Turny

commune française du département de l'Yonne

Turny
Turny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes Serein et Armance
Maire
Mandat
Stéphane Gallois
2014-2020
Code postal 89570
Code commune 89425
Démographie
Population
municipale
681 hab. (2017 en diminution de 5,02 % par rapport à 2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 09″ nord, 3° 44′ 50″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 297 m
Superficie 24,87 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Florentin
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Turny

Turny est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Turrois.

GéographieModifier

En région Bourgogne-Franche-Comté, dans le nord-est du département de l'Yonne, Turny est une commune située à la limite de deux régions historiques la Champagne et la Bourgogne-Franche-Comté dont elle fait partie. La commune de Turny s'étend sur 25,19 km2 et compte 717 habitants lors du recensement de la population datant de 2012, avec une densité de 30 habitants par km². Le village est situé dans 3 entités paysagères le Pays d'Othe au nord, la Champagne crayeuse au centre et la Champagne humide au sud. Son altitude minimale, 111 mètres, se situe au sud au hameau le Bas-Turny. L'altitude maximale avec 297 mètres est atteinte au nord au hameau du Fays, au pied de la forêt d'Othe. Turny est situé à proximité d'infrastructures à la jonction des routes départementales RD 977 qui relie Troyes et Auxerre, la RD 905 qui permet de rejoindre Joigny, la gare SNCF de Saint-Florentin. L'autoroute A5 qui relie Paris et Troyes est accessible à 25 km à Vullaine.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

La présence gauloise et romaineModifier

La région est peuplée depuis l'ère gauloise de communautés villageoises. Puis les Romains construisent la via d'Agrippa qui passe à 1 kilomètre de Turny, appelé Turniacum, reliant Sens et Troyes.

Le Moyen ÂgeModifier

Dès le Ve siècle, le diocèse de Sens a le contrôle de la paroisse de Turny. C'est à partir de 1140 que la royauté installe des institutions renforçant la puissance féodale. Les Templiers fondent la Commanderie de Coulours à qui est confiée la responsabilité de la paroisse de Turny et de ses 11 hameaux. Une maison templière est installée près l'endroit où est situé actuellement le hameau de l'Hôpital. En 1307, l'ordre des Templiers est aboli et leurs biens à Turny sont attribués à l'ordre religieux et militaire et hospitalier de Saint Jean de Jérusalem.

Les seigneursModifier

Plusieurs seigneurs marquent la vie de Turny :

  • Pierre de Saint-Étienne est seigneur de Turny avant 1493, date de sa mort. Sa fille Anne de Saint-Étienne épouse Jean de l'Espinasse qui devient le nouveau seigneur de Turny. C'est sous l'égide de son fils Antoine de l'Espinnasse qu'est bâtie l'église Saint-Mammès.
  • Charles de Barbezières, comte de Chemerault, édifie le château de Turny. Il meurt en 1677 et est inhumé dans l'église Saint-Mammès.
  • Jean François de la Rochefoucauld, marquis de Surgères, comte de Morville, de Venizy et de Turny, né en 1735 est de dernier seigneur de Turny. Il meurt le .

La RévolutionModifier

Le décret du crée une municipalité dans chaque paroisse ou bourg, dont l'assemblée est élue par les citoyens.

La Grande Guerre de 14/18Modifier

Lors de la mobilisation du , 294 Turrois sont mobilisés sur une population de 713 habitants. Le bureau de recrutement de Sens affecte les poilus dans les Régiments. Ils sont transportés sur les lignes de front dans le nord de la France. Turny perd 26 hommes dans les combats. En leur souvenir, leurs noms sont inscrits en lettre d'or sur le monument aux morts de la commune inauguré en 1922.

La Seconde Guerre mondiale de 39/45Modifier

Le est ordonnée la mobilisation des armées et de tous les Français soumis aux obligations militaires. Turny est situé en zone occupée et des soldats de la Wehrmacht s'installent dans le Bourg. Un mouvement de résistance se développe de à septembre 1944 sous la direction du Maquis de Libération Nord dirigé par Jean Chapelle "Verneuil". Raoul Dubois qui devient maire de Turny à la Libération, fait partie des résistants du mouvement de Libération Nord. Le , Saint-Florentin et les villages alentour sont libérés par les FFI avec l'appui de la 3e armée américaine venant de Normandie. Trois soldats de Turny sont décédés pendant les combats. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts.

