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Transat Jacques-Vabre 2019

Transat Jacques Vabre 2019
Généralités
Sport Course au large
Organisateur(s) Association Transat Jacques Vabre
Édition 14e
Type / Format En double, sans escale et sans assistance
Lieu(x) Entre Le Havre Drapeau de la France et
Salvador de Bahia Drapeau du Brésil
Date à partir du
Participants 59 bateaux
Site web officiel www.transatjacquesvabre.org

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France Thomas Coville et Drapeau : France Jean-Luc Nélias (Ultime)
Drapeau : France Lalou Roucayrol et Drapeau : Espagne Alex Pella (Multi50)
Drapeau : France Jean-Pierre Dick et Drapeau : France Yann Eliès (IMOCA)
Drapeau : France Maxime Sorel et Drapeau : France Antoine Carpentier (Classe40)

Navigation

La Transat Jacques-Vabre 2019 est la quatorzième édition de la Transat Jacques-Vabre. Le départ est donné le à 13 h 15.

L'épreuve relie Le Havre à Salvador de Bahia (Brésil), soit un parcours théorique de 4 350 milles (8 056,2 km). Trois types de voiliers sont engagés, ce qui donne lieu à trois classements : les Multi50, multicoques de 50 pieds ; les Imoca, monocoques de 60 pieds ; et les Class40, monocoques de 40 pieds.

En Multi50, les vainqueurs sont Gilles Lamiré et Antoine Carpentier, sur Groupe GCA-Mille et Un Sourires. Ils franchissent la ligne d'arrivée le , à h 49 min 4 s (heure de France). Ils ont parcouru 4 926 milles (9 122,9 km) en 11 jours, 16 heures, 34 minutes et 41 secondes, soit une moyenne sur l'eau de 17,56 nœuds (32,52 km/h).

En Imoca, les vainqueurs sont Charlie Dalin et Yann Eliès, sur Apivia. Ils franchissent la ligne d'arrivée le , à h 23. Ils ont parcouru 5 062 milles (9 374,8 km) en 13 jours, 12 heures et 8 minutes, soit une moyenne sur l'eau de 15,62 nœuds (28,93 km/h). Eliès remporte l'épreuve pour la troisième fois.

En Class40, les vainqueurs sont Ian Lipinski et Adrien Hardy, sur Crédit mutuel. Ils franchissent la ligne d'arrivée le , à h 36 min 23 s. Ils ont parcouru 4 714 milles en 17 jours, 16 heures, 21 minutes et 23 secondes, soit une moyenne sur l'eau de 11,11 nœuds.

Type de bateauModifier

Faute de place dans les ports de départ et d'arrivée et n'étant pas en mesure de leur assurer la sécurité et la visibilité médiatique nécessaire[1], l'organisation de la course n'engage pas les multicoques de classe Ultime pour cette édition de la Transat Jacques Vabre ; la nouvelle transat Brest Atlantiques est alors créée pour ce type de bateaux dont le départ est donné le 5 novembre.

De ce fait, trois types de voiliers sont admis à participer :

  • des multicoques dont la longueur est de 50 pieds, soit 15,24 m. Ces bateaux doivent répondre aux règles de la classe Multi50 ;
  • des monocoques d'une longueur comprise entre 59 et 60 pieds, c'est-à-dire, environ 18 mètres. Ces bateaux doivent répondre aux règles de la classe des 60 pieds IMOCA ;
  • des monocoques dont la longueur est de 40 pieds, soit 12,19 m. Ces bateaux doivent répondre aux règles de la classe Class40.

ParcoursModifier

Les bateaux s'élancent d'abord vers le nord, longeant la côte sur une quinzaine de milles pour aller enrouler, devant Étretat, la bouée spectacle Région Normandie, la laissant à bâbord. Il n'y a pas d'autre marque ou passage obligé. Les concurrents sont cependant tenus de respecter les différents dispositifs de séparation du trafic (DST) rencontrés : île d'Ouessant, cap Finisterre, cap Saint-Vincent et îles Canaries[2]. Le parcours théorique jusqu'à Salvador de Bahia (Brésil) est de 4 350 milles.

ParticipantsModifier

Cinquante-neuf bateaux sont inscrits (3 Multi50, 29 IMOCA et 27 Class40), soit 118 marins[3].

