué de la psychologie. Il voulait soustraire la psychanalyse à la proximité, qu'il considérait comme dangereuse, de la médecine et des institutions médicales. Il cherchait en elle non pas un processus de normalisation des comportements, mais une théorie du sujet. C'est pourquoi, malgré une apparence de discours extrêmement spéculatif, sa pensée n'est pas étrangère à tous les efforts qui ont été faits pour remettre en question les pratiques de la médecine mentale.

- Si Lacan, comme vous le dites, n'a pas été un « révolutionnaire », il est, toutefois, certain que ses oeuvres ont eu une très grande influence sur la culture des dernières décennies. Qu'est-ce qui a changé après Lacan, également dans la façon de « faire » de la culture ?

- Qu'est-ce qui a changé ? Si je remonte aux années cinquante, à l'époque où l'étudiant que j'étais lisait les oeuvres de Lévi-Strauss et les premiers textes de Lacan, il me semble que la nouveauté était la suivante : nous découvrions que la philosophie et les sciences humaines vivaient sur une conception très traditionnelle du sujet humain, et qu'il ne suffisait pas de dire, tantôt avec les uns, que le sujet était radicalement libre et, tantôt avec les autres, qu'il était déterminé par des conditions sociales. Nous découvrions qu'il fallait chercher à libérer tout ce qui se cache derrière l'emploi apparemment simple du pronom « je ». Le sujet : une chose complexe, fragile, dont il est si difficile de parler, et sans laquelle nous ne pouvons pas parler.

- Lacan eut beaucoup d'adversaires. Il fut accusé d'hermétisme et de « terrorisme intellectuel ». Que pensez-vous de ces accusations ?

« Je pense que l'hermétisme de Lacan est dû au fait qu'il voulait que la lecture de ses textes ne soit pas simplement une « prise de conscience » de ses idées. Il voulait que le lecteur se découvre lui-même, comme sujet de désir, à travers cette lecture. Lacan voulait que l'obscurité de ses Écrits fût la complexité même du sujet, et que le travail nécessaire pour le comprendre fût un travail à réaliser sur soi-même. Quant au « terrorisme », je ferai simplement remarquer une chose : Lacan n'exerçait aucun pouvoir institutionnel. Ceux qui l'écoutaient voulaient précisément l'écouter. Il ne terrorisait que ceux qui avaient peur. L'influence que l'on exerce ne peut jamais être un pouvoir que l'on impose. »

— Michel Foucault, « Lacan, le « libérateur » de la psychanalyse »[2].

Lacan signifiantModifier

Lacan et la lettre volée « Séminaire sur la lettre volée » les Ecrits Agnès Sofiyana « Tuchê et Automaton. Introduction à l'Introduction au séminaire sur La Lettre volée », La clinique lacanienne 1/2005 (no 8), p. 199-220. URL : www.cairn.info/revue-la-clinique-lacanienne-2005-1-page-199.htm. DOI : 10.3917/cla.008.0199.

OedipeModifier

Métamorphoses d'Œdipe: Un conflit d'interprétations Oxalis (Bruxelles) Dominique Giovannangeli De Boeck Supérieur, 2002

Du temps de FreudModifier

  • Dans la mesure où la psychanalyse est l'objet d'une découverte et d’une théorisation progressive de la part de Freud, il est difficile d'en dater précisément sa naissance[3]. (Période 1880 - 1905/1915/1920) Freud commence par des études de médecine, et s'intéresse à toutes les avancées et les découvertes biologiques de son temps (le darwinisme, la zoologie, la physiologie, la neurologie — il est l’un des premiers découvreurs et praticien de l’anesthésie locale) et s'intéresse ensuite à la psychiatrie, en particulier à Charcot (auprès duquel il fera un stage) et à Bernheim, et devient médecin privé spécialiste de ce qu'on appelle alors « les maladies nerveuses ». C'est dans ce cadre qu'il reprend à Breuer sa méthode cathartique, mais dont il abandonne l'hypnose pour se concentrer sur l’association libre. Freud élabore au cours de cette période différentes théories (l'origine sexuelle des névroses, le fantasme, le refoulement, la sexualité infantile, le transfert) qui mèneront progressivement à l'élaboration d'une première théorie du psychisme, la première topique, qui propose une organisation de l’appareil psychique en trois instances : l’inconscient, le préconscient et le conscient.
  • Pendant cette même période la psychanalyse s'institutionnalise, en se dotant de collections bibliographiques, de revues, propose des congrès internationaux et surtout se dote d'une organisation internationale : l'Association psychanalytique internationale. + Jung + Fliess
  • Peter Kutter, Psychoanalysis International, A Guide to Psychoanalysis Throughout the World, The Analytic Press, 1992 : la psychanalyse a eu un impact, (qu'il soit important ou moindre) dans quarante et un pays. L'IPA dit être implantée dans trente-deux pays. (R&P, p. 652)

