Universelle Aragne

Surnom de Louis XI

L'expression « Universelle Aragne » (ou « Universelle Araigne ») désigne le roi Louis XI en tant qu'adversaire des ducs Valois de Bourgogne.

Portrait de Louis XI,
huile sur toile attribuée à Jacob de Littemont (vers 1469).

Émanant de la littérature de propagande composée par des historiographes bourguignons au XVe siècle, la locution est réemployée comme surnom du monarque à compter des XIXe et XXe siècles par des historiens et écrivains influencés notamment par les Mémoires de Philippe de Commynes, œuvre historique qui dépeint le souverain comme un génie politique.

Cependant, cette image tend à refléter une vision réductrice et dépassée de Louis XI.

Ballades bourguignonnesModifier

 
Charles le Téméraire en tenue de deuil après la mort de son père Philippe le Bon. Le nouveau duc de Bourgogne fixe du regard Georges Chastelain (représenté debout à gauche, les cheveux grisonnants et portant un livre). Enluminure ornant un manuscrit de la Chronique des ducs de Bourgogne de Chastelain, Paris, BnF, ms. français 2689, fo 10.

L'épithète « araigne » (araignée) se rencontre initialement sous la plume de Georges Chastelain[1],[2], historiographe des ducs de Bourgogne depuis 1455[3]. En 1467, dans un contexte conflictuel entre le royaume de France et l'État bourguignon, le poète tresse les louanges du duc défunt Philippe le Bon[4] en le magnifiant à l'accoutumée comme un lion[5] dans « La querelle du lion rampant », dite aussi « Le lyon rampant » (au sens héraldique : le lion dressé sur ses pattes arrières[6]), une ballade allégorique qui dépeint la défaite du lion succombant au venin de l'araignée[7].

Le poème encomiastique débute par ces vers :

Lyon rampant en crouppe de montaigne,
Mort immortel en honneur triumphant,
Lyon fameux, tryacle contre araigne...[8],[9]
 
« Lions rampants » figurés dans le blason du duc Philippe le Bon (détail du fo 9 de l'armorial Le Breton, Archives nationales).

À la fois symbole profane de la force, du courage, de la noblesse[10] ainsi qu'armoirie de la maison de Bourgogne[11], le lion rampant se mesure au cerf volant, emblème christique associé au roi de France en raison d'une devise adoptée par Charles VI[9],[12],[13]. La ballade accentue la dissonance en opposant également le grand félin à la perfide araignée dissimulant son poison[14].

« Disciple » de Georges Chastelain mais auteur de vers plus « corrosifs »[4], Jean Molinet, autre poète et chroniqueur attaché à la cour de Bourgogne[15], reprend et développe l'allégorie arachnéenne[11] en la plaçant dans la bouche du duc de Bourgogne par le biais du refrain de la ballade « Lyon rampant en crouppe de montaigne »[7] :

Accompagné de mes petits lyons,
Ay combattu l'universel araigne
Qui m'a trouvé par ses rebellions
Lyon rampant en crouppe de montaigne.
Le cerf volant qui nous fait ceste actine
Fut recueilli en nostre maisonnette...[9],[16]

Ici, « le bestiaire esquissé par Chastelain devient une arme de raillerie, dirigée contre le roi de France », remarque Estelle Doudet, professeure en littérature française[17]. Le motif de l'arthropode se réfère peut-être également à l'hybris d'Arachné décrite dans les Métamorphoses d'Ovide, reflet possible de la vogue de la mythologie gréco-romaine à la cour de Bourgogne[18]. De surcroît, Jean Molinet s'appesantit sur la notion de poison en comparant âprement Louis XI à une « venimeuse herbette. » Plus marquante que le poème de Chastelain, la ballade connaît alors « un grand retentissement » dépassant les frontières des États bourguignons[11].

Surnom de Louis XIModifier

 
À la Bastille, Louis XI écoute Olivier Le Daim lui lire un mémoire sur les dépenses royales.
Illustration pour Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, estampe gravée par Johannes de Mare d'après Ernest Meissonier, 1844.