Multi50Modifier

Classe Multi50 : multicoques 50 pieds (3 inscrits)[4]
Concurrents Bateau Classement Arrivée
Skipper 1 Nationalité Skipper 2 Nationalité Nom du bateau Lancement Général Date Temps Moyennes (nds)
Gilles Lamiré   France Antoine Carpentier   France Groupe GCA - Mille et un sourires 2009 1 8 novembre 11 jours, 16 heures, 34 minutes et 41 secondes
Thibaut Vauchel-Camus   France Fred Duthil   France Solidaires en Peloton - ARSEP 2017 2 8 novembre 12 jours, 2 heures, 38 minutes et 1 seconde
Sébastien Rogues   France Matthieu Souben   France Primonial 2009 3 9 novembre 13 jours 9 minutes et 42 secondes

IMOCAModifier

En 2018 et 2019, huit Imoca sont construits en vue du Vendée Globe 2020-2021. Cinq de ces nouveaux bateaux participent à la Transat Jacques-Vabre[5].

Classe IMOCA : monocoques 60 pieds (29 inscrits)[6]
Concurrents Bateau Classement Arrivée
Skipper 1 Nationalité Skipper 2 Nationalité Nom du bateau Lancement Général Date Temps Moyennes (nds)
Charlie Dalin   France Yann Eliès   France Apivia 2019 1 10 novembre 13 jours 12 heures et 8 minutes
Kevin Escoffier   France Nicolas Lunven   France PRB 2009 2 10 novembre 14 jours 3 heures 49 minutes et 42 secondes
Jérémie Beyou   France Christopher Pratt   France Charal 2018 3 10 novembre 14 jours 3 heures et 56 minutes
Charlie Enright   États-Unis Pascal Bidégorry   France 11th Hour Racing 2015 4 10 novembre 14 jours 6 heures et 10 minutes et 23 secondes
Thomas Ruyant   France Antoine Koch   France Advens for Cybersecurity 2019 5 10 novembre 14 jours 7 heures et 55 minutes et 41 secondes
Clarisse Cremer   France Armel Le Cléac'h   France Banque Populaire X 2011 6 10 novembre 14 jours 8 heures et 46 minutes et 24 secondes
Samantha Davies   Royaume-Uni Paul Meilhat   France Initiatives Coeur 2010 7 10 novembre 14 jours 9 heures et 30 minutes et 44 secondes
Sébastien Simon   France Vincent Riou   France Arkea-Paprec 2019 8 11 novembre 14 jours 15 heures et 5 minutes et 53 secondes
Fabrice Amedeo   France Eric Péron   France Newrest - Art & Fenêtres 2015 9 11 novembre 14 jours 16 heures et 1 minute et 7 secondes
Louis Burton   France Davy Beaudart   France Bureau Vallée 2 2015 10 11 novembre 14 jours 16 heures et 21 minutes et 43 secondes
Yannick Bestaven   France Roland Jourdain   France Maître Coq 2015 11 11 novembre 14 jours 22 heures et 6 minutes et 23 secondes
Boris Herrmann   Allemagne Will Harris   Royaume-Uni Malizia II - Yacht Club de Monaco 2015 12 11 novembre 14 jours 22 heures et 28 minutes et 43 secondes
Nicolas Troussel   France Jean Le Cam   France Corum l'épargne 2007 13 11 novembre 14 jours 23 heures et 26 minutes et 30 secondes
Damien Seguin   France Yoann Richomme   France Groupe Apicil 2008 14 11 novembre 15 jours 8 heures et 17 minutes et 21 secondes
Romain Attanasio   France Sébastien Marsset   France Pure 2007 15 11 novembre 15 jours 10 heures et 11 minutes et 10 secondes
Maxime Sorel   France Guillaume Le Brec   France V and B - Mayenne 2007 16 12 novembre 15 jours 14 heures et 48 minutes et 24 secondes
Giancarlo Pedote   Italie Anthony Marchand   France Prysmian Group 2015 17 12 novembre 15 jours 15 heures et 26 minutes et 57 secondes
Arnaud Boissières   France Xavier Macaire   France La Mie Câline - Artipôle 2007 18 12 novembre 15 jours 20 heures et 9 minutes et 47 secondes
Benjamin Dutreux   France Thomas Cardrin   France Water Familly 2006 19 12 novembre 16 jours 19 minutes et 18 secondes
Stéphane Le Diraison   France François Guiffant   France Time for Oceans 2007 20 12 novembre 16 jours 1 heure et 16 minutes et 31 secondes
Alan Roura   Suisse Sébastien Audigane   France La Fabrique 2007 21 12 novembre 16 jours 5 heures et 13 minutes et 30 secondes
Manuel Cousin   France Gildas Morvan   France Groupe Setin 2007 22 13 novembre 16 jours 11 heures et 22 minutes et 47 secondes
Miranda Merron   Royaume-Uni Halvard Mabire   France Campagne de France 2006 23 14 novembre 17 jours 10 heures et 51 minutes et 3 secondes
Pip Hare   Royaume-Uni Andrew Baker   Royaume-Uni Pip Hare Ocean Racing 2000 24 14 novembre 18 jours 5 heures et 11 minutes et 43 secondes
Alexia Barrier   France Joan Mulloy   Irlande 4MyPlanet 1998 25 14 novembre 18 jours 5 heures et 22 minutes et 5 secondes
Ari Huusela   Finlande Michael Ferguson   Irlande Ariel 2 2007
Erik Nigon   France Tolga Ekrem Pamir   Turquie Vers un monde sans SIDA 2006
Isabelle Joschke   Allemagne Morgan Lagravière   France MACSF 2007 Abandon le 7 novembre (avarie de quille)[7]
Alex Thomson   Royaume-Uni Neal McDonald (en)   Royaume-Uni Hugo Boss 2019 Abandon le 3 novembre (collision OFNI)[8]

