Cet utilisateur croit que toute chose, y compris cette page, se fait avec l’aide des cieux, car tout est dans les mains des cieux, à l’exception de la crainte des cieux (Talmud de Babylone, traité Berakhot 33b).
Nous sommes le 28 eloul 5781 [Purger]
בס"ד
Sarah haya veqayama











En ce moment je travaille sur :

Juda et Tamar.
א-ל נא הצליחה נא


Salut,
je m’appelle Nathan, comme mon arrière-grand-père. En hébreu (moderne), cela donne Nathan nin Nathan ou, en abbrévié Noun nin Noun (hébreu : נ ן’ נ) et, lorsqu’on le prononce très vite, quelque chose qui ressemble à ʿInyan, un mot difficilement traduisible en français mais assez bien rendu par les vocables anglais matter (e.g. matter of time — question de temps, interesting matter — point intéressant, matter of interest — sujet d’intérêt etc.) ou concern (e.g. none of your concern). J’avais pioché le mot dans L’Élu de Chaïm Potok et avais tendance, quand j’ai ouvert mon compte sur Wikipédia, à le confondre avec ʿIyoun qui désigne un mode d’étude en profondeur, par opposition à la beqiout qui couvre plus de champ mais superficiellement. À cette époque, je prétextais (ou le croyais peut-être moi-même) que WP contribuait à mes études mais en vérité, j’ai rapidement et presqu’exclusivement glissé vers tout ce qui tourne autour du judaïsme en général, de ses figures, de sa culture ou sa littérature, et assez souvent de ses lois. Or, comme l’on a décidé sur Wikipédia qu’il n’était pas loisible d’avertir les lecteurs et lectrices que l’encyclopédie ne saurait constituer une source valide de loi juive, je souhaite publier cet

Wikij.svgAvertissement au sujet de mes contributions en matière de Loi juiveWikij.svg


Ayant initié ou contribué à des sujets, articles ou catégories en rapport avec le judaïsme en général et la Loi juive en particulier, JE NE PEUX EN AUCUN CAS GARANTIR la validité ni la fiabilité de leur contenu :

  • bien qu’ayant bénéficié d’une éducation juive dans le cycle primaire d’une école qui était, en son temps, la référence en la matière et bien que j’aie montré quelque disposition pour les matières propres au judaïsme grâce à mon grand-père zts"l et à mes premiers maîtres, l’accent était mis sur le cursus profane qui nous aurait permis, croyait-on en ce temps-là (où l’on sortait à peine des trente glorieuses), de devenir les futurs premiers ministres du pays où nous vivions. Mes velléités d’apprendre des choses qui m’auraient au mieux mené dans des salles d’étude obscures que l’on ne considérait plus comme vénérables, n’étaient pas particulièrement encouragées ; de l’autre côté, lorsque je rassemblai mon courage pour demander à certain savant d’un autre âge de bien vouloir m’enseigner le Talmud et tous ces livres que je regardais avec envie sur les murs d’étagères inaccessibles parce que trop hautes, celui-ci, voyant ma figure morveuse sans les stigmates qui convenaient aux enfants des bonnes familles pieuses, se mit illico à marmonner dans un yiddish encore plus incompréhensible que l’hébreu. L’essentiel de mon apprentissage se fit donc dans des bouquins grand public où les textes traduits, comprendre réinterprétés, étaient combinés aux valeurs en vogue dans le lectorat auquel il était destiné — je me souviens non sans émotion de ce beau-livre offert pour ma Bar Mitzva que je lisais et relisais, persuadé de tenir entre mes mains l’Essentiel du judaïsme alors qu’il rassemblait ici des passages midrashiques, là un ressucé du livre d’Énoch, ici des contes populaires qu’on racontait pour émerveiller les enfants dans les caves du mellah, et là des blagues du shtetl dont l’auteur avait judicieusement supprimé la chute (mention particulière pour cette histoire des habits d’Élie que j’ai en vain cherché dans plusieurs recueils d’aggadot avant d’en trouver une variante dans les fariboles de Nasr Eddine Hodja=Djoha ou Ch’ha chez les Juifs d’Afrique du Nord).
    Ma véritable initiation au judaïsme eut donc lieu bien plus tard, lorsque j’ai décidé de ne pas laisser aux autres le privilège de transmettre ce que j’avais à transmettre à mes enfants, et je n’ai pas eu le courage de Rabbi Akiva pour retourner sur les bancs de l’école. Cependant, bien que je n’aie pas eu la fortune d’avoir Rabban Yohanan ben Zakkaï pour maître, j’ai eu bien de la chance de trouver des maîtres érudits et patients dans le contexte moins formel du site cheela.org. Double chance car ils m’ont aidé à structurer et formuler mes doutes sur les doctes conclusions des Prs Finkelstein & Silberman (puis Röhmer, Liverani, Sand et beaucoup d’autres qui les ont souvent agacés mais jamais gênés) quant à mes origines. Triple chance car ils m’ont permis d’intégrer les valeurs juives à celles de la société ambiante et j’ai terminé des hautes études, à la grande joie de ma maman.
  • Par conséquent, même si j’ai quelque peu lu depuis, y compris dans les sources de première main, ma connaissance de la Torah reste, au mieux, sommaire, celle de la Mishna et du Talmud hautement parcellaire et les sources que j’utilise pour ces sujets ainsi que pour la Loi juive sont généralement secondaires. J’encourage donc fortement qui me lit de vérifier ou, éventuellement, faire vérifier mes propos dans les sources que je cite, de corriger si besoin est, et d’affiner si faire se peut.
  • Je suis d’autant plus incapable de décrire le sujet avec exactitude que le cadre de Wikipédia ne s’y prête pas : on peut disserter sur la poésie et la finesse de la Torah, la subtilité des controverses du Talmud, la profondeur des écrits de Maïmonide, le charme de la Kabbale, rien ne remplace la chose même, fût-ce un AdQ. En d’autres termes, en imaginant dans un accès de délire et/ou de mégalomanie qu’un article WP puisse atteindre le niveau d’un ouvrage de référence (comprendre : une encyclopédie), le judaïsme ne s’apprend pas dans ces livres mais par l’exemple de ceux qui le pratiquent, comme mes maîtres ou le rabbin Jonathan Sandler, que le souvenir d’eux soit bénédiction.
  • Je suis de ceux qui pensent que Moïse a reçu la Torah sur le mont Sinaï, et qu’elle est par conséquent intouchable, ainsi qu’il est dit: « N’ajoutez rien à ce que je vous prescris et n’en retranchez rien » (Deutéronome 4:2). Cependant, Wikipédia étant libre, chacun peut ajouter, retrancher, changer, annuler, modifier ou effectuer d’autres actions en fonctions des normes et valeurs du projet plutôt que de la Loi juive.
TOUTE PERSONNE QUI SE FIERAIT AU CONTENU DE MES CONTRIBUTIONS PLUTÔT QUE SUR LA DÉCISION D’UNE AUTORITÉ RECONNUE EN LA MATIÈRE LE FERAIT DONC DE SA PROPRE INITIATIVE, SOUS SA PROPRE ET ENTIÈRE RESPONSABILITÉ


Je remercie les contributeurs dont j'ai croisé la route et regrette le départ de beaucoup d'entre eux. Le jeu perd beaucoup de son charme sans eux d'autant que, n'en déplaise aux contributeurs de Wikipédia ou ses projets-frères, Wikipédia ne valait pas qu'on leur tape et ne vaut toujours pas qu'on se tape dessus.

Je suis Charlie
J'utilise un compte global
J'utilise un compte global
Je suis faillible et j'en ai conscience.
Je suis faillible et j'en ai conscience.
Perfectionniste
Perfectionniste
Procrastinateur
Judaïsme
en-3
he-3
tmr-1
nl-1