Par la suite, la locution « Universelle Aragne » connaît une « fortune surprenante »[1] puisqu'elle est souvent réemployée pour désigner Louis XI[11].

Dans ses Mémoires publiés posthumement en 1524-1528[19], Philippe de Commynes établit « après coup un rapprochement forcé entre différents événements afin de mettre en lumière le génie politique du roi son maître » tandis qu'en 1530, le chroniqueur bernois Valerius Anshelm (en) brosse le portrait de confédérés suisses manipulés par le souverain Valois[20]. Ainsi élaborée depuis le XVIe siècle, la « vision orientée » d'un monarque « fort habile, raisonnable et efficace » est popularisée aux XIXe et XXe siècles par une historiographie et une littérature focalisées sur la lutte de Louis XI contre le fils et successeur de Philippe le Bon : Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Prévalent alors les interprétations « idéologiques et positivistes »[21] d'un roi de France personnifiant l'État moderne et centralisateur qui liquide la féodalité brouillonne incarnée par l'impulsif duc bourguignon[22].

Outre la figure du tyran Louis XI, héritée des imaginaires politiques forgés sous l'Ancien Régime et la Révolution[23], puis reprise par l'imagerie romantique diffusée notamment par les romans historiques Quentin Durward (1823) de Walter Scott et Notre-Dame de Paris (1831) de Victor Hugo[24], une autre « effigie sommaire »[25] complète par conséquent le tableau : celle du génial « virtuose politique »[1] qualifié d'Universelle Aragne, formule réductrice mais retenue pour son caractère « saisissant ». Le roi est d'ordinaire représenté en train de tisser patiemment sa toile au lieu de miser sur la force guerrière, en axant l'action de son règne sur la ruse, la diplomatie et un réseau étendu d'informateurs pour venir à bout de ses adversaires politiques sans avoir à les affronter directement[25].

 
Louis XI attise la discorde chez ses ennemis : après avoir dissimulé un diplomate anglais derrière un paravent, le souverain exhorte un envoyé du connétable de Saint-Pol à répéter tout haut les insultes du duc Charles le Téméraire à l'encontre du roi Édouard IV. Illustration de Job dans un livre pour la jeunesse, 1905.

Bien qu'il nuance cette interprétation, l'historien Joseph Calmette décrit Charles le Téméraire comme « la mouche imprudente et bourdonnante qui se laissa envelopper dans les filets subtils de la royale araignée[1]. » Les écrivains Marcel Brion et Georges Bordonove retouchent ensuite cette analogie en comparant le duc Charles à un lion[26] ou un « bourdon de velours noir qui, abusé par sa force et sa splendeur, pique résolument vers la toile de l'araignée » dont il rompt les fils à plusieurs reprises avant de finir par s'y empêtrer ; l'apidé succombe ainsi devant l'arachnide grisâtre qui, à l'instar d'un Louis XI sans grande majesté vestimentaire, répare et consolide inlassablement son ouvrage[27]. Parallèlement, dans l'un des titres de la collection « Trente journées qui ont fait la France », Pierre Frédérix portraiture le roi comme l'araignée qui, à force d'intrigues et d'or, aurait tiré les fils en « véritable maître » du congrès de Fribourg () pour persuader la Confédération des VIII cantons suisses de poursuivre les guerres de Bourgogne contre Charles le Téméraire, leur ennemi commun[28]. De plus, dans l'étude qu'il consacre au souverain, Paul Murray Kendall en vient même à créditer Louis XI d'avoir inventé la pratique de la guerre froide[29]. « Formidable succès commercial » participant à la « renaissance » du genre biographique alors délaissé par les historiens universitaires[30], l'ouvrage du professeur américain est sous-titré The Universal Spider lors de sa publication originale en 1971[31] et L'universelle araigne... (« avec des points de suspension inquiétants », d'après la médiéviste Lydwine Scordia) lors de sa traduction française en 1974. Ce best-seller contribue de la sorte à vulgariser l'image arachnéenne associée au roi[32].