Class 40Modifier

Class40 : monocoques 40 pieds (27 inscrits)[9]
Concurrents Bateau Classement Arrivée
Skipper 1 Nationalité Skipper 2 Nationalité Nom du bateau Lancement Général Date Temps Moyennes (nds)
Martin Louchart   France Frédéric Duchemin   France #Attitudemanche 2011
Yves Courbon   France Renaud Courbon   France A chacun son Everest 2012
Aymeric Chappellier   France Pierre Leboucher   France Aïna Enfance & Avenir 2017
Simon Koster   Suisse Valentin Gautier   Suisse Banque du Léman 2019
William Mathelin-Moreaux   France Marc Guillemot   France Beijaflore 2018
Jörg Riechers   Allemagne Cédric Château   France Cape Racing Yachts 2018
Jean-Baptiste Daramy   France Alexandre Hamlyn   France Chocolat Paries - Coriolis Composites 2011
Bertrand de Broc   France Vincent Leblay   France Cre'Actuel - Côtes d'Armor 2016
Ian Lipinski   France Adrien Hardy   France Crédit Mutuel 2019
Louis Duc   France Aurélien Ducroz   France Crosscall Chamonix Mont-Blanc 2017
Pierrick Letouzé   France Simon Kervarrec   France E.Leclerc 2014
Catherine Pourre   France Pietro Luciani   Italie Eärendil 2015
Emmanuel Le Roch   France Basile Bourgnon[10]   France Edenred 2010
Charles-Louis Mourruau   France Estelle Greck   France Entraide Marine-Adosm 2010
Florian Gueguen   France Raphael Auffret   France Equipe voile Parkinson 2007
Soenke Bruhns   Allemagne Arnt Bruhns   Allemagne Iskareen 2014
Pierre-Antoine Tesson   France Paul Gallet   France Kerhis 2003
Hiroshi Kitada   Japon Takeshi Hara   Japon Kiho 2015
Luke Berry   France Tanguy Le Turquais   France Lamotte - Module Création 2018
Sam Goodchild   Royaume-Uni Fabien Delahaye   France Leyton 2018
Kito de Pavant   France Achille Nebout   France Made In Midi[11] 2013
Mathieu Claveau   France Christophe Fialon   France Prendre la Mer, Agir pour la forêt 2008
Thibault Hector   France Christophe Bachmann   France Rennes.Saint-Malo/Mer Entreprendre 2017
Pascal Fravalo   France Guillaume Goumy   France SOS Méditerranée 2014
Georges Guigen   France Erwann de Kerros   France Terre Exotique 2004
Morgan Ursault-Poupon   France Remi Lhotellier   France Up Sailing, Unis pour la Planète 2007
Pierre-Louis Atttwell   France Calliste Antoine   France Vogue avec un Crohn 2014

Avant la courseModifier

Le , à Port-Camargue, lors des contrôles de jauges, Made In Midi, le Class40 du binôme Kito de Pavant-Achille Nebout, casse son mât en trois pour une raison inconnue. Le , à Port-la-Forêt, Kito de Pavant récupère le voilier de Jean Galfione, un plan Humphreys de 2013 du chantier Ocean Tec[12],[11].

Le , lors de son convoyage de Port-la-Forêt au Havre, Arkea-Paprec, l'Imoca de Sébastien Simon et Vincent Riou, casse son foil bâbord. « Cela ne remet pas en question notre participation », dit Sébastien Simon. « On n'y va plus pour la victoire ou un podium, on y va pour terminer la course dans de bonnes conditions et s'enrichir de cette expérience[13]. »

À la suite d'un départ de feu survenu au Havre à l'intérieur de l'Imoca Fortil le , Clément Giraud et Rémi Beauvais doivent renoncer à leur participation[14].

