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Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles ayant des titres homophones, voir Trans et Trance (homonymie).
Cérémonie en Indonésie

La transe est un « état second », « ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale » (Georges Lapassade, La transe, PUF, 1990, p. 3).

« La transe (transport spirituel) est un état modifié de conscience impliquant d'abord un dédoublement, le vécu d'une division ou multiplication de personnalité (corps/âme, esprit propre/esprit étranger...), ensuite un automatisme psychologique, l'impression de subir certains phénomènes psychiques (autonomie de l'âme, incorporation d'un esprit...) » (Pierre A. Riffard, Nouveau dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 2008, p. 288).

Sommaire

ÉtymologieModifier

Le terme transe, qui peut aussi s'écrire trance (terme anglais), est de la même famille que le verbe « transir », qui, au Moyen Âge, signifie « partir », « passer », « s'écouler ». Il vient du latin transire. À partir du Ve siècle, il prend souvent le sens de « passer de vie à trépas », comme le terme samadhi est parfois utilisé dans l'hindouisme.

Bien que l'expression « entrer en transe » au sens d'un état psycho-physiologique particulier soit apparue au XIVe siècle, l'état de transe est connu depuis plus longtemps.

CaractéristiquesModifier

La transe a été popularisée par les images spectaculaires de « sorciers » dont le corps était agité de soubresauts et les yeux révulsés. Si certains de ces phénomènes sont authentiques, d'autres sont simulés. Dans les soirées « techno » (les rave party), il a pu être noté que, sans connaissance du phénomène, une forme de transe pouvait être produite par entrainement collectif[1].

La transe résulte de moyens « techniques » particuliers : danse rotative (Danse circulaire (en)), accompagnée de musique percussive ou à tendance obsessionnelle, hyperflexion ou hyperextension du cou, pression sur les globes oculaires et fermeture des paupières, manœuvre de Valsalva, usage de certains procédés sonores, jeûne, respiration accélérée (hyperventilation, rebirth), usage éventuel de psychoactifs comme les plantes enthéogènes, échauffement collectif, etc. Certaines de ces méthodes pouvant présenter un danger, il est fortement déconseillé de les pratiquer sans un encadrement initial de personnes expérimentées.

FormesModifier

 
Lobsang Namgyal, oracle de Nechung en 1938

Les formes de la transe sont nombreuses, et fort différentes. En voici les types principaux, cités par ordre alphabétique.[2]

HomonymieModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Georges Lapassade, Les états modifiés de conscience, PUF, coll. Nodules, 1987
  • Georges Lapassade, La transe, PUF, coll. Que sais-je ?, 1990
  • Jean-François Beauchêne, Transterpsychothérapie. Incidences des musiques traditionnelles des provinces de l'ouest de la France, article, dans Possessions (2017), dirigé par Jean-Marie Brohm et Georges Bertin
  • Jean-Marie Brohm et Georges Bertin (dir.), Possessions, éditions du Cosmogone, , Lyon, 2017, (ISBN 9782810302093)[4]

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Effervescence techno, ou, La communauté trans(e)cendantale De Stéphane Hampartzoumian.
  2. Georges Lapassade, La transe, PUF, coll. "Que sais-je ?", 1990. Michel Nachez, Rêve lucide, transe, OBE... États non ordinaires de conscience, Strasbourg, Éditions Néo cortex, 2012.
  3. Thubten Ngodup Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6)
  4. http://espritcritique.uiz.ac.ma/publications/2501/esp2501.pdf