HéraldiqueModifier

  Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Vie économique et socialeModifier

Turny est une commune rurale qui accueille agriculteurs, éleveurs et aviculteurs. Un certain nombre d'artisans sont installés dans la commune. Des services existent : cabinet médical, bibliothèque, agence postale, salle de fêtes, salle des associations. L'école fait partie du regroupement scolaire entre les communes de Chailley et Bœurs-en-Othe. Un parc de loisirs avec des jeux pour enfants, un parcours santé, un terrain de basket et foot sont à disposition des habitants. La vie associative est active.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1919 Emile Pescheux   Maire
1919 1923 Onésime Corgeron   Maire
1923 1930 Emile Jules Moreau   Maire
1930 1935 Camille Cherest   Maire
1935 1945 Emile Paillery   Maire
1945 1983 Raoul Dubois   Maire et Conseiller général de Brienon sur Armançon 1945-1951
1983 1983 Dany Hédou   Maire
1983 2001 Alain Brousseau   Maire
mars 2001 2008 Marie-Christine Hennon   Maire
mars 2008 mai 2020 Stéphane Gallois [1]   - style="vertical-align: top" 25 Mai 2020 en cours Jean Claude CHEVALIER   }

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2017, la commune comptait 681 habitants[Note 1], en diminution de 5,02 % par rapport à 2012 (Yonne : -1,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4151 1581 2091 2611 3081 3301 2911 2901 315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2751 2171 1501 1301 0791 0571 023901794
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
771743713611603576587592540
1962 1968 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
478434562654784731729717681
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église Saint-Mammès du XVIe siècleModifier

L'église a été édifiée à partir de 1518, sous l'égide d'Antoine de l'Espinasse, seigneur de Turny. Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques par les Beaux-Arts en 1913. C'est un édifice remarquable qui s'admire tant de l'extérieur que de l'intérieur. Le clocher est orné de gargouilles et coiffe l'ancien beffroi sous forme de tour carrée qui permettait depuis sa balustrade de surveiller les environs. La tour de guet est ronde et protège une cloche qui sonne le bourdon. Le portail principal, finement ciselé, est de style flamboyant à double entrée. L'intérieur de l'église laisse voir 3 nefs de style ogival flamboyant et plusieurs éléments classés : les fonts baptismaux, les verrières, la statue de sainte Barbe. Le retable date de 1671. L'église Saint-Mammès est ouverte lors des Journées du Patrimoine et de la Fête patronale. Les visiteurs peuvent retirer la clé à la Mairie et disposer d'un guide de visite qui leur facilite la découverte de ses beautés architecturales.

Lavoirs du XIXe siècleModifier

La commune de Turny conserve 7 lavoirs publics du XIXe siècle dans les hameaux du Fays - de Linant - de l'Hôpital - du Bourg de Turny - du Bas Turny. Le lavoir-mare-abreuvoir du Fays est situé au point le plus haut de la commune. Avec son aire de repos, elle est appréciée des visiteurs.

Point de vue remarquableModifier

Le hameau du Fays, situé au point de plus haut du Pays d'Othe, offre une vue panoramique sur les collines, les bois, les villages alentour.

Sentier de découverte du petit patrimoine rural "le Haut des Sorins"Modifier

Sur 6 km, un sentier balisé pédestre et VTT permet de découvrir les paysages et le petit patrimoine rural : lavoirs, puits, cimetière, bornes, ponts, château et ferme des Varennes... Le guide est à disposition à la mairie de Turny.

Le château et la ferme des VarennesModifier

Construit au milieu du XVIIIe siècle par Michel Sallot, seigneur des Varennes, conseiller du roi, avocat à Sens, le château s’inscrit dans un rectangle de 50 mètres de long sur 25 mètres de large. Il est entouré de fossés d’environ 8 mètres de largeur alimentés par le ru de Linant grâce à un système de vannes. La famille Sallot de Montacher restera propriétaire du domaine de père en fils jusqu'en 1892. La ferme des Varennes, propriété privée, actuellement restaurée, date de 1750 et possède un moulin à huile alimenté par un bras du ru de Linant qui a fonctionné jusqu'en 1890.

EnvironnementModifier

La commune inclut une ZNIEFF :

  • La ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords[6], qui englobe 29 398 ha répartis sur 21 communes[7]. Le milieu déterminant est la forêt ; on y trouve aussi eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses et prairies.

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier