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Périodes des usurpationsModifier

Les usurpateurs romains sont apparus dès la dynastie julio-claudienne sous le règne de Claude pour une acception large du concept et sous le règne de Néron pour pouvoir qualifier de réelles prises de titres et de pouvoirs, avec Vindex, gouverneur de la Lyonnaise. Depuis ce temps et jusqu'à la séparation entre l'Empire romain d'Orient et l'Empire romain d'Occident en 395, chaque changement de dynastie au sein de l'Empire correspond à la réussite d'une tentative d'usurpation d'un général. Plusieurs empereurs —Vespasien, Didius Julianus, Septime Sévère, Dioclétien ou même Constantin Ier — sont d'abord des usurpateurs avant de devenir légitimes, et le dernier des usurpateurs encore puissant est Eugène, qui prend la pourpre sous Théodose Ier ; ainsi, « un usurpateur qui a réussi son usurpation est ensuite toujours tenu pour légitime, alors que s'il perd le pouvoir il reste un usurpateur »[1].

Pendant la longue série de guerres civiles qui occupent le paysage de l'Histoire romaine entre la mort d'Alexandre Sévère et l'avènement de Dioclétien, une trentaine de généraux, soldats, gouverneurs et rois étrangers s'auto-proclament empereurs. Cette période est encore parfois appelée - à tort - de nos jours l'« Anarchie militaire », suivie par l'époque dite des « Trente Tyrans » (même une partie de ces usurpateurs sont inventés par l'auteur anonyme de l’Histoire Auguste[2], en écho rhétorique aux Trente Tyrans d'Athènes à la fin de la guerre du Péloponnèse[3]).

Sous l'Empire romain d'Occident, le règne de Flavius Honorius voit une nouvelle recrudescence d'usurpations, notamment en Gaule, là où les grandes invasions font le plus de dégâts. S'ensuivent des empereurs fantoches jusqu'à Romulus Augustule, lui-même usurpateur, non reconnu par Byzance, contrairement à son prédécesseur Julius Nepos.

Liste des usurpateurs romainsModifier

Sous le PrincipatModifier

Les Julio-ClaudiensModifier

Première année des quatre empereursModifier

Les FlaviensModifier

Les AntoninsModifier

Seconde année des quatre empereursModifier

Les SévèresModifier

Pendant la Crise du IIIe siècleModifier

L'Anarchie militaireModifier

Les Trente TyransModifier

Les Trente Tyrans sont une série d'usurpateurs sous les empereurs Gallien, Claude II le Gothique et Aurélien, réeels ou fictifs, dressée par l'Histoire Auguste sous cette appellation artificielle par allusion aux Trente Tyrans d'Athènes[4].

  1. Ingenuus en 258 en Mésie
  2. Cyriadès en 259-260 en Mésopotamie
  3. Regalianus en 260 en Pannonie
  4. Macrien en 260-261 en Syrie
  5. Macrien le Jeune en 260-261 en Syrie
  6. Quiétus en 260-261 en Syrie
  7. Odénat en 260-267 en Orient
  8. Herodes en 260-267 en Orient
  9. Postume en 260-269 en Gaule
  10. Postume le Jeune en 260-269 en Gaule
  11. Balliste en 261-264 en Syrie
  12. Valens l'Ancien en 261 en Achaïe
  13. Pison en 261 en Thessalie
  14. Émilien en 261-262 en Egypte
  15. Trébellien en 264 en Cilicie
  16. Celsus en 265 en Egypte[5]
  17. Maeonius en 267 en Orient
  18. Zénobie en 267-272 en Orient
  19. Auréolus en 268 en Italie
  20. Lélien en 269 en Gaule
  21. Victorin en 269-271 en Gaule
  22. Marius en 269 en Gaule
  23. Victorine en 271 en Gaule
  24. Censorinus en 269 en Italie
  25. Tetricus en 271-274 en Gaule
  26. Tetricus II en 273-274 en Gaule
  27. Herennianus, probablement fictif
  28. Timolaus, probablement fictif
  29. Saturninus, probablement fictif
  30. Titus, probablement fictif

Les empereurs IllyriensModifier

Sous le DominatModifier

Les TétrarchiesModifier

Les ConstantiniensModifier

Les ValentiniensModifier

Les Théodosiens et les derniers empereursModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Maraval, Constantin le Grand, Tallandier, (ISBN 9791021005129), p. 39
  2. Michel Fartzoff, Pouvoir des hommes, signes des dieux dans le monde antique, Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 9782846270786, lire en ligne), p. 192
  3. Jean-Pierre Callu, O. Desbordes, A. Gaden et Stéphane Ratti, Histoire Auguste: Vies des deux Valériens et des deux Galliens, Belles Lettres, (ISBN 9782251014197, lire en ligne), p. 192
  4. Histoire Auguste, traduction et commentaires critiques de André Chastagnol, éditions Robert Laffont, 1994, (ISBN 2-221-05734-1)
  5. Histoire Auguste, traduction de André Chastagnol, éditions Robert Laffont, 1994, (ISBN 2-221-05734-1), p. 854 et 903

Voir aussiModifier