Université de médecine de Tokyo

université au Japon

L'université de médecine de Tokyo (東京医科大学, Tōkyō ika daigaku?) est l'une des écoles de médecine fondées au Japon avant la Seconde Guerre mondiale. Conformément à la politique nationale en matière d'éducation médicale, cette université privée a un programme d'études de six ans en médecine qui offre des études précliniques et cliniques afin de conférer un baccalauréat ou un diplôme d'études supérieures avec lequel les étudiants en médecine sont qualifiés pour l'examen national d'autorisation médicale. L'institution dispose d'une école doctorale (大学院, daigakuin?), une école de troisième cycle qui offre un doctorat.

Université de médecine de Tokyo
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Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
東京医科大学
Président
Yukiko Hayashi (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
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HistoriqueModifier

Fondée en 1916 sous le nom de Tokyo Isen, l'université de médecine de Tokyo est l'une des anciennes facultés de médecine de l'ère Taishō au Japon. Elle a reçu le statut d'université en 1946.

Hôpital universitaireModifier

 
Hôpital universitaire de médecine de Tokyo

Les centres hospitaliers universitaires affiliés à l'université de médecine de Tokyo comprennent l'hôpital universitaire de médecine de Tokyo. Fondé en 1931, cet hôpital de 1 091 lits, doté d'un personnel médical de près de 1 800 personnes, se trouve situé à Nishi Shinjuku, un quartier d'affaires de Tokyo.

Collaboration avec l'OMSModifier

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le département de médecine préventive et de santé publique de cette université collaborent dans la lutte contre les maladies non transmissibles et les problèmes de santé mentale. Le Centre collaborateur de l'OMS pour la promotion de la santé par la recherche et la formation en médecine du sport, qui a ouvert ses portes en 1991, a jusqu'à présent œuvré au renforcement des communautés dans le domaine de la santé[1]. En 1989 fut fondé le Centre international de communication médicale de l'université de médecine de Tokyo.

ScandalesModifier

Le , le journal Yomiuri et plusieurs autres médias japonais ont rapporté l'information selon laquelle les notes du concours d'entrée auraient été manipulées pour maintenir le nombre d'étudiantes en-dessous d'un seuil de 30%[2],[3],[4],[5]. La justification donnée de cette discrimination est que les femmes médecins arrêtent souvent leur carrière pour se marier ou élever leurs enfants et qu'elles sont moins disponibles pour le travail en raison de leurs plus grandes obligations familiales[3]; la discrimination avait donc pour but d'assurer un personnel médical plus stable et plus impliqué, en particulier dans les hôpitaux affiliés à l'université. La révélation de cette discrimination a provoqué de fortes réactions négatives sur les réseaux sociaux et de la part de personnalités politiques et universitaires. Le Huffington Post a rapporté qu'il était courant que les enquêteurs sondent les étudiantes à propos de leur mariage et de leurs projets d'éducation lors de leur entretien d'entrée à l'université[6]. À la suite de cette nouvelle, des professionnels de la santé de haut rang, notamment Kyoko Tanebe et Ruriko Tsushima, membres du conseil d’administration de l’Association mixte des femmes médecins et le ministre de l’éducation, Yoshimasa Hayashi, ont condamné l’université.

La révélation de cette affaire s'est produite dans le sillage d'un scandale de corruption concernant plusieurs hauts dirigeants de l'université, qui auraient favorisé l'admission du fils d'un haut fonctionnaire du Ministère de l’Éducation en l'échange de faveurs financières. C'est une enquête interne pour faire la lumière sur ce premier scandale qui a conduit à la révélation du second. L'université n'a pas apporté de démenti et a annoncé avoir diligenté une enquête pour établir les faits.

Notes et référencesModifier

  1. « Populist manifesto » [archive du ], World Health Organization,
  2. (en-US) « Medical school rigged exam scores to keep female ratio low:The Asahi Shimbun », The Asahi Shimbun,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2018)
  3. a et b (en-GB) « Tokyo university 'changed female scores' », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2018)
  4. (en-US) Reuters Editorial, « Tokyo medical university cut women's exam scores to curb numbers:... », U.S.,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2018)
  5. (en-US) « Tokyo Medical University discriminated against female applicants by lowering entrance exam scores: sources », The Japan Times Online,‎ (ISSN 0447-5763, lire en ligne, consulté le 2 août 2018)
  6. (ja) « 東京医大だけじゃない?入試での男女差別。医師らが証言「医大全体にあるとまことしやかに噂されていた」 », HuffPost Japan,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2018)

Liens externesModifier

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