GlanesModifier

  • Le Nom appela Moïse et lui parla (Lv 1:1) : c’est de là qu’on dit que tout talmid hakham qui n’a pas de savoir [profane], une charogne vaut mieux que lui — Lévitique Rabba (éd Vilna) 1:15
  • Un œuf né (i.e. pondu) un jour férié, l’école de Hillel dit qu’il ne sera pas mangé [le jour même et le lendemain en cas de nouvel an juif]
    • Une voix anonyme du Talmud dit que l’œuf étant comme un membre séparé de la poule, il a le même statut que la poule, et Rav Nahman rapporte la mishna au cas de l’œuf d’une poule pondeuse, interdit puisque la poule elle-même n’est pas destinée à la consommation. Cet œuf devrait être permis puisque les rabbins autorisent de porter une charogne fraîche du jour devant les chiens le sabbat mais, dit Rav Nahman, c’est précisément pour conserver aux jours fériés leur sainteté — car il est permis en ces jours, contrairement au sabbat, de s’affairer à cuisiner — que les rabbins ont ainsi décrété.
    • Rav Yossef, dont le Talmud affirme qu’il se souvenait de l’ensemble des traditions orales depuis leur promulgation sur le mont Sinaï, dit que l’œuf est certes comme un membre séparé de la poule mais n’a pas le même statut que la poule puisque d’une part, l’œuf d’une poule impure ne rend pas impure la personne qui le consomme et que d’autre part, un œuf retrouvé encoquillé dans les entrailles d’une poule, peut être mangé dans du lait [les rabbins ont interdit la consommation de volaille dans le lait car le quidam non-informé pourrait, après avoir vu Mr le rabbin déguster une escalope à la crème, s’autoriser un cheeseburger ou un steak à la béarnaise alors que ceux-ci tombent sous le coup de la triple prohibition biblique de cuire le chevreau dans le lait de sa mère. La loi juive a, après de nombreuses hésitations, décidé qu’un œuf retrouvé dans les entrailles d’une poule est à considérer lui aussi comme un mets carné puisqu’il est, contrairement aux œufs vendus sur le marché, enrobé de fibres et ligaments] ; l’école de Hillel interdit tout œuf pondu un jour férié, qu’il provienne d’une poule pondeuse ou d’une poule à manger, vu qu’il était, avant sa ponte, rattaché à l’oviducte. Or l’on interdit de consommer les aliments détachés de leur source comme les œufs de poule et les fruits tombés de l’arbre car l’on en viendrait sinon à détacher les aliments encore attachés à leur source, ce qui constitue un acte créateur, interdit les jours fériés comme le sabbat.
    • Rabbi Its'haq dit que l’œuf pondu un jour férié ne sera pas mangé vu qu’il était, avant sa ponte, contenu dans la poule or l’on interdit de consommer ce qui a découlé de source (i.e. est spontanément sorti de sa source) comme l’œuf de poule ou le jus des fruits car l’on en viendrait sinon à presser les fruits, ce qui est ressort d’un acte créateur, interdit les jours fériés comme le sabbat.
      Rabbi Its'haq autorise donc, contrairement à Rav Yossef, les œufs qui sont presque totalement sortis la veille du jour férié même s’ils sont ensuite retournés dans le cloaque car le « jus de poule » a suint à ce moment-là ; il estime, conformément à l’opinion de son maître Rabbi Yohanan que l’œuf est achevé lorsqu’il est presque sorti alors que Rav Yossef suit son maître Rav qui n’estime l’œuf achevé que lorsqu’il est tout-à-fait sorti. Dans tous les cas, qui consommerait un tel œuf enfreindrait un édit rabbinique et non un dit biblique, ce qui le rendrait tout au plus passible de flagellation si son acte avait été délibérément dirigé contre l’autorité rabbinique.
      [La question de savoir si l’œuf est liquide ou solide est certes, à première vue, liée à son état « naturel, » avant battage ou cuisson mais les commentaires de Rachi en Shabbat 143b, s.v. Rabbi Yehouda & Im lemashqin, soutiennent àmha l’interprétation supra.]
