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Université de technologie de Compiègne

université et grande école française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir UTC.
Université de technologie de Compiègne
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Logo de l'UTC
Histoire et statut
Fondation
Type
Fondateur
Président
Directeur
Philippe Courtier (2017)[1]
Localisation
Localisation
Pays

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

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Chiffres-clés
Étudiants
4 400 élèves ingénieurs (en 2016)
Effectif
850Voir et modifier les données sur Wikidata
Enseignants
450 enseignants dont 90,3% enseignants-chercheurs (en 2016)
Divers
Devise
Donnons un sens à l'innovation
Membre de
Site web

L’université de technologie de Compiègne (UTC) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche situé à Compiègne dans la région Hauts-de-France en France, c’est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[4].

Elle est également habilitée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour ses formations licence professionnelle, master et doctorat.

C’est une des trois universités de technologie françaises. Elle est membre de la communauté d'universités et établissements Sorbonne Universités et de la Conférence des grandes écoles.

Sommaire

HistoireModifier

 
L'UTC vue de l'extérieur (centre Benjamin Franklin)

L'UTC a été fondée à l'initiative de Guy Deniélou, officier de marine et ingénieur chercheur au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). En 1972, il quitte son poste de chef du département des réacteurs à neutrons du CEA pour fonder l'UTC la même année[5] et en devient président de 1974 à 1987[6]. En 1981, l'établissement acquiert son statut de grande école.

Une antenne de l'UTC est ouverte à Sévenans en 1985 (qui deviendra l'Institut polytechnique de Sévenans en 1991). L'Institut de génie technologique de Troyes, autre antenne de l'UTC ouvre ses portes en 1993, celle-ci deviendra l'UTT (Université de Technologie de Troyes) l'année suivante. Une troisième université de technologie voit le jour en 1999 : l'Institut Polytechnique de Sévenans et de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Belfort (ENIBe) fusionnent sous le nom d'université de technologie de Belfort-Montbéliard. En 2002, le réseau des universités de technologie est créé. L'université de technologie sino-européenne de l'université de Shanghai est créée en 2005.

En 2006, l'UTC se voit attribuer le label Carnot pour ses activités de recherche partenariale (et création de l'Institut Carnot UT regroupant les laboratoires de l'UTC et de l'UTT). Le premier collegium français est créé en 2009 et fédère l'ensemble des laboratoires de l'UTC. En 2012, l'UTC rejoint le pôle de recherche et d'enseignement supérieur Sorbonne Universités, en qualité de membre fondateur non initial. La même année, l'UTC ouvre le cursus « Humanités & technologie » de trois ans permettant aux bacheliers des sections S, ES et L spé maths d'intégrer un cycle ingénieur au niveau BAC+3 (ou de continuer vers un master soit à l'UTC, soit parmi les partenaires de l'UTC au sein du PRES Sorbonne Universités). En 2013, le Groupe UT est créé. En 2014, un nouveau bâtiment pour recherche et l'innovation technologique des transports est inauguré à l'UTC.

EnseignementModifier

Formation d'ingénieursModifier

L'UTC propose un certain nombre de formations d’ingénieurs habilitées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche après l’avis de la commission des titres d'ingénieur[4]. D'une durée de cinq années, elles sont accessibles directement après le baccalauréat. L'admission se fait sur titre, dossier scolaire et entretien de motivation et est commune aux trois universités de technologie (UTBM, UTC et UTT)[7]. Le cursus comprend un tronc commun de deux années, puis un cycle d’ingénieur sur trois ans.

L'UTC propose cinq spécialisations :

Humanités et technologieModifier

Alternative au tronc commun (deux premières années du cursus ingénieur classique), l'UTC ouvre la section Humanités et technologie en 2012[8]. C'est une formation d'ingénieur qui permet d'intégrer des lycéens issus des filières à la fois scientifiques mais aussi littéraires (option mathématiques) et économiques. À ce titre, cette licence envisage les sciences humaines comme partie prenante de la formation d'ingénieur.

Ce cursus donne accès à trois cycles d'ingénierie de l'UTC : le génie informatique, le génie biologique et le génie des systèmes urbains. Les étudiants peuvent aussi poursuivre en Master, puisque ce cursus prépare à aborder des thématiques proposées dans des Masters à l'UTC ou hors UTC (notamment parmi les partenaires de l'UTC au sein du PRES Sorbonne Universités), telles que « Stratégie pour l'innovation en situation complexe », le « Design centré utilisateur » ou la gestion des connaissances (« Knowledge management »).