Avant le départ, on prédit qu'une bonne moitié des concurrents tenteront une option ouest dès la pointe du Cotentin : ils contourneront par le nord tout le système dépressionnaire qui s'installe sur l'Atlantique. La route sera beaucoup plus longue, le pari évidemment risqué[15]. Mais, au fil des jours, on découvre que les systèmes ne se comportent pas comme prévu. Ils poussent vers le nord. Un grand contournement n'en sera que plus hasardeux[16].

DéroulementModifier

La directrice de course est Sylvie Viant[17]. Le départ est donné au Havre le , à 13 h 15, pour les trois catégories de bateaux[18],[3].

Course des Multi50Modifier

Gilles Lamiré et Antoine Carpentier, sur Groupe GCA-Mille et Un Sourires arrivent en vainqueurs à Salvador de Bahia le , à h 49 min 4 s (heure de France). Ils viennent de parcourir 4 926 milles en 11 jours, 16 heures, 34 minutes et 41 secondes, soit une moyenne sur l'eau de 17,56 nœuds[19].

Course des ImocaModifier

. Durant la première nuit de course, au vu des bulletins météo frais, les skippers qui envisageaient le grand contournement par l'ouest y renoncent. Les Imoca font tous route Ouessant[16].

Au matin du , après 18 heures de course, la tête de la flottille Imoca déborde l'île d'Ouessant. Le duo Jérémie Beyou-Christopher Pratt (Charal) est en tête. Il est suivi d'Alex Thomson-Neal McDonald (en) (Hugo Boss, 2es), de Damien Seguin-Yoann Richomme (Groupe Apicil, 3es), de Kevin Escoffier-Nicolas Lunven (PRB, 4es) et de Clarisse Crémer-Armel Le Cléac'h (Banque populaire X, 5es)[20].

Scission de la flottille

« C’est une transat qui a démarré par un coup de poker, dit Yann Eliès. Plein est ou plein ouest ? On en a beaucoup discuté avant le départ, on s’est bien pris le chou. Et quand tu commences à prendre des décisions à l’encontre du routage et de l’ordinateur, il faut avoir de sacrés arguments à faire valoir. La route ouest était aguicheuse, elle brillait, elle permettait de faire un gros décalage[21]. » À minuit, Samantha Davies et Paul Meilhat (Initiatives-Cœur, 3es), virent de bord, optant pour le sud. Ils sont imités par bon nombre de concurrents, car la route de l'ouest paraît complexe : la grosse dépression ne bouge plus, et ne va bouger que très peu les deux prochains jours[22]. Le risque est grand que le vent ne tourne jamais au nord-ouest[21].

À la mi-journée du , six bateaux forment un groupe de tête. À l'approche du cap Finisterre, ils se tiennent en une vingtaine de milles. Ce sont Beyou-Pratt (1ers), Charlie Dalin-Yann Eliès (Apivia, 2es), Charlie Enright-Pascal Bidégorry (11th Hour Racing, 3es), Escoffier-Lunven (4es), Davies-Meilhat, (5es) et Crémer-Le Cléac'h (6es)[23]. Ils virent à tribord, s'apprêtant à passer à l'ouest du DST (dispositif de séparation du trafic), sauf Escoffier-Lunven, qui choisissent de passer à l'est[24]. En milieu de flottille, entre les 47e et 46e parallèles, trois Imoca ont choisi de continuer plein ouest : ceux de Yannick Bestaven-Roland Jourdain (Maître Coq, 14es), de Louis-Burton-Davy Beaudart (Bureau Vallée 2, 15es) et de Thomson-MacDonald (16es). Ils espèrent être les premiers à toucher le renforcement du vent — et surtout sa bascule, comme dans une classique dépression. Or, la météo reste incertaine. Elle ne garantit aucun changement d'angle du vent (il vient du sud-ouest). En gagnant dans l'ouest, les trois bateaux vont certes naviguer dans un vent plus fort, mais au près, ce que les Imoca n'apprécient guère[25]. Dans la nuit, ils sont imités par deux équipages : Giancarlo Pedote-Anthony Marchand (Prysmian Group, 12es) et Boris Herrmann-Will Harris (Malizia II, 13es)[26].

