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Taxi et car rapide à Dakar

Les moyens de transport au Sénégal sont essentiellement dominés au niveau de la capitale par les "cars rapides", "bus", "clandos" (véhicules particuliers roulant sur des itinéraires souvent fixes), taxis ou Jakartas (Moto taxi).

Il y a aussi la présence de garages où se réunissent ces moyens de locomotion, avec le plus grand parking sis à Pikine nommé "Les beaux maraîchers" où l'on peut trouver des automobiles de tout type pour toutes les destinations au niveau national (longues distances).

Au niveau de certaines régions (présence d'îles ou villages éloignés), le transport est assuré essentiellement par les "clandos" (cf ci-haut), des minibus, des pickups modifiés pour le transport, des pirogues dans les zones d'îles, ou des calèches.

Par voie maritime, la liaison Dakar-Casamance est assurée par des ferry au niveau de la gare de Dakar.

Sortant de la capitale, l'autoroute et le péage sont fonctionnels ainsi que le nouvel aéroport à Diass ou l'autoroute Ila Touba inaugurée en décembre 2018. On peut aussi noter le projet Bus Rapide Transit dont les travaux ont commencé en 2017.

Les réseaux sont plus denses à l'ouest du pays et la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert.

Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue un véritable défi. Sur certaines zones de l'extrême nord et est, les chemins sont souvent sableuses, où les 4x4 et pickups sont plus habilités[1]


Sommaire

Transports terrestresModifier

AutorouteModifier

Article détaillé : Liste des autoroutes du Sénégal.

Le réseau des autoroutes sénégalaises est long de 221 km, c'est l'un des plus longs réseaux autoroutiers à péage en Afrique de l'Ouest[2].

Le 21 décembre 2018, le président Macky Sall a procédé à l‘inauguration de l’autoroute à péage reliant Thiès (ouest) à Touba (centre) soit 115 kilomètres. En dépit de son inauguration en grande pompe,  cette autoroute à péage a occasionné le mécontentement de certaines populations paysannes des régions de Thiès et de Diourbel, qui ont à plusieurs reprises manifesté pour dénoncer la destruction de leurs champs et réclamé des indemnisations à l’Etat. L’infrastructure d’un coût de 415 milliards FCFA est financée par la Chine. Elle  « constitue la colonne vertébrale de l’ossature qui préfigure un développement polycentrique », a soutenu le président Macky Sall[3].

RouteModifier

 
Piste en latérite reliant la Gambie (Njau) au Sénégal
Article détaillé : Liste des routes du Sénégal.

En 2003[4], le réseau routier sénégalais comportait 13 576 km, dont 3 972 km de routes goudronnées et 9 604 km de pistes.

TaxisModifier

Article détaillé : Taxis au Sénégal.

Cars rapidesModifier

 
Un bus blanc Mercedes aux environs de Thiès

Abondamment décorés et couverts d'inscriptions religieuses (Alhamdoulilahi !, Que Dieu soit loué !), ils font partie intégrante du paysage sénégalais.

Lorsqu'ils sont de couleur jaune-orange-bleue, ce sont souvent des camionnettes Renault (Goélette Saviem) des années 1980, aménagées pour une vingtaine de passagers. Leur conduite parfois aléatoire, en raison de la densité du trafic et de leur mauvais état, leur a valu le surnom de « S'en fout la mort », parfois peint sur la carrosserie. On les appelle aussi « mille-kilos » ou « 22-places ». Ils sont utilisés pour des trajets urbains ou interurbains.

Mais il en existe d'autres, notamment les "Ndiaga Ndiaye", minibus Mercedes de couleur blanche, généralement plus confortables.

Les cars mourides, les plus récents, assurent des lignes régulières, plutôt sur de longues distances.

À Dakar il existe aussi un réseau de bus municipaux (Dakar Dem Dikk). Vers 2007 sont venus sur le réseau routier inter urbain des mini bus (marque TATA : fabricant indien) de couleur blanche avec des rayures bleues qui sont assemblés dans le pays et qui relient la banlieue du centre ville ; en guise de remplacement des Mercedes précitées mais ce remplacement est en cours et est loin d’être totalement réussi même si ces dits minibus contribuent nettement à diminuer le problème de transport (caractérisé par un sectionnement) dans la capitale sénégalaise.

RailModifier

Voulue par Faidherbe, la ligne de chemin de fer Dakar reliant à Saint-Louis — la première de l'Afrique de l'Ouest — fut inaugurée le 6 juillet 1885.

La gare de Dakar et celle de Saint-Louis datent de la même période.

Dans l'intervalle, le transport de voyageurs entre Dakar et Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la capitale au Mali, il subsiste le dénommé Petit train de banlieue.

Malheureusement aujourd'hui, la ligne reliant Dakar à Bamako a été abandonnée ainsi que celle qui reliait la capitale à Kaolack en passant par Diourbel et Guinguinéo.

De plus, le Petit train de banlieue effectue lui son terminus à la gare de Dakar-Cyrnos tout comme la navette autorail qui rallie Thiès à Dakar, ce qui fait que la gare de Dakar ne sert que de garage pour les trains en attendant le service et aussi de lieu de ravitaillement.

La réhabilitation de la gare de Dakar a été réalisée pour la mise en service du Train Express Régional Dakar - AIBD (TER inauguré le 14 janvier 2019) qui effectue le trajet de 59 km séparant Dakar de son nouvel aéroport.

Transports maritimesModifier

Article détaillé : Port autonome de Dakar.

Le port le plus important est celui de Dakar (PAD). Les ports secondaires sont ceux de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor.

Le naufrage du Joola en Casamance en septembre 2002, lié à de nombreux dysfonctionnements et notamment à une surcharge de passagers, reste dans toutes les mémoires.

 
Le Aline Sitoé Diatta

Un autre ferry avait d'abord pris la relève, le Wilis. En 16 heures, il reliait deux fois par semaine (de nuit) Dakar à Ziguinchor, transportant 462 personnes. Plus sûr et plus confortable, ce nouveau bateau ne faisait cependant pas l'unanimité. Encore sous le choc, les Casamançais restent inquiets, ils déplorent l'augmentation des tarifs et surtout l'abandon de l'escale à Karabane, faute d'infrastructure satisfaisante pour le moment. Du coup, l'économie locale de l'île et des environs se voit sinistrée et ces difficultés contribuent elles aussi à pousser nombre de jeunes Sénégalais à tenter l'aventure des îles Canaries, à leurs risques et périls. Une émission télévisée française, Thalassa, a récemment consacré un reportage à cette problématique, « Un nouveau bateau pour la Casamance »[5].

Depuis mars 2008 un nouveau bateau assure la liaison, le Aline Sitoé Diatta.

Transports fluviauxModifier

 
Écluse de navigation au barrage de Diama

En 2005[4], le Sénégal disposait d'environ 1 000 km de voies navigables.

Il s'agit principalement du fleuve Sénégal, du Saloum et du fleuve Casamance.

L'écluse de navigation du barrage de Diama – mis en service en 1988 à la frontière mauritanienne – doit permettre le passage des bateaux, mais n'est guère utilisée.

Transports aériensModifier

L'essor du tourisme est directement lié à la densité et à la qualité de ces infrastructures, puisque très peu de visiteurs se rendent au Sénégal par d'autres moyens de transport.

AéroportsModifier

En 2006[4], on dénombrait au Sénégal 20 aéroports/aérodromes civils ou militaires.

L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est un aéroport de classe internationale. Le terminal arrivée est un peu vieux, mais des travaux d'agrandissements sont en cours et vont donc rafraîchir l'aéroport de Dakar

Un nouvel aéroport moderne à Diass, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, l'aéroport international Blaise Diagne a été inauguré le 7 décembre 2017. La première pierre avait été posée par le Chef de l'État le 4 avril 2007.

L'aéroport de Saint-Louis, l'aéroport de Cap Skirring et l'aéroport de Ziguinchor sont des aéroports contrôlés ou de première catégorie.

L'aérodrome de Tambacounda n'est pas contrôlé, mais il est pourvu d’un service de protection de la navigation aérienne.