Masters sciences et technologiesModifier

L'UTC délivre quatre mentions de master « sciences et technologies »[9] dans neuf spécialités différentes. Ces programmes sont ouverts aussi bien aux élèves de l’UTC en dernière année qu'à des étudiants extérieurs à l'université. Ces derniers peuvent intégrer le master en première (M1) ou deuxième année (M2). Par ailleurs, un certain nombre de conventions signées avec d'autres écoles (UTBM, UTC, UTT, ESCOM, ESIEE Amiens, ESAD Amiens…) permettent à des élèves-ingénieurs en dernière année dans l'une d'entre elles, d'entrer directement en deuxième année et d'effectuer ainsi un double-diplôme. Les masters proposés:

Mastères spécialisésModifier

L'UTC propose également trois mastères spécialisés accrédités par la Conférence des grandes écoles :

  • Équipements biomédicaux ;
  • Ingénierie et management des technologies de santé ;
  • Systèmes de transports ferroviaires et urbains (en partenariat avec l'École des Ponts ParisTech et l'ENSIAME) ;
  • Normalisation, Qualité, Certification et Essais (formation organisée à distance).

Licences professionnellesModifier

L'UTC propose la licence professionnelle « Maintenance des systèmes pluritechniques » accessible en formation initiale et continue. Elle s'adresse à des personnes titulaires d'un bac+2 dans le domaine technique.

École doctoraleModifier

L'UTC est habilitée à délivrer le doctorat. Elle possède une école doctorale propre intitulée « Sciences pour l'ingénieur ». Près de 300 étudiants sont inscrits en doctorat à l'UTC, et étudient l’un de ses six champs disciplinaires dédiés aux sciences technologiques et aux sciences humaines. L'université dispose de neuf laboratoires de recherche et confère environ 50 doctorats par an dans les champs disciplinaires suivants :

  • Bio-ingénierie, Biomécanique, Biomatériaux ;
  • Biotechnologie ;
  • Génie des procédés industriels et développement durable ;
  • Mécanique Avancée ;
  • Technologies cognitives, management de l'innovation et systèmes complexes ;
  • Technologies de l'information et de systèmes.

Pour postuler aux études doctorales de l'UTC, il est nécessaire d'être titulaire d’un master ou d’un diplôme français ou étranger de niveau équivalent.

Programmes internationauxModifier

L'UTC participe à des programmes d'échanges internationaux comme Erasmus ou BRAFITEC, et a signé des accords de coopération bilatérale avec des universités, dans les principales régions du globe. Les destinations favorites des UTCéens sont les pays européens, le Canada et les États-Unis. Néanmoins d'autres pays, comme le Brésil, le Mexique, ou Singapour, sont également de plus en plus plébiscités.

Double diplômeModifier

L'UTC propose 17 doubles diplômes avec des universités étrangères. Ces accords ne sont pas uniquement européens et permettent aux étudiants concernés d'obtenir à la fois un diplôme d'ingénieur de l'UTC et un Master of Sciences de l'université dans laquelle est effectué le séjour.

Recherche et InnovationModifier

Axes de rechercheModifier

La recherche à l'UTC s'articule autour de quatre axes d'innovation :

  • technologies bio-inspirées et développement durable ;
  • transport intelligent propre et sûr ;
  • écoconception : matériaux, énergie, équipements et habitat ;
  • interaction homme-systèmes technologiques et sociaux.

Ces derniers sont divisés en neuf thèmes de recherche répartis dans neuf laboratoires au total. Parmi les neuf unités de recherche, quatre sont des UMR[10].

Les activités de recherche de l'université de technologie de Compiègne se sont vu attribuer le label Carnot depuis 2006[11].

Unités de rechercheModifier

L'UTC est composée de neuf unités de recherche[12]

Fondation UTC pour l’innovationModifier

L’objectif de la Fondation UTC pour l’innovation est de renforcer les liens déjà largement entretenus entre l’enseignement supérieur, la recherche et le tissu socio-économique. Parmi les premiers donateurs qui font partie du cercle des membres fondateurs, citons :

Vie associative étudianteModifier

La vie associative est organisée autour du BDE. Chaque association peut se constituer administrativement soit comme un club du bureau des étudiants, soit comme une association loi de 1901, en signant une convention avec le BDE pour conserver les avantages liés au statut d'association étudiante de l'école.

Les associations peuvent correspondre à un projet technique (Coupe de France de robotique, Éco-marathon Shell…), permettre de participer à des actions humanitaires, culturelles (festival de théâtre, festival de courts-métrages., musique d'ensemble, chorale, théâtre…), événementielles, être liées à la tolérance et au civisme (lutte contre l’homophobie, Ingénieurs sans frontières, Génépi, Secourut's…), de découvrir le monde du travail (la junior entreprise USEC), ou tout simplement contribuer à l’ambiance de la vie étudiante (Journal étudiant, foyer étudiant, clubs divers, etc.).

La participation à la vie associative est encouragée par l’établissement, notamment par le biais du règlement des études : la participation à une activité extra-universitaire, qu'elle soit liée à l'implication associative au sein de l'UTC ou non, est obligatoire pour obtenir le diplôme d’ingénieur. D'autre part, le règlement des études prévoit depuis peu la possibilité d'aménager un semestre d'études allégé pour favoriser l'implication dans un projet personnel, souvent lié à la vie associative.