Le , aux premières heures, on découvre en tête qu'Escoffier-Lunven ont fait la bonne opération[26]. Leur option leur a permis de passer de la quatrième à la première place. Beyou-Pratt sont 2es, Dalin-Eliès 3es, Crémer-Le Cléac'h 4es, Davies-Meilhat 5es et Enright-Bidégorry 6es, à 13 milles des premiers[27]. La route sud apparaît pour le moment bien plus avantageuse. Le groupe de tête va trois nœuds plus vite que les cinq premiers bateaux qui s'entêtent dans l'ouest, dans des conditions difficiles. Ceux-ci ont une centaine de milles de retard sur la tête de course[28]. Thomson révèle ce jour-là que c'est un problème de voile de près bon plein[29] qui a contraint Hugo Boss à choisir la route ouest[30]. Dans la soirée, le classement du groupe de tête a changé. L'Apivia de Dalin-Eliès paraît très véloce au près[31]. Il mène, suivi du PRB d'Escoffier-Lunven (2es) et du Charal de Beyou-Pratt (3es)[32].

Renoncement à l'option ouest

Le matin du , au grand large de Tanger, Dalin-Eliès mènent toujours, suivis de Beyou-Pratt et de Davies-Meilhat qui s'échangent la deuxième place. Le Banque populaire X de Crémer-Le Cléac'h est 4e. Escoffier-Lunven, qui viennent d'effectuer une pénalité d'une heure trente pour une rupture involontaire du plomb moteur, sont maintenant 5es[33]. Enright-Bidégorry prennent du retard sur le groupe de tête[34]. Pendant ce temps, sur la route ouest, les skippers doivent se rendre à l'évidence : la bascule attendue ne viendra pas. La désillusion est totale. « On a pris l’option la plus dure et finalement la moins rapide[35] », se lamente Yannick Bestaven. Tous virent de bord, et font route sud pour tenter de « limiter les dégâts[35] ». Ils ont maintenant plus de 200 milles de retard sur la tête de course[35]. À la mi-journée, les cinq de devant, qui négocient une dorsale, sont toujours groupés. Dalin-Eliès (1ers) et Beyou-Pratt (3es) accélèrent. Ils sont épargnés par la dorsale[36], car mieux positionnés — un peu plus à l'est — que les trois autres. Ceux-ci, en fin d'après-midi, sont relégués à 50 milles, et rattrapés par un groupe de quatre bateaux qui ont suivi la même trajectoire que les deux bateaux de tête : Sébastien Simon-Vincent Riou (Arkea-Paprec), Enright-Bidegorry, Seguin-Richomme et Nicolas Troussel-Jean Le Cam (Corum l'épargne)[37].

Le , un âpre duel à quelque 20 nœuds oppose les deux bateaux de tête, de la latitude de Madère aux îles Canaries. Dalin-Eliès tirent un long bord plein sud, tandis que Beyou-Pratt descendent « en escalier » plus à l'ouest. L'empoignade finit par tourner à l'avantage de Beyou-Pratt, qui mènent, le soir, d'une vingtaine de milles[38].

Le , dans un alizé de nord-est, les premiers Imoca débordent les Canaries. En fin de matinée, Beyou-Pratt sont suivis de Dalin-Eliès à 46 milles[39]. Les bords gagnent peu à peu dans l'ouest, en prévision du passage du Pot au noir, en principe moins épais dans l'ouest en cette saison[40].

Le , en fin de nuit, Beyou-Pratt franchissent le tropique du Cancer. Ils précèdent Crémer-Le Cléac'h de 40 milles[41]. Ayant heurté un objet flottant non identifié, Thomson et McDonald (16es) abandonnent[42].

Le , la tête de course déborde les îles du Cap-Vert. Beyou-Pratt précèdent Dalin-Eliès de 55 milles[43]. À minuit, avant que les premiers ne ressentent les effets du Pot au noir, annoncé du 8e au 3e parallèle nord[44], Beyou-Pratt précèdent Dalin-Eliès (2es) de 74 milles, Enright-Bidegorry (3es) de 78 milles, Escoffier-Lunven (4es) de 126 milles et Crémer-Le Cléac'h (5es) de 129 milles. Plus loin, les poursuivants sont à l'affût d'une possible redistribution des cartes. Ils sont emmenés par Davies-Meilhat (6es), à 213 milles des premiers. Trois bateaux qui s'étaient fourvoyés dans l'option ouest reviennent au contact de ces poursuivants. Ils sont emmenés par Thomas Ruyant-Antoine Koch (Advens for Cybersecurity, 11es), à 286 milles des premiers[45].

