UN Watch, ou United Nations Watch, est une organisation non-gouvernementale qui se donne pour mission « d’assurer que l’ONU respecte sa propre Charte et que les Droits de l’Homme soient accessibles à tous »[1]. Fondée en 1993 par le diplomate américain Morris Abram, elle est basée à Genève (Suisse). Elle est accréditée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies et est une organisation non-gouvernementale associée au Département de l'Information publique des Nations unies (en) depuis 2005[2]. L’organisation est affiliée à l’American Jewish Committee et se consacre principalement à combattre les initiatives des Nations unies jugées défavorables à Israël[3].

UN Watch
(en) Monitoring the United Nations, Promoting Human RightsVoir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaines d'activité
Siège social
Organisation
Fondateur
Président
Alfred H. Moses (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Direction
Hillel Neuer (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Ardent défenseur d’Israël, son fondateur, Morris Berthold Abram, « a voulu créer une organisation pour critiquer l’ONU. Mais dès le départ, derrière son projet, c’est la question d’Israël à l’ONU qui le préoccupait. Or ce n’est pas la tâche d’une ONG de plaider la cause d’un État », estime Cornelio Sommaruga, ancien président du CICR. L'actuel président de l'organisation est l’avocat Hillel Neurer, qui intervient régulièrement au Congrès des États-Unis pour y analyser les activités du Conseil des droits de l’homme de l'ONU[3].

UN Watch a été actif dans le combat contre les violations des droits de l'homme en République démocratique du Congo et au Darfour, et a fait entendre sa voix contre des abus de régimes tels que la Chine[4], le Venezuela, Cuba[5] et la Russie[6], profitant régulièrement du temps qui lui est alloué lors des séances du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour permettre à des dissidents et des défenseurs des droits de l'homme de s'exprimer.

UN Watch a conduit des campagnes de dénigrement contre des personnalités perçues comme critiques à l'égard d’Israël, telles que le sociologue Jean Ziegler, la militante pour les droits de l'homme égyptienne Mona Seif, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens Richard Falk, ou encore Richard Goldstone et Christine Chinkin, tous deux membres d'une commission d’enquête de l'ONU sur l’offensive de l’armée israélienne sur la bande de Gaza en 2008. Les méthodes jugées agressives de l'organisation ont fait l'objet de critiques[3].

Notes et référencesModifier

  1. « Qui sommes-nous? », sur UN Watch (consulté le 3 février 2020)
  2. (en) Organisation des nations unies, « Twenty five non-governmental organizations newly associated with un public information department, 48 disassociated », (consulté le 14 février 2017).
  3. a b et c « La campagne de trop de UN Watch », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne)
  4. (en) « China tries to silence former political prisoner Yanh Jianli », Testimony at the UN (consulté le 14 février 2017).
  5. UN Watch, « Today: UN to Hear from Venezuelan Protest Leaders, Cuban Dissidents » (version du 19 décembre 2016 sur l'Internet Archive)
  6. (en) UN Watch, « “I was tortured by Russian-sponsored militants,” Ukrainian victim tells UN rights council », (consulté le 14 février 2017).

Liens externesModifier