    • Rabba dont la sagacité pourrait, selon le Talmud, déraciner des montagnes, déduit de la controverse même entre Rav et Rabbi Yohanan, qu’il existe un stade final de préparation le jour qui précède la pondaison, et la loi suit donc Rav. Par ailleurs, il tire des injonctions de Moïse lors de la tombée d’une double portion de manne avant le sabbat (Ex 16:5), que la Torah interdit de préparer quoi que ce soit le sabbat même ; dans le cas d’un jour férié qui a lieu au lendemain du sabbat, consommer un œuf pondu enfreint cet interdit biblique, et la personne ayant mangé un tel œuf en état d’égarement serait passible d’une offrande expiatoire tandis que celle qui l’aurait fait sciemment, s’expose à la lapidation ou au retranchement du sein du peuple (cette exclusion de l’alliance entraîne ipso facto l’annulation des promesses faites aux enfants d’Israël dont la résurrection). L’école de Hillel a interdit toute consommation d’œufs pondus un jour férié pour éloigner le risque de transgression en raison de la gravité de l’offense.
      [Cette opinion, de loin la plus sévère puisqu’elle entraîne d’autres prohibitions (dont l’interdiction de manger le sabbat un œuf pondu le jour férié précédent), se retrouve dans les enseignements de docteurs de la Mishna. Comme elle s’accorde avec l’avis de Rav, ce dernier l’emporte, contrairement à l’usage, sur Rabbi Yohanan et le cachet biblique de la loi la prémunit a priori des tentatives d’objection puisqu’il n’est pas légitime de contester la volonté de Dieu dont les rabbins se sont faits, ici, non les interprètes mais les élucidateurs.
      Cependant, l’opinion de Rav Nahman, vraisemblablement plus jeune que Rabba et Rav Yossef, constitue àmha une tentative infructueuse de ramener la prohibition à des dimensions rabbiniques — reductio ad mouktzum puisque nul ne conteste qu’un œuf pondu un jour férié n’a aucune utilisation possible, et la controverse porte sur la question de savoir si cet état est la cause ou la conséquence de la décision de l’école de Hillel — afin d’alléger l’enfreinte des contrevenants qui préféraient pour des raisons économiques l’œuf à la poule — un dicton yiddish, certes plus tardif, affirme que « lorsqu’un Juif mange une poule, c’est que l’un des deux a été malade » — tandis que le haut-fait de Rav Mari fils de Rav Kahana qui autorise la consommation d’œufs aperçus pour la première fois à l’aube des jours fériés, avant le chant du coq, est une contestation réussie : il faut soit affirmer, comme Rav, qu’un œuf n’est fini qu’une fois sorti et que, comme « ce qui féconde de jour ne met bas qu’en journée, » il a été pondu la veille du jour férié qui était profane (et la vérification du nid au soir n’avait pas été scrupuleuse), soit admettre qu’il était sorti puis retourné la veille, comme Rabbi Yohanan, pour affirmer alors, comme Rabba, qu’il n’y a pas lieu de décréter sur des cas aussi rares que celui-ci. La plupart des œufs résultant aujourd’hui de l’élevage en batterie, sans fécondation, cette opinion qui avait été recopiée verbatim dans les Quatre Piliers et consacrée par la Table Dressée, a peu d’applications pratiques] — Talmud de Babylone, traité Beitsa 2a-7b
  • Dans le repas de Qamtsa et Bar Qamtsa, les torts ne sont pas unanimement partagés : Bar Qamtsa se montre, certes par blessure d’ego, prêt à déclencher la Grande révolte et son issue, la destruction du Temple. Qamtsa représenterait alors le camp qui veut la survie du pays mais le Talmud n’indique pas qu’il a raison. Mieux, il désigne le fauteur, le rabbin qui aurait pu les ramener à la raison en même temps qu’à table (et dont le nom ressemble fortement à celui d’un Shammaïte désigné par Flavius Josèphe comme l’un des meneurs de la révolte).

MémosModifier

RécompensesModifier

  Pour ton travail autour des fêtes juives -- Nahoum (d) 4 octobre 2010 à 23:22 (CEST)
Travail sous double licence Creative Commons/GFDL  
Je mets mon travail à la fois sous la GFDL et sous la Licence Creative Commons Attribution-Partage à l'identique (CC-BY-SA). Veuillez considérer que d'autres rédacteurs ne font peut-être pas cela. Si vous voulez utiliser mes contributions sous les conditions de la licence GFDL, veuillez prendre connaissance de ce lien : Multi-licensing (en anglais).