Troisième guerre gréco-punique

La troisième guerre gréco-punique eut lieu de 315 à 307 av. J.-C. entre Carthage et ses alliés d'un côté, Syracuse de l'autre. Syracuse y perdit son rôle de puissance méditerranéenne majeure.

ContexteModifier

Après la deuxième longue guerre, entrecoupée de trêves, une paix de statu quo fut signée en 340 av. J-C. Carthage se maintenait dans l'ouest de l'île et Syracuse continuait de dominer les possessions grecques à l'est.

Le tyran de Syracuse Agathocle reprit les hostilités en mettant le siège devant Messine, cité libre. Cette opération menaçait le statu quo et le traité conclu en 338 entre les Carthaginois et Timoléon. Carthage refusant l'hégémonie de Syracuse en Sicile, la guerre devenait inévitable.

La guerreModifier

 
Hoplite carthaginois (IVe siècle av. J.-C.)

En 315 av. J.-C., le tyran Agathocle de Syracuse s'empare de la ville stratégique de Messène (aujourd'hui Messine) et, quatre ans plus tard, il envahit le domaine carthaginois puis assiège Akragas.

La contre-offensive carthaginoise récupère presque toute l'île en 310 et permet d'assiéger Syracuse. Pour faire face à cette situation difficile, Agathocle décide dans une audacieuse stratégie d'attaquer la ville même de Carthage en Afrique du nord. Les troupes carthaginoises assiégeant Syracuse furent donc rappelées mais furent vaincues devant Carthage, qui ne se rendit cependant pas. Après deux ans d'occupation, les forces de Syracuse furent vaincues à leur tour. Agathocle parvint à gagner la Sicile où il négocia la paix.

ConséquencesModifier

Carthage est désormais la puissance dominante en Sicile et personne ne le contestera pendant une trentaine d'années. Syracuse demeure un puissant bastion grec en Sicile et en Méditerranée mais elle ne pourra désormais plus jouer les premiers rôles.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens internesModifier

Sources de traductionModifier