Toutefois, cette approche historiographique du règne de Louis XI est considérée comme dépassée[30], notamment par les historiens Karl Bittmann[33],[20] et Jean-Marie Cauchies[34],[35]. Ce dernier s'éloigne d'une interprétation réductrice et franco-centrée des événements à l'aune exclusive de l'affrontement entre le roi de France et le duc de Bourgogne, lecture qui tend à négliger les « structures permanentes économiques et financières » pour se focaliser sur le caractère « haut en couleurs » des deux protagonistes[36], tout en omettant leurs divers domaines d'intervention aussi bien que les agissements des autres acteurs historiques[37]. C'est en raison de ses ambitions territoriales lorgnant vers le Saint-Empire romain germanique que Charles le Téméraire finit par se susciter une coalition d'ennemis, notamment les confédérés suisses et le duc René II de Lorraine, mais « bien des intrigues se sont nouées loin de la main de Louis XI et bien des alliances se sont forgées sans son intervention », souligne le médiéviste Bertrand Schnerb. Du reste, le roi de France demeure à l'écart des guerres de Bourgogne et n'accorde pas son soutien au duc René lors des batailles décisives remportées contre Charles le Téméraire[38]. Bertrand Schnerb enjoint donc de suivre Jean-Marie Cauchies « lorsqu'il nous affirme que le duc de Bourgogne s'est plus heurté aux « écueils de l'Histoire » qu'il ne s'est empêtré dans une toile d'araignée[39]. » Dans le même ordre d'idées, la médiéviste Monique Sommé soutient que l'étude de Cauchies « démontre que Louis XI ne fut pas l'« universelle araigne », le manipulateur entravant tous les projets du duc de Bourgogne, mais un roi moderne qui eut pour lui de bien connaître les hommes et de savoir observer et attendre[38]. »

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Calmette 1928, p. 282.
  2. Doudet 2005, p. 515, n. 2.
  3. Marie Jennequin, « Molinet le sequelle. Du maître au prince et du pouvoir à l'écriture, une difficile filiation », Le Moyen Âge, Louvain-la-Neuve, De Boeck, t. CXVIII,‎ , p. 617 (lire en ligne).
  4. a et b Lecuppre 2015.
  5. Doudet 2005, p. 515.
  6. https://www.cnrtl.fr/definition/academie8/rampant
  7. a et b Estelle Doudet, « Georges Chastelain », ARLIMA - Archives de littérature du Moyen Âge, lire en ligne.
  8. Chastellain 1865, p. 207, [lire en ligne].
  9. a b et c Jean Dufournet, « Secondes notes sur le bestiaire de Villon : le cerf et la biche », dans Mélanges de langue et littérature françaises du Moyen Âge offerts à Pierre Jonin, Presses universitaires de Provence, 1979, lire en ligne.
  10. Laurent Macé, « Icône du saint, figure du héros : la déclinaison du cor sur les sceaux et les monnaies dans la Provence et le Languedoc des XIIe-XIIIe siècles », dans Laurent Macé (dir.), Entre histoire et épopée. Les Guillaume d'Orange (IXe-XIIIe siècles) : hommage à Claudie Amado, Toulouse, CNRS-Université de Toulouse-Le Mirail, coll. « Méridiennes », , 330 p. (ISBN 2-912025-25-7, lire en ligne), p. 147.
  11. a b c et d Kondo 1994, p. 28.
  12. Colette Beaune, « Costume et pouvoir en France à la fin du Moyen Âge : les devises royales vers 1400 », Revue des sciences humaines, no 183,‎ , p. 125-146.
  13. Alexandre Yali Haran, Le lys et le globe : messianisme dynastique et rêve impérial en France à l'aube des temps modernes, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », , 377 p. (ISBN 2-87673-300-5), p. 41-42.
  14. Chastellain 1865, p. 208, n. 1, [lire en ligne].
  15. Adrian Armstrong, « Avatars d'un griffonnage à succès : L’Epitaphe du duc Philippe de Bourgogne de Jean Molinet », Le Moyen Âge, Louvain-la-Neuve, De Boeck, t. CXIII,‎ , p. 25-44 (lire en ligne).
  16. Kondo 1994, p. 14-15.
  17. Doudet 2005, p. 739.
  18. Scordia 2021, p. 138-140.
  19. Joël Blanchard, « Introduction », dans Philippe de Commynes, Mémoires ; édition critique par Joël Blanchard, tome I : Introduction, édition des livres I à VIII, Genève, Droz, coll. « Textes littéraires français » (no 585), , CLXXII-1754 p. (ISBN 978-2-600-01122-8), XXXVIII.
  20. a et b Sieber-Lehmann, Claudius, « Bourgogne, guerres de », in: Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 17.03.2011, traduit de l’allemand. Online: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/008881/2011-03-17/, consulté le 23.11.2020.
  21. Schnerb 1997, p. 517.
  22. Lydwine Scordia, « Entre guerre traditionnelle et sidération des populations : théories et pratiques de la guerre sous Louis XI », dans Laurent Vissière et Marion Trévisi (dir.), Le feu et la folie : l'irrationnel et la guerre (fin du Moyen Âge-1920), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 280 p. (ISBN 978-2-7535-4894-7, lire en ligne), p. 81.
  23. Joël Cornette, « Les vies successives d'un roi : la postérité politique de Louis XI à l'époque moderne », Revue historique, no 610,‎ , p. 333-338 (lire en ligne).
  24. Isabelle Durand-Le Guern (préf. Gwenhaël Ponnau), Le Moyen Âge des romantiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », , 314 p. (ISBN 2-86847-559-0, présentation en ligne, lire en ligne), « Louis XI », p. 169-186.
  25. a et b Gaston Zeller, « Procès à réviser ? Louis XI, la noblesse et la marchandise », Annales. Économies, sociétés, civilisations, Paris, Armand Colin, no 4, 1re année,‎ , p. 331 (lire en ligne).
  26. Lucien Febvre, « Marcel Brion, Charles le Téméraire et John Bartier, Charles le Téméraire », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Paris, Librairie Armand Colin, no 2 (2e année),‎ , p. 243 (lire en ligne).
  27. Georges Bordonove, Les Rois qui ont fait la France. [Les Valois], vol. 3 : Louis XI, le diplomate, Paris, Pygmalion, , 316 p. (ISBN 2-85704-187-X), p. 8.
  28. Pierre Frédérix, La mort de Charles le Téméraire : 5 janvier 1477, Paris, Gallimard, coll. « Trente journées qui ont fait la France » (no 10), (1re éd. 1966), 297 p. (ISBN 2-07-022550-X), p. 185.
  29. Kendall 1974.
  30. a et b Le Fur 2015, p. 96.
  31. (en) Richard Vaughan, « Karl Bittmann. Ludwig XI. und Karl der Kühne: Die Memoiren des Philippe de Commynes als historische Quelle. Volume 2. Part I. (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts fiir Geschichte, 9/II/I.) Göttingen: Vandenhoeck & Ruprecht. 1970. Pp. 891. DM 90 and Paul Murray Kendall. Louis XI: “… the Universal Spider …” New York: W. W. Norton and Company. I1971. Pp. 464. $10.00. », The American Historical Review, vol. 76, no 5,‎ , p. 1529 (DOI 10.1086/ahr/76.5.1529).
  32. Scordia 2021, p. 137.
  33. Bertrand Schnerb, « Bittmann (Karl). Ludwig XI. und Karl der Kühne. Die Memoiren des Philippe de Commynes als historische Quelle », Revue belge de philologie et d'histoire, t. 51, fascicule 1,‎ , p. 118-120 (lire en ligne).
  34. Cauchies 1996.
  35. Schnerb 1997, p. 517-520.
  36. Vanderjagt 1999, p. 392.
  37. Schnerb 1997, p. 518-519.
  38. a et b Sommé 1998, p. 165-166.
  39. Schnerb 1997, p. 519.