Complexe d'Oedipe, grand absent de l'article psychanalyse

  1. P. Macherey, Le Leurre hégélien, in Le Bloc-note de la psychanalyse, vol. 5, p. 27-50, 1985.
  2. M. Foucault, « Lacan, le « libérateur » de la psychanalyse », Dits et Écrits II, 1976 -1988, Gallimard, Paris, 2001
  3. « Sa date de naissance est cependant fort imprécise » Roger Perron, Histoire de la psychanalyse, P.U.F. « Que sais-je ? », 2009 (4e éd.), p. 3-9, [www.cairn.info/histoire-de-la-psychanalyse--9782130575016-page-3.htm]

Critique psyModifier

Version du 18 novembre 2014 à 23:19 (modifier) (annuler) 90.20.98.217 (discuter) (suppressions massives de contenu non justifiées, page de discussion) Modification suivante → Ligne 262 :

Au cours du XXe siècle, la psychanalyse imprègne peu à peu les différents domaines des sciences humaines, de la médecine, de la pédagogie, etc.

SourceModifier

Névrose de guerre/analyse profaneModifier

  • Gilles Tréhel (2013). Sigmund Freud, Julius Wagner von Jauregg, Arnold Durig, L'information psychiatrique Volume 89, 2013/7, p. 587-598.

Revue H de la psychaModifier

  • LUZIFER-AMOR. Zeitschrift zur Geschichte der Psychoanalyse
  • Revue Internationale d'Histoire de la Psychanalyse [6]




MathèmeModifier

Lacan opère un parallèle entre l’incompréhension à laquelle se heurte son enseignement et la folie du mathématicien Georg Cantor face au fondement de mathématiques : la résistance suscitée par un savoir jugé incompréhensible est-elle un symptôme ?

Cours de psychopathologie générale sur GeopsyModifier

PhantasmeModifier

Le nom phantasme vient du grec phantasma qui signifie apparition, fantôme, hallucination visuelle et qui est dérivé de phainein signifiant rendre visible, faire briller. Les dictionnaires français actuels, renvoient pour sa définition au mot Fantasme avec un F, car cette orthographe plus moderne est plus utilisée que Phantasme. [1].

Dans le sens courant, le phantasme (ou fantasme) est une fixation mentale ou une croyance irraisonnée pouvant, dans certains cas, conduire à des actes excessifs. Une forme atténuée, en principe moins dangereuse, est la lubie.

Dans le domaine de la sexualité, le phantasme (ou fantasme) est un scénario érotique, imaginaire ou non, provoquant une pulsion ou une excitation sexuelle au point d'être assouvie mais pas nécessairement, du fait de l'auto-censure sociale ou religieuse.

L'orthographe de Phantasme (inconscient) plutôt que de Fantasme (conscient) est proposée par Susan Sutherland Isaacs pour distinguer le phantasme inconscient du fantasme conscient [2]. Cette distinction de sens en fonction de l'orthographe du mot est propre à cet auteur. Elle n'est absolument pas retenue ni par l'Académie française, ni par le monde de la psychanalyse en général.

En français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme d'hallucinations, et fantaisie, qui signifiaient entre autres la capacité à imaginer. Les premiers traducteurs des textes de Sigmund Freud ont choisi de traduire le mot allemand « phantasie » par un mélange de ces deux termes : fantasme.

ExemplesModifier

  • Pour un sujet, phantasmer son Œdipe, voir inconsciemment un rival dans l'homme auquel il est confronté, dans sa propre relation avec sa mère ou son substitut, est de l'ordre de l'inconscient.
  • En revanche, fantasmer sur quelqu'un (vu comme objet sexuel) est de l'ordre de la pensée agie consciemment.

Notes et référencesModifier

  1. http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/ puis rechercher "phantasme"
  2. J. Laplanche et J.B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, V° Phantasme, P.U.F., Paris, 1971, 3e édition

Voir aussiModifier

Mettens / scientificité psychaModifier

Dès lors, l’objet – ou mieux, l’objectivité de la psychanalyse, soit, au risque de choquer, l’explication scientifique du comportement [81] [81]Hebb [1949] ne s’y est pas trompé. – est peutêtre bien moins en cause que son sujet (nommons-le pour faire bref la spécificité culturelle de l’homme) dans le caractère non pas romanesque de la psychanalyse – car son fondateur se méfiait autant de la spéculation philosophique que de la fiction – mais romantique du thème freudien, au sens d’une prise en compte de la destinée humaine qui culmine dans l’évocation lancinante d’un mythe œdipien [82] [82]Cf. les commentaires de Serres [1961 : 22-23] ainsi que les… teinté d’hamlétisme. Nous verrons plus loin que les constructions et interprétations qui émaillent les quelques grandes études de cas que Freud nous a laissées participent au contraire d’une recherche éperdue de la vérité matérielle, assortie d’un indéniable souci de scientificité. Et si certains ont quelquefois cru devoir dénoncer le caractère frauduleux du récit clinique freudien [83] [83]Sulloway [1991]. – j’en suis, quant à moi, bien moins convaincu –, il ne faut pas pour autant mettre en doute la rigueur de l’exposé mais seulement la flexibilité inhérente à son contenu discursif. Pascal Mettens (dir.), « 3. Freud cognitiviste ? », dans Psychanalyse et sciences cognitives. Un même paradigme, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, (ISBN 9782804149505, lire en ligne), p. 111-166