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Tribunal de commerce de Paris

Le tribunal de commerce de Paris est un bâtiment situé sur la rive nord de l'île de la Cité à Paris, abritant le Tribunal de commerce de la capitale française.

Situation et accèsModifier

Situé entre le quai de la Corse, le boulevard du Palais, la rue de Lutèce et la rue Aubé (4e arrondissement), il est construit 1860 à 1865, selon les plans de l'architecte Antoine-Nicolas Bailly (1810-1892), sur ordre de l'empereur Napoléon III.

Palais du tribunal de commerce de ParisModifier

Bâtiments précédentsModifier

 
Démolition de l'église Saint-Barthelemy en 1791 - Pierre-Antoine Demachy, musée Carnavalet.

Le tribunal est construit à l'emplacement de la partie ouest de la rue de la Pelleterie[1]. Pour permettre la construction du nouveau bâtiment, le bal du Prado, qui se trouvait à l'angle de la rue de la Pelleterie et de la rue de la Barillerie (actuellement boulevard du Palais), est démoli en 1858. Il occupait le théâtre de la Cité-Variétés, lui-même construit à l'emplacement de l'église Saint-Barthélemy. La construction du tribunal entraine également la disparition de la rue du Marché-aux-Fleurs, percée en 1812 à l'emplacement de l'église Saint-Pierre-des-Arcis.

Le tribunal de commerce se situait auparavant place de la Bourse.

DescriptionModifier

Le corps de logis se présente sous la forme d'un quadrilatère de 50 sur 70 mètres de côtés couronné d'une coupole à huit pans de 45 mètres. L'édifice s'inspire de l'hôtel de ville de Brescia, en Italie, que l'Empereur admirait particulièrement.

Sa façade principale ouest, sur le boulevard du Palais, ne comporte qu'un seul étage, surmonté d'un attique. Au rez-de-chaussée, un avant-corps central est percé de cinq grandes arcades en plein cintre. Les pavillons d'angle sont aussi faiblement accusés que l'avant-corps central ; c'est le défaut habituel des constructions modernes ; elles manquent de saillies prononcées.

La façade du nord palais, sur le quai de la Corse, offre trois arcades portées par des colonnes de style composite, que surmontent d'insignifiantes statues de la Loi, de la Justice, de la Fermeté et de la Prudence. Au-dessus d'elles règne un fronton en attique que supportent quatre figures décoratives de Albert-Ernest Carrier-Belleuse. La façade sud, sur la rue de Lutèce, répète la façade nord. La façade est, sur la rue Aubé, ne répète rien et ne représente rien. Les arcades de la façade principale ouvrent sur un grand vestibule d’où l'on monte à la salle des Pas Perdus et aux salles d’audiences par un escalier dont l'aspect monumental et la riche décoration ne compensent pas la raideur de ses marches. Elle est ornée de peintures dues à Joseph-Nicolas Robert-Fleury et rappelant les fastes de la juridiction consulaire depuis Charles IX jusqu’à Napoléon III. La rue Aubé fait référence à Ambroise Guillaume Aubé, qui fut président du Tribunal de commerce de Paris[2],[3].

La coupole, qu'on a beaucoup critiquée, a cependant un double caractère historique. Elle reproduit, sur le désir exprimé par l'Empereur, le trait principal d'une petite église que ce dernier apercevait à sa gauche, émergeant des bords du lac de Garde, pendant qu'il attendait les résultats de l'attaque qu'il venait d'ordonner sur la tour de Solférino. Ce petit bourg perdu dans les arbres, c'était Desenzano, et Bailly, en élevant la coupole octogonale du Tribunal de commerce, a doté Paris d'un souvenir consacré à la glorieuse bataille du .

 
Le tribunal de commerce vu depuis le boulevard sebastopol

Cette coupole excentrée est une volonté du baron Haussmann. en effet lors de la création de ses Boulevards parisiens ce dernier voulait que chaque boulevard soit terminé par un bâtiment reconnaissable. Il a donc exigé de son architecte, Antoine-Nicolas Bailly, que celui-ci aligne la coupole avec le boulevard Sébastopol nouvellement rénové, au détriment de la symétrie du bâtiment.

GalerieModifier

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Historique de la juridictionModifier

PrésidentsModifier

Le président du tribunal est 41e dans l'ordre de préséance à Paris.

[...]

  • 1988-1992 : Philippe Grandjean[4]
  • 1992-1996 : Michel Rouger[5]
  • 1996-1999 : Jean-Pierre Mattei
  • 1999-2004 : Gilbert Costes
  • 2004-? : Perrette Rey
  • 2012-2015 : Frank Gentin
  • 2016-2019 : Jean Messinesi[6]
  • depuis 2019 : Paul-Louis Netter[7]

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Articles connexesModifier

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