Pot au noir

Le , dans la nuit, Beyou-Pratt, qui faisaient route sud, infléchissent sud-sud-ouest. Dalin-Eliès continuent plein sud. Placés dans l'ouest de Charal, ils croisent donc sa trajectoire et se retrouvent décalés dans l'est, d'une douzaine de milles. En début d'après-midi, Beyou-Pratt devancent Dalin-Eliès de 122 milles[46]. Mais le Pot au noir va se révéler calamiteux pour le bateau de tête. Stéphane Le Diraison, qui s'apprête à traverser pour la cinquième fois cette zone de basses pressions, la décrit ainsi : « Au menu, rafales puissantes et soudaines, éclairs dans une ambiance d’apocalypse, ciel bouché nous plongeant dans la pénombre… Sur leur chemin, les nuages pompent toute l'énergie, si bien que derrière eux il n'y a plus de vent, plus du tout de vent[47]. » La vitesse de Charal tombe à 7 nœuds[48]. En milieu d'après-midi, elle n'est plus que de 0,7 nœud[49]. Voyant cela[50], Dalin-Eliès se décalent plus encore dans l'est. À minuit, Charal n'a plus que 49 milles d'avance sur l'Apivia de Dalin-Eliès[51],[52].

Le , à 5 heures, l'avance de Beyou-Pratt n'est plus que de 11 milles[53]. À 6 heures, Dalin-Eliès prennent la tête. À midi, ils ont 48 milles d'avance[52]. Chacun tente de trouver une explication aux déboires de Charal. Charlie Dalin songe à la formation d'une onde d'est. Richard Silvani, de Météo-France, n'y croit pas : « Il y a effectivement une inflexion sur l’isobare à l’endroit où sont passés Apivia et Charal, mais elle n’a pas l’ampleur de ces phénomènes qui déclenchent ensuite des cyclones[44] » Charal se serait trouvé sous un nuage ayant « absorbé toute l’énergie par convection, sans la restituer. Grand classique des grains du Pot au noir[44] »

Le , à 9 heures, Dalin-Eliès, filant 11 nœuds, ont 130 milles d'avance sur Beyou-Pratt (2es). Ceux-ci avancent à 3 nœuds, alors que les six autres bateaux de tête — marchant 60 milles plus à l'est — affichent tous des vitesses supérieures à 10 nœuds[54]. À 10 heures, Escoffier-Lunven ont pris la deuxième place. Crémer-Le Cléac'h sont 3es. Beyou-Pratt, scotchés à 1,8 nœud, sont 4es[55]. À 17 heures, Dalin-Eliès reprennent de la vitesse : 19 nœuds. Ils en ont fini avec le Pot au noir. Ils franchissent l'équateur. À 19 heures, Beyou-Pratt (4es), toujours à l'ouest, avancent à 5 nœuds. Les six autres bateaux de tête ont des vitesses supérieures à 10 nœuds[56]. À minuit, Beyou-Pratt (5es) sont toujours à la peine, à 5 nœuds. Les huit autres bateaux de tête avancent à plus de 10 nœuds[57].

Atlantique sud

Le , à 9 heures, les sept bateaux de tête sont tirés d'affaire, affichant des vitesses supérieures à 12 nœuds. Dalin-Eliès, à 698 milles de l'arrivée, ont creusé un écart de 226 milles avec les 2es, Crémer-Le Cléac'h, qui ont gagné trois places en trois jours, et qui ont franchi l'équateur. Escoffier-Lunven (3es) sont à 234 milles, Enright-Bidégorry (4es) à 261 miles, Simon-Riou (5es) à 286 milles. Les plus malheureux sont évidemment Beyou-Pratt[58], qui venaient de mener la course quatre jours durant, qui avaient 122 milles d'avance sur Dalin-Eliès trois jours plus tôt, et qui sont maintenant 6es, à 288 milles. « Des coups comme ça, dit Jean Le Cam, on en a eu tous eu, mais là, c’est vraiment raide[59]. » Ruyant-Koch poursuivent une remarquable remontée. Après un arrêt technique de quatre heures à Cherbourg, ils étaient repartis 29es et derniers. Ils étaient 20es le , quand ils ont renoncé à l'option ouest. Ils étaient 11es à l'entrée du Pot au noir[60]. Ils en sortent à la septième place, 7 milles derrière Beyou-Pratt[61]. Ceux-ci prennent bientôt la cinquième place à Simon-Riou[62]. Sur ce dernier bord de 1 000 milles dans l'alizé, « tout droit et sans option[63] », les conditions sont propices aux foilers. Le Banque populaire X de Crémer et Le Cléach, bateau à dérives droites, ne peut contenir longtemps leurs assauts. Le PRB d'Escoffier-Lunven lui prend la deuxième place[64]. Ruyant-Koch prennent la sixième place à Simon-Riou[65].

