Union des démocrates et des écologistes

parti politique français

Union des démocrates et des écologistes
Image illustrative de l’article Union des démocrates et des écologistes
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Positionnement Centre gauche
Idéologie Écologie politique
Couleurs Pourpre, orange, vert
Site web u-d-e.fr
Représentation
Conseillers régionaux
5 / 1 757

L'Union des démocrates et des écologistes (UDE) est un parti politique écologiste du centre gauche, fondé en 2015.

À sa création, il est présidé par Jean-Vincent Placé et composé du Front démocrate, scission du Mouvement démocrate, et d'Écologistes !, scission d'Europe Écologie Les Verts. Ce dernier quitte l'UDE en 2016 et Placé démissionne en 2018. Une crise éclate l'année suivante, entre la volonté de certains de se rapprocher de La République en marche aux élections européennes, représentés par Christophe Madrolle, et celle de se s'allier à d'autres partis plus à gauche, représentés par Marie-Pierre Bresson. Madrolle et Bresson revendiquent tous deux le poste de président de l'UDE.

En 2020, la justice déclare que le parti n'a plus de président officiel depuis le départ de Placé. Dans le même temps, l'aile Bresson fait scission pour fonder Liberté Écologie Fraternité.

HistoireModifier

CréationModifier

Le , deux partis écologistes, le Front démocrate et Génération écologie, ainsi que les parlementaires dissidents d'Europe Écologie Les Verts François de Rugy, Jean-Vincent Placé et François-Michel Lambert envisagent de s'allier au sein d'une fédération nommée l'Union des démocrates et des écologistes. Une semaine plus tard, de Rugy et Placé créé leur propre organe, le parti Écologistes !, tout en restant dans le projet UDE[1].

Durant le même mois, des groupes UDE sont créés dans deux conseils régionaux, celui d'Île-de-France (16 élus)[2] et celui de Champagne-Ardenne (quatre élus d'Écologistes !)[3].

Le , Génération écologie annonce qu'il ne rejoint finalement pas l'UDE, soulignant que « les mandats électifs qui pourraient être confiés à des membres de Génération écologie doivent être subordonnés au respect des engagements écologistes et non l’inverse[4]. »

Le , l'Union des démocrates et des écologistes est créée[5], et présidée par Jean-Vincent Placé[1]. Elle est classée à gauche[1] ou au centre gauche[5],[6].

Au sein du gouvernement VallsModifier

Le , Placé est nommé secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification dans le gouvernement de Manuel Valls.

L'UDE est partenaire de la Belle Alliance populaire avec le Parti socialiste et le Parti radical de gauche.

En , le Parti écologiste (nouveau nom d'Écologistes !) annonce ne plus être membre de l'UDE et directement travailler dans le cadre de l'alliance avec la majorité. Le coordonnateur de l'union nie cependant être au courant de ce départ[7].

L'UDE est représentée par Jean-Luc Bennahmias (FD) lors de la primaire citoyenne de 2017. Il recueille 16 869 voix au 1er tour, soit 1,03 % des exprimés.

Crise interneModifier

Arrêté en état d’ivresse dans la nuit du , Jean-Vincent Placé démissionne de la présidence de l'UDE le suivant[8],[9]. L’avenir du mouvement est alors incertain[8]. Le secrétariat général assure la présidence par intérim conformément aux statuts avec Christophe Madrolle, et le vice-président Jean-Luc Bennahmias et Marie-Pierre Bresson deviennent co-présidents du bureau national[10].

En , l'UDE se divise sur la stratégie à prendre pour les élections européennes, entre les partisans d'un rapprochement avec La République en marche (Christophe Madrolle)[11] et ceux favorables à un rassemblement de centre-gauche avec le Parti socialiste, Place publique, Le Rassemblement citoyen - Cap21 et le Mouvement des progressistes (Jean-Luc Bennahmias)[12]. L'UDE soutient la liste Renaissance[13]. Des membres de l'UDE quittent le parti pour soutenir la liste Urgence écologie.

En juin, une tribune est publiée par des membres de l'UDE pour demander un « acte II » du quinquennat, davantage écologique et social[14].

Jean-Luc Bennhamias, vice-président de l'UDE et président du Front démocrate, qui a voté pour le renouvellement du bureau politique et du bureau national de l'UDE en , annonce démissionner de sa fonction de vice-président de l'UDE le , actant la ligne politique majoritaire de soutien à la majorité présidentielle défendue par Christophe Madrolle[15].

François-Michel Lambert, Marie-Pierre Bresson et Christophe Rossignol, qui ne figurent plus dans le bureau national renouvelé en 2019, contestent la nouvelle gouvernance[16]. Ils perdent en justice selon l'ordonnance de référé du au TGI de Paris, qui acte la légalité de la gouvernance de l'UDE, publiée au Journal officiel. La marque déposée et le logotype de l'UDE sont déposés l'INPI par son mandataire légal Antonio Duarte, coordinateur national ; celui-ci engage une plainte auprès du procureur de la République de Paris pour usurpation d'identité, tentative d'escroquerie après l'usage non autorisé de la marque pendant les élections européennes[réf. nécessaire]. En , la justice fait marche arrière, en ne donnant raison ni à Lambert ni à Madrolle. D'après elle, le parti et son association de financement (AF-UDE) « ne dispos[ent] plus d'aucun président valablement élu conformément à [leurs] statuts », depuis le pour l'UDE et depuis le pour l'AF-UDE. Le parti est placé sous administration judiciaire[16],[17].

En , Lambert, Bresson, Rossignol et Fabienne Gambiez fondent le parti Liberté Écologie Fraternité. Bresson en devient la présidente[18].