Voir aussiModifier

Sources primairesModifier

  • Georges Chastellain, Œuvres de Georges Chastellain publiées par M. le Baron Kervyn de Lettenhove, membre de l'Académie royale de Belgique, t. VII : Œuvres diverses, Bruxelles, F. Heussner, , XX-486 p. (lire en ligne).
  • Hisara Kondoéd.), « Le « Lion rampant » et « l'Universelle araignée » », Revue des Amis de Ronsard, Yokohama, Société des Amis de Ronsard du Japon, no VII,‎ (ISSN 0916-0817, présentation en ligne).

BibliographieModifier

  • Jean-Marie Cauchies, Louis XI et Charles le Hardi. De Péronne à Nancy (1468-1477) : le conflit, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge » (no 8), , 184 p. (ISBN 2-8041-2128-3).
    Recensions :
    Bertrand Schnerb, « Jean-Marie Cauchies. Louis XI et Charles le Hardi. De Péronne à Nancy (1468-1477) : le conflit », Revue belge de philologie et d'histoire, t. 75, fascicule 2,‎ , p. 517-520 (lire en ligne).
    Monique Sommé, « Jean-Marie Cauchies, Louis XI et Charles le Hardi. De Péronne à Nancy (1468- 1477) : le conflit, 1996 (Bibliothèque du Moyen Age, 8) », Revue du Nord, t. 80, no 324,‎ , p. 165-166 (lire en ligne).
    (nl) Arjo Vanderjagt, « J.-M. Cauchies, Louis XI et Charles le Hardi. De Péronne à Nancy (1468- 1477) : le conflit », Bijdragen en Mededelingen betreffende de Geschiedenis der Nederlanden, vol. 114, no 3,‎ , p. 391-392 (DOI 10.18352/bmgn-lchr.5016, lire en ligne).
  • Pierre Champion, Louis XI, vol. 1 et 2, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, , XXXII-239 ; 411 p.
    Recension : Joseph Calmette, « Pierre Champion. Louis XI, t. I. Le Dauphin, t. II. Le Roi », Journal des savants, no 7,‎ , p. 274-286 (lire en ligne).
  • Estelle Doudet, Poétique de George Chastelain (1415-1475) : un cristal mucié en un coffre, Paris, Honoré Champion, coll. « Bibliothèque du XVe siècle » (no 67), , 881 p. (ISBN 2-7453-1103-4).
  • Isabelle Guillaume, « Louis XI dans Quentin Durward, Notre-Dame de Paris et leurs adaptations pour la jeunesse : grandeur et (relative) décadence d'un mythe romantique (1823-1913) », Bien dire et bien aprandre. Revue de médiévistique, Villeneuve-d'Ascq, Centre d'études médiévales et dialectiques de Lille 3, no 27 « Louis XI, une figure controversée. Actes du colloque organisé à l'Université de Lille 3 (4-5 octobre 2007) »,‎ , p. 197-217 (ISBN 978-2-90730-112-1).
  • Paul Murray Kendall (trad. de l'anglais par Éric Diacon), Louis XI : « l'universelle araigne » [« Louis XI : The Universal Spider »], Paris, Fayard, , XXVIII-584 p. (ISBN 2-213-00038-7).
    Recension : Didier Le Fur, « Louis XI de Paul Murray Kendall », L'Histoire, no 408,‎ , p. 96.
  • Gilles Lecuppre, « Une vérité bonne à dire, mais difficile à entendre : deux œuvres de George Chastelain (vers 1457-1461) », dans Jean-Philippe Genet (dir.), La vérité. Vérité et crédibilité : construire la vérité dans le système de communication de l'Occident (XIIIe-XVIIe siècle), Paris / Rome, Publications de la Sorbonne / École française de Rome, coll. « Le pouvoir symbolique en Occident, 1300-1640 / Collection de l'École française de Rome » (no 2 / 485), , 611 p. (ISBN 978-2-85944-934-6, lire en ligne), p. 447-460.
  • Lydwine Scordia, Onze énigmes de Louis XI, Paris, Vendémiaire, coll. « Retour au Moyen Âge », , 183 p. (ISBN 978-2-36358-330-7), chap. 11 (« Pourquoi Louis XI a-t-il été surnommé « l'universelle araigne » ? »), p. 137-145.