Le , Beyou-Pratt prennent la quatrième place à Enright-Bidégorry[66], puis la troisième à Crémer-Le Cléac'h (ils vont 3 ou 4 nœuds plus vite que ces derniers[63]). Ils se lancent maintenant à la poursuite d'Escoffier-Lunven (2es), qui les devancent de 42 milles[67]. Enright-Bidégorry prennent la quatrième place à Crémer-Le Cléac'h[68]. Ruyant-Koch prennent la cinquième place à Crémer-Le Cléac'h[69]. Ruyant-Koch et Enright Bidégorry se disputent maintenant la quatrième place[70].

Arrivées

Le , Ruyant-Koch prennent la quatrième place à Enright-Bidégorry[71]. À h 23 (heure de France), Charlie Dalin et Yann Eliès, sur Apivia, foiler mis à l'eau trois mois plus tôt[72], arrivent à Salvador de Bahia en vainqueurs, après 13 jours, 12 heures et 8 minutes de course. Ils ont parcouru 5 062 milles à 15,62 nœuds de moyenne sur l'eau[73]. C'est la troisième victoire de Yann Eliès dans la Transat Jacques-Vabre[72]. Pendant ce temps, l'alizé de sud-est permet au Charal de Beyou-Pratt (3es) de donner toute sa puissance. Il marche régulièrement 1,5 à 2 nœuds plus vite que le PRB d'Escoffier-Lunven (2es). À 235 milles de l'arrivée, l'écart n'est plus que de 22 milles entre les deux bateaux. Ils livrent une spectaculaire régate à l'approche de Salvador[74],[75]. En virant la pointe du Padrão, l'écart n'est plus que de 2 milles. Kevin Escoffier et Nicolas Lunven réussissent à préserver leur deuxième place, sur un PRB mis à l'eau en 2010 et 10 à 15 % moins rapide que les bateaux neufs à certaines allures[5]. Ils terminent à 17 h 4 min 42 s, soit 15 heures, 42 minutes et 42 secondes après les premiers. Jérémie Beyou et Christopher Pratt, sur Charal, terminent 3es, 6 minutes et 19 secondes après Escoffier-Lunven[74]. Thomas Ruyant et Antoine Koch, sur un Advens for Cybersecurity mis à l'eau deux mois plus tôt, parachèvent leur brillante remontée en terminant 4es, à 19 h 10. Ils sont suivis 14 minutes et 42 secondes plus tard de Charlie Enright et Pascal Bidegorry, sur 11th Hour Racing (5es)[76]. À 22 h 1 min 24 s, Clarisse Crémer et Armel Le Cléac'h arrivent 6es, sur un Banque populaire X mis à l'eau en 2011, qui termine 1er des bateaux à dérives[77].

Les deux derniers arrivent le . À 12 h 22 min 14 s, Ari Huusela et Michael Ferguson, sur Ariel 2, bateau mis à l'eau en 2007, terminent 26es[78]. À 14 h 57 min 16 s, Erik Nigon et Tolga Ekrem Pamir, sur Vers un monde sans sida, bateau mis à l'eau en 2006, terminent 27es[79]. Deux Imoca ont abandonné.

Course des Class40Modifier

En tête de la course depuis 12 jours sur Crédit Mutuel, bateau mis à l'eau trois mois plus tôt, Ian Lipinski et Adrien Hardy arrivent en vainqueurs à Salvador de Bahia le , à h 36 min 23 s (heure de France)[80]. Ils viennent de parcourir 4 714 milles en 17 jours, 16 heures, 21 minutes et 23 secondes, soit une moyenne sur l'eau de 11,11 nœuds[81].

Incidents et abandonsModifier

27 octobre 2019. L'Imoca MACSF d'Isabelle Joschke et de Morgan Lagravière talonne au pied des falaises d'Étretat, au moment d'enrouler la bouée Région Normandie[82]. La quille est fragilisée. Décidés à continuer la course, les deux navigateurs mettent le cap sur Lorient pour des réparations. En raison d'une mer forte, ils font une escale à Brest du 28 au 30, et arrivent à Lorient le 31[83]. Mais un contrôle par ultrasons permet de détecter une fissure dans le fond de coque. La réparation, « longue et complexe », ôte tout espoir de couper la ligne d'arrivée avant sa fermeture (six jours après l'arrivée du premier Class40) : le bateau ne pourra être remis à l'eau avant trois semaines. Joschke et Lagravière déclarent leur abandon le [84].

27 octobre. Devant Étretat, l'Imoca Advens for Cybersecurity de Thomas Ruyant et d'Antoine Koch connaît un problème de vérin de pilote automatique. N'ayant pas la pièce de rechange à bord, les deux navigateurs font une escale technique à Cherbourg, où ils réparent en deux heures. Ils doivent attendre que les quatre heures d'arrêt imposées par le règlement soient écoulées avant de repartir, avec 150 milles de retard sur les premiers[85].