ÉlusModifier

DéputésModifier

SénateursModifier

Conseillers régionauxModifier

Conseillers régionaux UDE en 2015Modifier

Région Élus Groupe Sièges
Alsace Andrée Buchmann (Parti écologiste) Europe Écologie Alsace
1 / 47
Bretagne Anne Camus (Front démocrate) Bretagne Écologie
1 / 83
Centre Saadika Harchi (Parti écologiste), Sandra Renda, Christophe Rossignol Non-inscrit
3 / 77
Champagne-Ardenne Patricia Andriot, Raymond Joannesse, Valérie Labarre et Éric Loiselet (Parti écologiste) Écologiste
4 / 49
Île-de-France Laurence Bonzani, Jean-Marc Brûlé, Éric Chevaillier, Stéphane Gatignon, Ziad Goudjil, Serge Guérin, Thibaud Guillemet, Laure Lechatellier, Robert Lion
Janine Maurice-Bellay, Abdelali Meziane, Julie Nouvion, Liliane Pays, Jean-Vincent Placé, Guillaume Vuilletet et Amigo Yonkeu (Parti écologiste)
Écologiste
16 / 209
Limousin Jean Daniel (Front démocrate) ADS / MEL
1 / 43
Pays-de-la-Loire Emmanuelle Bouchaud (Front démocrate)
Laurent Martinez (Parti écologiste)
Europe Écologie – Les Verts
2 / 93
Picardie Nathalie Brandicourt, Michèle Cahu, Franck Delattre, Claudine Dunas-Doukhan et Christophe Porquier (Parti écologiste) Écologiste
5 / 57
Rhône-Alpes Yves Paccalet (Front démocrate) Socialiste, écologiste et apparentés
1 / 156
Total
32 / 1 879

Conseillers régionaux UDE 2015-2021Modifier

Région Élus[23] Groupe Sièges
Auvergne-Rhône-Alpes Anne-Sophie Condemine-Vuillot (Front démocrate) Socialistes, démocrates, écologistes et apparentés
1 / 204
Bourgogne-Franche-Comté Jacqueline Ferrari (Front démocrate) Notre région d'avance - la gauche unie
1 / 100
Centre-Val de Loire Pierre Commandeur, Joël Crotté (Front démocrate) Groupe Socialistes, Radicaux et Démocrates
2 / 77
Pays de la Loire Emmanuelle Bouchaud (Front démocrate) Groupe socialiste, écologiste, radical et républicain
1 / 93
Total
5 / 1 757

Conseillers départementauxModifier

Membres du gouvernementModifier

En fonction du au , ils quittent l'UDE en juillet 2016 mais restent au gouvernement :

Identité visuelleModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a b et c Laurent de Boissieu, « Union des Démocrates et des Écologistes (UDE) », sur France politique (consulté le 3 mars 2020).
  2. « Scission au sein du groupe écologiste à la région Île-de-France », sur lunion.com, .
  3. « Le groupe EELV explose au conseil régional de Champagne-Ardenne », sur lunion.com, .
  4. « Génération Ecologie n'ira pas à l'UDE », sur generationecologie.net, .
  5. a et b « L’UDE, un nouveau parti écolo sur les fonts baptismaux », sur europe1.fr, (consulté le 17 octobre 2015).
  6. Raphaëlle Besse Desmoulières, « L’ "Union des démocrates et écologistes", une armée mexicaine en mal de troupes », sur Le Monde,
  7. « Même sortis d'EELV, les écologistes restent noyés dans leurs divisions », sur leparisien.fr, (consulté le 10 avril 2018).
  8. a et b « En attendant son procès, Jean-Vincent Placé démissionne de la présidence de l'UDE », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  9. « Jean-Vincent Placé démissionne de la présidence de l'UDE », Le Point,‎ (lire en ligne).
  10. « Jean Vincent Placé démissionne de la présidence de l'UDE », sur lepoint.fr (consulté le 8 juin 2019).
  11. « Pour un rassemblement des progressistes et écologistes européens », sur lejdd.fr, .
  12. « Européennes 2019 - se rassembler enfin ! », sur md-progressistes.fr, .
  13. Voir sur u-d-e.fr/europeennes, consulté le 25 mai 2019.
  14. « L'Acte II de Macron doit être social et écologique », .
  15. « Bennhamias - Madrolle : divorce à la Marseillaise », sur lejdd.fr, .
  16. a et b « Conflit Madrolle - Lambert à l'UDE : la justice constate qu'il n'y a « plus de président » », sur La Provence, (consulté le 17 février 2020).
  17. Lisa Castelly, « L'UDE, parti de Christophe Madrolle, placé sous administration judiciaire », sur Marsactu, (consulté le 17 février 2020).
  18. Laurent de Boissieu, « Liberté Écologie Fraternité (LEF) », sur France politique, (consulté le 3 mars 2020).
  19. « Le député EELV François-Michel Lambert est menacé d'exclusion après avoir adhéré à Génération Ecolo et au Front Démocrate », sur lelab.europe1.fr, .
  20. « Nouvelle défection au sein d’Europe Ecologie-Les-Verts avec le départ de Véronique Massonneau », sur lemonde.fr, .
  21. « François de Rugy annonce le lancement du parti « écologistes ! », sur lemonde.fr, .
  22. « EELV : une nouvelle parlementaire quitte le parti », sur leparisien.fr, .
  23. « Régionales 2015 | Union des Démocrates et des Ecologistes | UDE », sur www.u-d-e.fr (consulté le 22 décembre 2015).
  24. Archive du site officiel de l'UDE Officiel et d'un communiqué de presse émi par l'organisation.

Liens externesModifier