Enfin d'autres aérodromes civils font l'objet d'inspections périodiques : aérodrome de Bakel - aérodrome de Kaolack - aérodrome de Kédougou - aérodrome de Kolda - aérodrome de Matam - aérodrome de Podor - aérodrome de Richard-Toll - aérodrome de Simenti

Celui de Linguère est actuellement fermé.

Le Sénégal opère quelques aérodromes militaires, tels que la base aérienne 160 de Dakar-Ouakam.

Compagnies aériennesModifier

RéférencesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

*(en) M. McLane, The Senegal-Niger Railway, 1800-1904: A Case Study in Imperialism, University of Wisconsin, 1969.

  • (en) R. J. Peterec, The Role of the Port of Dakar in Independent West Africa: A Study of the Effect of Independence Upon, Columbia University, 1966
  • (en) Paul Edward Pheffer, Railroads and Aspects of Social Change in Senegal, 1878-1933, Philadelphie, University of Pennsylvania, 1975, 540 p. (Thèse)
  • (fr) Corinne L. Benveniste, Les relations Dakar - Saint-Louis. Le rail et la route, Dakar, université de Dakar, 1967, 119 p. (diplôme d’études supérieures)
  • (fr) Younousse Coly, Trafic et système logistique en Basse Casamance (1860-1920), Dakar, université Cheikh Anta Diop, 1997, 142 p. (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Moussa Coulibaly, Les transports urbains au Sénégal de 1945 à 1970 : le cas de Dakar, Dakar, université Cheikh Anta Diop, 1993, 158 p. (Mémoire de maîtrise)
  • (fr) André Dessertine, Un port secondaire de la Côte occidentale d’Afrique, Kaolack. Etude historique, juridique et économique, des origines à 1958, Dakar, université de Dakar, 1959, 172 p. (Diplôme d’Études Supérieures de droit)
  • (fr) Nfally Diedhiou, Administration coloniale et travail forcé en Casamance. Étude de cas du réseau routier à travers la construction de la route Tobor-Ziguinchor, Dakar, université Cheikh Anta Diop, 2000, 119 p. + annexes, (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Méissa Fall et Jean-Paul Tisot, Identification et caractérisation mécanique de graveleux latéritiques du Sénégal : application au domaine routier, étude INPL, 1993
  • (fr) Pierre Hazette, Les Taxis de Dakar, Le Grand Miroir, 2006, 301 p. , (ISBN 2874155586) (fiction)
  • (fr) Josse, « Thiès, plaque tournante du trafic ferroviaire de l'AOF », Bulletin d'information de l'AOF, n° 124, 15 février 1952, p. 9-14
  • (fr) Monique Lakroum, Le Port de Dakar, étude économique et sociale de 1919 à 1939, université Paris-XII, 197?, 176 p. (mémoire de maîtrise).
  • (fr) Monique Lakroum, Chemin de fer et réseaux d’affaires en Afrique Noire : le Dakar-Niger (1890-1960), université Paris-VII, 3 vol. 1987 (thèse d’État).
  • (fr) Serigne Bamba Ndiaye, La Mise en place du réseau routier au Sénégal, 1900-1940, Dakar, université de Dakar, 1978, 111 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Souleymane Ndiaye, Les Chemins de fer au Sénégal (1907-1933), Dakar, université de Dakar, 1977, 86 p. (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Birame Ndour, Éléments d’études sur le mouvement ouvrier dans les chemins de fer du Sénégal (1882-1938), Paris, Université de Paris VII, 1981, 67 p. (diplôme d’études approfondies).
  • (fr) K. J. Quirino, Le rôle du chemin de fer dans l’évolution des structures sociales en Afrique, Paris, EPHE, 1969 (Thèse de 3e cycle).
  • (fr) Ahmat Hadji Sidimi, Le mouvement ouvrier dans le chemin de fer 1917-1925. Genèse, évolution, Dakar, Université de Dakar, 1983, 126 p. + 4 p. (Mémoire de Maîtrise)

FilmographieModifier

  • Commerce sur deux roues, court métrage documentaire d'Auguste Clément A., 1999 ?, 11'

Liens externesModifier

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