28 octobre. Lamotte-Module création de Luke Berry et Tanguy Le Turquais, en tête des Class40, démâte au large de Roscoff. Il rallie ce port[86].

28 octobre. Durant la première nuit, Charlie Enright et Pascal Bidégorry, sur l'Imoca 11th Hour Racing, rompent accidentellement leur plomb moteur. Le jury décide d'une pénalité en temps d'une heure trente, à effectuer avant l'équateur. Ils s'y plient dans le Pot au noir, alors qu'ils sont en troisième position, le , de h 37 à 11 h 7 (heure en France)[87].

28 octobre. À bord du Class40 Beijaflore (3e), William Mathelin se démet l'épaule. Marc Guillemot ramène le bateau et le blessé à Lorient[88].

28 octobre. Maxime Sorel et Guillaume Le Brec (17es) font une escale technique de cinq heures à Brest pour remplacer le tirant d'outrigger bâbord de leur Imoca V and B-Mayenne. Ils se remettent en course[89].

28 octobre. Pascal Fravalo et Guillaume Goumy, sur le Class40 SOS Méditerranée (24e), connaissent plusieurs avaries durant la première nuit de course : perte du grand spi, chaussette du spi médium défectueuse et problèmes informatiques. Ils annoncent leur abandon, et font route Lorient[90].

28 octobre. Ayant perdu leur spi médium, Hiroshi Kitada et Takeshi Hara, sur le Class40 Kiho (21e), se déroutent sur Lorient. Le lendemain, ils signifient leur abandon[91].

31 octobre. Kevin Escoffier et Nicolas Lunven, sur l'Imoca PRB, écopent d'une pénalité en temps d'une heure trente pour une rupture involontaire du plomb moteur. Ils choisissent de l'effectuer aussitôt[33], ce qui les fait passer de la deuxième à la cinquième place.

. Le Class40 Entraide Marine-ADOSM de Charles-Louis Mourruau et d'Estelle Greck (7es) démâte au grand large de Porto. Il se dirige sous gréement de fortune vers Cascais[92], où il arrive deux jours plus tard.

3 novembre. À 380 milles au nord-ouest des îles Canaries, Hugo Boss, l'Imoca d'Alex Thomson et de Neal McDonald (en) (16es), heurte un objet flottant non identifié. La quille ne tient plus que par le vérin hydraulique. Les deux skippers abandonnent[42]. Le lendemain, la quille risquant d'endommager sérieusement la coque, ils s'en séparent. Ils remplissent les ballasts et sortent entièrement les foils pour assurer une certaine stabilité au bateau[93]. Après 800 milles de navigation sans quille, ils arrivent aux îles du Cap-Vert le [94].

3 novembre. Le Multi50 Primonial de Sébastien Rogues et Matthieu Souben, 2e à une vingtaine de milles du bateau de tête, est privé d'énergie électrique. Il se déroute sur Mindelo (Cap-Vert). Après six heures d'escale technique et une réparation de fortune, il reprend la mer[95].

8 novembre. Sébastien Simon et Vincent Riou, qui avaient cassé le foil bâbord de leur Imoca Arkea-Paprec dix jours avant le départ, cassent à présent le foil tribord[96].

Notes et référencesModifier

  1. « Pas d'Ultimes pour la Transat jacques Vabre 2019 », sur Bateaux.com (consulté le 5 octobre 2019)
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  4. « Skippers - Transat Jacques Vabre - Site Officiel », sur www.transatjacquesvabre.org (consulté le 2 octobre 2019)
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  6. « Skippers - Transat Jacques Vabre - Site Officiel », sur www.transatjacquesvabre.org (consulté le 2 octobre 2019)
  7. « Transat Jacques-Vabre : « MACSF » abandonne, Dalin/Eliès toujours leaders », L'Equipe,‎ (lire en ligne, consulté le 14 novembre 2019)
  8. « Alex Thomson et Neal McDonald se retirent de la Transat Jacques Vabre après avoir heurté un OFNI », Transat Jacques Vabre,‎ (lire en ligne, consulté le 14 novembre 2019)
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  10. http://www.leparisien.fr/sports/premiere-traversee-de-l-atlantique-pour-basile-bourgnon-quatre-ans-apres-la-mort-de-son-pere
  11. a et b Delphine Aldebert, « Hérault : Kito de Pavant s'élancera sur la Transat Jacques Vabre avec un nouveau bateau », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 8 octobre 2019)
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Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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