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USS Stark (FFG-31)
Image illustrative de l’article USS Stark (FFG-31)
Le navire en 1988 après sa réparation
Type frégate
Classe Oliver Hazard Perry
Histoire
A servi dans Flag of the United States Navy.svg United States Navy
Chantier naval Todd Pacific Shipyards, San Pedro, Los Angeles
Commandé 23 janvier 1978
Quille posée 24 août 1979
Lancement 30 mai 1980
Armé 23 octobre 1982
Statut Désarmé le , démoli le par la Metro Machine Corp. de Philadelphie
Équipage
Équipage 206
Caractéristiques techniques
Longueur 136 m
Maître-bau 13,7 m
Tirant d'eau 4,5 m
Déplacement 3 638 tonnes
Propulsion 2 turbines à gaz General Electric LM2500; 1 arbre d'hélice, couplé à 2 pods propulseurs rétractable de 325 chevaux (242 kW)
Puissance 41 000 cheval-vapeur (30,6 MW)
Vitesse 29 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon OTO Melara 76 mm/62 Mk 75, 1 Vulcan Phalanx CIWS, 4 mitrailleuses cal. 12,7 mm, 4 missiles antinavire Harpoon, 36 missiles mer-air RIM-24 Tartar, 6 tubes lance-torpille Mark 32 324 mm (2×3) pour torpilles Mark 46
Aéronefs 2 hélicoptères SH-60 Seahawk
Carrière
Indicatif FFG-31

L’USS Stark (FFG-31) était une frégate lance-missiles de l’US Navy de la classe Oliver Hazard Perry. En 1987, elle a été touchée par deux missiles Exocet irakiens le pendant la guerre Iran-Irak, tuant 37 marins. Cette frégate fut le seul navire américain nommé en l'honneur de l'amiral Harold Rainsford Stark (1880–1972).

Sommaire

HistoireModifier

ConstructionModifier

Commandé aux chantiers Todd à San Pedro en Californie le 23 janvier 1978 comme élément du programme de l'année fiscale 78, le Stark fut lancé le et mis en service le .

Guerre Iran-IrakModifier

 
L'USS Stark après l’impact de deux missiles Exocet.
Article détaillé : Incident de l'USS Stark.

Le Stark fut déployé au sein de la force américaine du Moyen-Orient en 1984 et en 1987. Le navire fut touché le , par deux missiles anti-navire Exocet très probablement tirés par un Falcon 50 modifié[1] (surnommé Suzanne) irakien durant la guerre Iran-Irak. L'avion avait décollé de la base de Shaibah à 20 h 0 et avait volé vers le sud dans le golfe Persique. Peu de temps après avoir été, de manière routinière, détecté par la frégate aux alentours de 22 h 10, l'avion tira deux missiles Exocet. La frégate ne détecta pas les missiles et fut donc frappée par surprise. Le premier missile pénétra la coque par bâbord. Sa charge n'explosa pas mais le missile répandit du carburant enflammé sur son passage. Le second missile pénétra à peu près au même endroit, laissa une entaille de 4 mètres sur 3 dans la coque puis explosa dans les quartiers d'équipage. Trente sept marins furent tués et 21 blessés.

Malgré le feu, l'équipage repris la situation sous contrôle durant la nuit. Le navire retourna à Bahreïn puis à son port d'attache à Mayport en Floride, par ses propres moyens. Le navire fut réparé aux chantiers de construction navale Ingalls dans le Mississippi pour 142 millions de dollars.

Ce fut l’événement le plus meurtrier de l’US Navy en temps de paix avant l'explosion d'une tourelle de tir sur l'USS Iowa.

Comme les États-Unis et l'Irak n'étaient pas en guerre, cette attaque n'était pas autorisée. Selon des autorités irakiennes, le pilote qui a attaqué le Stark ne fut pas puni. Certains officiels américains croient qu'il a été exécuté mais le journaliste Robert Fisk a interrogé un ancien commandant adjoint de l'armée de l'air irakienne qui lui a indiqué que le pilote était toujours en vie[2]. Son attaque contre le Stark aurait cependant marqué la fin de sa carrière, et craignant pour sa vie, il fuit son pays en 1989[3].

Fin de carrièreModifier

Le Stark fut ensuite intégré à la flotte de l'Atlantique en 1990 avant de retourner dans le Moyen-Orient en 1991. Il fut attaché à l'UNITAS en 1993 et pris part à l’opération Support Democracy et à l’opération Able Vigil en 1994. En 1995, il retourna encore au sein de la Force navale du Moyen-Orient avant de re-servir en Atlantique en 1997 et en 1998.

Désarmé le 7 mai 1999, le Stark fut stocké en attente de service au Naval Inactive Ships Maintenance Facility à Philadelphie avant d'être ferraillé par la Metro Machine Corp. de Philadelphie le .

Notes et référencesModifier

  1. Ahmad Sadik et Tom Cooper (trad. Michel Bénichou), « Un Falcon 50 lance-missiles : Avion d'affaires contre navire de guerre », Le Fana de l'aviation, no 470,‎ , p. 41-45
  2. Robert Fisk, La grande guerre pour la civilisation : l'Occident à la conquête du Moyen-Orient, 1979-2005, La Découverte, 2005
  3. (en) Tom Cooper & Farzad Bishop, « Fire in the Hills: Iranian and Iraqi Battles of Autumn 1982 », ACIG.org, 26 août 2007 [lire en ligne]

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier