Un coup d'aile

nouvelle de Vladimir Nabokov

Un bruit d'aile
Publication
Auteur Vladimir Nabokov
Langue russe
Parution 1924
Recueil
Traduction française
Traduction Gilles Barbedette
Bernard Kreise
Parution
française
Gallimard, 1991
Intrigue
Genre nouvelle
Lieux fictifs Zermatt

Un coup d'aile est une nouvelle de Vladimir Nabokov écrite en russe en , dactylographiée par Vera Slonim[1] et publiée dans L'Écho russe, une revue russe de Berlin en . La nouvelle fait partie du recueil La Vénitienne et autres nouvelles. Dmitri Nabokov a traduit la nouvelle en anglais, d'abord sous le titre Wingbeat, puis sous le titre Wingstroke en 1992. Dans son introduction[2], Dmitri Nabokov avance que l'écrivain semble avoir envoyé en à sa mère, qui résidait à Prague à l'époque, une suite - publiée - de la nouvelle, suite qui n'a jamais été retrouvée[3].

PersonnagesModifier

Le récit se déroule à Zermatt[4], dans un hôtel, en pleine saison d'hiver.

  • Kern : le personnage principal, un veuf de 35 ans, homme seul, dont la femme s'est suicidée à la strychnine quelques mois auparavant.
  • Isabelle, surnommée « Isabelle volante » par son groupe d'amis, à cause de ses capacités de skieuse : une jeune Anglaise. La voisine de chambre de Kern, dont ce dernier tombe amoureux.
  • Monfiori : un autre résident de hôtel, homosexuel et esprit peu commun qui ne cite que la Bible. C'est un confident de Kern.

RésuméModifier

Kern est un touriste solitaire, skieur néophyte. Dans l'hôtel, il a cependant remarqué sa voisine de chambre, Isabelle, une jeune Anglaise qui attire l'attention de tous d'abord par ses prouesses à ski. La jeune femme le prend d'abord pour un compatriote, ce dont Kern doit la détromper. Quoique ayant vécu plusieurs années à Londres, il est apatride. La rencontrant sur les pistes, il tente tant bien que mal de la suivre. Il en résulte surtout des courbatures pour le skieur débutant. Dans la soirée, il croise Monfiori, faillit faire un billard avec lui, puis renonce, toujours hanté par son épouse décédée : « La première nuit qui avait suivi sa mort volontaire, il était parti en quête d'une femme qui lui avait souri au coin d'une rue brumeuse : il se vengea de Dieu, de l'amour et du destin[5]. »

Ils dansent ensemble avant qu'un tiers ne vienne inviter la jeune femme. Kern doit alors danser sans plaisir avec l'amie du jeune homme. Quand il reconduit la jeune femme, Isabelle a disparu de la salle. Kern part se coucher. Il est alors saisi par une crise d'angoisse, sans qu'on sache exactement si la scène est rêvée ou réellement vécue. Pendant sa crise, Kern entend sa voisine jouer de la guitare et des jappements d'un chien..

CritiqueModifier

Selon le biographe de Nabokov, Brian Boyd, cette nouvelle est beaucoup moins bien réussie que Bruits[6].

Notes et référencesModifier

  1. Boyd 1992, p. 266.
  2. Introduction largement reprise dans Nouvelles complètes collection Quarto.
  3. Nabokov 2010, p. 113.
  4. Selon le traducteur Bernard Kreise, la source de la nouvelle se trouverait dans un séjour hivernal que fit Nabokov à Saint-Moritz avec un ami anglais en 1921.
  5. Nabokov 2010, p. 117.
  6. Boyd 1992, p. 258.

ÉditionsModifier

  • Vladimir Nabokov (trad. de l'anglais par Maurice et Yvonne Couturier, Bernard Kreise et Laure Troubetzkoy), Nouvelles complètes, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », , 868 p. (ISBN 978-2-07-012786-3), « Un coup d'aile »

BibliographieModifier

  • Brian Boyd (trad. Philippe Delamare), Vladimir Nabokov [« Vladimir Nabokov: The Russian Years »], t. I : Les années russes (Biographie), Paris, Gallimard, coll. « Biographies », (1re éd. 1990), 660 p. (ISBN 978-2-07-072509-0)