L'association Tremplin UTC, fondée en 1978, regroupe les diplômés de l'établissement.

Étudiants et professeurs connusModifier

  • Bernard Stiegler : fondateur et directeur du laboratoire COSTECH (Connaissances, organisations et systèmes techniques)
  • Yann Moulier-Boutang : professeur de sciences-économiques et directeur-adjoint du laboratoire COSTECH.
  • Julien Bahain : diplômé du génie des systèmes mécaniques et rameur français médaillé de bronze aux JO de Pékin.
  • Marie Gayot : étudiante en génie des systèmes urbains et championne d'Europe du 4x400 mètres à Zurich en 2014[13].

Présidents et directeurs de l'UTCModifier

Présidents du conseil de l'université et du conseil d'administrationModifier

  • Guy Deniélou : fondateur et premier président de l'UTC.
  • Michel Lavalou: Président de l'UTC (1987-1995), ancien Président-fondateur de l'Académie des Technologies.
  • Didier Pineau-Valencienne : ancien président du CA de l'UTC(1992-1995),personnalité française du monde des affaires.
  • Hubert Curien: ancien Ministre de la Recherche et de la Technologie (1984-1986 et 1988-1993) - ancien Président du CA de l'UTC (décembre 1973 à mars 1978, puis d’avril 1984 à octobre 1989)[14].
Directeurs généraux de l'UTC
Nom Début Fin Formation Faits notables Références
1 Guy Deniélou Sciences Po Fondateur de l'École, et concepteur du réacteur à neutron rapide Phénix au CEA.
2 Michel Lavalou ESPCI ParisTech (1954) Chimiste qui a fait sa carrière au sein du département R&D de Rhône Poulenc. [15]
3 François Peccoud École polytechnique (1963) Directeur [16]
4 Ronan Stephan École nationale supérieure d'ingénieurs de Caen (1989) Directeur [17]
5 Pierre Charreyron Ecole centrale de Paris Directeur [18]
6 Alain Storck École nationale supérieure des industries chimiques (1972) Chimiste et ancien directeur de l'ENSIC puis de l'INSA Lyon. [19]
7 Philippe Courtier École polytechnique (1978), École nationale de la météorologie (1984) Directeur de Météo-France et ancien directeur de l'École nationale des ponts et chaussées (2004-2012) puis de l'EM Lyon (2012-2013). [20]

BâtimentsModifier

Il n'y a pas de campus car les bâtiments sont situés dans la ville. Ils sont répartis[21][source insuffisante] sur plusieurs sites à Compiègne :

  • centre Benjamin-Franklin (cours ingénieurs et cycle préparatoire, pôle administratif, bibliothèque universitaire) ;
  • centre de Recherches (laboratoires, cours masters, école doctorale) ;
  • centre Pierre-Guillaumat (laboratoires, services administratifs) ;
  • centre Pierre-Guillaumat 2 (cours ingénieurs, alternance et apprentissage) ;
  • centre de transfert (services administratifs, cours, séminaires) ;
  • centre d'innovation Daniel THOMAS (pôle projets) ;
  • centre Blaise Pascal (génie informatique).

Notes et référencesModifier

  1. http://www.letudiant.fr/educpros/nominations/philippe-courtier-nouveau-directeur-de-l-utc.html
  2. http://www.usinenouvelle.com/article/utc.N313769
  3. http://www.letudiant.fr/palmares/palmares-des-ecoles-d-ingenieurs/utc-compiegne.html
  4. a et b Arrêté du 18 janvier 2019 fixant la liste des Ecoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  5. « L'UTC, une expérimentation réussie », sur Le site de l'UTC.
  6. https://dht.revues.org/725
  7. « Candidater au diplôme d'ingénieur », sur le site de l'UTC.
  8. Humanités et Technologie.
  9. « Master sciences et technologies », sur www.utc.fr.
  10. « Unités de recherche », sur www.utc.fr.
  11. « Universités de technologie et innovation pour l'entreprise », sur instituts-carnot.eu.
  12. neuf unités de recherche
  13. « Marie Gayot, étudiante à l’UTC et athlète olympique »
  14. (en) « Gérard Béranger et Claire Etienne », sur curien-uneviepourlascience.cnes.fr (consulté le 29 mars 2017)
  15. https://www.whoswho.fr/decede/biographie-michel-lavalou_10136
  16. http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/08/29/president-peccoud/
  17. https://www.lesechos.fr/26/03/2012/LesEchos/21152-041-ECH_ronan-stephan-du-ministere-de-la-recherche-a-alstom.htm
  18. http://www.leparisien.fr/oise-60/le-nouveau-president-veut-faire-rayonner-l-utc-a-l-etranger-09-03-2010-840767.php
  19. http://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/storck-alain-484.html
  20. http://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/courtier-philippe-314.html
  21. Plans d'accès.

Articles connexesModifier